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Par où commencer #8 : Justice League

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Sommaire

En cette belle année 2017 nous aurons enfin droit à un film attendu depuis bien longtemps. Entre le projet de George Miller que nous pleurons tous, et les rumeurs circulant depuis, les fans ont pu espérer de nombreuses années jusqu’à aujourd’hui une adaptation cinématographique de la Justice League. Cette équipe emblématique a pourtant toujours été présente en France. Elle a eu plusieurs magazines chez l’ancien éditeur Artima, avant de devenir la star du magazine Strange pour sa dernière année, et revenir aussitôt chez Semic avec son titre JLA. Un parcours qui peut sembler perturbé mais qui a permis une présence plus ou moins stable de l’équipe. C’est ce fossé entre les années 80 et fin 90 qui ont pu perdre les lecteurs. Cette équipe, aux compositions variées malgré des membres fondateurs toujours présents (pour la plupart), qui  se retrouve sur le devant de la scène a pu déjà bénéficier d’un gain de popularité considérable avec les efforts de l’éditeur français Urban Comics. Néanmoins, tous les points d’accès pour les nouveaux lecteurs ne sont pas établis. Ce dossier remédiera au problème et offrira aux intéressés une connaissance des accès variés pour découvrir les comics de la Justice League pour avant, pendant, ou après le visionnage du film.

Ce guide de lecture tentera de vous présenter des albums, des histoires, vous permettant de découvrir cette équipe présente depuis plus de 50 ans. Une équipe qui a connu beaucoup de variations, de compositions, des heures de gloire et des heures sombres. Prenez bien le temps de lire les paragraphes résumant les œuvres susceptibles de vous intéresser ainsi que la mention régulière « Et après ça ?« . L’ensemble des œuvres présentées ici ne seront pas du goût de tous. Le but est donc que chacun y trouve son compte et sa façon de découvrir la Justice League.

En espérant que vous y trouviez votre bonheur, et dans l’idée réconfortante d’initier de nouveaux lecteurs, je vous souhaite à tous une bonne lecture !

Avant les New 52

Justice League Anthologie (Urban Comics)

L’anthologie Urban est un bon compromis rassemblant un échantillon de chacune des séries présentées. Cependant, ce sont pour la plupart des introductions, ou des numéros phares dont le contexte est présenté par l’éditeur. Cette anthologie est idéale pour un lecteur désireux d’avoir un premier contact avec la Justice League et son rapport avec l’histoire des comics. Un album qui saura placer vos attentes sur telle ou telle série. Il ne s’agit donc pas réellement d’un point d’entrée direct, mais un point d’orientation de lecture à partir de certains numéros et informations de l’éditeur. Passons aux choses sérieuses.

Justice League of America : The Silver Age (VO)

La série d’origine de la Justice League of America, créée par Gardner Fox que vous pouvez retrouver en VO dans la collection que je vous recommande fortement en Omnibus ou en album souple : Justice League of America : The Silver Age. Une collection en plusieurs albums disponible en VO, qui permettront aux plus curieux de commencer par le commencement, la création de l’équipe d’origine et leurs premières aventures écrites par leurs créateurs. Un moyen efficace d’associer découverte du comic-book d’un temps révolu et rencontre avec les membres fondateurs d’une équipe devenue culte. Il est à noter que ces aventures datent et ne conviennent pas à un large public. Le ton est très différent par rapport aux comics modernes, et cela agit fortement sur la caractérisation des personnages, que je peux cependant conseiller aux lecteurs VF n’ayant pas trop peur de la langue de Shakespeare et ayant apprécié l’album de Urban Comics Flash, la légende qui reprenait le premier volume de cette même collection concernant le héros aux collants rouges. Pour les personnes quelque peu allergiques à cette écriture ou incertaine d’y trouver satisfaction, je vous invite à poursuivre la lecture.

Et après ça ? Vous aurez les bases solides pour poursuivre une lecture chronologique.

Justice League of America : The Bronze Age (VO) / Crisis Le Compagnon (Urban Comics)

Collection toujours en VO faisant suite à la première, cette époque légèrement plus moderne trouve une équipe créative qui marquera à jamais la ligue. Gerry Conway et Dick Dillin vont signer leur plus grand travail. Un run qui durera de nombreuses années, et qui évoluera vers une modernisation progressive de l’équipe. Ces volumes contiennent des aventures variées, basculant entre guerres spatiales et royaumes magiques, Gerry Conway fait preuve d’une inventivité sans fin. Encore une fois, ces histoires peuvent rebuter et on ne peut obliger cette lecture. Elle fournit cependant un ton unique qu’aucun autre titre n’a su retrouver. Avis aux curieux et amateurs du Bronze Age, une époque qui plait pourtant à une grande majorité des lecteurs. Pour la VF, l’album Crisis Le Compagnon reprend une partie des épisodes les plus marquants introduits par certains issus du Silver Age. Un compromis efficace et qui saura vous donner un aperçu de ces différentes époques tout en vous donnant les bases du multivers.

Et après ça ? Le Bronze Age se suffisant à lui seul et présente une multitude de personnages à travers une ligue qui évolue au fil du temps, vous aurez acquis une vaste connaissance de l’univers DC, et pouvez donc lire ce que bon vous semble.

Legends / La Légende de Darkseid (Urban Comics)

Après Crisis on Infinite Earths qui voit s’entrechoquer les planètes comme les boules d’une partie de pétanque, DC nous fait son premier relaunch. Première chose à faire pour l’éditeur, reformer l’équipe qui était juste avant une composition de nouveaux et jeunes héros. Un échec qui a mené en partie à cette remise à zéro. Darkseid compte se venger des défenseurs de la Terre et les briser de l’intérieur en remettant leur popularité de héros en question. Pression médiatique, haine du peuple, face à cette invasion discrète, les super-héros de l’univers DC devront s’unir pour mettre fin à cette situation. Le tout est orchestré par Len Wein (Swamp Thing, Wolverine) et John Ostrander (Les Archives de la Suicide Squad), et illustré par le grand John Byrne (Man of Steel, Wonder Woman, Action Comics). Pour ce récit, pas d’excuse. Cette mini-série qui se suffit à elle seule est disponible chez Urban sous le titre La Légende de Darkseid, et complété par des numéros de Jack Kirby sur le Fourth World. En VO la mini-série est complète et est inclus le Companion qui englobe tous les tie-in de l’époque, que je vous recommande. Legends c’est un peu Infinite Crisis avant l’heure. Des tie-in rependus partout, ayant tous leur importance pour la plupart, et malheureusement toujours indisponibles en France.

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Et après ça ? Legends n’est qu’un événement introductif, il est donc conseillé de poursuivre avec la ligue qui se créé par la suite : la Justice League International.

Justice League International (Urban Comics)

Après un relaunch, il y a la série régulière. Et avec ça il y a de quoi se régaler. En VF Urban est actuellement en train de nous livrer Justice League International de Keith Giffen et J. M. Dematteis, deux scénaristes, deux compères qui partagent dans ce titre leur humour complètement fou faisant de la ligue une équipe de super-amis modernes. Le tout est dessiné par Kevin McGuire, un artiste sensationnel qui maîtrise à la perfection ses planches, ses scènes, l’action comme l’émotion. Du génie. Une autre vision bien originale elle aussi de l’équipe, composée de seconds couteaux et dirigée par deux membres fondateurs de la ligue : Batman et Martian Manhunter (aussi appelé J’onn J’onzz). En VO si les anciennes éditions sont difficilement trouvables, ou alors à des prix exorbitants, une réédition est prévue en Omnibus avec une couverture inédite réalisée par Kevin McGuire lui-même. Que demander de plus ? J’inclus ici l’album VO Justice League : Breakdowns qui signe la fin du run de Keith Giffen et J. M. Dematteis, seulement rien ne dit qu’Urban laissera ce récit passer à la trappe. Un récit d’une importance capitale dans l’histoire de l’équipe qui, je l’espère, trouvera sa place dans le dernier volume de l’édition française.

Voir la Review : Volume 1Volume 2

Et après ça ? La suite directe de la série.

Superman and the Justice League of America (VO)

Suite directe du titre Justice League International, l’équipe change de nom (mais reste la même) sous la gouverne de Superman. Le scénariste change aussi, puisque Dan Jurgens prend les commandes. Ce second papa de Superman offrira au premier super-héros le titre de leader de l’équipe jusqu’à sa célèbre mort en 1993. Une série en deux volumes exclusivement en VO pour le moment – reste à voir si Urban connaîtra un succès suffisant pour poursuivre la publication du titre. Ces épisodes ne sont pas mémorables, mais restent un très bon complément et introduction à la mort de Superman scénarisée par le même auteur/dessinateur. Plus de Kevin McGuire, mais un Dan Jurgens dessinateur aux côté du talentueux Rick Burchett. Un run considéré en deçà du précédent, car en effet, bien plus classique, mais néanmoins très sympathique.

Et après ça ? Pour les plus curieux, je vous invite à poursuivre avec la collection Wonder Woman and the Justice League of America, qui fait suite à la disparition de Superman. Collection poursuivant cette baisse de qualité, que je ne peux pas vraiment conseiller si ce n’est aux lecteurs intéressés et avertis. Sinon je vous recommande de lire Infinite Crisis, puis Blackest Night et Brightest Day et d’enchaîner avec Justice League Generation Lost.

Justice League Generation Lost (VO)

Avec ce grande retour à la vie de la moitié de l’univers, l’éditeur devait bien recycler ses héros. Et quoi de mieux qu’un bon retour en arrière et la formation nouvelle de la Justice League International ? Keith Giffen revient pour le plot et Judd Winick s’occupe du scénario tandis que Aaron Laporesti est aux dessins. Avec le retour à la vie de tant de personnages la Justice League International se reforme pour retrouver Maxwell Lord porté disparu. La chasse à l’homme est ouverte. Une toute autre image de cette équipe du passé se dégage du titre, mais est un complément intéressant pour les lecteurs.

Justice League of America Year One / Année Un (Urban Comics)

Sur le phénomène de la célèbre année un (Year One) démocratisée par Frank Miller sur Batman, DC Comics l’a adopté pour chacun de ses personnages. Beaucoup de ratés, très peu de succès, mais parmi ceux-ci Justice League of America Year One marque un renouveau. Après l’annulation du titre précédent, l’éditeur hésitait grandement à relancer l’équipe. Mark Waid et Barry Kitson prennent le pari de présenter de nouveau l’équipe emblématique avec ses membres fondateurs. Une origin-story qui a su lier la forme classique du super-héros avec une écriture moderne du trouble et de l’incertitude. Quelques modifications sont à signaler, car point de Wonder Woman, mais une Black Canary qui s’est implanté dans l’équipe depuis Legends. Une maxi-série en douze parties faisant office de tremplin à la série régulière qui a suivi.

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Et après ça ? Une origin-story parfaite pour découvrir la ligue, ou pour commencer à s’attaquer à quelque chose de solide : la JLA.

JLA (1997-2005) / Justice League of America (Urban Comics)

La JLA de Grant Morrison traduite en France chez Panini puis Urban. Une série régulière qui a marqué son époque, et malgré quelques critiques pointant du doigt des dessins vieillissant pour les premiers arcs, ce titre est le point d’ancrage parfait pour les nouveaux lecteurs. Un moyen de commencer avec un titre mettant en scène les membres fondateurs, avec une narration et un dessin moderne. Des histoires devenues des classiques incluant l’invasion des martiens blancs, un futur alternatif contre Darkseid, et l’arrivée de nouveaux personnages. La publication ne se limitera pas à Grant Morrison, puisqu’il sera suivi de Mark Waid, Joe Kelly, Dennis O’Neil et bien d’autres. On peut simplement regretter une limitation de l’événement One Million qui aurait pu avoir un album complet lui étant consacré. Pour ceux qui auraient envie de s’y intéresser plus en détail, et pour les plus fortunés, DC Comics a publié un Omnibus comprenant l’intégralité de l’événement de Grant Morrison. Ce dernier conseil étant vraiment destiné aux grands fans du scénariste. Pour finir à propos de JLA, vous l’aurez compris, l’intégralité de la série est à conseiller malgré un dernier volume composé d’arcs de qualité moindre. JLA reste l’un des meilleurs points d’entrée dans l’univers de la Justice League et de l’univers DC en général.

Voir la Review du Volume 1

Et après ça ?

Justice League : La Tour de Babel (Urban Comics)

Attention, cet arc est présent dans la série JLA et fait partie du run de Mark Waid sur le titre. Il y a de grandes chances que Urban le réédite dans sa collection Justice League of America, car malgré les réimpressions avec le film animé Echec, l’album semble jusqu’alors épuisé. La Tour de Babel est un arc majeur du titre pour son originalité et ses conséquences sur la caractérisation d’un Batman manipulateur et prévoyant jusqu’à manquer de confiance envers ses amis. Le tout servi par une intrigue centrée sur le personnage de Batman, toujours aussi froid et pourtant impliqué personnellement. Un premier récit efficace dévoilant une partie de l’originalité présente dans les récits de super-héros.

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Et après ça ? Si après environ 150 numéros vous n’en avez pas eu assez, vous pouvez lire ce que bon vous semble, commencer une nouvelle époque, une nouvelle équipe. Puisque vous avez désormais toutes les clés pour comprendre l’univers de la Justice League. Conseil, tournez vous vers les incontournables.

Justice League of America – Tornado’s Path (VO)

La Justice League s’est perdue, et le monde ne peut rester sans une équipe. Il est temps pour la trinité de se réunir et de sélectionner ses membres. L’univers DC a évolué, la ligue doit en faire autant. C’est Brad Meltzer qui est chargé d’écrire ce renouveau de la ligue, avec une nouvelle composition et un ton plus axé sur les relations entre les membres. Brad Meltzer auteur de Crise d’Identité, est accompagné du dessinateur star de DC de l’époque : Ed Benes. Les grands atouts de ce lancement est la caractérisation de personnages secondaires comme Vixen ou Red Tornado dont le retour se présente ici. Meltzer pose des bases nouvelles qui seront pour certaines malheureusement effacées. Un album à lire pour les idées avancées, et pour réfléchir sur les possibilités de certains personnages que nous avons tendance à oublier.

Et après ça ?

Justice League of America – Lightning Saga (VO)

Le second arc de cette série pose un certain problème d’accessibilité par la multitude de personnages présents et peu connus. Cet album peut toutefois convenir à une approche de l’ensemble des équipes de l’univers DC rassemblées ici. La Justice League va croiser le chemin de la JSA pour résoudre ensemble une énigme qui les dépasse de loin. Concernant un artiste souhaitant accentuer l’aspect relationnel de l’équipe, cette saga, pourtant très discutée parmi les lecteurs de l’époque, réussit à ne délaisser aucun personnage. Une rencontre unique, ramenant à une tradition perdue depuis longtemps maintenant où les deux équipes se croisaient chaque année. Une histoire à lire si vous ressentez l’envie d’en lire plus après Tornado’s Path.

Et après ça ?

Justice League of America – Injustice League (VO)

Vous en voulez encore plus ? Brad Meltzer laisse ici sa place à Dwayn McDuffie le regretté créateur de Static Shock. Toujours accompagné de Ed Benes, mais cette fois-ci il est épaulé par Joe Benitez. Le gang de l’injustice est une équipe se voulant être la némésis de la ligue. Dwayn McDuffie voit les choses en grand et fait de ce gang une ligue au grand nombre. La pluralité des personnages fait une des qualités premières du titre. Les intrigues sont légères, une succession de cause à conséquence à savourer comme un épisode de dessin animé. À prendre en tant que tel sous peine d’être déçu, et c’est là la limite que je peux conseiller sur le titre Justice League of America, la suite n’ayant qu’une valeur anecdotique jusqu’à son arrêt pour les New 52.

Et après ça ? Vous pouvez poursuivre le titre Justice League of America et l’associer aux événements auxquels il est lié (Blackest Night, Brightest Day, …). Malgré la présence d’artistes reconnus (Mark Bagley, James Robinson, …) le titre ne fera que baisser en terme de qualité. Penchez vous plutôt sur les incontournables (c’est deux pages plus loin), et si vous cherchez absolument quelque chose de plus moderne et penché sur l’action, les New 52 pourraient vous satisfaire.

À partir des New 52

Justice League : Aux origines (Urban Comics)

Les New 52 tombent et DC veut commencer son retour à zéro en grandes pompes avec deux architectes de l’univers DC : Geoff Johns et Jim Lee. Un duo qui va simplifier au maximum les origines de son équipe et faisant intervenir le plus plus grand vilain de l’univers DC : Darkseid. Invasion d’Apokolyps, et réunion de la plus grande équipe de super-héros, ce titre rassemble l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur la nouvelle formation de l’équipe pour l’univers des New 52 aussi appelé DC Renaissance.

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Et après ça ?

Justice League : L’Odyssée du Mal (Urban Comics)

Une même équipe créative pour une nouvelle aventure, qui aura pour objectif de creuser légèrement la caractérisation des personnages. Et pour ce faire, Geoff Johns va user de quelques failles dans les relations entre les héros constituants la plus grande équipe de défenseurs de la Terre. Une suite dans la même veine que l’arc précédent présentant un ennemi à vaincre, et une épreuve à surmonter en équipe.

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Et après ça ?

Justice League : Le Trône d’Atlantide (Urban Comics)

Geoff Johns lance ici le premier crossover touchant à la série, en restant dans cette ambiance de blockbuster. Un conflit géo-politique vient mettre à mal Aquaman qui est dans l’obligation de choisir entre son royaume et son rôle dans la ligue, alors que son frère vient d’ordonner une contre-attaque suite à une attaque des États-Unis. Une histoire lancée par des conflits pour s’orienter vers une scénario catastrophe présentant l’univers d’Atlantis de manière très simpliste, mais efficace.

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Et après ça ? Le reste de la série si vous appréciez, il vous suffira de suivre la numération de Urban Comics. Il faudra surtout retenir La Guerre de Darkseid.

Justice League : La Guerre de Darkseid 1ère et 2ème Partie (Urban Comics)

Après quelques événements moindres, et passables, la série Justice League touche à une conclusion démentielle avec La Guerre de Darkseid opposant les plus grandes menaces connues de l’univers DC. La Ligue est en danger constant, et doit lutter sur de multiples fronts et essayer tant bien que mal de protéger la Terre avant sa destruction. Action massive à foison, les amateurs de comics et de blockbusters apprécieront. Un événement à prendre en considération pour ses conséquences et les pistes dévoilées encore d’actualité.

Voir les Reviews – 1ère Partie2ème Partie

Et après ça ? Vous serez prêts pour lire l’univers DC après le numéro DC Universe Rebirth publié chez Urban Comics dans un unique numéro en kiosque, pour ensuite vous attaquer aux comics actuels. Incluant Justice League Rebirth.

Justice League Rebirth Tome 1 : Les Machines du Chaos (Urban Comics)

On arrive au titre actuel Justice League Rebirth de Bryan Hitch et son côté film catastrophe largement exagéré. Peu de présentation, beaucoup de confusion, l’éditeur veut rendre le titre accessible, et pourtant il faudra bien s’accrocher. Une invasion alien et l’ajout de nouveaux membres à la ligue incluant : Superman. On ne peut le conseiller en tant que point de départ pour un nouveau lecteur malgré son statut de premier numéro et de nouvelle série. Un complément bien dispensable suite à ces lectures New 52. Si vous appréciez ce volume, poursuivez la série qui reste sur le même ton jusqu’au départ de Bryan Hitch qui sera remplacé par Christopher Priest.

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Justice League United (VO) / Justice League Saga (Urban Comics)

Les New 52 ont connu leur lot de Justice League à toutes les sauces. La Justice League United fait partie de ces petites créations et est certainement la meilleure idée apportée au milieu de la Justice League depuis bien longtemps. À l’origine présentée comme la Justice League Canada, cette équipe va très rapidement devenir une équipe partant pour l’espace. Grande odyssée cosmique et mises en scènes spectaculaires vous attendent. Ajoutez à cela que Jeff Lemire, le scénariste des premiers arcs, utilise tous les éléments perdus du DC Universe et fait preuve d’un recyclage des plus efficaces en faisant ressortir le meilleur des oubliés de cet univers.

Justice League International (VO)

Avec le petit succès de Generation Lost, les New 52 lançaient le retour de Justice League International avec Dan Jurgens aux commandes. On retrouve Aaron Lopresti aux dessins comme pour la série précédente. Un point d’accès comme un autre pour les New 52, mais qui parlera plus aux nostalgiques et aux amateurs de l’équipe. De l’aventure et de l’action sans prétention. On ne retrouve pas l’humour des numéros d’antan, mais un titre de super-héros classique. Rien d’extraordinaire, mais une équipe de héros qui font chaud au cœur. On relèvera une certaine originalité du pitch où le gouvernement demande à Booster Gold de monter son équipe de justiciers pour partir à la recherche de scientifiques au Pérou.

Justice League of America Rebirth (VO)

Après les événements de Justice League VS Suicide Squad (que je ne peux définitivement pas vous conseiller, même avec un couteau sous la gorge), Batman décide de former son équipe. C’est une sorte de Justice League International non-officielle dans l’idée, mais qui se prend bien plus au sérieux. Les relations entre les personnages sont fondées sur des réflexions concernant l’objectif de Batman avec la création de cette équipe. Le leader essaie tant bien que mal de souder cette équipe et de la former à son image. Cette équipe inclue Lobo, le personnage qui n’a pas sa place ici, mais présent par intérêt. Les missions s’enchaînent, et si on ne sait pas vraiment quelle direction souhaite prendre le titre, malgré ses défauts, une évolution continue se dévoile et la sauce prend. Très loin d’une lecture recommandée concernant la Justice League, elle possède une certaine originalité et son style d’écriture similaire à celui d’une série télé américaine créé un plaisir de retrouver une véritable Justice League, ce qui est rare à l’heure actuelle.

Les incontournables

Apokolyps Now! (Justice League of America – 1°série #183-185)

(Cet arc est compris dans la collection Justice League : The Bronze Age) Un arc que je recommande fortement à quiconque aime la Justice League des années 80, et le Fourth World de Jack Kirby. En trois numéros, Gerry Conway nous livre une aventure avec une accentuation de la tension. Des tas de personnages de la Justice League, de la Justice Society ainsi que Mister Miracle et Big Barda vont se retrouver dans l’obligation de sauver les New Gods. Pitch simple mais terriblement efficace dans l’exécution avec aux dessins Dick Dillin et George Perez. A lire et à relire sans modération.

Kingdom Come (Urban comics)

Faut-il présenter encore une fois ce chef d’oeuvre ? Kingdom Come est un monde parallèle, cet album se suffit donc à lui seul. Réserve à placer sur le nombre très important de personnages présents, créés et dépendants d’une vaste connaissance de l’univers pour comprendre l’ensemble de l’oeuvre. Ce monument est écrit par Mark Waid et dessiné et peint par Alex Ross.  Le Spectre présente à un prêtre ayant perdu la foi, un futur probable où nous retrouvons un Superman à la retraite ayant laissé sa place une nouvelle génération de super-héros.

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Earth-2/ L’Autre Terre (Urban Comics)

Earth-2 est un one-shot intégré à l’univers de sa JLA, écrit par Grant Morrison et dessiné par son compère Frank Quitely. Une terre parallèle où la ligue est quelque peu modifiée et se fait appeler le Syndicat du Crime. La ligue devra répondre à l’appel à l’aide de Lex Luthor pour rétablir la paix sur cette autre Terre. Un incontournable et une histoire parfaitement écrite, capable d’être aussi bien un point d’accès, qu’un complément à la série régulière JLA.

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Justice League : A League of One / Seul contre Tous (Soleil)

Un autre One-Shot en lien avec le titre JLA, écrit et peint par Christopher Moeller. Une histoire focalisée sur Wonder Woman et son caractère bien trempé pour une quète dangereuse, et sublimement mise en scène par un artiste bourré de talent. Des couleurs flamboyantes et une représentation parfaite de la ligue qui fournit au titre une aura unique. Un véritable bijou caché concernant la ligue qui en surprendra plus d’un !

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JLA : The Nail / JLA : Le Clou (Panini Comics)

Le Clou est un elseworld des plus connus écrit et dessiné par Alan Davis. Une modification complète de l’écriture de Superman qui change tout l’univers DC et ce, la faute d’un clou. Des scènes mythiques et des situations particulières qui présenteront des héros connus sous un autre angle, à la fois très proche de ce qu’on connait d’eux et en même temps très éloigné.

Et après ? Le Clou a une suite Another Nail aussi traduit en français par Panini Le Clou 2. Bien moins intéressant, moins subtil, cette suite fait partie de ces petites curiosités du monde des comics.

Justice League : Icônes (Urban Comics)

Alex Ross se joint à Paul Dini pour cet album d’anthologie regroupant des histoires complètes traitant de grandes figures héroïques et mettant en avant une valeur fondamentale du super-héros. En prime une histoire complète de cette équipe créative de la Justice League. Incontournable pour la mise en avant des convictions des personnages, on se trouve bien plus proche d’un roman (magnifiquement) illustré que d’une bande dessinée.

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Justice (Urban Comics)

Cette série, malgré sa douloureuse comparaison à Kingdom Come, mérite sa place ici pour sa qualité graphique et ses mises en pages tout en usant d’un univers quasi-complet. Justice est dirigé par Alex Ross scénario et à la colorisation/peinture, alors que Doug Bratihwaite est aux dessins. Lex Luthor semble avoir un plan pour empêcher une possible apocalypse, une menace face à laquelle la Justice League serait impuissante. Malgré son pitch assez simple, cet album vaut la peine de s’y intéresser et régalera les amateurs d’Alex Ross.

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La Nouvelle Frontière (Panini Comics)

Retour sur une maxi-série d’exception. Darwyn Cooke signe là son meilleur travail chez DC avec une sorte de réécriture des origines de la Justice League peu avant leur première apparition. D’une beauté sans précédent, La Nouvelle Frontière qui est dans les tiroirs de Urban Comics depuis un moment, est un classique qui a su traiter avec perfection les grandes figures de l’univers DC. Rien d’étonnant au fait que l’auteur ait raflé les prix suite à la sortie de cet album.

Identity Crisis / Crise d’Identité (Urban Comics)

Il s’agit d’une série écrite par Brad Meltzer, et dessinée par Rags Morales, le duo donne un ton très sérieux et se focalise sur certains membres de la ligue. Exit Batman, Superman et d’autres, il s’agit d’une vengeance, d’une enquête. Des héros bien plus humains, la dimension mythologique est très faible surplombée par le domaine du ressenti, de l’émotion. La Justice League tient là l’un de ses meilleurs récits dans le genre du Thriller.

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