Le cinquième tome narrait le retour d’un néo-dieu et la découverte du frère jumeau de Diana. Un récit aux apparences d’une grosse introduction bien rythmée à ce qui se prépare, qui donnerait envie d’en lire plus sur la suite. Ce nouveau tome des aventures reprend le travail de James Robinson pour développer les motivations des personnages de Jason et Darkseid.

LE MONDE NE SUFFIT PAS

Pour commencer, le récit se divise en deux arcs. Les premiers chapitres seront consacrés à l’arc du Chant du Cygne, les suivants à l’Attaque contre les Amazones. Nous suivons en premier Vanessa Kapatelis, victime collatérale des ravages occasionnés par un vilain du nom de Major Désastre. Wonder Woman lui sauvera la vie, mais la jeune fille y laissera l’usage de ses jambes. Par la suite, elle se voit la chance de suivre un essai thérapeutique grâce à la nanotechnologie. Soutenue par Diana durant sa rééducation, Vanessa se met à rêver de leur amitié, se donnant comme rôle celui de l’acolyte de l’amazone du nom de Silver Swan. Malheureusement, un nouveau drame viendra toucher la jeune fille dont elle ne s’en sortira pas indemme. Pendant ce temps, Darkseid et Graal se mettent en quête de retrouver des reliques anciennes car le seigneur d’Apokolips veut marquer le grand retour de sa toute-puissance sur sa planète. C’était sans compter sur Wonder Woman qui peut désormais se reposer sur le soutien et la force de son frère, Jason. Ce dernier commence à prendre conscience de ce qu’implique être un héros, et à développer son potentiel de fils de Zeus. Cette fois-ci, c’est ensemble qu’ils s’apprêtent à repousser les forces d’Apokolips. Sérieusement ?

FAITES L’AMOUR, PAS LA GUERRE

Si dans le tome précédent on pouvait souligner des qualités comme le rythme ou le traitement des personnages, ce sixième tome semble avoir passé la vitesse supérieure dans le traitement des nouveaux personnages comme Silver Swan, Jason ou Darkseid. Dans Le Chant du Cygne, la chute de Vanessa Kapatelis est trop mâchée, et pas assez progressive. En quelques cases, on passe du coq à l’âne. Les origines modernisées de Silver Swan ne sont pas mauvaises et même plutôt bien définies. Mais l’acquisition de ses nouvelles capacités auraient pu rendre ce personnage plus intéressant à suivre plutôt que la rendre à ce point bipolaire. On retrouve ensuite, dans l’Attaque des Amazones Jason dans son rôle de frère immature de la mythique amazone. Le statue du demi-dieu et les besoins du scénario poussent l’auteur à le rendre aussi digne que sa soeur. C’est ainsi qu’il va radicalement accélérer son développement. En deux chapitres, on se retrouve avec une telle évolution psychologique du personnage qu’on croirait que Robinson s’est rendu compte que sa première apparition était peu convaincante. Un lavage de cerveau ou une amnésie aurait été certes classique, mais plus crédible. Non, il fallait que l’intrigue principale se concentre sur l’antagoniste principal et ses projets. Si vous avez conscience de ce qu’il représente (même sans avoir beaucoup lu sur lui), vous savez que Darkseid est un être impitoyable, qui ne craint rien ni personne. Pourquoi James Robinson semble lui avoir insufflé de l’hésitation, du doute, de la peur dans ses réflexions?! Pourquoi l’obliger à chercher des reliques alors qu’il a retrouvé sa toute puissance? Cela n’aurait-il pas été mieux justifié dans le tome précédent, quand il était à l’état d’enfant? Quant à Wonder Woman, elle est beaucoup plus mis en retraite par rapport à Jason ou Darkseid. Mis à part une scène de discussion avec Jason, il n’y a pas de réelles scènes fortes pour l’amazone. Elle se distingue beaucoup plus lors des scènes de combats, très dynamiques et qui envoient du lourd. On sent la différence d’impact par rapport aux combats qu’entre humains.

La partie graphique comprend pas moins de cinq dessinateurs qui se répartissent le travail sur les huit chapitres. On voit la différence, chaque artiste fournit un rendu différent avec des traits plutôt fins pour ce qui est des corps et des visages. De plus, le travail de l’encrage joue beaucoup en faveur d’une colorisation soignée et esthétique.

Ce sixième tome aurait pu continuer dans la lancée du précédent, c’est-à-dire proposer un développement et un traitement progressif des personnages de Darkseid, mais surtout de Jason. Au lieu de cela, la volonté d’en mettre rapidement plein la vue prime sur le traitement des personnages. Wonder Woman Rebirth a beau être rester une série divertissante à suivre, elle a ses hauts et ses bas. Force est de constater que cette fois, cette suite a manqué d’inspiration, et qu’on espère que James Robinson se rattrapera pour la suite et fin de son run sur l’héroine.

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- Le traitement de Jason et de Darkseid beaucoup trop bâclé
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Pour ceux qui ont lu ce run en VO que vaut la fin ? Ça remonte ou c’est toujours aussi faible ? Après un premier tome correct, ça vaut peut-être le coup d’investir et de s’accrocher si malgré le deuxième tome faiblard, le troisième remonte la pente…