Hypé par la série Superman: Lois & Clark, j’avais hâte de voir ce que donnerait la petite famille une fois dans le bain des séries régulières. Et je dois dire que l’annonce de la paire Tomasi/Gleason aux manettes m’a à la fois rempli d’espoir et de craintes. Il faut dire que Peter Tomasi est capable du meilleur comme du pire sur ses séries… Pour un Batman & Robin, il y a aussi un Arkham War.

Néanmoins il s’est fait une spécialité des séries mettant en scène des familles super-héroïques en puisant dans sa vie personnelle comme il nous l’expliquait à la PCE 2014, et je dois dire qu’en effet il excelle dans l’exercice.

Après un numéro Rebirth un peu hors sujet, l’histoire reprend la suite directe de la série qui a introduit la famille Smith/KentJon apprend à maîtriser ses pouvoirs tandis que Clark reprend le flambeau de l’ancien Superman en tentant de rassurer tout le monde sur ses intentions pacifiques. Mais alors que les parents de Jon tentent de comprendre l’inconstance des pouvoirs de ce dernier, un Eradicator qui semble animé de bonnes intentions va semer le trouble dans la vie déjà bien agitée des Kent.

C’est donc un mélange savant d’émotions, d’action et de vie quotidienne formidablement rythmé, tout en faisant la part belle à la dynamique de la famille et en particulier à la découverte de ses pouvoirs par Jon qui nous est donné à lire. Une découverte chaotique, qui passe par de gros impairs, comme une mort accidentelle, la révélation par erreur de ses pouvoirs ou encore une présentation plutôt intimidante de la Justice League. Bref un parcours initiatique plutôt rude, compliqué par les velléités de purification de son génome par l’Eradicator. Mais c’est sans compter sur ses parents qui iront jusqu’au bout pour le protéger, Lois allant jusqu’a endosser le HellBat qui avait aidé Batman à récupérer la dépouille de Damian sur Apokolips (déjà sous la plume de Tomasi et Gleason), pour protéger son fils. Mais celui-ci trouvera finalement les ressources pour aider son père à faire régner la justice.

Une belle histoire de transmission et d’héritage qui prouve que Peter Tomasi est vraiment le spécialiste de ces histoires père/fils. Même l’Eradicator est convaincant, chargé d’une mission de purification ethnique qui raisonne particulièrement dans le contexte actuel (et ce depuis bien trop longtemps). C’est d’ailleurs une façon intéressante d’aborder le métissage qui est aussi une composante de la personnalité du jeune Kent.

Niveau graphisme, on est sur une quasi sans faute. On retrouve majoritairement le trait habituel de Patrick Gleason, qui retrouve le dessin après avoir scénarisé avec succès Robin : Son Of Batman. Un trait plutôt sobre sur les décors, mais qui fait merveille sur les visages qui sont particulièrement expressifs, donnant aussi à Jon une bouille irrésistible. Je me souviens que j’aimais particulièrement la tête de sale gosse qu’il avait déjà donné à Damian sur Batman & Robin et il semble qu’il ait pris le contre-pied pour notre nouveau Superboy qui respire la joie mais est nettement moins sûr de lui que le jeune Wayne. Tel père tel fils… Il signe aussi quelques pages mémorables comme celle présente sur la couverture du livre.

Et quand ce n’est pas Gleason qui officie sur la partie graphique ce n’est rien moins que Jorge Jimenez et Doug Mankhe qui le remplacent. Autant dire que la qualité est au rendez vous, même si le style diffère un peu.

J’ai beaucoup aimé ce livre d’abord parce qu’il clôt définitivement les errements de la série sous les New 52 mais aussi parce qu’il reprend parfaitement le flambeau des histoires de la famille Kent et lance parfaitement la série. Les relations familiale sont parfaites tout comme la découverte des pouvoirs de Jon et de ses balbutiements pour finalement prendre sa place dans la famille super héroïque DC. De plus Jon constitue le négatif (d’un point de vue photographique) de Damian comme Superman est le négatif  de Batman, ce qui me rend impatient de découvrir Super Sons sous nos latitudes ainsi que le prochain tome de la série ; de bonnes lectures en perspective….

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Un bonheur de retrouver La famille Kent
Un bonheur de retrouver la team
Tomasi/Gleason sur un titre "familial"
Formidablement secondés par
Doug Mahnke et Jorge Jimenez aux dessins
Les -
Un numéro Rebirth moins intéressant
Lois dans le HellBat ?!?
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3 Commentaires sur "Review VF – Superman Rebirth Tome 1"

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Chipster

Sans aller jusqu’à la déception, je trouve dommage que ce premier arc s’embourbe autant dans l’action. J’ai été scotché par le premier numéro et la tension qu’il fait naître du point de vue de Jon. Mais si le sujet traité avec l’Eradicator est assez évocateur, Tomasi éclipse beaucoup l’aspect intimiste de Sup-family pour faire de la baston sur la moitié de l’histoire.
Par contre je suis déjà fanatique du trait de Jimenez, j’ai trouvé son numéro superbe avec la colorisation alors que la prestation de Gleason (bien que toujours génial) ne maintient pas son top niveau sur tous les numéros.

TheHolyBat

Le spoil gratuit du Hellbat… :(

nomalez

Magnifique tome! J’avais hâte de lire cette série qui fait suite à « Lois & Clark » et  » Superman : Requiem ». Je devenu gros fan de Jorge Jimenez, dommage qu’il ne fasse qu’un épisode! Vivement la suite.

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