1. C’est quoi DC You ?

2. Les nouvelles séries

3. Les mini-séries

4. Les retardataires

5. Les ex-New 52

6. Et pour l’avenir ?


Les ex-New 52

 

Après le grand nettoyage des titres New 52 opéré en mars 2015, une bonne poignée de séries pouvait malgré tout continuer leur chemin et reprennent leur publication en juin. Pour autant, le mot qui lie tous ces titres (ou presque), c’est le changement (et n’y voyez pas quelconque référence obscure à un slogan politicien de 2012). Car il y aura pas mal de bouleversements apportés sur une bonne partie des titres : notamment parce qu’il y aura des changements sur certaines équipes créatives (artistes, auteurs, voire les deux), mais aussi parce que les nouveaux arcs vont permettre d’aborder de nouvelles directions : du simple changement de costume à des bouleversements radicaux de statu quo, il y en aura pour tous les goûts. Mais bousculer les lecteurs de la sorte, est-ce toujours payant ?

Action Comics

Superman aura beaucoup subi durant l’année 2015. Perte de pouvoirs et de son identité secrète, il s’en prend plein la gueule par ses amis, et est abandonné par ses collègues. Certes Clark avait de quoi faire une dépression, mais cet événement était aussi l’occasion d’approfondir le personnage, lui donner un nouveau souffle et un côté humain. Actions Comics aura été le seul titre à réussir à faire un Clark fort et combattant qui ne se morfond pas de ses malheurs.

La série présentait ainsi comment Clark arrive à se débrouille sans pouvoirs. Tout simplement avec ses poings, à la Luke Cage. Devenu plus humain que jamais, il se doit de changer ses méthodes et se retrouve aussi plus bas que terre, face à des gens qu’il n’avait jamais vraiment appris à connaître. La série ne s’est pas perdue dans du larmoyant, les auteurs étaient conscient de la signification d’ACTION Comics ! Clark se battait pour survivre et garder son titre de héros. Que cela soit devant des criminels ou devant Wrath. La qualité de la série était vraiment bonne et surtout constante depuis DC You. Que cela soit au niveau du scénario ou du graphisme, c’était agréable et digne de Superman. Ce n’était pas à cette série de caractériser au mieux Clark dans cet nouvelle situation, le rôle incombait à la série principale Superman.

Ainsi, Action Comics a rempli parfaitement sa mission durant 2015 et avec DC You. Montrer de l’action à travers Superman. Que ça soit par les combats ou par un Clark musclé, puissant et à la limite de l’excès de violence. C’est une réussite !

Dossier DC You - 1

Aquaman

Depuis le départ de Geoff Johns, la série Aquaman a vu sa “hype” baisser de mois en mois, bien que le run de Jeff Parker soit loin d’être mauvais. La période DC You a vu arriver Cullen Bunn sur le titre, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le titre a été controversé. On se retrouve dans un arc assez bancal, qui voit le roi d’Atlantide être confronté à Siren, la soeur maléfique de sa femme, Mera, qui a abusé de lui dans tous les sens du terme (ce qui a choqué la frange puritaine du public des comics) et l’on se retrouve dans un schéma classique de lutte pour le pouvoir. C’est loin d’être aussi mauvais que l’on peut le croire, mais le titre est devenu tristement quelconque. Rien n’impressione et rien ne surprend réellement le lecteur. Aquaman est redevenu un titre anecdotique, qui s’enferme dans une atmosphère pseudo-Game of Throne, ce qui déçoit fortement. Espérons que le titre évolue en bien après le départ de Bunn, qui s’est laissé dépasser par les aventures de notre ami Arthur Curry.

Dossier DC You - 2

Batgirl

A l’inverse des nouvelles séries du DC You, Batgirl a duré toute l’année, il est donc plus difficile de faire un bilan scénaristique étalé sur autant de numéros, avec ses hauts et ses bas. Le résumé général est bon – pas forcément pour tous, remarquez. Jolis dessins, une trame qui emprunte des codes de narration au dessin animé, et un ciblage qui fera plaisir aux réfractaires du fun et de la bonne humeur déployé par Gail Simone sur le run précédent. Derrière, pas mal de numéros ont peiné en cette fin d’année, et sans chercher à théoriser sur la sur-présence des réseaux sociaux (on en parlera un jour, mais ça fonctionne dans Prez, par exemple), c’est surtout le concept qui peine à se renouveler passé le premier arc. On trouve encore de temps à autres de bons exercices de style, les planches de Babs Tarr à elles seules valent encore le coup de revenir le mois suivant, mais des cas d’école de type Batgirl #45 (encré à l’eyeliner, probablement), ou la réaction de Cameron Stewart sur la cover “polémique” d’Albuquerque sur les Joker Variants suffiraient à donner raison à ce pan du lectorat qui accuse la série d’être un produit marketing ciblé féminin, et qui abuse de ses codes sans rien développer d’intéressant. La série n’en est encore néanmoins qu’à ses débuts, aussi on concluera ce bilan par un “doit se reprendre en main”. Allez, maintenant on remplace toutes les reviews par des évaluations de profs de lyçée. Qui est chaud ?

Dossier DC You - 3

Batman

C’est l’un des plus gros changements pour les héros de DC Comics qui est apporté avec le lancement de DC You. Après la fin d’Endgame, le Batman est considéré comme mort, mais il faut que quelqu’un prenne la relève pour que le symbole persiste à GothamBatman est comme ainsi dire privatisé, et c’est le commissaire Gordon qui est chargé de porter une armure (et un costume léger en dessous), assisté dans ses actions par un gigantesque vaisseau volant – et qui doit faire face à nouvel ennemi inquiétant, Mr. Bloom. On se rendra compte assez vite que Bruce Wayne est toujours vivant, mais complètement amnésique, et a oublié qui il était auparavant.

Comme toujours, les histoires de Scott Snyder sur Batman ont droit à leur controverse, et ici, pas la peine de se demander pourquoi. Mais sous les idées farfelues et le côté mégalomaniaque de l’auteur (qui tient toujours à faire SON Batman), se cache une véritable volonté de défaire le Chevalier Noir, pour mieux le reconstruire. L’auteur cherche à retrouver ce qui fait l’essence du Dark Knight, en le faisant disparaître, et il faut avouer que Mr. Bloom est un nouveau venu charismatique et terrifiant, grâce au trait de Capullo, toujours en grande forme. On appréciera même la venue en invité de Brian Azzarello (successeur à Snyder ?) et Jock le temps d’un numéro fill-in. Mais que les choix de Snyder plaisent ou non, il faut reconnaître à son histoire un sacré culot et une certaine efficacité dans la narration. Un titre qui réussit à conquérir en tout cas son public malgré tout (les ventes suivent pour le moment), reste à savoir si toute cette période aura des conséquences véritables pour la suite ou non.

Dossier DC You - 4

Batman/Superman

Beaucoup de changement dans l’univers DC et qui ont impliqué très fortement cette série. Superman n’a presque plus de pouvoirs, Batman n’est plus ce qu’il était et est remplacé. Comment faire en fonction de ça ? Tout simplement en revenant aux fondamentaux de la série. Un conflit !

C’est ainsi que la relation entre Batman et Superman ou pour mieux dire entre Bat-Chappie (Gordon) et Clark n’est pas très propice à une collaboration. En clair, Gordon ne veut pas travailler avec Clark. En partant de ce point, on se dit que la série n’a plus lieu d’être, erreur ! Clark va se mettre à travailler avec les équipiers de Batman, la série peut garder son nom et nous offre ainsi une saga très belle et à la fois liée à d’autres série comme Action Comics ou Superman. La qualité graphique fut magnifique et tout aussi constante depuis juin 2015. Un réel plaisir à lire. On ne peut pas reprocher à la série d’avoir écarté Bat-Chappie, l’apparition de Dick, Batgirl et Redhood était un bon vent de fraîcheur dans la série. Notons tout de même, que la collaboration finale entre Gordon et Clark semble plus que jamais proche d’après les dernier chapitres.

Pour conclure, une série constante autant dans son graphisme et que dans son déroulement. Ca ne va pas trop vite, ça prend son temps et surtout a propose du contenu pour les fans avec des apparitions ou simplement Clark qui utilise du matériel à l’ancien Batman. Un sans-faute pour cette série qui a réussi à se renouveler. Un gros avenir pour la suite.

Dossier DC You - 5

Catwoman

Une année entre parenthèses pour Catwoman, sous l’ère Genevieve Valentine/Garry Brown (plus occasionnel) où l’héroïne est parvenue à redevenir un personnage intéressant, loin de la simple caution sexy de Gotham, en tant que femme forte leader du crime organisé et des mafias de la cité maudite. Très orientée pulp, cette fin de récit qui a structuré l’année de Selina Kyle Calabrese aura été passionnante à bien des égards, en tant que récit d’une femme forte dans la pègre, d’une saga familiale, et des guerres intestines entre les différents caïds du crime souvent en arrière-plan des fous d’Arkham obsédés par le Chevalier Noir. Il en ressort un run excellent, engagé, qui prend en exemple les grandes femmes de pouvoir de l’Histoire et de la littérature, dans des pages superbes et des dialogues écrits avec talent par une scénariste plus à l’aise dans son sujet que ses prédécesseurs. A l’image de la Catwoman de Loeb ou de Brubaker, cette Selina est une héroïne à part entière, dont l’existence va plus loin que le glamour du cambriolage ou l’aura de sex symbol dominateur dans sa relation avec Batman. Malheureusement, l’année se termine sous d’autres augures pour Catwoman, qui passe sous la plume d’un Frank Tieri peu convainquant en ce début de run, et qui refait exactement ce qui se faisait avant au lieu d’exploiter ce nouveau statut de la Catwoman de pouvoir. C’était bien, Genevieve, t’inquiète, nous on oubliera pas.

Dossier DC You - 6

Deathstroke

Le second titre Deathstroke depuis le lancement des New 52 avait quelque chose de très série B. Dans le premier arc, Tony S. Daniel s’amusait à changer le Slade Wilson qu’on connaissait en le rajeunissant, et livrait une histoire de guerre intra-familiale très sanglante, et malgré tout assez intéressante, d’autant plus que l’artiste est plus réputé pour ses dessins que ses scénarios. Pour le lancement de DC You, la série démarre avec un nouvel arc blockbusteresque et démesuré, dans lequel Deathstroke doit tuer un dieu, tout simplement. Un titan issu de la mythologie grecque plus précisément. Il y a un côté grandiloquent dans le titre mais l’écriture est beaucoup moins réussie qu’auparavant (Daniel est pourtant vite secondé par James Bonny) et la caractérisation des invités (Wonder Woman en premier) en pâtit sévèrement. Néanmoins on apprécie toujours autant la qualité des dessins (par Daniel, mais aussi Tyler Kirkham) qui aide grandement à faire passer la pilule. Plus récemment, l’auteur renoue avec le passé de la Suicide Squad du personnage pour une ambiance plus espionnage/bourrin en multipliant les invités, avec un retour d’Harley Quinn, que Daniel semble bien affectionner (puis la mettre sur la cover, on suppose que ça fait vendre).

Le titre ne fait donc pas de grosses vagues depuis juin 2015. Il se lit plus comme un plaisir coupable qu’un véritable monument de bande dessinée, sa force étant encore actuellement du côté graphique plutôt que de l’histoire, même si on admettra bien volontiers qu’il y a des histoires bien plus mauvaises à côté. Au moins, on ne peut pas dire que l’ennui soit au rendez-vous : Deathstroke, c’est un peu le comicbook très “popcorn” du DC You.

Dossier DC You - 7

Detective Comics

Là encore, une année à cheval sur deux scénaristes. D’un côté, Brian Buccellato, et son fidèle sidekick (bon, d’accord, en vrai, c’est lui le génie des deux) Francis Manapul, et de l’autre, Peter Tomasi en total automatisme. Après une série d’arcs anthologiques plus proches du Batman “toute continuité”, Buccellato a suivi la piste tracée par Snyder dans son invention du Bat-Chappie, et extrapolé sur la présence fréquente de Bullock dans son run pour construire un petit arc agréable centré sur le GCPD. Il en ressort un esprit Gotham Central (versus Patlabor) très réussi, et qui conclut avec habileté un run qui reste le meilleur de la série jusqu’ici. Puis arrive Tomasi, qui n’a pas la place de déployer son propre arc avant l’arrivée de Robin War, et livre une exécution vite fait bien fait dans son coin de scénario anecdotique sans intérêt, et mal dessiné. D’ici à ce que cette nouvelle époque fasse ses preuves, la série aura au moins passé une bonne année, à quelques mois près.

Dossier DC You - 8

Gotham Academy

Le titre le plus enfantin du Bat-verse ne connaît pas d’énormes bouleversements dans sa transition du DC You, et pour cause, il était l’un des pionniers de l’initiative de cette recherche d’un nouveau lectorat par l’éditeur américain (et poussé plus précisément par l’éditeur Mark Doyle). En guise de nouveauté, le mois de juin 2015 verra Damian Wayne apparaître dans les pages du titre, mais très rapidement la série reprend un cours normal et prend un format plus épisodique, qu’on suit un peu comme un croisement de Scooby-Doo, du Club des 5 et de Harry Potter, le tout à la sauce Gotham. Le charme opère encore pour beaucoup et le background d’Olive Silverlock et sa famille sont approfondis, ce qui offre un tant soit peu d’instants dramatiques également. Le titre commence néanmoins à tourner un peu en rond et sera greffée en décembre au crossover Robin War, signe éloquent du besoin de relancer ses ventes, alors que l’artiste attitré Karl Kerlsch subit également plusieurs remplacements avant d’annoncer son départ de la série.

Le début de 2016 sera sûrement décisif pour le titre, qui débute un arc “Yearbook” avec un nombre gigantesque d’artistes invités. Une sorte de pause pour le titre, a récemment déclaré Brenden Fletcher, qui a promis que l’histoire principale reviendrait dès après. En attendant, le titre se suivra toujours avec plaisir pour qui recherche une aventure plus légère dans un monde avec lequel il est familier.

Dossier DC You - 9

Gotham By Midnight (annulée)

La venue de DC You aura été assez importante pour Gotham By Midnight, le titre horrifique du Bat-verse, puiqu’il perdait son artiste Ben Templesmith, qui avait été un peu l’argument de vente sur les 5 premiers numéros. Ray Fawkes reste à l’écriture et est rejoint par un artiste à la renommée assez relative dans le comicbook mainstream, Juan Ferreyra. Celui-ci aura tôt fait de se montrer tout aussi efficace que son prédécesseur, si ce n’est plus, tant il arrive à imposer un style unique et qui se marie très bien à l’horreur rencontrée dans Gotham. Et si Ray Fawkes débute DC You avec des histoires se tenant à chaque fois en un numéro, il amène petit à petit les pièces pour un final angoissant et apocalyptique, qui viendra conclure le titre hélas annulé en décembre 2015. Une grosse année d’existence pour un des meilleurs titres différents de DC ComicsGotham By Midnight s’appréciera en tant qu’histoire complète et Juan Ferreyra reste un artiste à suivre de très près du côté de DC. Son prochain projet est déjà trouvé : New Suicide Squad.

Dossier DC You - 10

Grayson

Ah, oui, c’est vrai, Grayson (je me disais, on en a pas encore parlé : qu’est ce qui se passe ?). Vous aimez Grayson ? Ne répondez pas, votre avis n’a pas d’importance (et puis je vous entends pas, là. Hein, soyez réalistes à un moment donné). Parce que moi, j’aime bien Grayson, voire j’aime vraiment Grayson. Une année presque entière à jouer sur le même humour, les mêmes routines d’espionnages ouvertes et refermées, et la même rengaine sur l’identité de ce héros ni Robin ni Nightwing, et pas vraiment l’agent 37 non plus. Sans en dire trop sur l’intrigue qui se suffit à elle même, la sphère des espions du DC-verse inspirés par l’imaginaire colorés des héros et des vilains, une forme d’hommage permanent à l’esthétique années ‘60 et aux films d’espionnage classiques (non, par contre, sérieux, ça ressemble vraiment à Archer par moments, faut arrêter), un humour tout en auto-dérision toujours efficace, et une sexualisation du héros qui rétablit un peu la balance des push-up de super-héroïnes très exagérés, avec d’excellents numéros comme le Grayson #12 et le meilleur épisode de Robin War jusqu’ici : bref, je pense qu’on vous a assez saoulé avec cette série, qui reste juste bonne et pas extraordinaire dans l’épicentre de la culture super-héros, mais assez bonne au moins pour être appréciée sans lui chercher de poux dans la tête. Tiens, d’ailleurs j’ai failli oublier de dire que c’était beau. On est distrait, des fois.

Dossier DC You - 11

Green Arrow

Le passage de Kreisberg et Sokolowski étant déjà un mauvais souvenir, Ben Percy et Patrick Zircher se sont installés sur le titre Green Arrow pour la deuxième moitié de 2015. Au programme rien de révolutionnaire mais un héros qui a, malgré tout, retrouvé des couleurs (vertes si possible) au sein d’une série qui tente de capitaliser sur le travail brillant de Lemire et Sorrentino. Le retour d’Emiko, qui avait été oubliée durant le run de Kreisberg, fait plaisir et plus qu’une réelle rupture pour marquer l’arrivée du DC You, c’est un travail dans la continuité que tente de mettre en place Percy au scénario. On peut alors regretter un certain manque de prise de risques et un traitement assez éculé du personnage principal en mode anti-héros cherchant sa voie mais la qualité d’écriture est là. De plus, Zircher maitrise suffisamment son sujet sur la partie artistique pour créer une ambiance qui sied parfaitement au titre. En définitive, ce Green Arrow là n’est pas ce qui se détache de ce qu’étaient les New 52 mais demeure un titre sur lequel il faut compter.

Dossier DC You - 12

Green Lantern

Gros changement pour Jordan également. Devenu un exilé, un paria pour son propre Corps, il est devenu chasseur de prime avec le pouvoir du « gant de la volonté ».

On apprécie un tel changement, car oui c’est un gros changement de voir Jordan seul et sans une armée derrière soit pour l’aider, soit pour l’embêter. Jordan chasseur de prime c’est très attirant comme perspective mais c’est tombé à l’eau. Le chasseur de prime n’a pas duré longtemps, la série s’est perdue à vouloir essayer de garder le Corps des Lantern. Le laisser de côté un moment aurait été profitable. Il faut savoir faire montrer l’attente et le manque chez le lecteur. La série n’a pas réussi mais reste de qualité. La venue de Black Hand certes a été agréable mais pas suffisante pour renouveler la série. Il aurait fallu totalement réinventer la série pour un certain temps, exit les méchants de Hal Jordan et ses problèmes d’humain. Faisons place à un vrai exilé qui ne doit rien à personne sauf à lui même. Bien dommage d’avoir loupé ainsi une telle occasion. Dernièrement Jordan est revenu sur Terre, toute cette partie est très agréable, que ça soit dans la caractérisation des personnages ou la qualité visuelle des pages. Sauf que c’est trop rapide… L’impression que l’on va vite revoir l’ancien Green Lantern est là et c’est encore dommage. On peut avoir une surprise mais on sent que fin 2016, tout reviendra comme avant ou presque. A voir pour la suite.

Dossier DC You - 13

Harley Quinn

La série Harley Quinn a continué sur sa lancée, en continuant d’être un peu le “Deadpool” de l’univers DC (oui, je sais, la comparaison n’est pas bien originale, mais c’est complètement vrai, ouvrez donc les yeux). On a donc droit à un titre totalement loufoque, qui vient se moquer de pas mal de clichés issus des comics et qui impose son humour “méta” qui commence toutefois à se montrer très répétitif. Les chiffres de vente restent tout à fait corrects et la série reste un succès commercial, mais on commence à l’impression que ça tourne en rond et que les auteurs sont allés au bout de leurs idées. Il est évident que ça reste assez sympathique dans l’ensemble, mais c’est loin d’être renversant et c’est bien moins percutant qu’aux débuts du comic-book. Ce n’est pas une catastrophe, mais on risque l’overdose d’Harley Quinn, d’autant plus qu’une seconde série, Harley’s Little Black Book, lui est consacrée…

Dossier DC You - 14

Justice League

Avec l’arrivée de DC YouGeoff Johns lance une énorme épopée pour le titre locomotive de DC Comics, avec Darkseid War. Puisant dans les éléments teasés à la fin de Forever Evil et grosse déclaration d’amour aux travaux de Jack Kirby, cet event blockbusteresque, presque situé hors continuité (puisque tous les changements opérés sur les héros dans le reste de la ligne éditoriale ne s’appliquent pas ici), voit les entités parmi les plus puissantes et dangereuses du DCU s’affronter jusqu’à la mort, alors que les membres de la Justice League voient leur statu quo radicalement (mais on suppose, temporairement) changé. Ce sera également l’occasion pour DC Comics de capitaliser là-dessus en proposant une série de one-shots (certains plutôt réussis) qui se chargeront d’explorer le statu quo.

Pour le moment, Darkseid War continue de rouler tambours battants sur son 3ème acte ; il faut aussi rajouter que depuis le lancement de DC You (et même avant), c’est Jason Fabok qui s’occupe de donner vie à l’histoire de Geoff Johns, et l’artiste est un peu la crème de la crème du mainstream, et les numéros sont tous plus beaux les uns que les autres. Un artiste idéal pour ce genre de titre, et ce genre d’histoire. Darkseid War se terminera avec son cinquantième numéro, et si les 6 derniers mois ont été vraiment satisfaisants, on peut commencer à se demander comment le titre survivra-t-il à l’après, si Geoff Johns ne serait pas en train de livrer son dernier arc avant une reprise par un autre auteur – voire encore, un relaunch du titre ?

Dossier DC You - 15

Justice League United (annulée)

Après le départ de Jeff Lemire d’un titre qu’il avait pourtant lancé, c’est à un autre Jeff, Parker cette fois, que revenait la tâche de continuer la série. Pour l’occasion, exit l’ambiance cosmique qui faisait du pied au Silver Age et place à des récits plus courts avec un roster de personnages bien plus large et surtout qui change à chaque arc. Bien qu’en accord avec les principe du DC You, l’auteur pouvant régulièrement prendre ses aises avec la continuité, le titre n’aura pas attiré les foules et surtout pas vraiment convaincu la plupart des lecteurs. Résultat après six petits numéros dans cette nouvelle ère, Justice League United a subi une annulation compréhensible dans l’indifférence générale. Au final, on peut quand même se demander si la série n’aurait pas dû mourir avec le départ de Lemire. En l’état, l’arrivée de Jeff Parker est apparue un peu aléatoire puisque, jamais, l’auteur n’a paru avoir de réels projets pour le titre. Ainsi Justice League United appartient maintenant au passé et n’est, sur ses derniers numéros, jamais parvenue à retrouver la flamme des premiers épisodes.

Dossier DC You - 16

Lobo (annulée)

Bon alors… Figurant dans mon flop 2015, vous comprendrez bien que je ne vais pas encenser ce titre et surtout la version nouvelle de Lobo, un personnage qui m’est très cher à mon petit coeur. Mais avec un auteur qui tente de faire de la violence pour de la violence au milieu d’un scénario sans queue ni tête, qui tente de jouer sur des guests stellaires en incluant des personnages nouveaux mais sans fond, et un personnage dont l’histoire est remaniée d’une façon à prendre le lecteur en pitié, non, ce n’est pas possible. Heureusement par moment c’était beau à regarder, mais pas non plus souvent donc du coup, les fans de la première heure prendront un gros coup, les autres pourront peut-être aimer cette version soft. Mais en tout cas, ce n’est pas pour rien que le titre s’est déjà retrouvé dans le C’était à Chier de notre ami Zep !

Dossier DC You - 17

New Suicide Squad

Pénible. De bout en bout. De bonnes idées, mais une impression de déjà lu numéro après numéro, des dessins qui ne font même l’effort d’être engageants, des situations vues et revues, et un emprunt aux scénarios d’Ostrander dans le réalisme ou la variété des localisations, sans que le scénariste semble avoir compris le génie ou la force des premiers volumes. Ce New Suicide Squad est un bon exemple de pourquoi privilégier la qualité n’est jamais une perte de temps, vu qu’avec son pitch et son roster, la série avait tout pour être l’outsider du super-héros conventionnel. Plus violent, outrancier et subversif, une porte ouverte vers la réflexion sur les super-vilains forcés à devenir des héros, une bonne série d’équipe ou même une série drôle : rien n’y fait, Suicide Squad échoue à tous les niveaux, et on se demande en quoi elle mérite finalement son préfixe de New tant elle se borne à copier la formule de ces dernières années, en se reposant sur la présence de Harley et de Deadshot pour s’assurer son quotat de bénéfices indispensables. Je sais : il y a un film qui sort bientôt. Mais on annule pas Gotham by Midnight pour maintenir Suicide Squad. La balance karmique est partie bouder.

Dossier DC You - 18

Secret Six

Gail Simone a su continuer son titre en conservant son ambiance si particulièrement. Secret Six est une véritable exception dans le catalogue DC, c’est à la fois très fun et décomplexé et parfois un peu sombre, sans virer dans le grim & gritty le plus complet. On se trouve devant une série de péripéties rocambolesques menées tambour battant par la scénariste, qui s’amuse beaucoup à mettre en scène Catman et sa clique. On est finalement assez loin de la version pré-New 52 du titre, mais il est évident que c’est totalement efficace, et on se marre bien en tournant les pages du comic-book. Il est évident que le potentiel du titre est cependant limité, mais il a le mérite d’exister et de proposer autre chose qu’une série d’aventures super-héroïques, sans sombrer dans le travers de la parodie éhontée. Je ne peux que vous conseiller d’essayer Secret Six, en ayant conscience qu’il s’agit toutefois d’un comic-book hautement imparfait mais très distrayant, et dépaysant.

Dossier DC You - 19

Sinestro

Les aventures de Sinestro et de son Corps ont contiuné d’être toujours aussi efficaces. Fort heureusement, Cullen Bunn a réussi à maintenir le cap et l’on se plaît à suivre les aventures de notre anti-héros et de sa bande dans l’espace. Le personnage est franchement bien écrit et l’on en vient à se dire qu’il est aussi bien caractérisé que dans le run de Geoff Johns, ce qui prouve la qualité de l’ensemble. De même, sa relation avec sa fille, Soranik Natu, est plutôt intéressante et le tout sonne plutôt vrai. Le travail du scénariste est réussi et l’on ne peut décemment pas passer à côté de cette série si l’on aime l’univers de Green Lantern. Il s’agit cependant d’un titre “de niche” que l’on ne peut conseiller qu’aux connaisseurs et aux amateurs de Sinestro, dans sa version moderne, ce qui est à la fois la plus grande faiblesse et la plus grande force du comic-book. Sinestro est probablement le meilleur titre de la gamme Lantern, gageons qu’il continue à l’être durant les prochains mois.

Dossier DC You - 20

Superman

Superman… J’ai failli arrêter la série à un moment. Depuis DC You, Clark n’a plus ses pouvoirs et se morfond, il est victimisé et n’a plus rien d’un Superman. Certes c’était à cette série de caractériser le personnage après cette perte. Mais ça a été mal fait, on s’est perdu bien souvent dans de la répétition ou des discours chiants et un Clark subissant, presque sans volonté. Quand on voyait le Clark d’Action Comics, puissant et qui se bat pour exister. Durant un long moment, chaque chapitre c’était du blabla d’un personnage secondaire soit qui soutient un peu Clark soit qu’il le rejette carrément malgré tout le bien qu’il a fait. Ça aurait pu rendre la série encore plus mauvaise qu’elle ne l’était depuis un long moment, sauf qu’il y a eu du changement. Tout a changé, Clark a commencé à se battre, que ça soit dans la vie, contre le crime ou dans un fight club.

La série a totalement changé dernièrement pour devenir réellement excellente. La qualité graphique était déjà bien présente depuis le début et ça a continué tout du long. Dernièrement, le gros méchant de la saga a été présenté en la personne de Savage. Cet ennemi est retrouvé un peu partout dans les séries DC en ce moment. Il aura été très bien amené dans les séries ou par le dernier annual. Un excellent travail qui a été fait dernièrement pour Superman. On espère que ça va continuer mais il faudrait également penser à revenir à un Superman plus classique. Classique ne veut pas dire avec des pouvoirs, mais plus classique dans ses ennemis (sauf Savage). Une bonne année 2016 attend cette série si elle continue ainsi.

Dossier DC You - 21

Superman/Wonder Woman

Plus je descends dans ce dossier, plus j’ai l’impression de vivre ma catabase virtuelle de 2h du mat. Un peu comme quand tu scrolles une recherche google sur la philosophie orientale et que le moteur de recherche finit par te proposer des vidéos dégueulasses d’asiatiques qui font des trucs louches. Superman/Wonder Woman… Pourquoi faire ? Arrivée de Peter Tomasi dans l’année, avec à l’époque l’aura de Batman & Robin et cette capacité à faire interagir deux personnages sur de vrais sentiments humains. Mais la paternité manquant, force est de constater que le scénariste est moins inspiré par l’amour (ou est ce la peur d’ennuyer ?), finissant par ne rien proposer d’autre que de bêtes arcs de confrontation héros contre vilains, où les seules différences culturelles de Clark et Diana restent pour former la base de quelques dialogues sympas. Et c’est tout – remarquez, ce n’est pas comme si cette relation était “canonique” ou utile au reste du DCU non plus. Derrière, plein de tie-in aux récits du Superman humanisé, des numéros de plus en plus longs et anecdotiques, ou on se demande si le super-couple n’a pas été qu’une idée éditoriale foireuse de plus lâchée à un moment T pour vendre des singles, sans que le projet d’en faire quoi que ce soit ait été discuté en amont. Il n’en reste qu’un fragment de relation, et là où le titre se base justement sur l’amour sensé unir les deux héros, chaque avancée ressemble à une relation entre deux exs qui se revoient encore de temps en temps (par nostalgie, ou parce que Tinder n’existe pas encore chez eux), sans s’avouer qu’ils sont déjà passés à autre chose chacun de leur côté. Si vous voulez lire des comics qui parlent d’amour, je vous conseille Preacher ou le Midnighter récemment. Si vous voulez lire des bons récits de super-héros, je vous conseille d’autres titres de cette liste, qui auront au moins pour eux d’avoir une vraie direction de fond.

Dossier DC You - 22

The Flash

Mêmes auteurs, même style graphique, mêmes personnages, The Flash fait partie de ces séries qui se sont contentées d’observer le lancement de l’initiative DC You de très loin. Ainsi emmené par le trio Robert Venditti, Van Jensen, Brett Booth, le bolide écarlate n’a pas changé une formule qui fonctionne assez pour, semble-t-il, satisfaire les hautes autorités chez DC Comics. Malgré tout, les fans du héros auront vécu six mois assez ternes, la faute à un arc plutôt inégal en terme de narration et qui n’a pour lui que le retour de Eobard Thawne sous le masque du Reverse Flash. L’avenir proche s’annonce du même niveau car, excepté le départ de Booth sur la partie artistique, l’équipe créative reste en place. On espère donc voir les deux compères Venditti et Van Jensen plus inspirés au scénario mais en l’état, tout s’annonce stable et tranquille mais pas forcément encourageant pour Flash et sa troupe.

Dossier DC You - 23

Teen Titans

Etait-il vraiment utile de relancer la série il y a plus d’un an après les méfaits de Scott Lobdell pour en arriver là ? C’est légitimement la question que l’on peut se poser maintenant que Will Pfeifer est confortablement installé sur la série. En effet, les derniers mois n’ont fait que confirmer ce que l’on pressentait déjà au début de son run, Pfeifer sur Teen Titans, c’est peut-être un peu mieux que Lobdell (mais vraiment un peu) seulement voilà, c’est tout aussi anecdotique. D’autant plus que le père Lobdell est parvenu à s’incruster sur les derniers numéros de la série en fin d’année. Là encore, voici un exemple de série qui n’a pas vraiment attrapé le wagon DC You et qui se contente d’utiliser la même vieille formule qui commence doucement à périmer. En définitive, il est grand temps que les choses bougent et ça tombe bien puisque le changement, c’est maintenant… ou en tout cas pour très bientôt. Dès Février, ce sont Greg Pak et Noel Rodriguez qui vont débarquer sur le titre pour, on l’espère, enfin proposer quelque chose d’intéressant sur les Titans. Non pas que le temps presse mais quand même, cinq années de récits médiocres sur une série, ça fait un peu beaucoup.

Dossier DC You - 24

Wonder Woman

DC You ou pas, le couple Finch aura été fidèle à lui-même durant ces six derniers mois à la tête de Wonder Woman. Ces deux-là semblent s’amuser et David Finch peut dessiner ce qu’il veut mais pour les lecteurs, par contre, ça n’a pas été la joie. Des scénarios clichés, des personnages méconnaissables, des dessins parfois corrects mais souvent moyens… Le run de Meredith et David Finch s’est donc poursuivi comme il avait commencé, c’est à dire sans briller. La fin des New 52 n’aura donc rien changé (excepté un nouveau costume pour Diana…) pour ce titre qui est pourtant un de ceux qui a le plus besoin de changement. Ce fut donc le calme plat sur le monde de Themyscira et il n’y a pour l’instant aucun signe de bouleversement à l’horizon. Reste donc à prendre son mal en patience mais en attendant, vous pouvez gentiment éviter la série. Wonder Woman mérite mieux et les lecteurs aussi.

Dossier DC You - 25

Pour conclure…

Certains titres comme Batman et Superman vont véritablement changer de direction, et concernant ce dernier on peut questionner la pertinence d’avoir voulu débuter les aventures du personnage dans DC You directement avec un crossover, qui n’est pas forcément la façon la plus habile pour attirer de nouveaux lecteurs. D’autres profiteront du soft-relaunch pour changer leur direction (avec ou sans changement d’équipe créative) alors que certaines séries continueront à faire exactement la même chose. De fait, les titres qui étaient bon avant DC You restent globalement bons, et ceux qui étaient mauvais continuent d’être mauvais.

En tous les cas, certains changements n’auront pas été profitables et DC Comics décidera d’annuler quelques titres, certains compréhensibles comme le mal-aimé Lobo, d’autres dont on a du mal à accepter l’annulation au vu de leur grande qualité (Gotham By Midnight), mais disons le : ça a été simplement fait en prenant les titres qui se vendaient le moins bien. La dure réalité du marché…

– ArnoKikoo, Capugino, Corentin, Harley, n00dle, Zeppeli

19 Commentaires

  1. J’avais lu que l’arc Darkseid War n’ai pas vraiment hors continuité, c’est juste qu’il y a des séries actuelles qui se passe en même temps (cyborg) et d’autres avant (Batman, Superman). C’est vrai ?

    • J’aurai plutôt tendance à considérer que les séries Batman et Superman se situent au contraire après la Darkseid War mais rien d’officiel n’a été communiqué dessus.

    • Dans le cas de Batman, il y a un problème de cohérence. Dans le numéro spécial où Batman a la chaise de Metron, Alfred a ses deux mains. Or, il en perd une dans Batman Endgame. A moins qu’elle ait repoussée, on a donc envie de dire que ça se passe avant Endgame. De même, on a du mal à croire que le commissaire Gordon de ce numéro spécial a déjà endossé l’armure.
      Sauf que, dans Darkseid War, Batman apprend l’identité civile du Joker. Et donc, tout le jeu sur sa posture de “Pale Man”, lorsqu’il veut faire croire à Batman qu’il serait un monstre immortel du passé, ne tient pas s’il connaît son identité et sait que c’est bien un homme “normal”. Donc ça ne peut pas se passer avant non plus.
      C’est entre autres pour ça que l’histoire est difficilement situable sur le plan de la continuité.

      • Problème lorsqu’on laisse des scénaristes en roue libre. Et je préfère largement JLA que les titres Batman du DC You

      • Alfred, je suis quasiment certain d’avoir lu qu’il disait que sa main était conservée, mais qu’il ne voulait pas la récupérer tout de suite. Si le Joker, a été capable d’obtenir un nouveau visage, je doute que ce soit difficile pour Alfred de récupérer sa main.

  2. J’ai lu avec intérêt ce dossier, car j’ai pas vraiment suivi le DC YOU. Merci pour ce bilan/résumé bien structuré et accessible.

  3. Je suis d’accord pour dire qu’en terme de pub, DC a toujours énormément de mal à vendre ses produits. Il y aurait dû avoir quelque chose pour des titres tels que Prez, Midnighter, Gotham by Midnight, Titans Hunt (dont une grande partie du public ‘ricain pense encore que ça a un lien avec le pré-New 52, c’est dire … :/) ou encore Lois & Clark.
    Cependant, mettre le paquet en terme de comm’ sur le DCY aurait peut-être fait bien plus de mal à DC si l’on prend en considération l’état de bon nombre de séries.
    Très beau dossier sinon !

  4. Merci pour ce dossier complet. J’ai finalement bien fait d’arrêter de prendre des kiosques Urban Hormis Green lantern saga ( Qui va surement s’arreter de toute maniere) pour me centrer sur la librairie. C’est tout de même dommage que DC n’arrive plus à progresser et à faire de belles choses..
    Encore heureux qu’avant 2011, DC avait de belles histoires.
    Je vous laisse, je vais lire du Kirby !

  5. Chouette dossier. Merci pour ce bilan, plaisant à lire.

    Période DC YOU, je n’ai suivi assidûment que Prez, qui était vraiment une série excellente, et je suis vraiment triste que les ventes n’aient pas suivi. Et maintenant le dessinateur part chez Marvel…

    La seule série que je suis actuellement chez DC c’est Superman : American Alien, mais j’adore vraiment la série.

    J’avais essayé Black Canary qui était une série prometteuse et qu’il faudrait que je prenne le temps de continuer. Tout comme la série Batgirl dont j’avais bien aimé le premier arc de la reprise. L’arc Darkseid War de la Justice League avait vraiment l’air très bien aussi. Par contre Superman, j’ai décroché avec le changement de scénariste.

    Et y a des séries qui me plaisent un peu mais qui n’arrivent pas à me convaincre complètement comme Martian Manhunter, Starfire ou We Are Robin. Mais je les continuerais peut-être un jour.

    J’espère que DC aura de bonnes surprises à nous proposer en 2016. J’ai hâte de lire le Wonder Woman Earth One et Legend of Wonder Woman quand ce dernier arrivera en relié (parce que le format numérique avec les demi pages et les demi numéros, c’est pas possible).

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.