PARTAGER
Share on facebook
Share on twitter
Share on pinterest
Share on email
DC-Super-Villains-Poster10y

C’est dans la joie et la bonne humeur la plus naturelle que l’on nous a demandé de rendre hommage aux vilains de l’univers DC Comics, comme nous l’avions fait pour Superman il y a quelques mois. Cette fois-ci le staff s’attaque à ceux qui sont souvent mal compris ou qui ont une logique… différente mais qui, la plupart du temps, ne veulent qu’unifier les races qui peuplent l’univers…ou juste foutre la merde (mais ça faut pas le dire trop trop fort !), c’est-à-dire les vilains TINTINTINNNNNNNNN.

Chaque membre du staff a dû choisir son vilain préféré et en toucher quelques mots pour lui graisser la patte expliquer cet attrait particulier.

Et vous, quel est votre méchant préféré ?


Gotham-City

Parce que je suis un grand amoureux des vilains du Batverse et qu’il m’est trop difficile de n’en choisir qu’un, je me risque à ce tour de passe-passe pour vous expliquer qu’au final, ma méchante préférée, c’est Gotham City. Car si elle n’était pas là, Joker, Harvey, Clayface, Freeze, et tous les autres ne seraient pas là non plus. Ville sans pitié qui abrite les personnages les plus affreux de la Terre, Gotham est la mère protectrice de tous ces monstres – et incarne du coup la figure la plus monstrueuse de cet univers. C’est une matrice implacable qui écrase de tout son poids ceux qui essaient d’y subsister ou de s’élever au-dessus de la noirceur qu’elle renferme. Elle est gangrenée par le mal qui s’infiltre par tous les coins de rue, rendant fou un homme qui veut faire un casse pour sa femme enceinte, défigurant à vie un homme de loi, recueillant dans ses bas-fonds un bébé dont la difformité aura entraîné le rejet de ses parents, rendant orphelin un jeune enfant issu d’une famille aisée… Responsable de mille maux, c’est à se demander pourquoi Batman essaie désespérément de la sauver. Par devoir, peut-être, par résolution, et aussi par amour. Mais Gotham est comme cette fille de joie qui fait semblant de s’ouvrir à vous, mais qui ne voudra que vous plumer et vous laisser là ; elle ne veut pas être aimée. Elle ne tient peut-être pas à être sauvée. C’est ce qui la rend si fascinante à mes yeux.

ArnoKikoo


double-face

Je pourrais dire pourquoi Double-face est un vilain hors norme en évoquant ses nombreuses apparitions d’anthologie, je pourrais vous citer plein de comics, je pourrais vous laisser croire à mon érudition à son sujet, je pourrais vous expliquer avec précision pourquoi ce personnage a incité des générations de scénaristes et dessinateurs de talents à creuser toujours plus loin la richesse du personnage. Mais ce discours là est bien trop long et je ne serais capable d’en assumer ne serait-ce qu’une moitié. Mais ai-je réellement besoin de satisfaire votre soif de culture comicsienne pour présenter dignement la carrure de Pile-ou-face ? C’est en me faisant la réflexion que j’ai compris que mon ressenti le plus enfantin valait mieux qu’un long discours. Après tout, j’ai découvert Harvey Dent gamin, comme beaucoup d’entre vous en pyjama devant France 3 avec mon Nesquik dominical. Mes yeux d’enfants étaient déjà obnubilés par l’ambivalence du personnage. Two-face c’est le noir, une terreur froide, fascinante, une justice défigurée maintenant versée dans la criminalité. Two-face c’est le blanc, le souvenir d’une noble justice, la mémoire du chevalier blanc de Gotham, l’allié de Batman. Two-face c’est les deux côtés de la médaille tournant au gré d’un hasard bien triste. Quand le Joker attire par l’instabilité de sa psychologie, Double-face passionne par l’instabilité de sa position.

L’imprévisible est une marque de séduction. Gamin j’étais déjà séduit.

Baccano


joker

Le mois super-vilains ! Enfin les vilains sont à l’honneur ! Sans eux, pas de super-héros. Et cet adage est d’autant plus vrai pour le Joker. Le Joker n’est là que parce que Batman existe, sans le justicier, le clown n’aurait plus de raison d’être. Il est clairement là pour pousser Batman à sa limite, pour le provoquer et pour que toujours le justicier se comporte en héros et prenne sur lui pour ne pas le tuer. Mais malgré le mal qu’il représente, le Joker est plus crédible et plus d’actualité que Batman. Le mal existe dans nos vies, peu importe la forme, mais les super-héros ne sont qu’une utopie.

Le Joker est un personnage fascinant, il n’a pas de limite, il n’a pas de tabou, il veut quelque chose il le prend, il réalise ses désirs, il accomplit ses rêves, peut importent les obstacles. Il n’est pas fou, il a juste une conception bien à lui de la raison et en cela il ne se pose aucunes barrières, aucuns interdits, et en cela, secrètement, et de façon coupable, je l’envie. Certes je ne cautionne pas ses méthodes ; bien que jouissives à lire elles sont un tantinet brutales et surtout immorales pour le bon père de famille que je suis, mais à côté de cela il se permet tout, et obtient tout ce dont il rêve, il vit avec un grand V.

Oui le Joker est méchant, oui il ne peut être le modèle de quiconque sain d’esprit, oui c’est un sociopathe de la pire espèce. Mais sur le fond, existe-t-il un personnage plus libre que le Joker ? Et la liberté la plus totale n’est-ce pas ce à quoi chaque être humain aspire ?

Biggy


bane

Ce que représente Bane pour moi ? La puissance, l’intelligence, le danger !

Pourquoi Bane ? Parce que Bane est un des rares adversaires de Batman qui soit sain d’esprit et pas un Clown pensionnaire d’un institut psychiatrique ou un schizophrène défiguré. Non quand Bane s’attaque au chevalier noir il l’observe, le guette, le scrute, l’affaiblit et frappe pour le laisser dans un fauteuil roulant !

Parce que Bane est né dans la prison la plus dure du monde pour purger les erreurs de son père et que dès son adolescence, il a dominé cet univers carcéral de par son intelligence, sa force, sa brutalité et s’en est échappé pour prendre le contrôle de Gotham. Parce que même au cinéma il crève l’écran (dans «Dark Knight Rises » campé par le génialissime Tom Hardy et pas dans « Batman et Robin » sous les traits du catcheur Jeep Swenson, hein !).

C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore que j’aime Bane.

Darthfry


Zoom

Un Super-vilain ne naît pas vilain, il le devient et c’est peut-être la face que j’aime le plus chez eux, voir le personnage se détruire à cause d’une émotion comme l’amour faisant place à la rage. Comme le montre si bien Victor Fries (Mister Freeze) et sa bien-aimée Nora, son amour pour elle est indéniable et sa vengeance pour celle-ci l’ai encore plus.

Mais si je devais choisir un Super-vilain en particulier ça serait le professeur Zoom, avide de jalousie, il se donne corps et âme pour faire connaître la profonde douleur que les différents Flash lui ont infligé à travers le temps. Incapable d’aller aussi vite que ces derniers, il arrive à créer des paradoxes temporels (ça c’est vraiment la classe pour un super-vilain) et s’en sert pour faire souffrir Flash ainsi que son entourage. Il est responsable de l’événement Flashpoint et à cause de ça il changera l’univers DC à tout jamais.

Deiimo


darkseid

Mon côté Bat-fanboy m’amènerait à dire que le Joker est mon super-vilain favori mais je vais parler plutôt ici de mon autre vilain préféré en la personne de Darkseid. C’est à mes yeux l’incarnation absolue du mal, véritablement sournois et tout le temps posé. Tous les moyens sont bons pour lui pour contrôler l’univers tout entier et y régner en maître absolu. C’est cette dimension que j’apprécie particulièrement chez ce personnage, il ne cherche pas à être le maitre d’une seule planète, mais de toute.

Je trouve son histoire personnelle plus que passionnante, dès jeune Uxas montra son mauvais côté en faisant assassiner sa mère et tentant de tuer son frère pour s’emparer de la Force d’Oméga et du trône d’Apokolips. Dès jeune, ce personnage était prédestiné à être l’incarnation absolue d’un super-vilain. Sa force et sa puissance font de lui l’ennemi ultime que même une Justice League bien entraînée aurait bien du mal à affronter de front.

Edge


lex luthor

Sujet épineux que voilà, mon vilain favori ? Quelle question ! Je n’en ai aucune idée, sincèrement. Je pense que les vilains ont plus de sens par rapport au héros auquel ils sont confrontés. Tout les vilains de Batman rentre bien sûr dans cette catégorie, et je ne saurais en choisir un… C’est pour cela que je vais nommer Lex Luthor !

Sans doute le plus « humain » des super-vilains, juste un brin plus intelligent, mais non pas moins psychotique, égoïste, égocentrique, et voulant surpasser le surhomme qu’il ne cesse d’attaquer. Il représente à mon sens tout ce qu’il y a de plus détestable dans l’humanité, alors que Superman à son inverse, représente plus les cotés positifs. En ça, Luthor est vraiment parfait. Si les autres vilains sont généralement juste timbrés et ont des caractéristiques très prononcées ou des supers pouvoirs qui mettent en avant leur folie, Luthor n’a pour lui que son intellect et ses névroses réalistes. Nous pourrions tous être des Luthor en puissance, avec un peu de cynisme, d’intelligence et de pouvoir, et c’est je pense pour ça que ce méchant est si effrayant !

Freytaw


skinner

Pour ne pas tomber dans le commun avec le Joker ou Harley (que j’aime énormément), il y a un autre vilain que j’aime fort, mais genre très fort. Ce type : Skinner Sweet (American Vampire / Vertigo).

Je l’aime pour sa perversité, sa méchanceté, son assurance, ce qu’il dégage. Il est inhumain, par ses actes et sa nature, mais quand même attachant. Par exemple, je viens de lire 3 pages d’American Vampire Anthology, je savais que c’était lui qui parlait, un aperçu donne un petit sourire et quand il sort les canines c’est un giga sourire d’andouille de gamine. J’ai toujours aimé les personnages un peu fous, qui ont leur propre sens de la morale, aussi infime soit-il.

Ce personnage est plein de surprises même au fil des années qui passent. Ce charismatique vampire est aussi puissant qu’aguicheur.

Bref, Skinner Sweet, mords moi sans hésitation

Harley


sinestro-corps

Choisir un seul vilain est une mission bien compliquée, aussi compliquée que de conquérir une planète protégée par des super-héros. D’ailleurs, je suis généralement plus attiré par le camp des “méchants” que celui des héros et il n’y a guère que dans les comics où il se passe l’inverse. La raison est probablement évidente mais surtout très nuancée. Si Superman est un choix logique de héros préféré puisqu’il représente tout ce qu’il y a de bon et de puissant, choisir un méchant en particulier serait plutôt réducteur. J’ai toujours eu un faible pour ces vilains au cœur tendre mais qui par la force des choses et un caractère complexe, souvent déchiré entre le cœur, la raison et l’égo se retrouvent à être de l’autre côté de la barrière. En cela mon vilain préféré reste et restera pour très longtemps Végéta. L’équivalent pour Superman serait Lex Luthor, mais celui-ci est bien trop lâche pour soutenir la comparaison.

Du coup si je devais n’en choisir qu’un seul, je pense que je pencherais pour Sinestro. Tout ce que Sinestro a fait, il l’a fait pour une seule et même raison, sa planète. Si les raisons de bases n’étaient pas mauvaises en soi, les méthodes pour y parvenir, elles, sont contestables. C’est d’ailleurs là toute la tragédie du personnage puisque souvent ses objectifs ne sont pas fondamentalement politiquement incorrects mais les choix qu’il fait pour y parvenir sont souvent les plus violents, les plus extrêmes. En fait, je pense que je mettrai Sinestro et Superboy Prime au même niveau de mes méchants préférés. Impossible pour moi de les dissocier.

Toutefois, si je m’identifie bien plus facilement à ces personnages, il ne m’empêche pas d’aimer d’autres méchants univoques tel que Darkseid.

Nathko


ras-al-ghul

Pourquoi Ra’s Al Ghul est mon vilain favori ? Je ne me suis jamais réellement posé la question, c’est juste comme ça, j’ai accroché au personnage dès le départ, rien que son nom envoie du lourd.

Il est différent de tous les autres ennemis de Batman, son but n’est pas de le tuer même s’il est capable de rivaliser aussi bien physiquement qu’intellectuellement avec le Dark Knight. Non, son but est de sauver la Terre, le seul problème c’est que dans ses plans ça implique de tuer les trois-quarts de la population mondiale… C’est aussi un des rares adversaires qui emmène Batman loin de sa chère Gotham et il dispose du moyen de pression ultime sur ce dernier, à savoir Talia. Le tiraillement qu’elle éprouve entre son père et son «détective» est d’ailleurs souvent source de très bonnes histoires. C’est aussi cette relation qu’il a avec sa fille qui rend le personnage très intéressant et unique et puis il a quand même failli mettre à terre toute la Justice League en utilisant les plans de son ennemi, c’est la classe !

Bref ce n’est peut-être pas le vilain le plus badass mais certainement l’un des plus dangereux et celui dont je ne me lasserai probablement jamais alors : longue vie à Ra’s Al Ghul.

n00dle


the riddler

De tous les super-héros, Batman est celui qui profite de la plus riche galerie de vilains. Et de toute cette galerie de vilains, c’est Edward Nygma mon préféré. Pourtant, comme les autres, il a subi tant de variations et de déclinaisons diverses au gré des auteurs et des époques qu’il serait ardu de définir les atouts du bonhomme. Mais s’il me plaît parmi les habitants de Gotham, c’est que d’une part ce n’est pas le plus violent. Il se comporte davantage en trouble-fête et poseur d’embûches pour Batman qu’en réel sadique. D’autre part, son côté facétieux et espiègle apporte un vent de naïveté sur les histoires exagérément sombres du Chevalier Noir. Un gosse enorgueilli par sa vivacité d’esprit au milieu de tous les rebuts, déments, violeurs, assassins, rats et cafards qui pullulent à Gotham, ça me botte.

TheRiddler


lex luthor

Choisir mon Super-vilain préféré est une tâche difficile, certes, et Lex Luthor est probablement celui qui m’a le plus marqué pour de simples raisons : il incarne la puissance humaine à son paroxysme, et possède des qualités qui pourraient faire de lui un héros, maîtrisant différentes sciences, et étant potentiellement “capable de guérir le cancer” comme on le dit dans beaucoup d’histoires. Ce dernier a basculé dans tous les travers auxquels nous sommes exposés : rongé par l’orgueil, il perd de vue tout ce qui pourrait faire de lui un grand homme et devient l’opposé de Superman, à cause d’un simple sentiment de jalousie.

Lex étant la représentation du mythe du “self-made man” américain, il ne tolère pas qu’un alien prenne la place qu’il pensait mériter, celle de premier citoyen de Metropolis, grâce des capacités innées. Ces sentiments, certes négatifs, nous sont bien connus et font de Luthor un personnage pour lequel on peut parfois ressentir de la compassion, et dont on peu, l’espace d’un instant, adopter le point de vue. Ce qui en fait aussi un grand méchant de fiction, c’est sa capacité à s’adapter au monde dans lequel nous vivons : C’est un personnage riche qui a d’abord été vu comme un “savant fou” symbolisant cette peur de la science que l’on a connu à la suite de la seconde guerre mondiale et durant la guerre froide, il est devenu dès 1986 le danger que pourrait devenir le capitalisme (eh oui, une lecture Marxiste de Superman est tout à fait possible, voyez le début du run de Morrison sur Action Comics), et il est aujourd’hui la synthèse de ces deux versions.

Et puis avouons-le, un bon look fait un bon méchant, et le Luthor iconique, chauve en costume et au regard hautain a plutôt la classe, et fait visuellement figure de contraire au personnage de Superman.

Zeppeli

Julien

Julien

Fan de Batman et Superman depuis son enfance, il se lance en 2009 dans la création d’un blog présentant les fan arts de l’univers DC. Un projet qui finira par se transformer en ce qu'est DC Planet aujourd'hui.