Premier récit entièrement dédié à la JLA depuis la nouvelle formule des kiosques de Urban Comics, on reprend la JLA là où elle avait été laissée. La fin de Panique dans le Microverse révélait le retour de Prometheus ainsi que ses ambitions. Qu’en est-il réellement et quelle sera son approche pour déstabiliser la Ligue ? De plus, préparez-vous aussi à embarquer dans un délirant Annual #1 avec Lobo comme vedette. Cela promet, croyez-le.

BIENVENUE À LA JOURNÉE PORTE DE LA JLA

Teasé depuis le dernier numéro, on apprend que le prochain défi qui attend la Justice League of America est un vieil ennemi que l’on croyait disparu. Et connaissant le personnage et ses méthodes, Prometheus compte frapper là où cela fait le plus mal.
L’histoire débute lors de la journée porte ouverte dans Le Sanctuaire, quartier général de la Justice League of America. L’objectif de cette manœuvre est de renforcer son image de proximité avec le peuple américain, car rappelons-le, ses membres sont des humains pour la plupart. Mais c’était sans compter la venue de John Porter, documentariste, qui s’est vu l’autorisation d’observer et d’interroger les membres de la JLA pour montrer le visage réel de ses héros au sein de la société. On apprend que Batman et Atom seront absents car occupés sur d’autres affaires. Au fur et à mesure de son interview, Porter va appuyer ses questions et ses propos sur des allégations qui vont commencer à créer des dissensions entre les héros, le tout bien sur devant l’œil des caméras. Bien entendu, le masque tombe rapidement et on apprend que ce n’était que la première phase du plan de Prometheus, diviser pour mieux régner. Une humiliation publique destinée à montrer que les raisons d’être de la JLA ne sont en fait qu’une belle hypocrisie destinée à berner le peuple.

La seconde partie du récit est centrée sur un voyage de Lobo pour aller sauver le monde des dauphins de l’espace (oui oui, cela existe). En effet, ils sont victimes d’un génocide et l’un d’eux a pu transmettre un message au Mec plus ultra de venir les retrouver. Admirateur inconditionnel de ces créatures, Lobo réussira à convaincre Black Canary de le suivre en jouant sur le sens de la justice et de l’esprit d’équipe de cette dernière. Après avoir pris le temps de faire le plein d’énergie autour d’une bonne pinte de bière, c’est en moto que nos deux compères s’élancent vers la planète Del-Marzopia pour débusquer le responsable et faire cesser cette tuerie de masse de cétacés.

LOBO, LE CZARNIEN QUI PARLAIT AUX DAUPHINS

Steve Orlando adopte une approche plus psychologique en déterrant Prometheus, ce qui est plus intéressant que ce qu’on avait lu avec les précédents vilains. Pourtant cela reste très classique dans la forme: infiltration puis attaque. La tension dramatique de l’intrigue repose essentiellement sur le discours que les phases d’action. Ne vous attendez pas à des combats qui décoiffent ou de la destruction en masse. Cela montre un traitement différent et plus terre à terre pour cette équipe de super-héros que n’aurait pas eu la Justice League avec sa Wonder Woman ou les Green Lanterns. En cela, le titre porte bien son nom car la Frappe Chirurgicale est une technique militaire censé frapper uniquement ses cibles, et ici Prometheus s’en sort assez bien. Ce qui est regrettable, c’est la brièveté du récit, et il devient parfois difficile pour le travail d’Orlando d’exprimer tout ce qu’il souhaite. Les scènes d’émotions n’ont pas autant d’impact avec si peu de pages. De plus, la révélation de l’antagoniste et de son partenaire est maladroite. Le sentiment et la surprise auraient été plus forts si on ne les avait pas découverts à la fin de l’arc précédent mais lors du premier chapitre de ce nouvel arc. Concernant les protagonistes, on va passer rapidement sur Killer Frost, Atom « junior » et Vixen qui reviennent respectivement avec leurs travers sur la peur de blesser ceux qu’on aime, croire en soi, et le pouvoir de l’amitié triomphera toujours. Non plus sérieusement, les deux grosses stars sont Black Canary mais surtout Lobo. Black Canary s’affirme davantage comme une leader, plus pragmatique qui sait comment s’adresser aux autres et agir en conséquence. Quant à Lobo, il est la définition même du dur à cuire. Vraie tâche d’encre qui s’assume au sein du groupe, ses répliques et ses manières sont d’un vulgaire qu’on se fait la réflexion si la JLA est dans le besoin (ou le désespoir) pour intégrer un type pareil dans ses rangs. Orlando l’écrit si bien qu’on aimerait le voir jouer avec ce personnage dans un titre solo. Ce qui est presque chose faite dans l’Annual #1 qui lui est entièrement dédié. Sous sa plume, on croirait presque vivre un rêve éveillé. Peu importe les nombreuses interprétations que l’on pourrait donner, ici elles semblent connectées aux souvenirs de l’enfance et à la sensibilité de Lobo. Le personnage reste fidèle à lui-même et c’est la profondeur du personnage, et ses causes personnelles, que l’on explore ici.

UNE FOUTRAQUERIE SPACIALE QUI ENVOIE DU PÂTÉE

Dire que la Justice League of America a eu une histoire tumultueuse avec les artistes serait un euphémisme. Le fait que Reis soit passé à un autre projet aurait pu faire penser que la série baisserait en qualité. Pourtant, Hugo Petrus fourni un travail tout à fait respectable. Bien que la technique et les crayons de Petrus soient bons, il reste encore des progrès à faire en ce qui concerne la présentation et son approche de la narration. En ce qui concerne l’Annual #1, on retrouve Kelley Jones dont vous reconnaitrez le style de son travail sur Batman Vampire ou bien la fameuse couverture de Knightfall tome 1Bane brise Batman en deux. Ses dessins peuvent paraitre exagérément démesurés mais collent parfaitement à Lobo en lui rendant sa musculature saillante qu’il arborait dans les années 90. Enfin, un petit mot concernant les couvertures de Carlos D’Anda et à ceux qui ont joué au jeu Batman Arkham Asylum de 2009. L’artiste était aussi à l’œuvre de différents artworks sur les biographies des personnages avec ce look très cartoon (voire caricaturé) que l’on reconnaît sur son travail ici.

Frappe Chirurgicale est un arc court mais qui sonne assez juste. Il permet d’affirmer la position de la JLA dans cet univers aux multiples visages de super héros. L’arc traite assez bien l’approche de Prometheus face aux membres de la Ligue. Y faut-il voir une critique de la politique et du pouvoir de la médiatisation? À vous de voir. En tout cas, avec ce contact plus proche du peuple et des lecteurs, des thématiques peuvent être plus facilement abordées avec cette équipe et on espère que cela continuera ainsi.

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Les +
- L'approche narrative avec Prometheus
- Lobo foutrement insupportable et on adore
- Plus de caractérisation de la LJA
Les -
- L'arc principal est trop courte
- Les dessins de Kelley Jones pour les non-initiés
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