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Dossier – DC Comics : Le Guide du Villains Month

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Sommaire
Guide du Villains Month

Bienvenue sur notre dossier entièrement dédié au Villains Month de DC Comics. Qu’est-ce que le « Villains Month » ? Pourquoi créer un tel événement ? Pourquoi venir perturber ainsi les petites habitudes des lecteurs ? Ce Villains Month a-t-il réellement servi à quelque chose ? A-t’il au final boosté les ventes de DC Comics ? Mais… c’était bien au moins ? Oui ça fait beaucoup de questions et nous tâchons d’y répondre dans ce nouveau dossier rédigé aux côtés d’ArnoKikoo que je remercie pour son aide.

1. Qu’est-ce que le « Villains Month » ?

Introduction

Depuis le lancement des New 52, DC Comics fait de son mois de Septembre un événement spécial, désireux de nous proposer quelque chose sortant un peu de l’ordinaire et de la routine quotidienne des sorties des autres mois. Qu’on aime ou non, il faut avouer que l’idée de DC Comics est plutôt intéressante.

Pour son premier mois de Septembre après le lancement des New 52, les lecteurs ont donc découvert un ensemble de single  avec essentiellement des numéros #0 nous proposant de retourner dans le passé de plusieurs personnages et nous révélant certaines nouvelles origines instaurées dans ces New 52. En Juin 2013, DC Comics a surpris tout le monde en déclarant que son mois de Septembre 2013 serait entièrement et exclusivement dédié aux Super-Vilains mais pas que, puisque DC annonça au même moment son premier crossover d’envergure dans les New 52 : Forever Evil. Si vous êtes nouveaux lecteurs et que vous ne savez toujours pas à quoi correspond le terme New 52, je vous invite à vous rendre sur le dossier explicatif ainsi que le dossier listing qui répertorie toutes les séries.

Trinity War, qui était jusqu’alors présenté comme event majeur, servait au final d’introduction ou de lancement à quelque chose de plus gros. La conclusion de cet event menant directement à Forever Evil et donc à ce mois spécial “Super-Vilains”. Les héros ayant disparu de la surface de la Terre, les vilains sont alors libres comme l’air et font quasiment ce qu’ils veulent. DC Comics a profité de ce mois spécial pour nous dévoiler certaines facettes cachées de super-vilains ainsi que leurs origines, un peu comme pour les numéros #0 de l’année précédente. Là où certains lecteurs ont commencé à s’énerver, c’est en voyant qu’une grande majorité de ces 52 titres était en grosse partie dédiée à la galerie des vilains de la Bat-Family. Ne nous voilons pas la face, DC voulait vendre un max en proposant ce genre de titres. Dan Didio et Jim Lee avaient également annoncé au même moment que ces chers numéros seraient dotés de couvertures 3D et proposés 1$ plus cher.

Des couvertures 3D… mais pas que !

On commencera avec ce qui a le plus énervé certains fans : les couvertures 3D. Suite à cette annonce, le public s’est divisé en deux, pour certains c’était la fin du monde, et pour les autres un plaisir de pouvoir collectionner ce genre de couvertures gadget très années 90′. DC Comics annonça que ces fameuses couvertures 3D seraient vendues à 1 dollar en plus, mais les lecteurs pouvaient retrouver pendant tout le mois de Septembre les séries du Villains Month sans couverture 3D et donc sans le dollar en plus. En effet, DC avait commandé auprès des imprimeurs trop peu de couvertures 3D, et ne s’attendait pas à autant de précommandes. Ajoutez à cela que le processus de réalisation de ces « motion cover » était plus long que d’habitude. Pour palier à la demande plus importante des lecteurs, DC livra donc ses numéros avec des couvertures 2D pour assurer une disponibilité des séries chaque semaine (les numéros format digital étaient également livrés sans la cover en 3D et donc sans le dollar en plus). Certains de ces numéros, comme le très (très) mauvais dédié à la « Fille » du Joker ont carrément explosé les pré-commandes.

DC Comics a donc proposé pendant tout le mois de Septembre des couvertures 3D, mais pas que. Beaucoup de fans semblent avoir occulté le fait que les numéros étaient également proposés sans la couverture 3D et donc sans devoir débourser un dollar de plus. Le lecteur lambda qui trouvait que l’objet faisait trop gadget/vieux pouvait très bien continuer à acheter ses numéros normalement. Ces couvertures 3D étaient donc en quelque sorte des variantes avec un tirage à seulement 40% et que le dollar supplémentaire n’est clairement rien comparé à de vraies couvertures variantes 1/20 ou 1/25 qui peuvent monter jusqu’à 25 dollars.

Intéressons-nous maintenant à la conception de ces couvertures. Plus coûteuses, processus de création plus long, plus chers, DC Comics a transformé ici ses comics en véritables objets de collection allant plus loin que la simple couverture variante. L’engouement est tel (surtout aux États-Unis) que DC a dû, comme expliqué plus haut, repenser au nombre de couvertures produites. Les dessinateurs comme Jason Fabok, responsable de la création des couvertures 3D, ont du fournir un travail important pour réaliser ces covers,  étant obligés de dessiner sur plusieurs planches différents éléments comme des postures différentes du personnage, le fond fixe ainsi que la typographie qui vient s’ajouter par dessus. Voici ci-dessous pour aller un peu plus loin et imager ce que je vous explique le processus de création d’une couverture 3D avec le numéro dédié au Joker :

Comme pour chaque événement (numéros #1 puis numéros #0), DC Comics a ensuite sorti au mois de Décembre un fameux omnibus rassemblant l’ensemble des numéros du Villains Month. L’ouvrage pèse en tout pas moins de 1184 pages et est doté en plus d’un habillage (couverture avant/tranche/arrière) tout en 3D où nous pouvons retrouver une composition avec certains Super-Vilains du DC Universe. Bien évidemment, comme chaque année, et comme pour la majorité des omnibus contenant autant de pages, le prix d’un tel ouvrage peut s’envoler mais il est possible grâce à des opérations de soldes de le trouver pour beaucoup moins cher.

Événement répercuté en France

Lors de la Paris Comics Expo 2013, l’éditeur français Urban Comics a confirmé lors d’une de ses conférences qu’il n’y aurait pas à proprement parlé de mois spécial super-vilains, mais plutôt une année entière dédiée. En effet, certainement pour surfer sur la vague Forever Evil, Urban proposera de nombreux récit post/pré New 52 dans sa collection DC Nemesis. Les super-vilains seront donc à l’honneur pendant toute l’année 2014 via cette collection qui s’agrandira dès le début de l’année. Côté couvertures 3D, ne vous attendez pas à en retrouver sur les kiosques au cas où des numéros du Villains Month soient inclus dans Batman Saga, Justice League Saga, Green Lantern Saga ou Superman Saga, l’éditeur a été très clair là dessus : trop cher, on passe.

De nombreux numéros du Villains Month seront édités en France à travers les sorties kiosques et quelques sorties librairies. Vous retrouverez l’ensemble de ces numéros sur la sixième partie du dossier, consacré à la publication française du Villains Month. Quid de Forever Evil ? Urban a annoncé le 4 Avril son planning de publication pour ce crossover. Nous vous invitons donc à découvrir le planning.

2. Succès commercial ?

Il fallait s’en douter, avec le mois de Septembre placé sous le signe du Villains Month, DC Comics explosa littéralement les ventes pendant ce mois de Septembre, propulsant la Distinguée Concurrence bien loin devant. Forcément, avec un coût plus élevé pour les couvertures 3D (un dollar de plus) et la disponibilité des numéros en versions 2D, DC écrasa la concurrence avec 40,39% de part de marché (en valeur) et 45,17% de part de marché en volume.

DC Comics peut également remercier les titres comme Forever Evil #1 (livré avec couvertures 2D et 3D) et « Batman » avec ces numéros #23.1, 23.2, 23.3 et 23.4. Même si le Chevalier Noir n’était pas présent dans les numéros en question, il faut croire qu’Outre Atlantique la présence du mot « Batman » arrive à faire vendre.

Comme vous le voyez, nous nous intéressons seulement ici aux chiffres de vente de ce mois de Septembre et ne comptabilisons pas les ventes globales comprenant en plus celle de l’Omnibus spécial Villains Month vendu dès le mois de Décembre ainsi que le pack des 52 + 1 numéros avec couvertures 3D vendus également après le mois de Septembre et à la fin du mois de Février.

Alors, peut-on dire que ce Villains Month a été un succès commercial pour DC Comics ? Clairement oui, les chiffres parlent d’eux même, mais la chute dès le mois suivant a été plutôt violente et le retour à la réalité ne s’est pas fait attendre. A titre indicatif, DC était à 30,16% de PDM (en valeur) au mois d’Août, 40,39% lors du Villains Month pour retomber à 31,02% au mois d’Octobre suivant l’event.

Mais c’est bien beau tous ces chiffres, nous allons nous intéresser à ce qui est le plus important pour le lecteur : ce Villains Month était-il aussi un succès qualitativement parlant ? Réponse dans les parties suivantes !

Parts de marché (en valeur)

ÉDITEUR PART
DC COMICS 40.39%
MARVEL COMICS 28.49%
IMAGE COMICS  6.87%
IDW PUBLISHING  4.89%
DARK HORSE COMICS 4.76%
DYNAMITE ENTERTIANMENT  2.27%
BOOM! STUDIOS 1.83%
EAGLEMOSS PUBLICATIONS LTD 0.95%
AVATAR PRESS INC 0.88%
VALIANT ENTERTAINMENT 0.87%
LES AUTRES HORS-TOP 10 3.31%

Parts de marché (en volume)

ÉDITEUR PART
DC COMICS 45.17%
MARVEL COMICS 29.83%
IMAGE COMICS 7.00%
IDW PUBLISHING 4.12%
DARK HORSE COMICS 4.04%
DYNAMITE ENTERTAINMENT 2.19%
BOOM! STUDIOS 1.65%
VALIANT ENTERTAINMENT 0.91%
AVATAR PRESS INC 0.72%
ZENESCOPE ENTERTAINMENT 1.66%
LES AUTRES HORS-TOP 10 3.72%

chiffre ventes dc comicschiffre ventes dc comics

3. Le Villains Month, ça racontait quoi ?

Lorsque le Villains Month avait été annoncé, on nous avait dit que chaque série serait momentanément interrompue pour être remplacée par un numéro qui se concentrerait sur un super-vilain du DC Universe. Mais sans plus de précisions. Du coup, beaucoup s’attendaient à voir débarquer des numéros de nouvelles origin stories – ce qui était assez problématique pour certains méchants dont les origines avaient déjà été explorées auparavant dans les New 52 -, ou bien des numéros se consacrant aux événements de Forever Evil (le Villains Month arrivant au début de l’event, juste après Trinity War), ou bien encore autre chose ? La réponse est facile, puisque nous avons eu droit à un peu de tout ça. En lisant en effet la totalité de ces pseudo one-shots, on se rend compte qu’on peut grossièrement les classer dans trois catégories que je vais vous présenter. Avant toute chose, je précise que ce classement pourra vous paraître arbitraire, et il faut savoir que chaque numéro n’est pas à 100% composé d’un seul élément narratif. C’est-à-dire qu’un numéro peut raconter les origines d’un vilain, tout en faisant le lien avec Forever Evil. Mais j’ai effectué ce classement en fonction de la part qui prédominait très clairement l’ensemble des 20 pages de chaque numéro. J’aimerais ajouter que j’ai essayé de présenter les numéros tout en n’en racontant le moins possible, mais le lecteur avisé de ce dossier fera bien attention aux légers spoilers qui peuvent ce trouver ça et là. Ceci étant pris en compte, ne perdons plus de temps et voyons ce que le Villains Month avait à nous proposer !!

a. Tell me a story, an origin story.

L’un des buts du Villains Month était de présenter les origines façon New 52 d’un grand nombre de figures sombres du DC Universe. Un pari plutôt osé puisque les origines des vilains ont déjà été racontées, qui plus est par de talentueux auteurs (on ne citera qu’Alan Moore pour le Joker) et le risque de faire un faux pas est grand. En effet, il fallait pour chacun essayer de faire quelque chose de « nouveau » (la partie « New » des New 52) sans pour autant dénaturer les caractéristiques fondamentales du personnage traité, et ne pas se contenter également de faire un simple copié-collé de ce qui avait déjà été écrit auparavant, mais avec des dessins différents.

À ce petit jeu, tout le monde ne s’est pas posé au même niveau. Si on en revient à Joker que j’ai cité auparavant, il va sans dire qu’un tel vilain avait des origines déjà contées, et on peut se demander si un tel personnage avait réellement besoin d’origines. C’est la question à laquelle Andy Kubert a voulu donner réponse dans un Batman #23.1 : Joker unanimement décrié par la critique, avec un Joker dont on voit l’enfance douloureuse – dont on ne voulait pas voir l’enfance en fait, alors que d’un autre côté il s’occupe d’élever un singe qu’il appellera Jackanapes. On peut d’ailleurs se demander, par rapport à ce numéro, si ce Joker fait réellement partie de la continuité New 52 telle qu’on l’entend puisque Jackanapes sera à nouveau présent dans Damian : Son of Batman qui est censé présenter un futur alternatif. Aurions-nous eu donc droit à des origines « alternatives » ? Ce serait en tout cas une bonne excuse pour les responsables chez DC qui souhaiteraient désavouer le travail réalisé sur ce numéro.

darkseid

Dans un tout autre genre, c’est Greg Pak, qui avait alors récemment intégré DC Comics, qui se démarque en livrant les origines de Darkseid dans Justice League #23.1 ainsi qu’à Zod dans Action Comics #23.2, ce dernier n’étant pas encore apparu à ce moment dans les New 52. Plus qu’un récit d’origines, ce dernier permet de présenter un personnage qui sera ensuite ré-utilisé dans la série Superman/Wonder Woman qui doit sortir le mois suivant. Là où le numéro sur Darkseid marque également des points c’est qu’il permet de relier de façon intelligente des événements survenus dans les séries Justice League et Earth 2. Et si vous lisez cette dernière maintenant et que vous vous replongez dans le numéro, vous vous rendrez compte que la venue d’un personnage maintenant très important nous était déjà annoncée à ce moment là… Mais ce n’est pas sur ce seul numéro que le procédé a été utilisé : en effet dans Justice League Dark #23.2 : Eclipso, si l’avènement du super-vilain est raconté, on nous propose sur une double-page de contempler des extraits issues des autres séries de l’univers Dark, comme Sword of Sorcery ou Demon Knights (et même Grifter), une façon plus ou moins subtile, note de l’éditeur à l’appui, de faire découvrir des séries alors sur le déclin et qui auraient bien besoin d’un coup de pouce pour trouver leur lectorat en format TPB.

ocean master

Certains personnages ont connu plusieurs incarnations avant les New 52. C’est par exemple le cas de Killer Frost, qui avait même été déjà présentée dans la série Firestorm à ses débuts. C’était alors Loren Frontier qui était supposée avoir le titre, mais Sterling Gates décide de ne pas en tenir compte et raconte l’histoire de Caitlin Snow (un choix de nom subtil), une scientifique dans l’âme qui se heurte aux manigances du H.I.V.E. Nous avons par ailleurs ici un excellent exemple du numéro qui démarre par le récit d’origines pour se conclure avec les événements de Forever Evil, nous laissant apercevoir un avenir pour l’utilisation du personnage. Ce qui est par exemple également le cas pour Shadow Thief qui bénéficie d’une nouvelle identité, féminine cette-fois, et que nous reverrons par la suite dans la mini-série Forever Evil : A.R.GU.S. Dans Earth 2 #15.2 c’est Solomon Grundy (et donc, pas la version Bat-vilain qu’on connaît, mais le représentant du Rot d’Earth 2) qui a également droit à son propre récit, aux origines particulièrement sordides – âmes sensibles s’abstenir. En même temps c’est souvent le cas lorsqu’on s’intéresse au Rot. En revanche, ici nous ne serons pas invités à poursuivre la lecture dans des événements à suivre mais plutôt à nous replonger dans les premiers numéros de la série Earth 2. Autre personnage « nouveau », c’est The Ventriloquist (Batman : The Dark Knight #23.1) qui dans les New 52 passe aussi du côté de la barrière féminine ; et ici, c’est à la série Batgirl que le numéro renvoie les lecteurs. Enfin, Green Lantern #23.1 présente le nouveau méchant Relic, un scientifique cosmique qui cherche à élucider le mystère du spectre des couleurs ; le numéro fait l’originalité de ne proposer que des pages pleines et permettra également à son auteur Robert Venditti de poser l’introduction de son prochain crossover Lights Out.

doomsday

Certains numéros ont beau paraître sous la bannière « Justice League » ou « Batman » (et ses trois autres itérations), ils sont les plus ou moins fiers représentants d’une autre série publiée par DC, et servent finalement de faire-valoir pour les dites séries. Prenons comme exemple Justice League Dark #23.1 : Creeper qui renvoie directement à la série Katana (alors elle aussi bien mal en point) ou Batman : The Dark Knight #23. 4 : The Joker’s Daughter qui va elle vers la série Catwoman. Vous voyez le point commun ? Oui, il s’agit bien des deux séries chapeautées par la terrible Ann Nocenti. On se demande dans quelle mesure ces numéros ont réussi à attirer l’intérêt du lecteur pour ses séries, sachant que Joker’s Daughter est en plus un numéro qui est parti très vite, puisqu’il permettait l’introduction toute nouvelle du personnage dans les New 52, alors que qualitativement, il se dispute la palme du pire numéro du mois… De même, Harley Quinn était publié sous la bannière Detective Comics alors que le numéro constituait une pré-introduction à sa future série publiée deux mois après.  Action Comics #23.1 : Cyborg Superman était complètement rattaché à la série Supergirl et offrait d’ailleurs aux lecteurs la révélation de la réelle identité du super-vilain ! Les autres numéros rattachés à la Super Family présents dans cette catégorie étaient en soi plus « classiques » : BrainiacParasite – ce dernier pouvant vraiment se lire tout seul-, ou encore Metallo même si ce dernier, comme d’autres, fait le lien dans ses dernières pages avec l’avènement des vilains qu’on observe dans Forever Evil.

zod

L’une des plus grosses surprises de ce mois spécial aura été Justice League #23.2 : Lobo. Car encore plus fort que de proposer de nouvelles origines New 52, ici on nous aura proposé un nouveau personnage, avec explications comme quoi le Lobo qui était présent dans la série Stormwatch ou Deathstroke n’était en fait qu’un imposteur. On se demande encore qui a eu cette idée qui n’aura eu pour mérite que de faire parler du personnage et de révéler au grand jour la scénariste du numéro, Marguerite Bennett, alors toute nouvelle – et franchement, pour un de ses premiers boulots, c’était pas très sympa de la mettre là-dessus puisque tout le monde l’attendait au tournant.

Si les groupes Superman et Batman ont eu le plus de numéros dédiés à leurs vilains (ce qui est presque chose normale compte tenu de la renommée de ces deux-là), les autres super-héros du DC Universe ne sont pas forcément en reste : ainsi The Flash aura un numéro centré sur Reverse FlashSwamp Thing un numéro sur ArcaneWonder Woman sur le First Born et Green Lantern sur Sinestro. À noter que ce dernier est un brin particulier puisqu’il constitue plus un long résumé des actes du personnage tout au cours du run de Geoff Johns sur la série Green Lantern qu’une histoire d’origines. On pourra également observer que plusieurs numéros n’échapperont pas à la règle cliché et vieillotte de l’enfance malheureuse. Que ça soit un père maltraitant (Joker), la mort de toute sa famille (Deadshot), les moqueries et le rejet subits (Killer Croc), ou le désintérêt de ses parents (Count Vertigo), plusieurs vilains auront droit à ce traitement au final très, voire trop classique. Detective Comics #23.1 présente également l’enfance de Poison Ivy, mais en évitant de trop jouer dessus (et surtout que la transformation du personnage en vilain arrive plus tard) le numéro évite le piège dans lequel d’autres sont malheureusement tombés.

b. Forever Evil : les ties-in avant l’heure

Si la partie précédente concernait le plus gros des numéros du Villains Month, je vous avais prévenu en introduction que nous n’aurions pas que droit à des origin stories. On peut y trouver plusieurs raisons : par exemple les origines de Scarecrow et de Clayface avaient déjà été, ou étaient en train d’être, abordées dans la série Batman : The Dark Knight et il était donc inutile de refaire à nouveau un numéro centré là-dessus. L’autre raison est que l’event Forever Evil allait se doter de multiples ties-in et également de 3 mini-séries spin-off et qu’il fallait bien essayer de leur faire une introduction, donner quelque chose au lecteur qui puisse le pousser à acheter ladite série par après – une stratégie commerciale dont je vous laisse être juges de la pertinence.

C’est ainsi par exemple le procédé qu’a utilisé Peter J. Tomasi pour amorcer les événements de la mini-série Forever Evil : Arkham War au travers des numéros qu’il a écrits : Batman & Robin #23.1 : Two-Face et Detective Comics #23.2 : Scarecrow s’occupaient de montrer comment Gotham City devient proie au dictat de tous les ex-détenus d’Arkham avec Scarecrow qui essaie de tous les fédérer pour se préparer contre une menace qui arrive, et cette menace est représentée dans Batman #23.4 : Bane car ce dernier souhaite depuis quelques temps (et c’était vu dans la série Talon) envahir la ville de Gotham et nous assistons donc à ses préparatifs. Avec ces trois numéros, Tomasi réussit donc à mettre en place les différentes pièces sur son échiquier de façon à ce que dès Arkham War #1, tout le monde soit déjà en train de se taper dessus. Un peu de la même façon, Wonder Woman #23.1 : The Cheetah expose le personnage sur Terre en plein Forever Evil et balance également Steve Trevor de façon à lancer la mini-série Forever Evil : A.R.G.U.S. dans laquelle les personnages que je viens de nommer tiennent un rôle très important. Enfin, de la même façon que TomasiBrian Buccellato s’est emparé des numéros consacrés à Grodd et The Rogues pour construire les débuts de son intrigue dans Forever Evil : Rogues Rebellion. À noter que Grodd a un statut particulier puisque sa première partie sert également d’épilogue à l’arc « Gorilla Warfare » et voit le retour du gorille au moment où la Justice League est terrassée. Le numéro sur les Rogues place quant à lui la responsabilité de Captain Cold sur le reste de son équipe et débouche directement sur la mini-série qui leur est dédiée.

Forever Evil

Les autres numéros dans cette catégorie (arbitraire, je le rappelle), n’appellent pas forcément à présenter une nouvelle mini-série mais servent à situer l’intrigue des personnages représentés quant aux futurs événements à venir. Ainsi, Action Comics #23.3 : Lex Luthor fait curieusement le pont scénaristique entre la dernière fois où il avait été aperçu dans Trinity War et le moment où on le retrouve dans Forever Evil – un procédé qui aura fait gagner à Johns une vingtaine de pages sur l’event principal. Justice League of America #7.4 : Black Adam revient légèrement sur le passé du personnage et raconte surtout ce qu’il arrive au personnage après sa disparition constatée dans les pages des back-up de la série Justice League. Cette trame est importante puisque Black Adam reviendra ensuite dans l’event principal via les pages de Justice League #24. La Secret Society est également mise en avant dans les pages de Justice League #23.4 même si le numéro est assez particulier (et offre une couverture mensongère) puisqu’il ne s’intéresse pas vraiment à la Society mais à la relation entre Owlman et l’Outsider, et tease également un secret très important qui ne sera à priori révélé que dans… Forever Evil, pardi.

Les numéros d’Aquaman #23.1 et #23.2 respectivement centrés sur Black Manta et Ocean Master se déroulent également en plein event puisque leurs passés respectifs n’avaient plus besoin d’être détaillés. À la place nous observons la réaction des deux personnages face aux événements qui arrivent avec une focalisation assez importante sur la psychologie de Black Manta et sur l’étude de la haine qu’il éprouve pour Aquaman. On observera tout autre chose pour Ocean Master pour qui les événements qui l’entourent ne sont pas si importants, lui qui méprise au mieux la race humaine. Chose amusante, chacun des vilains aura droit à son petit caméo dans le numéro de l’autre. Enfin, Clayface voit également son intrigue appliquée à Forever Evil et nous voyons l’ex-comédien raté tenter de tout faire pour devenir important en rentrant dans la Secret Society. Si le personnage reviendra par la suite dans Arkham War mais également Rogues Rebellion, ce numéro n’en sert pas d’introduction (ni à l’un ni à l’autre) mais reste une tentative de caractérisation du super-vilain et explique en quoi il sera retrouvé dans les pages des autres séries par après.

c. Des numéros au contenu… différent

Ceux qui sont attentifs auront remarqué que je n’ai pas encore listé la totalité des 52 numéros du Villains Month, et pour cause, certains d’entre eux ne proposaient ni une origin story complète, ni une histoire en rapport avec Forever Evil, mais quelque chose d’autre. Certains numéros se proposent de raconter simplement une histoire sur le personnage sujet, comme Batman #23.2 : The Riddler ou Batman #23.3 : The Penguin, Chacun de ces numéros porte son personnage dans une petite histoire qui peut se lire sans avoir besoin de poursuivre la lecture ailleurs par la suite, même si Riddler sera évidemment retrouvé dans Zero Year et que Penguin fait partie de l’intrigue d’Arkham War. À noter que le numéro sur Riddler, d’un point de vue chronologique est assez particulier car dans celui-là les forces de police sont montrées comme étant toujours en place alors que Gotham est montrée dévastée dans les autres numéros des Bat-vilains (Poison IvyScarecrow…). Il s’agit donc peut-être d’une histoire réellement indépendante.

mr freeze

Dans le même genre, on pourra noter Batman : The Dark Knight #23.1 : Mr Freeze qui, s’il revient en partie sur l’enfance de Freeze (et là aussi, elle était malheureuse, un de plus !), raconte la quête du vilain pour retrouver le père qui l’avait abandonné ; on tient ici une sorte de drame familial à l’issue macabre, mais rien qui ne soit très important pour le personnage. Le numéro sur Killer Croc (enfance malheureuse, toujours…) est également à part, car les flashbacks sont mineurs, et l’histoire racontée (Croc attaque des policiers dans les égouts) ne présente pas de lien avec Forever Evil – sauf sur la toute dernière fin, avec une situation présentée qui sera ré-utilisée par la suite dans Arkham War. Green Lantern #23.2 : Black Hand expose quant à lui simplement le retour du personnage – mais on ne voit pas d’où il vient, comment il est devenu ce qu’il est – dans le DC Universe, et nul doute qu’il reviendra par la suite dans une série du bloc Green Lantern. Quant à Earth 2 #15.1 : Desaad, il montre ce que le disciple de Darkseid fabrique sur Terre depuis qu’il y est arrivé. L’histoire peut donner quelques éléments pour ceux qui veulent ensuite suivre la série Worlds’ Finest sans pour autant en faire la promotion de façon habile (pas de gros cliffhanger, pas de grosse question laissée en suspens)…

Dans un autre registre, certains numéros servent, avec un contenu différent, à faire une transition et de la publicité en même temps pour une autre série. Démonstration : Batman & Robin #23.2 : Court of Owls, écrit par James Tynion IV, explore quelques parties du passé de la Cour tout en montrant certains de ses membres prendre une décision qui sera alors annoncée comme importante pour la suite de la série Talon (scénarisée par le même auteur, pour rappel). Un procédé qu’on sait aujourd’hui superflu puisque Tynion n’aura au final jamais utilisé le contenu de ce numéro avant de quitter la série. De même, le numéro sur Ra’s al Ghul n’avait d’autre intérêt que d’encourager les lecteurs à aller lire l’autre série du scénariste, Red Hood and the Outlaws, dans laquelle le personnage fera une irruption remarquée (mais pas forcément pour de bonnes raisons). On note également Detective Comics : #23.4 : Man-Bat qui est en continuité directe avec la série Detective Comics et qui poursuit l’histoire commencée dans le numéro #19 et le back-up du #21 de la série. On peut noter que, comme presque tous les vilains du Bat-verse, Man-Bat sera quand même retrouvé dans Arkham War par la suite.

bizarro

Enfin, certains numéros ont un contenu assez particulier. Superman #23.1 : Bizarro, par exemple, est un numéro sur Bizarro mais qui ne montrera jamais Bizarro – du moins pas celui que l’on verra par après dans Forever Evil, mais s’attarde sur les premiers essais ratés de Luthor à fabriquer son clone de Superman. On a donc une sorte de numéro d’origines, mais qui ne parle que très peu du personnage principal. C’est assez curieux. Dans le même genre Batman/Superman #3.1 : Doomsday n’expose pas les origines du personnage mais le présente comme un personnage de conte pour effrayer les enfants. Le personnage est dépeint, montré en grandes pompes, mais on ne sait pas forcément si l’histoire que l’on voit est réelle… On pourra également parler de Superman #23.2 : H’El dont l’histoire est en continuité directe avec H’El on Earth puisqu’elle permet d’expliquer vraiment d’où vient le super-vilain créé par l’immense Scott Lobdell (note : le but de cette partie n’est pas de parler de la qualité des numéros, juste de leur contenu ; mais pour avoir lu tous les numéros, celui-ci doit être le seul, j’insiste bien, le seul que je n’ai pas réussi à comprendre), et de faire le pont avec le prochain arc/crossover du scénariste, Krypton Returns.  Enfin, comment ne pas finir cette catégorie « fourre-tout » avec l’incroyable Justice League #23.3 : Dial E, qui n’a aucun rapport avec la Justice League, qui n’a aucun rapport avec Forever Evil ou tout le reste, qui n’a de rapport qu’avec la série Dial H puisqu’il en constitue en fait la véritable conclusion. En bref, un numéro limite imbuvable pour qui n’aurait jamais lu la dite série auparavant.

d. En conclusion

Que peut-on retenir au final sur le contenu du Villains Month ? Et surtout, ce mois particulier a-t-il réussi son pari ? Hé bien cela dépend de ce à quoi il prétendait. En effet, si on suppose que chaque numéro devait se présenter comme un one-shot centré sur un vilain, et par one-shot j’ai envie de dire un numéro qui se suffit à lui-même, alors clairement non, c’est raté. La raison en est toute simple, et si vous avez lu jusque là, vous aurez remarqué que les titres qui ne font pas référence à une autre série, qui n’appellent pas des événements à se poursuivre après, ou qui ne sont pas au final simplement des prologues/conclusions à quelque chose d’autre sont très rares (de tête, je peux vous citer Riddler ou Deadshot qui peuvent vraiment se lire sans rien à côté). Alors forcément DC a besoin de donner aux lecteurs l’envie de continuer à lire ses comics et les raccords faits avec Forever Evil ou d’autres séries sont à la limite obligatoires, et il était impossible au final d’offrir de vrais one-shots avec une histoire complète et qui n’aille pas piocher à droite à gauche pour se rattacher aux autres séries en cours. Pour certains, il n’y a au final pas vraiment eu d’interruption pour certaines séries (H’ElLuthor, Black MantaScarecrowRelic…) puisque la trame narrative était toujours la même et n’offrait qu’un point de vue différent. Un comble quand on sait (et ça a été souvent reproché) que certaines équipes créatives ont profité du Villains Month pour s’en accorder une, de pause (Snyder et Capullo pour ne pas les citer).

Ce qu’on remarque aussi c’est qu’il n’y a pas eu de véritable ligne de conduite pour ces numéros – et ça se voit dans la diversité qui est proposée. Ça peut être vu comme une bonne ou mauvaise chose : d’un côté on pourra être content de ne pas avoir le même type d’histoire à chaque fois (encore que, avec les enfances malheureuses, hein…), de l’autre on a l’impression que le Villains Month n’était pas si bien préparé que ça et que les auteurs/artistes ne savaient pas trop ce qu’ils devaient faire. Un manque de direction et de cohésion dans l’ensemble de l’event qui aura été sauvé par l’aspect matériel des couvertures 3D. On peut également contester la décision de vouloir livre des histoires sur les super-vilains en seulement 20 pages (plusieurs fois on aura l’impression que l’auteur a encore pas mal de choses à dire), et également le choix des super-vilains sélectionnés (comme explicité plus tôt dans le dossier). L’effet de « pause » sur les différentes séries aura été plus ou moins apprécié et on peut reconnaître à DC Comics d’avoir eu l’idée de proposer quelque chose d’original – mais c’est dans l’exécution de cette idée qu’il y aurait pu avoir mieux. Quant à la qualité des numéros publiés, elle n’aura pas réellement évolué pendant ce mois : il y aura eu de bon numéros, de très bons même, à côté d’une majorité de numéros moyens, et quelques catastrophes. C’est au final ce à quoi on a droit chaque mois…

Mais pour parler plus en détails de la qualité des numéros du Villains Month, je vous invite à poursuivre votre lecture du dossier dans les deux prochaines parties, dans lesquelles vous aurez droit à un Top/Flop de la rédaction mais également, en guise de rappel, à l’intégralité des review que nous avions rédigées au cours de ce mois spécial.

4. La sélection Top/Flop de la rédaction

Puisqu’il ne serait en aucun cas sérieux pour nous de donner les avis d’une seule et même personne sur toutes les sorties de ce mois spécial (et franchement qui a les moyens de tout s’offrir tous les mois ?), nous vous proposons en premier lieu de découvrir les top 3 et flop 3 de chacun des membres de l’équipe de DC Planet qui s’est volontiers prêtée au jeu de ce classement. L’occasion pour vous de voir réellement quelles sont les sorties médiocres et intéressantes (oui il y en a eu…) pendant ce mois de Septembre 2013. Pour ceux qui souhaiteraient (re)découvrir un avis détaillé sur chaque numéro du Villains Month, nous vous invitons à poursuivre votre lecture dans la partie 5 de notre dossier. Ceux qui connaissent déjà ces critiques et qui n’ont pas l’envie de se les refaire, vous pouvez directement aller à la conclusion de notre dossier !

La sélection de Freytaw

TOP

  1. Detective Comics #23.2 – Harley Quinn : une Harley punchie, folle et indépendante, c’est une raison suffisante !
  2. Justice League #23.4 – Secret Society of Super Vilains : un très beau mensonge qui a peu de choses à voir avec la vraie Secret Society, qui nous éclaire un peu plus sur Forever Evil et un certain Owlman, ainsi que sur ses viles intentions.
  3. Batman #23.4 – Bane : le grand retour de Bane, version Knightfall, le mec qui en veut, et qui veut tout contrôler ! Ça annonce du lourd pour Arkham War (peut potentiellement devenir responsable d’une grosse déception).

FLOP

  1. Batman #23.1 – Joker : vous êtes vraiment surpris ? Ça risque être le FLOP #1 de tout le monde ! On s’en fout de Jackanapes ! Et on veut pas connaître l’enfance torturée du Joker, les autres sont déjà chiants avec ça !
  2. Batman #23.2 – The Riddler : énigmes poussives et pas drôles pour une intrigue totalement anecdotique, bon dieu quel carnage !
  3. Green Arrow #23.1 – Count Vertigo : de l’ennui. Je crois que je n’aime pas ce personnage, donc je me fiche totalement de lui, comme de son enfance torturée (encore un autre) et de sa richesse perdue !

La sélection d’HarleyHuntress

TOP

  1. Batman : The Dark Knight #23.1 – The Ventriloquist : un personnage qui m’avait déjà tapé dans l’œil dans Batgirl et qui est sublimée dans ce numéro.
  2. Swamp Thing #23.1 – Arcane : retour sur Anton Arcane perdu dans un enfer paradisiaque avec des lapins immortels, un numéro qui vaut le détour, plein de révélations.
  3. Detective Comics #23.4 – Man-Bat : la déchéance du Docteur Langstrom qui a tout perdu en un instant, c’est violent, c’est sombre et surtout très intelligent.

FLOP

  1. Batman #23.1 – Joker : franchement, un Joker en nounou d’un gros gorille, certes pas n’importe quel gorille, mais c’est juste pas du Joker à mon goût.
  2. Batman : The Dark Knight #23.4 – The Joker’s Daughter : une histoire qui ne sert absolument à rien, et c’est dommage car mieux travaillé, le personnage aurait pu être très intéressant.
  3. Justice League #23.1 – Lobo : pour résumer : c’est pas assez sordide, pas assez méchant, c’est juste pas Lobo…

La sélection de n00dle

TOP

  1. The Flash #23.3 – The Rogues : une introduction à Rogues Rebellion qui fait envie, les relations entre les membres de l’équipe très bien exploitées.
  2. Justice League #23.1 – Darkseid : donner des origines à un personnage comme Darkseid sans décevoir n’était pas une mince affaire et pourtant c’est fait !
  3. Justice League of America #7.4 – Black Adam : beau, bien écrit et avec des personnages intéressants. Je veux plus de Black Adam.

FLOP

  1. Batman #23.1 – The Riddler : ça sent le script écrit à la va-vite. Aussitôt lu, aussitôt oublié.
  2. Teen Titans #23.2 – Deathstroke : pas vraiment beau et jamais intéressant alors que j’adore le personnage.
  3. Batman The Dark Knight #23.4 – The Joker’s Daughter : les mots me manquent… Enfin j’en ai quand même un qui me vient : NUL.

La sélection de MFW

TOP

  1. Swamp Thing #23.1 – Arcane : un titre qui a vraiment de l’ambition et une vraie force symbolique pour le nécroseur en chef.
  2. Justice League #23.4 – Secret Society of Super Vilains : une mise en lumière essentielle sur Forever Evil. Bon le nom du titre nous prend pour un imbécile mais le contenu est passionnant. Le Kudranski fanboy s’est régalé. Et le récit piloté par Johns nous remontre ce bon vieil Owlman.
  3. Superman #23.4 – Parasite : Aaron Kuder est un génie. Le numéro est magnifique mais Kuder ne se repose pas sur ses lauriers en livrant développements judicieux et une caractérisation parfaite pour ce vilain dont je n’avais rien à faire avant. Une leçon.

FLOP

  1. Batman : The Dark Knight #23.4 – The Joker’s Daughter : soudain le vide, que du vide. On m’a nocentilisé.
  2. Batman #23.1 – Joker : j’ai plusieurs fois eu envie de pleurer devant un tel massacre.
  3. Superman #23.3 – H’el : Lobdell, oh Lobdell, oh mon chéri. Oh mon Lobdellichou.

La sélection d’ArnoKikoo

TOP

  1. Justice League #23.3 – Dial E : alors certes il faut avoir lu toute la série pour ne pas être largué, mais quelle magnifique conclusion ! Vingt pages de super-vilains déjantés réunis dans un bordel visuel orchestré par une vingtaine d’artistes. C’te bonheur.
  2. Swamp Thing #23.1 – Arcane : les premières pages nous happent dans une ambiance incroyable. Servies par un scénario intelligent, des visuels complètement fous.
  3. Batman & Robin #23.2 – Court of Owls : découvrez comment la Cour a affronté les précédentes crises qui l’ont menacée et comment elle compte faire face à la venue du Crime Syndicate. Si après vous ne voulez pas vous ruer sur Talon, je ne comprends pas !

FLOP

  1. Batman : The Dark Knight #23.4 – The Joker’s Daughter : parfois quand je vais aux toilettes j’arrive à sortir des trucs mieux que ça.
  2. Batman #23.1 – The Joker : je suis le mouvement général, on va finir par nous taxer de haters. Mais la déception provoquée par ce numéro légitime très largement son omniprésence dans le FLOP de l’équipe.
  3. Batman/Superman #3.1 – Doomsday : grosse déception pour un numéro visuellement très beau et scénaristiquement très creux.

La sélection de TheRiddler

TOP

  1. Superman #23.2 – Brainiac : les dessins comptent parmi les meilleurs de ce Villain’s Month, tandis que l’histoire, avec une parfaite fluidité, décrit les origines de Brainiac en conciliant les aspects robotique et extra-terrestre. Une merveille !
  2. Detective Comics #23.4 – Man-Bat : ce titre profite d’une montée en puissance qui s’accélère jusqu’à laisser le lecteur sur un final plein de tension, la gueule béante, assoiffé de sang euh… de la suite. À lire, pas d’excuse !
  3. Aquaman #23.2 – Ocean Master : alors qu’on a tendance à résumer les vilains d’Aquaman à Black Manta, Geoff Johns, témoignant une fois encore de son amour pour Arthur Curry, parvient à donner de l’épaisseur à Ocean Master en évitant la caricature ! Une bonne surprise.

FLOP

  1. Justice League #23.2 – Lobo : ah. Alors Lobo n’est en fait pas Lobo ! Le vrai Lobo est un mercenaire de l’espace aux cheveux courts dont on ne sait encore rien. Et qui n’allume pas une clope du numéro. Sans moi, merci.
  2. Batman The Dark Knight #23.2 – Mr Freeze : ramenez-moi Nora Fries ! La retcon de Mr Freeze a été une idée affreuse et le range parmi tous les psychos lambdas d’Arkham. Le gros romantique dépressif me manque.
  3. Batman #23.1 – The Joker : c’est là où on a le plus d’attentes qu’il y a le plus de déceptions. Au fond, est-ce que ce personnage avait besoin de nouvelles origines autres que celles d’Alan Moore ?

La sélection de Nathko

TOP

  1. Justice League #23.1 – Darkseid : juste parce que c’est Darkseid. Plus sérieusement Pak réussit à réhabiliter LE vilain en lui donnant une vraie histoire !
  2. Superman  #23.4 – Parasite : très grosse surprise. Aussi beau qu’intéressant, il fait passer Parasite dans les méchants à surveiller !
  3. Aquaman  #23.1 – Black Manta : connecté à Forever Evil, psychologie du personnage profonde et ce n’est pas une histoire d’origines !

FLOP

  1. Superman  #23.3 – H’El : franchement il est impossible de défendre ce titre. Même écrit par un gamin de 12 ans ce serai plus profond et fun !
  2. Batman : The Dark Knight  #23.4 – The Joker’s Daughter : une calamité… Le personnage est inintéressant au possible et ne fait franchement pas honneur au “père”…
  3. Superman #23.1 – Bizzaro #1 : même s’il n’est pas mauvais il n’est franchement pas à la hauteur du personnage. Et puis l’appeler Bizarro alors qu’au final il n’y est même pas…

5. (Re)Découvrez nos avis sur les numéros du Villains Month

Lors de la partie précédente nous vous présentions ce que nous avons pensé être les meilleurs et pires numéros du Villains Month selon les membres de l’équipe. Si vous êtes ici, c’est que vous avez envie d’en savoir plus en détails sur chaque numéro (ou bien que vous rattrapez votre retard car vous n’aviez pas suivi l’event en Septembre dernier – mais rassurez-vous, on vous pardonne). Pour ceux qui ont envie de se replonger dedans, nous vous proposons donc les reviews de TOUS les numéros qui étaient sortis pendant ce mois particulier.

Nous vous proposons donc ci-dessous de retrouver nos avis via les Review Express, l’ensemble des sorties ayants été touchées. Les deux numéros avaient bénéficié d’une review complète, reviews rédigées par Nathko :

Dossier - DC Comics : Le Guide du Villains Month 32

Dossier - DC Comics : Le Guide du Villains Month 33

Dossier - DC Comics : Le Guide du Villains Month 34

Dossier - DC Comics : Le Guide du Villains Month 35

6. Publication du Villains Month en France

Maintenant que l’éditeur français Urban Comics a révélé ses plans pour la publication kiosque d’une partie de l’année 2014 nous sommes maintenant en mesure de vous proposer cette sixième et nouvelle partie entièrement dédiée à la publication française du Villains Month. Vous retrouverez donc dans le tableau récapitulatif ci-dessous l’ensemble des one-shots qu’Urban proposera tout le long de l’année dans les différents kiosques et même quelques sorties librairies. Nous ne pouvons que vous inviter à vous rendre sur les parties précédentes de ce dossier pour découvrir si certains de ces numéros ont un réel intérêt.

Bien évidemment, le tableau ci-dessous sera maintenu à jour au fur et à mesure qu’Urban Comics dévoile ses plans de publication pour les numéros. Vous retrouverez la mention « Aucune » pour les numéros qui n’ont pour le moment pas été programmés en France.

Titre de la série

Titre du one-shot

Publication VF

Action Comics #23.1 Cyborg Superman #1 Superman Saga #4
#23.2 Zod #1 Superman Saga #6
#23.3 Lex Luthor #1 Superman Saga #6
#23.4 Metallo #1 Superman Saga #6
 .
Aquaman #23.1 Black Manta #1 Forever Evil #2
#23.2 Ocean Master #1 Aquaman Tome 3
 .
Batman #23.1 Joker #1 Joker Anthologie
#23.2 Riddler #1 Batman Saga Hors-Série #5
#23.3 Penguin #1 Aucune
#23.4 Bane #1 Forever Evil #1
 .
Batman and Robin #23.1 Two-Face #1 Batman Saga Hors-Série #5
#23.2 Court of Owls #1 Aucune
#23.3 Ra’s al Ghuland the League of Assassins #1 Aucune
#23.4 Killer Croc #1 Batman Saga Hors-Série #5
 .
Batman/Superman #3.1 Doomsday #1 Superman Saga #6
 .
Batman: The Dark Knight #23.1 Ventriloquist #1 Aucune
#23.2 Mr. Freeze #1 Forever Evil #6
#23.3 Clayface #1 Batman Saga Hors-Série #5
#23.4 Joker’s Daughter #1 Catwoman Tome 4
 .
Detective Comics #23.1 Poison Ivy #1 Batman Saga Hors-Série #5
#23.2 Harley Quinn #1 Justice League Saga #8
#23.3 Scarecrow #1 Forever Evil #1
#23.4 Man-Bat #1 Batman Saga Hors-Série #5
 .
Earth 2 #15.1 Desaad #1 Aucune
#15.2 Solomon Grundy #1 Aucune
 .
Green Arrow #23.1 Count Vertigo #1 Justice League Saga #8 – Green Arrow Tome 1
 .
Green Lantern #23.1 Relic #1 Green Lantern Saga #25
#23.2 Mongul #1 Green Lantern Saga #25
#23.3 Black Hand #1 Green Lantern Saga #25
#23.4 Sinestro #1 Green Lantern Saga #25
 .
Justice League #23.1 Darkseid #1 Superman Saga #5
#23.2 Lobo #1 Aucune
#23.3 Dial E #1 Aucune
#23.4 Secret Society #1 Justice League Saga #8 et Justice League Tome 6
 .
Justice League Dark #23.1 The Creeper #1 Aucune
#23.2 Eclipso #1 Aucune
 .
Justice League of America #7.1 Deadshot #1 Justice League Saga #8
#7.2 Killer Frost #1 Forever Evil #3
#7.3 Shadow Thief #1 Forever Evil #5
#7.4 Black Adam #1 Justice League Saga #8 et Justice League Tome 6
 .
Superman #23.1 Bizarro #1 Superman Saga #6
#23.2 Brainiac #1 Superman Saga #5
#23.3 H’El #1 Superman Saga Hors-Série #1
#23.4 Parasite #1 Superman Saga #6
 .
Swamp Thing #23.1 Arcane #1 (Le Règne de) Swamp Thing Tome 1
 .
Teen Titans #23.1 Trigon #1 Aucune
#23.2 Deathstroke #1 Aucune
 .
The Flash #23.1 Grodd #1 Forever Evil #1
#23.2 Reverse-Flash #1 Justice League Saga #8
#23.3 The Rogues #1 Forever Evil #1
 .
Wonder Woman #23.1 Cheetah #1 Forever Evil #4
#23.2 First Born #1 Wonder Woman Tome 4
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