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gotham knights

Le nouveau jeu d’action-RPG en monde ouvert à la troisième personne Gotham Knights des studios Warner Bros. Games Montréal débarque enfin ce 21 octobre 2022 sur Playstation 5, Xbox Series X/S et PC. Après avoir développé le jeu Batman: Arkham Origins sorti en 2013, le studio nous propose aujourd’hui de revenir dans une Gotham plus grande et plus immersive que jamais où Batman, le Joker et Gordon sont morts – pour incarner un des quatre Chevaliers de Gotham, à savoir Batgirl (Barbara Gordon), Nightwing (Dick Grayson), Red Hood (Jason Todd) et Robin (Tim Drake).

Ce nouvel opus à Gotham introduit des fonctionnalités qui sont plutôt la bienvenue comme le fameux mode coopération qui vous permettra de faire l’intégralité du jeu à deux, avec ou sans ami, si vous le souhaitez. Car oui, Gotham Knights peut très bien se jouer seul – ce que j’ai fait pendant une bonne partie de l’histoire sans aucun problème, mais si vous avez la possibilité et l’envie d’embarquer une personne avec vous pour plus de fun, faites le ! Le système de combat offre des possibilités de coopération et de coordination des attaques plutôt bien pensées. Après plus de 30 heures de jeu sur ce Gotham Knights (sur PlayStation 5), en ayant testé tous les Chevaliers (surtout Barbara et Dick) et étant arrivé au bout de l’histoire principale, je vous propose mon avis complet et sans spoilers, sur cet opus dont l’histoire n’a, pour rappel, aucune connexion avec les jeux Batman: Arkham du studio Rocksteady – ni avec la série tv éponyme développée sur le network The CW.

Batman est mort, mais les Chevaliers veillent sur Gotham

Batman est mort. C’est le postulat de base qui a rapidement été mis en avant par Warner Bros. Games lors de l’annonce du jeu il y a déjà deux ans. Gotham Knights nous propose donc très rapidement dès le début, après une longue cinématique qui commence à poser le contexte d’une histoire plutôt bien ficelée, de sélectionner un des quatre Chevalier de Gotham que vous souhaitez incarner. Un choix non définitif, bien-sûr, puisque vous pouvez switcher assez facilement de Chevalier pendant toute votre aventure qui démarre sur une première enquête et un premier niveau d’exploration, dans un des nombreux lieux qu’on a l’occasion de visiter dans cette nouvelle Gotham.

Pendant vos premières minutes de jeu à déambuler dans les couloirs de ce premier bâtiment, vous retrouverez très certainement des sensations déjà connues, et pour cause, le gameplay – bien que différent sur plusieurs aspects (j’y reviens plus tard), vous fera sans doute penser aux Batman Arkham. Un didacticiel plutôt bien intégré aux différentes séquences (saut, combat etc…) vous permettra de prendre très facilement le jeu en main, et c’est plutôt un bon point.

On est très vite plongé dans notre première enquête qui présente sa nouvelle version du mode « détective » en Réalité Augmentée, une fonctionnalité bien connue des habitués des jeux du genre mais qui intègre tout de même quelques nouveaux éléments. Ce mode « détective » va nous permettre de rassembler des indices ou résoudre des énigmes assez accessibles dans le but de découvrir des preuves sur différents crimes, ou accéder à des salles secrètes suivant la situation. Un premier jeu de piste ici qui finit par nous mener très rapidement vers le premier combat du jeu, contre des membres d’une des factions qu’on va retrouver pendant toute notre aventure.

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Une nuit comme une autre, à Gotham

Car oui, comme les Batman Arkham avec les sbires, Gotham Knights propose différentes factions associées aux super-vilains du jeu. Vous affronterez pendant toute l’aventure Les Régulateurs – des adeptes technologiques embauchés par Mister Freeze, les Parias – les « cinglés » de service adeptes d’Harley Quinn ou encore la Mafia, les hommes de main de Sir Cobblepot. Il y a plusieurs autres factions à combattre pendant toute votre aventure et exploration de Gotham, mais je n’en dirais pas plus pour éviter les spoilers. Là où cela devient intéressant avec ces factions, c’est que chacune d’entre elles est composée de différents types de membres : Bagarreur, Marraine, Grenadier, Tireur, Sniper, Survolté, Bulldozer, Incendiaire etc. D’un côté il y a les vilains spécialisés au combats corps à corps et tir, des grosses brutes qui servent plus de « tank », mais aussi des membres utilisant différentes technologies, comme l’utilisation de Drone qui va vous stun ou vous tirer dessus ou d’autres qui vont réanimer les vilains tombés au sol. Des ennemis à prioriser donc lorsque vous casserez des bouches à Gotham. Et votre gameplay et les différents arsenals que vous pouvez utiliser seront à adapter suivant le type d’ennemis que vous croisez et suivant la difficulté, puisque certains ont des sensibilités aux dégâts élémentaires : cryogénique, incendiaire, toxique, bioélectrique ou assommant. Une fois toute cette première séquence de combats passée, le jeu vous donne rendez-vous dans un nouveau point d’intérêt ultra important, et intéressant : le Beffroi.

Le Beffroi, un super ajout où il y fait bon d’y vivre

Le Beffroi est une de ces nouveautés que propose Gotham Knights et c’est à mes yeux une réussite. Véritable QG pour le joueur, le Beffroi est une sorte de Batcave 2.0 lumineuse, qui se situe en plein Gotham et qui permettra au joueur de souffler un peu, mais aussi d’accéder à tout un tas de fonctionnalités totalement inédites. Sous fond de différentes séquences vidéos propres à chaque Chevalier qui gère le deuil de la perte de Bruce Wayne, on a surtout l’occasion ici de voir leur relation évoluer au fil de l’aventure via des échanges qui peuvent paraitre parfois durs, parfois sincères, parfois émotifs et parfois drôles. Les liens se resserrent et quelques séquences iront même jusqu’à vous décrocher une larme si vous êtes du genre à pleurer facilement. De ce côté là, j’ai trouvé que le travail de construction des personnages, la narration et la gestion du deuil une réussite : Alfred, Barbara, Dick, Tim et Jason souffrent tous de la perte de Bruce, et ça les rend tout simplement beaucoup plus humains. Mention spéciale pour la « Messagerie » intégrée qui donne plus de sens et de consistances aux vies de nos différents Chevaliers, et qui reçoivent des messages de Clark Kent, Lois Lane, Kory et j’en passe.

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Ces petits détails qui changent tout !

Le Beffroi vous servira également de zone d’entraînement. En effet, avant sa mort, Batman a mis en place tout un tas de protocole, dont un système d’entrainement en Réalité Virtuelle, qui vous permettra de maîtriser au mieux les compétences des différents Chevaliers. Et c’est un ajout des plus intéressants là aussi pour prendre en main facilement un autre Chevalier si vous vous décidez de switcher en cours d’aventure.

Ce QG vous permettra également d’accéder à un tableau des preuves qui retrace toutes vos découvertes et les liens entre les crimes, un super ordinateur vous permettra également de customiser vos Chevaliers avec de nombreux skins et possibilités (coup de cœur pour les skins dessinés par Jim Lee), mais aussi de crafter votre arsenal – un autre ajout qui est le bienvenu sur ce titre.

En lootant des composants au cours de vos patrouilles dans Gotham ou pendant vos missions, vous aurez la possibilité de fabriquer une armure, votre gadget corps à corps et votre gadget à distance adaptés à votre niveau, avec des bonus et skins associés suivant ce que vous fabriquez. Un système de puces de mods a également été pensé et modifiera les propriétés de vos équipements, en le rendant plus puissant via des bonus comme l’augmentation du taux de critique, ou l’application de dégâts élémentaires. Plus vous trouvez de puces de mods rares (ou que vous les fusionnez), plus vos équipements seront meilleurs. Là aussi, je trouve que c’est un ajout plutôt intéressant, qui permet de varier les combats et de faire évoluer l’arsenal de votre Chevalier qui prendra des niveaux pendant toute l’histoire via un système d’XP.

Une fois que vous avez sélectionné votre Chevalier et que vous avez fait vos préparatifs dans le Beffroi, vous avez la possibilité de quitter seul (ou pas) votre QG, pour vous lancer dans une patrouille nocturne dans les rues de Gotham, ou directement dans une des missions secondaires proposées.

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Changer rapidement et efficacement son Chevalier

Citoyen en journée, justicier la nuit

Et dès chacune de vos arrivées dans les rues de Gotham, vous prendrez vite l’habitude d’ouvrir votre carte pour voir les crimes qui sont en cours, les PNJ et citoyens vigilants qui veulent vous confier des tâches, ou les lieux pour lancer différentes missions. Car la carte est plutôt grande, et je pense ne pas me planter en affirmant que c’est une des plus grandes Gotham jamais modélisées dans un jeu : vielle Gotham, Quartier Historique, le Centre, la nouvelle Gotham ou encore le Nord de Gotham, les lieux et points d’intérêts sont nombreux, il y a de la verticalité avec des endroits accessibles sous terre comme dans les airs, et la ville a enfin des… citoyens et une circulation (oui !). Même si vos patrouilles se déroulent essentiellement que la nuit, la ville vie, des véhicules avec des citoyens circulent et des gens réagiront à votre présence, comme dans un certain jeu Marvel’s Spider-Man pour rester sur le genre héroïque.

Pendant vos patrouilles vous aurez toute la liberté de décider de ce que vous préférez faire : si vous êtes d’humeur à aider les pauvres citoyens pris en otage par des criminels, ou si vous voulez stopper des cambriolages ou piratage, des indicateurs simples vous indiqueront la position des malfrats, et vous pourrez vous aider de la vision Réalité Augmentée pour trouver leur position exacte (ou simplement votre boussole). A vous maintenant de mettre au sol vos ennemis un à un, sans oublier de procéder à l’interrogatoire de certains d’entre d’eux et à récolter des indices. Une fonctionnalité plutôt sympa se nommant « Crime Prémédités » qui vous permettra de déjouer et détecter plus facilement des crimes à venir sur vos prochaines patrouilles. En scannant des SUV du GCPD (évitez les, ils sont quasiment tous hostiles avec les Chevaliers), vous aurez également la possibilité de révéler encore plus de crimes.

Dossiers de malfrat, crimes prémédités, agents en difficulté, kidnapping en cours, cargaison illégale, transport de prisonniers, trafic d’organes, braquages, traques des criminels les plus dangereux… nombreuses sont les activités proposées pendant vos patrouilles, et c’est une bonne chose. On a pas le temps de s’ennuyer. Et si vous en avez assez de casser des bouches, vous pouvez vous accorder une petite pause en visitant les points d’intérêts, en faisant quelques courses et défis, en partant à la collecte des batarangs laissés par Batman lors de ses précédents combats, en découvrant des caches secrètes, ou en partant à la chasse aux secrets dissimulés dans toute la ville (Historia Strigidae) pour en apprendre plus sur la Cour des Hiboux.

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Historia Strigidae

Pour vos déplacements là aussi vous avez le choix : la Batmobile/Tank n’est plus, mais le Batcycle vous permettra d’arpenter les rues de Gotham, en faisant bien attention à ne pas foncer sur les citoyens, bien-sûr. Et si le Batcycle ne vous convient pas, vous avez le très classique grappin associé aux différents modes de déplacements des Chevaliers que vous débloquerez une fois l’arbre de compétence « Chevalier » accessible : vous pourrez planer avec Batgirl, utiliser le trapèze volant avec Nightwing ou encore utiliser les fameux bonds magiques avec Red Hood. Et si vous devez aller d’un bout à l’autre de la map et que vous avez la flemme de vous déplacer, il existe des points de voyage rapide à déverrouiller via une technologie made by Lucius Fox en scannant des drones de patrouilles du G.C.P.D dans chaque zone. Une tâche que je vous conseille de prioriser, car cette fonctionnalité facilite grandement la vie.

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Le déplacement rapide

Un système de combat amélioré avec les capacités uniques des Chevaliers

Si les jeux Batman Arkham ont instauré un système de combat avec ou sans infiltration qui leur est propre, système de combat largement inspiré et amélioré dans Marvel’s Spider-Man, Gotham Knights s’est inspiré de tous ces jeux pour proposer une formule plutôt efficace, sans être non plus révolutionnaire. Dites adieu à la fameuse jauge de combo qui vous permettez d’enchaîner les records en frappant vos ennemis sans vous faire toucher une seule fois. Dans Gotham Knights, cette jauge laisse place à une nouvelle nommée « Élan » qui vous permettra d’utiliser vos capacités et gadgets propres à chaque Chevalier en veillant bien à éviter de subir des dégâts lorsque vous en donnez. Une fois cette barre remplie (à différents niveaux), vous pouvez utiliser une de vos nombreuses capacités spéciales, et ulti en plus du très classique coup normal, coup chargé pour casser la garde et l’utilisation à distance d’un gadget (batarang pour Batgirl, tir au pistolet pour Red Hood etc…). Car oui, chaque Chevalier à un gameplay et une façon de se battre bien unique : acrobatique et très fluide avec Dick Grayson, bourrin et puissant avec Jason Todd, plus subtile avec du piratage pour Batgirl, ou encore en mode infiltration avec Tim Drake. Une prise en main différente qui vous permet d’éviter l’ennui je trouve – grâce aussi à l’ajout des dégâts élémentaires qui sont à utiliser intelligemment suivant le type d’ennemis. Il y a cependant un gros défaut dans ce système de combat : l’absence de lock. Le ciblage d’ennemi aurait été le bienvenue lors des sessions combats, car la caméra peut parfois être capricieuse et vous donner de très mauvais angles. Côté difficulté, je n’ai pas à m’en plaindre, j’ai oscillé entre le mode Difficile et Moyen pour tester, et je trouve que le challenge est au rendez-vous, même dans le monde « Normal » – notamment sur les combats de boss, qui peuvent être fastidieux si vous ne trouvez pas rapidement les points faibles à exploiter.

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L’Arbre de Compétences

Le jeu vous permet de gagner des points d’expérience pour augmenter le niveau de votre héros. Lorsque vous montez de niveau, les statistiques de votre Chevalier sont améliorées et vous recevrez à chaque fois de nouveaux points à dépenser dans l’arbre de compétences (divisé en quatre branches) qui vous permettra de débloquer différentes capacités. Simple et classique mais efficace. La quatrième branche de l’arbre est dédiée aux compétences de Chevalier : il va vous falloir terminer des défis afin de débloquer ces capacités uniques. Cerise sur le gâteau, lorsque vous montez le niveau d’un Chevalier, le niveau de tous les autres Chevaliers se monte automatiquement. Il ne vous restera donc plus qu’à sélectionner un autre héros, à attribuer les points de compétences et à réaliser les défis Chevalier pour débloquer ses capacités spéciales et son mode de déplacement.

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L’Arbre « Chevalier »

Beware the Court of Owls, mais pas que !

Batman possède une galerie de vilains assez impressionnante, et pour ne pas tomber dans du « déjà vu », et pour certainement ajouter plus de mystère et d’originalité à son titre, Gotham Knights nous propose une histoire en grande partie centrée sur la mystérieuse, puissante et secrète Cour des Hiboux en s’accordant quelques libertés qui sont plutôt les bienvenue. Pour rappel la Cour a fait ses débuts il n’y a pas si « longtemps » que ça dans les comics, puisque c’est en 2011 – lors du lancement des New 52, que Scott Snyder et Greg Capullo ont présenté cette organisation secrète et ultra malveillante dans les pages de la série Batman. La Cour des Hiboux a, depuis, été utilisée à plusieurs reprises, comme dans la série Gotham ou le film animé Batman vs Robin.

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Vive le mode photo o/

Pour en revenir à Gotham Knights, je trouve que l’équipe de développement du jeu y a mis tout son cœur et beaucoup de passion pour nous raconter cette histoire avec la Cour des Hiboux qui bénéficie via ce titre d’un enrichissement de son lore. Les lieux secrets qu’on découvre pendant tout le jeu transpirent la classe avec des tableaux, fresques et décors tout simplement sublimes, appuyés par un excellent travail sur l’éclairage. Côté Ergots (les assassins de la Cour des Hiboux), on est servi. Le jeu propose différents types d’Ergots qui ont leurs propres forces et faiblesses qui leurs sont propres, et qu’il vous faudra exploiter en changeant votre style de combat. Gare aux pièges posés par la Cour des Hiboux, car certaines séquences pourront vous faire perdre votre sang froid.

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Attention, ils peuvent faire très mal.

Mais la Cour des Hiboux est loin d’être le seul groupe d’ennemis majeur à Gotham, et l’un d’entre eux n’a pas été dévoilé lors de la promotion du jeu, donc je n’en parlerai pas ici afin que vous gardiez quelques surprises. En revanche, quelques mots sur Harley Quinn, Mister Freeze et Clayface qui ont le droit à leurs propre arcs secondaires et qu’il vous faudra affronter n’importe quand (suivant le niveau demandé) au cour de votre périple dans Gotham Knights. La caractérisation de ces trois vilains emblématiques est plutôt bien travaillée, avec une mention spéciale pour Freeze qui a le droit, je trouve, à une histoire avec un peu plus de saveur que celle d’Harley ou celle de Clayface. Attention, je ne dis pas qu’elles sont mauvaises, mais j’ai été plus touché par celle de Freeze (as always). Et c’est clairement un des combats de boss qui m’a donné le plus de difficulté.

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« Je crois que j’ai je…. » non je ne la ferais pas.

Un Gotham Knights classique, mais très efficace

Je pense que vous l’aurez compris, j’ai plutôt bien apprécié ce Gotham Knights qui, je trouve, mérite ce titre de « successeur » des jeux Batman Arkham qu’on prête tant à lui donner. L’ambiance est excellente à de nombreux niveaux, le level design est bien travaillé, les nouvelles fonctionnalités sont intéressantes, les décors sont relativement bien construits avec un véritable amour de la part des développeurs pour Gotham et son lore. Mention spéciale pour tous les lieux de la Cour des Hiboux qui fourmillent de détails, la narration reste solide avec néanmoins quelques défauts à mes yeux, et les musiques qu’on peut entendre pendant toute l’aventure souligne efficacement les actions. Les fans de DC comme les non fans pourront s’y retrouver je pense, dans cette Gotham qui est bourrée d’easter eggs en tout genre et de connexions subtiles et cohérentes avec le reste de l’univers DC. J’ai quand même quelques déceptions, à commencer par ce manque de ciblage quand on veut échanger quelques coups avec les ennemis et le fait qu’on puisse se retrouver dans la partie d’un joueur utilisant le même Chevalier que nous – je trouve que ça casse complètement l’immersion. Tout comme le fait de ne voir seulement que le Chevalier de l’hôte de la partie dans les cinématiques, alors qu’on est deux dans la partie à avancer l’histoire. La coop ayant malheureusement nerfée les performances graphiques de Gotham Knights, certains se plaindront du fait qu’il tourne qu’à 30 fps sur des consoles nouvelles générations : mais je fais partie de ces joueurs qui s’en fichent un peu, le jeu est à mes yeux beau, stable et fluide. C’est très plaisant de pouvoir ENFIN jouer un autre personnage que Batman dans ces conditions, et toute l’histoire peut très bien se faire seul si la coop ne vous convient pas. J’ai hâte maintenant de découvrir le nouveau mode « Assaut » en coopération à 4 que nous prépare le studio pour le mois de novembre, et j’espère qu’on nous fournira du contenu régulier pour prolonger l’aventure dans les rues de ce Gotham Knights.

Julien

Julien

Fan de Batman et Superman depuis son enfance, il se lance en 2009 dans la création d’un blog présentant les fan arts de l’univers DC. Un projet qui finira par se transformer en ce qu'est DC Planet aujourd'hui.