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Dossier – DC Comics : Deux ans de NEW 52 : Le Bilan

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Sommaire
DC NEW 52

Première année

L’année dernière je vous avais fait une introduction aussi longue que… qu’il était possible de faire une introduction. Pas le choix puisqu’il fallait expliquer le concept des New 52, les tenants et les aboutissant du projet et poser le contexte de cette première année dans l’ère des New 52. Je vous y ai raconté les banalités que vous connaissez tous maintenant (si ce n’est pas le cas vous pouvez aller faire un tour sur ce dossier) et qui n’ont plus vraiment lieu d’être. Du coup je me retrouve le bec dans l’eau puisque la meilleure chose à faire reste encore de vous dire ce qu’il s’était passé cette année-là, et donc de faire un copié-collé de la conclusion du dossier. Oui, comme ça vous aurez un vrai lien entre les deux, du genre jamais vu !

D’ailleurs c’est avec quelque mois de retard que le dossier sort de notre coffre-fort alors qu’au final il est prêt depuis un petit moment. C’est là que l’on se rend compte que c’est surtout du côté de DC Planet que ça a beaucoup changé en un an. Mais ce n’est pas parce que nous ne sommes pas parfaitement calés avec l’agenda DC Comics que nous n’allons pas vous assommer avec des bons gros dossiers comme celui-ci. Heureusement d’ailleurs que ce n’est que quelquefois par an, parce que ça en prend de l’énergie pour vous instruire bande de fanfrelus. Bon, c’est vrai, je fais la victime mais en fait on prend un bon gros plaisir, pas si égoïste, à le faire. On espère surtout que vous en prenez au moins un peu en lisant. Le plan c’est quoi ? En fait c’est le même que l’année dernière. Nous avons tous simplement passé en revue chaque groupe qui compose la fameuse ligne des New 52 pour ne vous en laisser que ce qu’il faut retenir. Au moins avec ça vous pourrez vous la péter en faisant genre que vous suivez tous les titres DC Comics des New 52, alors qu’en fait, c’est presque vrai !

D’ailleurs, les New 52 sont maintenant le plus gros mensonge commercial de DC cette année puisque le concept a pris fin cette année. Forcément, à l’allure ou les vagues étaient lancées, cela ne pouvait pas durer tellement. Depuis, les vagues se sont enchaînées sans vraiment se ressembler pour finalement cesser d’exister en tant que tel, avec des remplacements de séries bien plus disparates. Si la première année la ligne directrice semblait plutôt claire, elle s’est estompée petit à petit avec le temps, sans doute parce que gérer 52 séries qui partagent le même univers n’est pas vraiment aisé, et surtout parce que DC n’aime pas les boulets, la firme se débarrasse des titres perdants plus vite que son ombre. Heureusement, il semble que celle-ci y voit maintenant un peu plus clair et semble surtout se structurer par phases qui, si elles ne deviennent pas annuelles, paraîtront sûrement au moins tous les deux ans, ou en tout cas dès que DC aura la nécessité de remettre un peu les choses à plat dans sa continuité et ses séries. Personnellement je n’ai pas de problème avec cela, du moment que ce n’est pas l’occasion de refaire n’importe quoi et que l’on nous donne de nouvelles séries. Cela peut également permettre de morceler l’histoire des New 52, offrant ainsi autant de portes d’entrées que de phases.

Nous avons connu aussi beaucoup de bas cette année, avec des séries qui ont plongé dans les tréfonds de la médiocrité, certains artistes et auteurs ont clairement déçu alors que d’autres continuent de nous surprendre ou de se révéler au public. Les ventes se portent également au beau fixe chaque mois avec le gros « fuck » que DC a fait à l’ensemble de l’industrie et des mauvaises langues avec le Villains Month. Initiative Ô combien conspuée et, il faut bien l’avouer, à la qualité globale tout juste moyenne, elle n’en reste pas moins un succès écrasant pour la Distinguée Concurrence, la confortant dans sa stratégie de l’événement et du collector. On pourra en dire et en penser ce que l’on veut, ça fonctionne bien, très bien. Nous aurons également connu de gros scandales entre la non-possibilité pour Batwoman de se marier, la fameuse page du « suicide » du premier numéro d’Harley Quinn qui n’a finalement même pas été publié et j’en passe un paquet. L’éditeur n’a pas été épargné tout au long de cette année, surtout du côté des ressources humaine et de l’éditorial. Accusé de mal traiter ses artistes qui sont allés voir si ailleurs les pâturages étaient plus verts, la gluante est allée jusqu’à faire plier certaines décisions grâce à twitter. Preuve, s’il en est, que le fan a quand même son mot à dire.

Oui cette deuxième année n’a pas été de tout repos côté papier mais finalement les tempêtes ne font que rendre le voyage plus intéressant. Et puis nous sommes toujours là, ça veut bien dire qu’il y a des choses à en garder !

J’arrête mon inutilité ici, je pense que vous avez d’autres choses à faire comme lire le dossier. En espérant, comme toujours, que vous passerez un bon moment de lecture. Ah oui, pour informations, cette année je ne suis plus le seul à avoir contribué à ce dossier, c’est un travail d’équipe !

2. Justice League

Deux ans de Justice League

Une année de plus de lecture. Une année de plus d’histoires et de continuité. C’est surtout une année marquée par les changements dans la famille Justice League.  Alors que la première année des New 52 nous avait plutôt conquis, dans son ensemble, la deuxième année a clairement changé le visage de ce groupe éclectique, aussi bien en termes de héros que de qualité.

On va commencer par les annulations puisque pas moins de 3 d’entre elles ont disparu. The Fury of Firestorm, DC Universe Present et The Savage Hawkman sont définitivement écartées du groupe pour manque de vente et d’intégration à d’autres séries. On verra alors apparaître les séries Katana, Justice League of America et son spin-off Justice League of America’s Vibe. La première restera dans les tréfonds de la médiocrité toute sa vie (puisque son annulation est déjà prévue après moins de 15 numéros). La seconde n’avait finalement qu’un but, nous faire entrer dans Trinity War. Ce fameux Trinity War que l’on nous teasait depuis le tout début des New 52 et qui ne s’est révélé être qu’une introduction à une histoire bien plus grande, Forever Evil. D’ailleurs la série Justice League of America’s Vibe devait elle aussi faire partie des grands plans de DC avec un héros qui a le pouvoir de passer entre les mondes. Malheureusement elle a souffert d’un lancement poussif avec une histoire trop classique et des dessins limités. Disons que DC n’a pas réellement fait d’effort pour pousser la série dans les mains des lecteurs.

Trinity War

Revenons-en à ce fameux Trinity War puisque c’était quand même l’attraction de l’année pour ce groupe en 2013 et cela fut une grande déception pour beaucoup d’entre nous. Se partageant entre Justice League, Justice League of America et Justice League Dark (dans le groupe Dark), cette histoire avait pour intrigue principale de nous révéler ce qui se cachait dans la trop célèbre Boîte de Pandora mais aussi nous en dire un peu plus sur le personnage du même nom et cette intriguant Trinity of Sin. Au final on se retrouvait avec plus de questions que de réponses et nous découvrions alors de manière un peu amère que ce grand crossover n’était devenu qu’une simple introduction à Forever Evil.

Heureusement d’ailleurs que Justice League s’est bonifié avec le temps et nous a servi un autre crossover avec le titre Aquaman du nom de Throne of Atlantis. L’excellence de Geoff Johns dans toute la splendeur de ses plans machiavélique pour remettre Aquaman aka Arthur sur le devant de la scène et d’en refaire un personnage cool. Se déroulant dans les deux séries précédemment citées, l’histoire nous raconte comment le monde d’Atlantis se révèle au monde aux travers des actes maladroits d’un personnage mystérieux et qui vont déclencher une guerre meurtrière entre le monde marin et celui de la surface. Cet évènement est synonyme de beaucoup de changements pour la série Aquaman qui ne cesse d’être exceptionnelle. En 2013, elle sera passée de la série de super-héros plutôt classique à quelque chose d’un peu plus complexe, s’essayant aux jeux de complots, diplomatie et royauté à la Game of Thrones. D’ailleurs, Aquaman est sans aucun doute la série la plus constante en terme de qualité dans ce groupe et vous vous feriez grand mal de ne pas vous y mettre sachant qu’elle est publiée en version française.

Aquaman

Parmi les séries, deux d’entre elles étaient apparues très récemment. Earth 2 et Worlds’ Finest n’en étaient qu’à leurs deux premiers numéros lorsque cette deuxième année a commencé. Worlds’ Finest lutte quelque peu depuis le début pour réellement trouver sa voix avec ses changements d’équipe créative et quelques passages dans d’autres séries. Les deux personnages n’ont pour l’instant pas vraiment brillé. Par contre la série créé par James Robinson qui raconte les aventures d’une autre Terre, Earth 2, a su réellement se créer une place de choix dans le catalogue de DC. Grâce à une très bonne caractérisation et de bonnes histoires ainsi qu’une partie visuelle splendide grâce à Scott, Earth 2 a su trouver son public, ce qui est amplement mérité. Il faut aussi souligner que ce n’est pas pour rien que cette série prend de plus en plus de place dans l’histoire du DC Universe puisque des événements majeurs sont en train de s’y dérouler. Earth 2 est une autre série à ne pas manquer.

L’Archer Vert a tout simplement vécu une véritable résurrection. Celui-ci, comme The Savage Hawkman et les autres du camp des annulées, se voyait rejoindre les méandres de la médiocrité. Heureusement une nouvelle équipe créative est annoncée sur le titre pour remettre la série sur les rails du succès. Voilà que le prolifique Jeff Lemire et le très talentueux Andrea Sorrentino se lancent dans une croisade qui va tout simplement redéfinir le personnage et son univers sans renier l’héritage de l’année déjà écoulée. Coup de génie, la série est sauvée, du moins qualitativement parlant et c’est à nouveau un vrai plaisir que de suivre les aventures d’Oliver Queen et sa bande dans la série Green Arrow.

Green Arrow

De son côté The Flash continue sa course contre ses ennemis puisque cette année il aura fait face à une invasion massive de gorilles, aura affronté et se sera allié un instant avec les Rogues, aura voyagé dans la Speed Force, tenté de devenir un mentor, et aura rencontré sa Némésis pour la première fois. Buccellato et Manapul ont également annoncé que leur run allait se terminer mais laisseront derrière eux un run qui aura globalement été réussi, donnant un nouveau souffle au Speedster.

Wonder Woman est toujours l’un des meilleurs titres que DC Comics publie chaque mois et ne cesse de s’affirmer comme un titre à part. Toujours dans sa quête de protection du bébé de la prophétie, celle-ci découvre petit à petit de nouveaux secrets de famille qui l’amènent toujours plus loin dans sa confrontation avec les dieux de l’Olympe. New Genesis et les New Gods ont également fait leur apparition et dernièrement le conflit a pris une toute nouvelle tournure avec la mort d’un personnage important pour l’Amazone.

Justice League est le groupe phare de DC Comics puisque c’est celui qui est au centre de toutes les plus grosses intrigues. Disparate en qualité, en ambiance et en importance, cette famille est composée de titres très forts qui se placent souvent dans nos tops de lecture. Cette deuxième année a été ponctuée de nombreux changements dans sa composition, et ses personnages ont traversé, et traversent toujours, des moments compliqués. Faites le tri, mais ne passez pas à coté de certaines d’entre elles, vous vous en voudriez beaucoup !

3. Super-Family

Deux ans de NEw 52 Super-Family

La Super Family est l’une des rares familles à qui le relaunch New 52 n’a pas vraiment fait du bien. En Octobre 2012 elle n’est alors composée que de 4 titres, Action Comics, Superman, Supergirl et Superboy. Grant Morrison n’est qu’à quelques encablures de la fin d’un run qui n’est  pas forcément mauvais mais qui est très loin d’être accessible à tous de part des références incalculables à l’univers de Superman mais aussi parce que la construction narrative de l’ensemble peut paraître extrêmement chaotique. Superman n’arrive pas à décoller (un comble), enfermé dans des histoires sans réel intérêt, passant la plupart du temps à se faire puncher. Superboy est au fond du trou depuis le début et ne semble pas vouloir en sortir alors on se dit que cette nouvelle année ne pourra être que meilleure !

Le truc alors, c’est que DC Comics décide de lancer le premier crossover de la Super Family afin de réunir les 3 personnages pour la première fois et créer une sorte d’univers commun, comme pour Batman en somme. Ce crossover s’appelle H’el On Earth (oui le jeu de mots est…) et voit l’apparition d’un nouveau personnage, qui semble Kryptonien, mais qui est tout simplement supérieur en tout par rapport à Superman, Supergirl et Superboy. Cet être incroyable s’appelle H’el (encore un jeu de mot !) et prétend être le fils spirituel de Jor-El, le père naturel de Kal-El. La suite vous la connaissez puisqu’elle est même disponible en VF. Lobdell qui se voit propulsé à la tête du projet a de bonnes idées mais toutes très mal exécutées. On se retrouve avec un crossover qui ne rime à rien, un nouveau personnage inédit complètement insipide parce que mal écrit, une amourette entre lui et Kara qui n’a d’équivalent que celles de Plus Belle La Vie sur France TV et qui malheureusement se termine en nous promettant une suite. Aïe. Le fan de Superman n’est toujours pas épargné.

Superman

Supergirl qui, jusque-là, parvenait toujours à tenir la dragée haute du groupe en termes de qualité, commence aussi sérieusement à s’essouffler. Toujours en colère, toujours en train d’hurler et de jouer la victime épleurée ou à distribuer des poings à tout va devient franchement redondant.

Le mois de Juin sera une petite renaissance pour ce groupe à bout de souffle. D’abord avec l’arrivée de deux nouvelles séries, et pas n’importe lesquelles puisqu’il s’agit de Superman Unchained écrite par la super star Scott Snyder et dessinée par la super star (bis) Jim Lee pour une série sensée être super star (bis bis) elle aussi. La déception sera grande pour une série avec une telle équipe mais elle est de loin ce que Superman a connu de mieux depuis les New 52. L’autre série c’est Batman/Superman. Oui il faut mettre le Batman avant même si la série se trouve dans le groupe Superman. Dessinée par l’impressionnant et stylistique Jae Lee et écrite par un petit nouveau chez DC Comics du nom de Greg Pak, ce titre a pour ambition de nous raconter les aventures que Batman et Superman on vécu ensemble, de leur côté et ainsi nous révéler leur véritable première rencontre. C’est beau, c’est frais, c’est bien écrit et c’est la meilleure série du groupe ! L’autre changement important se fait sur Action Comics dont le run de Morrison se termine et qui voit un autre anglais, Andy Diggle prendre le flambeau. Cette annonce redonne de l’espoir de voir des histoires de Superman abordables dans Action Comics et surtout avec un ton différent. Tony S. Daniel sera aux dessins. Le premier numéro n’est même pas encore sorti que les problèmes éditoriaux chez DC font déjà leur première victime. Andy Diggle n’a le temps de faire que le premier numéro alors qu’il annonce son départ de la série. Tony S. Daniel suit le mouvement et sera en charge de l’écriture des deux numéros suivants qui vont prendre un sacré coup, qualitativement parlant. Action Comics s’enfonce encore un peu plus lorsque Lobdell Le Destructeur est annoncé sur la série, ce qui fera que le bougre contrôle 3 séries Superman. Toutefois, à ce moment il a déjà perdu le titre Superboy qui est maintenant entre les mains de Justin Jordan qui arrive après être passé par la série Deathstroke. Le titre reprend un peu d’intérêt sous sa plume qui reste plombée par des obligations éditoriales changeantes. Supergirl s’égare toujours autant…

Superman Unchained

Malheureusement les choses vont plus ou moins rester dans le même moule le reste de l’année. Superman Unchained et Batman/Superman sont les meilleures séries du groupe, de très loin même si Superman Unchained démarre lentement. Action Comics et Superman se voient liées puisque se passant au même moment et vont petit à petit s’améliorer pour devenir tout juste passable, c’est déjà mieux que rien. Superboy fera de même pendant quelques temps, souffrant d’une direction frivole et le changement d’équipe sur Supergirl lui fera un peu de bien, mais pas trop quand même parce que faut pas déconner. Toutefois, soyez plein d’espoir, le début de cette troisième année a vu des changements importants d’équipe et en verra d’autres. D’une manière générale, c’est déjà bien meilleur. C’est donc le moment de vous y mettre !

4. Bat-Family

Deux ans de New 52 Bat-Family

Salut, c’est Zeppeli. Et oui, on peut dire que la tâche qui me revient soit la plus difficile, tant la Bat-Family est connue de tous. Mais est-elle la meilleure partie de l’univers DC, qualitativement parlant ? C’est discutable. Mais à mon humble avis, on a un peu gagné en qualité depuis l’année dernière. Toutefois, certaines choses qu’on aurait voulu voir changer sont restées les mêmes : Tim Drake est toujours la cinquième roue du carrosse et on a peu appris sur ses liens avec la Bat-Family, bien qu’il apparaisse comme un membre à part entière de celle-ci, et on reste toujours sans nouvelles de Stephanie Brown (dont le retour reste cependant promis par l’éditeur) et de Cassandra Cain, qui manquent cruellement aux lecteurs de l’univers DC pré-new 52.

La série star du groupe reste Batman, de Scott Snyder et Greg Capullo, qui, après avoir développé La Cour des Hiboux, se sont attaqués à un méchant classique : le Joker, dans l’arc Death of the Family, dont le titre fait référence à un arc mythique de Jim Starlin. Mais quelle déception que la fin de cette histoire ! Snyder partait bien, mais le scénario s’est dégonflé en cours de route, et ce n’est « qu’une » bonne histoire que l’on retrouve. Petite déception donc, et l’arc « fill-in » qui le suit ne restera pas dans les annales. Reste le début du Zero Year, particulièrement intriguant, qui nous livre de nouvelles origines de Batman sans sombrer dans les clichés et sans faire du « sous-year one », bien que de nombreux clins d’œil à l’œuvre de Miller y soient présents. Le titre a clairement de beaux jours devant lui, si toutefois l’on accroche à ces nouvelles origines que l’on nous propose dans ce nouvel arc qui ne manque pas d’ambition.

Joker - Death of the family

Les autres séries consacrées au chevalier noir de Gotham, Detective Comics et The Dark Knight ont connu au cours de cette deuxième année un nouveau souffle : le travail de John Layman et Jason Fabok sur la franchise Detective Comics a vraiment permis à la série de retrouver un niveau correct, après un run de Tony S Daniel que tout le monde préférera oublier, Layman est parvenu à nous proposer des histoires très plaisantes, notamment celle de « l’Emperor Pinguin », mettant en scène Ogilvy, le bras droit d’Oswald Cobblepot qui tente de prendre la place de son patron. Du côté de The Dark Knight, on oubliera l’arc consacré au Mad Hatter, totalement raté, bien que Gregg Hurwitz soit doué pour écrire les vilains de Batman. Les autres numéros restent toutefois clairement lisibles, et bien qu’ils ne marqueront pas l’histoire de DC, ont été à mon humble avis des lectures relativement plaisantes, ce que Paul Jenkins n’était pas en mesure de nous proposer l’an passé.

Batman ne serait pas la légende qu’il est aujourd’hui sans toute sa « Bat-Family », à commencer par les Robin, dont les différents titres, à défaut d’avoir brillé cette année, se classent aisément parmi les plus sympathiques des New 52. Nightwing commence à « voler de ses propres ailes » en ayant enfin droit à sa première histoire dont l’intérêt n’est pas d’être un simple Tie-in aux événements présents dans la série de Scott Snyder (oui, je te regarde, Court of Owls ! ). La série reste dispensable, mais plaît toujours aux fans de Grayson, personnage pour qui de gros changements sont à prévoir l’année prochaine. Le titre Batman & Robin a beaucoup été perturbé ces derniers temps : il a en effet accueilli de nombreux guests (et beaucoup changé de titre, par la même occasion), suite à la mort de Damian dans l’excellent Batman Incorporated de Grant Morrison, et Peter J Tomasi a brillamment mis en scène un Bruce Wayne qui fait progressivement le deuil de son fils. La qualité s’est donc maintenue dans cette série, bien qu’elle souffre de l’absence d’un Robin. Et puisque l’on parle de la mort d’un sidekick du chevalier noir, parlons de Jason Todd, et de Red Hood and the Outlaws, qui avait divisé à sa sortie. En effet, le titre, écrit dans un premier temps par Scott Lobdell, avait dérangé avec le traitement de son héroïne, Starfire. Toutefois, force est d’avouer qu’il s’agissait du meilleur titre de l’auteur, qu’il a pourtant dû lâcher au profit de James Tynion IV, protégé de Snyder, qui est parvenu à garder le côté «Rock ‘n’ Roll» de la série, tout en s’attachant à la caractérisation de ses héros.

La Bat-Family ne comporte pas que des hommes, et il serait honteux d’oublier les femmes qui la composent : Batwoman, titre de bonne facture, signé J.H Williams III et Haden Blackman a connu des numéros tout à fait honorables au cours de l’année, mais cette équipe créative a décidé de quitter le titre suite à une mésentente avec l’éditeur : ils avaient en effet prévu de marier notre héroïne à sa petite amie de longue date, ce qui a été refusé à la dernière minute par les têtes pensantes de DC, qui semblent être contre le mariage des héros, peu importe leur orientation sexuelle. Le titre Catwoman a continué dans la lignée de ce qu’il était l’année dernière, c’est un comic book agréable à la lecture, mais qui ne décolle jamais, en raison d’un scénario peu ambitieux (personne ne s’est étonné de l’intervention d’Ann Nocenti lors d’un panel de la NYCC, où elle parlait de son incroyable décision de donner un chat à Selina Kyle…). Barbara Gordon est toujours sous le masque de Batgirl et la série, écrite par Gail Simone n’est pas dénuée d’intérêt, tant le développement psychologique du personnage est réussi et les méchants présents dans le titre sont bien plus importants que ceux auxquels on a eu le droit au début de la série (mention spéciale au Joker dans les tie-ins à Death of The Family et à James Gordon Jr.)

Batwoman

N’oublions pas que la Bat-Family n’est pas présente uniquement à Gotham : le titre Batwing a connu cette année un changement majeur car c’est un nouveau personnage qui en porte le costume, il s’agit en effet de Luke Fox, fils de Lucius, dont les débuts sont tout à fait convaincants.

Et que dire de Talon ? Le titre, écrit par James Tynion IV est tout bonnement excellent et permet de suivre l’influence de la Cour des Hiboux à Gotham et voit l’émergence d’un nouveau héros, Calvin Rose, qui a totalement sa place dans le bat-verse et que l’on espère voir de plus en plus souvent.

Le bilan pour la Bat-Family demeure positif, DC se focalise sur le bat-verse et de nombreux bat-titres sont synonymes de qualité. Reste le problème de la cohérence entre les titres : il est en effet difficile d’établir une chronologie des événements relatés dans les trois titres Batman et la multiplication des titres estampillés Bat-Family risque d’occasionner un « ras-le-bol » chez les lecteurs, et ce ne sont pas les 75 ans du Caped Crusader qui aideront à calmer les haters (mais moi, j’attends Batman Eternal de pied ferme) !

5. Green Lantern Universe

Deux ans de Green Lantern Univers

Après une première année réussie au sein des New 52, la deuxième a également été très chargée pour l’univers Green Lantern. En effet avec deux crossovers, un chamboulement du statu quo pour de nombreux personnages, le changement des équipes créatives de tous les titres et une nouvelle série qui essaie de se faire une place au soleil, le Green Lantern Universe a souvent été au centre de l’actualité.

L’évènement le plus important cette année a, sans doute, été le départ de Geoff Johns qui en a fini avec Green Lantern, 9 ans après le début de son run, avec un Green Lantern #20 épique. Avant d’arriver à cette conclusion, l’auteur a encore été très occupé puisqu’il a chapeauté deux crossovers réunissant l’ensemble des titres liés à cet univers, qui se sont enchaînés. Ces deux events que sont Rise of The Third Army et Wrath of The First Lantern ont été de petites déceptions dans l’ensemble, la faute a des scripts un peu trop légers et à des histoires peu marquantes. Au final tout ça ne semblaient être que des prétextes pour parvenir à ce dernier numéro d’anthologie dans lequel Johns a réussi le petit exploit d’offrir une conclusion à la hauteur des attentes en réunissant tous les éléments qu’il a semé pendant près de 10 ans. Un départ avec succès donc mais qui ne fera pas oublier une fin de run en demi-teinte. Ce n’était pas mauvais mais hélas bien loin du niveau de ce qu’on a connu dans le passé.

green lantern rise of the third army

Et puisqu’on parle bien de Green Lantern Universe, il ne faut pas laisser de côté le reste des séries qui le compose. Dans l’ensemble, que ce soit avant ou après les changements d’équipes créatives, la hiérarchie est restée la même, Green Lantern et Green Lantern Corps faisant partie du haut du panier tandis que Green Lantern New Guardians et surtout Red Lanterns ont encore eu du mal, cette année, à s’imposer comme des titres incontournables. Finalement, les séries les plus attendues ont été au rendez-vous et pour les autres, la qualité variait entre le correct et le dispensable. Cependant, il faut bien avouer que l’univers Green Lantern est resté cohérent, les séries étant encore très liées entre elles même s’il faut dire que c’est assez compréhensible puisque la majeure partie de l’année a été occupé par les deux crossovers cités plus haut.

Malgré la qualité inconstante de certains titres, tous ont été maintenus en place, les grands changements venant du remplacement de toutes les équipes créatives sous l’impulsion du départ de Geoff Johns, remplacé par Robert Venditti sur le titre star et du bouleversement dans le statu quo pour la majorité des personnages principaux. Hal Jordan, Kyle Rayner et Guy Gardner connaissent, par exemple, tous un nouveau rôle, Sinestro est, pour l’instant, en retrait alors que les Gardiens ne sont plus. De plus, dans Green Lantern Corps, John Stewart semble avoir enfin retrouvé un rôle important depuis l’arrivée de Robert Venditti et de Van Jensen au scénario après des débuts timides dans les New 52. L’ensemble reste de bonne facture et l’univers semble conserver son unité, un nouveau crossover intitulé Lights Out pointe même déjà le bout de son nez. Aucune annulation à noter donc mais par contre une nouvelle venue. En effet, cette année a vu l’arrivée de la série Larfleeze par Keith Giffen, J.M. DeMatteis et Scott Kolins, qui, comme son nom l’indique, met en avant le détenteur de l’anneau orange et maître de l’avarice. Cette série plutôt en marge du reste et avec un ton plus léger semble avoir trouvé sa voie et même si les ventes ne sont pas stratosphériques, la qualité est pour l’instant au rendez-vous. Reste maintenant à savoir si DC permettra à la série de s’imposer sur la durée, ce qu’on espère beaucoup ici.

Larfleeze

Au final, malgré des hauts et des bas tout au long de l’année, le groupe Green Lantern continue sa route et le départ de Geoff Johns qui tenait la barre depuis quasiment 10 ans semble avoir été bien négocié. En effet, avec une ligne éditoriale assez claire et des nouvelles équipes qui sont pour le moment inspirées, ce groupe reste un des mieux gérés et des plus cohérent actuellement chez DC Comics, et j’en veux pour preuve le fait que les quatre titres du Green Lantern Universe qui ont débuté il y a deux ans dans les New 52 sont toujours là aujourd’hui.

6. Young Justice

bilan deux ans new 52 young justice

On espérait l’an dernier que la qualité générale du groupe Young Justice s’améliore. Alors qu’en est-il au terme de cette seconde année de New 52 ? Eh bien, je ne vous fais pas attendre : le verdict est terrible. Entre les annulations en masse et les arcs narratifs bien foireux, on est très mal servi… On se plaignait de la série Teen Titans, qui se devait d’être le fleuron de la gamme, qui reste toujours l’un des plus mauvais titres de chez DC, alors que son nom devrait être gage de qualité (imaginez la déception des fans du dessin animé ou des anciens comics qui tombent sur la série actuelle…).

Ravagers

En effet, la série de Scott Lobdell est tout bonnement atroce : les personnages sont mal écrits et ne servent pas à grand chose, passant leur temps à se faire maltraiter par leurs ennemis (et leur auteur) et les interactions entre les différents membres de l’équipe ne sont pas vraiment développées. La narration pose problème, elle aussi. Aucun des récits n’est véritablement structuré et on se retrouve assez vite à se demander si le numéro que l’on tient dans les mains ne souffre pas d’une erreur d’impression, tant les histoires semblent décousues. Ce qui est encore plus présent dans les numéros tie-in à Death of The Family, qui alternent entre présentation trop rapide de nouveaux personnages (oui Raven, je te regarde) et récit forcé sur Red Hood et Red Robin. Il était peu pertinent de lier ce titre à Batman, puisque seul Tim Drake est concerné, et encore (rappelez-vous que Lobdell considère qu’il n’a jamais été le Robin que l’on connaît)…

teen titans

En ce qui concerne les autres séries, que dire ? Eh bien elles sont toutes annulées : The Ravagers, qui avait été créée l’an passé, n’a pas tenu bien longtemps, bien qu’on ne puisse pas dire qu’elle était aussi mauvaise que Teen Titans. Blue Beetle, qui avait le mérite d’être une série fun et lisible, à défaut d’être indispensable, n’a pas survécu au rouleau compresseur des annulations de DC Comics. Notons aussi la triste fin de Legion Lost, série totalement bordélique que j’avais beaucoup de mal à comprendre et de Legion of Superheroes, titre mythique qui disparaît, avec une fin très controversée : la Legion que nous suivions depuis le début des New 52 est en effet celle de Terre-2, et non celle de l’univers principal…

legion of superheroes

Les jeunes semblent vraiment maltraités chez DC ces derniers temps, les titres sont infâmes et lire Teen Titans est synonyme de douleur atroce depuis deux ans pour moi… Croisons les doigts pour que tout cela change au cours de la troisième année de ce nouvel univers.

7. The Edge

bilan new 52 The Edge

Freytaw au rapport pour le bilan du groupe EDGE ! Comme le disait Nathko il y a un an, ce groupe éditorial c’est un vrai fourre-tout. C’est toujours le cas aujourd’hui, même s’il a connu de nombreuses élagations et a perdu en poids ainsi qu’en importance. Ce groupe, c’était aussi un peu le repère des titres Wildstorm de l’univers des New 52. À savoir Stormwatch, Voodoo, Grifter, ou plus récemment Team 7. Mais ce n’est plus vraiment marquant aujourd’hui. Il y a eu une flopée de titres annulés dans la franchise.

Voodoo et Grifter n’ont pas tenu longtemps. Les critiques sont moyennes pour la plupart et des ventes assez médiocres sur les deux titres. La sauce n’a pas pris. Pour avoir lu l’intégralité des deux séries en TPB, je ne peux hélas que confirmer que cette annulation est somme toute normale. Même si Voodoo présentait une héroïne vraiment originale et un contexte sympathique (c’est une hybride alien/daemonite), le titre avait du mal à trouver une véritable direction. Pour Grifter, c’est très vite tombé en désuétude et en grand n’importe quoi dès l’instant où Rob Liefeld a repris le titre. Ce n’est hélas pas du troll. Le personnage est devenu du jour au lendemain, idiot et macho, a décuplé ses pouvoir par dix sans que cela ne pose de problème à personne et a fini sa série sur un grand vide tout en oubliant complètement de faire le lien promis avec la série Voodoo partie avant.

Voodoo

Team 7 n’a pas brillé non plus. Partie au bout de 8 numéros (de #0 à #7), elle n’aura pas réussi à trouver son public. Les avis du staff sur la série ont toujours été quelque peu modérés et mitigés. Il y avait du potentiel, mais l’exécution de l’ensemble a vraiment peiné à convaincre. Faute sûrement en partie à cause du teasing très appuyé sur la série où l’on nous promettait des révélations renversantes sur le passé du DC Universe, et vu le casting du titre, on ne pouvait qu’y croire. Mais finalement, le flan est retombé très vite et n’a jamais eu le temps de gonfler.

team 7

Dans la suite de l’hécatombe de la franchise, et dans les séries quasi morte-nées, on retrouve le second essai (après Men of War) de placer une série de « guerre » dans la ligne éditoriale : G.I. Combat. Qualitativement, la série est clairement au dessus de son prédécesseur avec des histoires qui ne se contentent pas de suivre des hommes armés, mais nous propose aussi quelques passages folkloriques. Comme cette section de commandos qui se retrouve sur l’île des dinosaures et à qui il arrive pas mal de malheurs. Nous avons aussi l’histoire du Tank Fantôme, objet de la « Black Room » qui, du jour au lendemain, en signe d’un danger imminent, se téléporte auprès de son ancien propriétaire. Et pour finir, nous retrouvons aussi dans ce titre les origines New 52 du Soldat Inconnu. Au final, une très bonne lecture. Mais un public tout de même toujours absent. La série aurait sans doute dû s’appeler autrement ou ne pas sortir tout de suite, du moins j’imagine.

Une autre série plus ou moins morte-née, c’est Threshold, concept d’un titre cosmique perdu dans l’espace de l’univers DC. Un titre qui aurait presque pu trouver sa place dans la franchise Green Lantern au final, même si la présence d’un de ceux-ci dans l’histoire narrée ici ne justifierait pas forcément le reste de l’intrigue assez éloignée des titres Green Lantern. Malgré un final qui a su marquer les foules, le reste de la série s’est un peu perdu en longueur dans un arc qui a, je pense, été beaucoup trop long. Dommage, le concept manquait un peu je trouve à l’univers DC, un titre cosmique, à part Green Lantern, c’est dur à trouver !

threshold

Dernière annulation de la franchise The Edge, c’est la série Deathstroke, qui a elle aussi connu la déconvenue de recevoir Liefeld dans les pattes. Justin Jordan, qui a repris le titre derrière lui a essayé tant bien que mal de relever la série et de la sauver du naufrage, mais le mal était déjà visiblement fait. Les ventes n’ont jamais décollé et le titre s’est arrêté après 20 numéros. Le boulot de Jordan était loin d’être parfait aussi, ce qui est dommage pour un titre comme celui-ci, tant les super-vilains ne se sont pas trop encore montrés dans leurs propres séries depuis le début des New 52 (hors Villains Month !).

Fort heureusement, afin de ne pas complètement tuer la franchise (comme c’est un peu le cas aujourd’hui avec Young Justice), deux nouveaux titres ont fait leur apparition cette année : The Movement et Green Team : Teen Trillionaires. Assez originale dans leur concept, elles n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. La première est écrite par Gail Simone et raconte l’histoire d’un groupe de jeune super-héros renégats qui, par des manières assez extrême, essaye de faire changer les choses dans une petite ville. Le ton est assez politique et la série se révèle pour l’instant sympathique. L’autre série est écrite par Art Baltazar et Franco et reprend le titre d’une série qui a déjà existé dans les années 70, avec le sous-titre Boy Billionaires, là où The Mouvement est totalement originale mais reste le « penchant » pauvre de The Green Team. Nous sommes un peu moins enthousiastes sur cette série à cause d’un empathie qui a du mal à se créer avec les personnages principaux. Elle semble avoir encore un peu moins de saveur, à voir comment cela va se développer par la suite, il ne faut pas tuer l’ours avant d’avoir vendu sa peau ! Heu… un truc comme ça.

green team

Et il reste bien sur les séries rescapées : Stormwatch (dernière série « Wildstorm » du groupe), Suicide Squad et la magnifique série All-Star Western. Pour Stormwatch, les derniers numéros ressemblent plus ou moins à une très lente agonie tant les numéros sont relativement mal reçus par le staff et visiblement le public. La série pêche un peu dans tous les domaines et souffre à proposer des intrigues vraiment intéressantes. De plus, pas mal d’auteurs se sont passés la main dessus, ce qui ne doit pas aider pour l’intégrité du titre. Va-t-il survivre une année de plus ? Et bien la réponse est non, puisque le numéro #29 sera le dernier. Elle n’aura donc pas passé sa troisième année.

Pour Suicide Squad, le ton ne change pas. Clairement, ce n’est pas de la grande littérature mais de par son casting et son côté totalement décomplexé, elle arrive à tirer son épingle du jeu. Clairement, le ton reste globalement décalé au reste de la franchise mais offre son lot de plaisir. La présence de personnages comme Harley Quinn, Deadshot ou King Shark aide vraiment à l’appréciation du titre. Sans compter de nouvelles têtes plutôt appréciables qui sont arrivées cette année dans les pages de folie de ce comics, comme le Soldat Inconnu (qui a trouvé sa place après G.I. Combat) ou encore James Gordon Jr. qu’on aurait vraiment pas attendu ici mais qui trouve finalement bien sa place. C’est parfois un peu stupide, un peu difficile à suivre, mais dans l’ensemble, cela reste fun.

Et enfin, il nous reste All-Star Western qui dans les New 52, reste un modèle de stabilité. L’équipe créative n’ayant pas changé depuis le numéro #1 (en dehors des backups, et encore, c’est toujours écrit par Gray et Palmiotti aussi). Cette année, la série sera un peu passée par toutes les couleurs. On aura eu droit à une Stormwatch du XIX ème siècle (bien plus intéressante que celle du XXIème, si on peut dire), on aura vu Booster Gold au far-west (oui je sais, je suis un ‘ain de vendu), et pour les dernier numéros, même si ça semble s’étirer en longueur pour les mauvaises langues, Jonah Hex (chasseur de prime avec une gueule défigurée) dans le Gotham du présent, avec Batman, Bruce Wayne et tout ça ! Une série qui cette année nous a fait finalement un bon gros fan service des familles, mais avec toujours cette écriture quasi-parfaite du duo de scénaristes. Et l’excellent Moritat aux dessins qui ne fait que s’améliorer au fil des numéros, et après 23 numéros, on peut dire qu’il s’en sort à merveille ! Si vous ne deviez suivre qu’une série de cette catégorie, ça serait celle-ci ! Et oui, c’est un ‘ain d’ordre, je m’en fiche que vous n’aimiez pas le far-west et les cow-boys !

all-star western

The Edge, c’est un peu comme les pochettes surprises : tu ne sais pas trop sur quoi tu vas tomber, y’a de grandes chances que ça soit pourri, mais au final, on trouve toujours moyen de se faire plaisir avec ce qu’on nous donne, il suffit d’y mettre du sien et de choisir les bons titres ! Suivez mon regard !

8. The Dark

bilan new 52 2 ans the dark

C’est encore moi. Freytaw… Ai-je vraiment besoin de le préciser ?! Vous vous en seriez rendu compte à un moment ou à un autre ! Nous voici donc pour faire une petite récap’ sur la franchise préférée des gothiques, à savoir The Dark ! Beaucoup de mouvement aussi cette année ! Catégorisée l’an passé par Nathko comme… la meilleure catégorie des New 52, va-t-elle encore remporter le titre cette année ? Plein de mystères mystérieux que nous allons résoudre maintenant !

Commençons par la valse des séries annulées. Pour notre plus grand désarroi, nous aurons vécu cette année l’arrêt de l’excellente série I, Vampire, très mésestimée. Voguant trop sur la vague twilight pour tout ceux qui n’auront jamais pris la peine de la lire, elle offrait une fraîcheur et une intrigue vraiment glauque et forte. Nathko vous en parlerait mieux que moi, je crois même qu’il envoie encore des lettres d’amour aux auteurs (enfin, à Sorrentino, c’est sûr !). Le public n’aura hélas pas suivi nos merveilleux conseils. Maudit soyez-vous ! Surtout vous là bas, qui ne venez jamais sur le site et qui ne parlez même pas le français !! Pfff.

i vampire

Dans les séries annulées qui le méritaient à la limite un peu plus, nous avons Resurrection Man, qui n’a pas tenu bien longtemps, puisqu’elle est partie en Septembre dernier, avec le numéro #0. Une série qui là aussi, avait à mon sens un concept vraiment génial mais qui n’a pas su trouver les mots pour nous faire rester. Ça partait un peu trop dans tous les sens, cela manquait parfois de consistance et de réel but pour le héros qui n’a fait que galérer du début à la fin… Dommage, c’était plein de potentiel et plein de promesses.

Vient ensuite le tour de Frankenstein, Agent of S.H.A.D.E.. Encore une série originale, qui arrivait à se démarquer à la fois visuellement mais aussi au niveau des intrigues, avec des histoires complètement barrées impliquant des monstres bizarres, mythologiques ou juste mythiques… Hélas, cette série n’a pas réussi à convaincre. Et si des fois je comprend, là je ne pige pas. Peut-être était elle un peu nébuleuse par moment, avec ces concepts fantastiquo-scientifico-fictionnesque délirants, mais bon sang que c’était fun et bon ! Ok, appeler le monstre de Frankenstein par le nom de son créateur, c’est presque un scandale pour les puristes, mais même ça, Matt Kindt (successeur de Lemire sur le titre), a su réussir à nous l’expliquer avec classe et humour ! Bref, je suis tout triste quand je repense à ce titre, alors je passe à autre chose, vite vite, sinon je vais encore pleurer et ça va être infernal.

frankenstein

Demon Knights a aussi connu une belle mort, sans trop de souffrance cette année. L’originalité n’a pas sa place dans ce monde. Encore un bon titre, peut-être pas assez bon, mais même ça, ça ne suffit pas toujours. Les héros/vilains/tarés de l’univers DC Médieval sont arrivés au bout de leur quête du Graal et Diogenes Neves a pu mettre un point final au titre assez acceptable. C’était bien, c’était frais, et c’était typiquement le genre de titre qu’arrive encore à nous proposer le groupe THE DARK, et qui arrive aussi à nous redonner foi en la bd ! Mais non… Les gens n’en veulent pas. Les gens sont « duh! » et veulent du Batman, et y’avait pas Batman… Quelque part, c’est un moindre mal car on peut retrouver les « héros » du titre un peu partout ailleurs aujourd’hui… Mais tout de même !

demon knights

Dans le genre originalité, tiens, tant que nous y sommes, parlons donc de Dial H, qui n’aura duré qu’une année de parution là aussi (avec un numéro bonus lors du Villains Month, si on peut dire). La série burlesque de China Miéville a fait chavirer quelques cœurs parmi nous. Et ce fut un déchirement de devoir se passer de cette série. Le Dial H, c’est un espèce de cadran téléphonique, sans le combiné, qui permet de se transformer en super-héros, même si ça peut être n’importe quel super-héros. Des fois on ressemble à un gros balaise mais d’autre fois à un cerceau vide avec une tête de poulet. Son anti-héros, très attachant, rendait encore le tout plus appréciable. Mais là aussi, terminé, pas assez de ventes, tout ça… Je hais les gens !

Et une de plus, mais c’est la dernière, promis, nous avons vu naître et mourir aussi rapidement la série Sword and Sorcery qui nous a raconté l’histoire d’Ametyst et du Gem World, et de Beowulf en back-up, mais parait que c’était pas toujours tip-top. Cette série a eu ses fans. Elle avait l’audace de nous plonger dans un monde magique, avec des princesses et des gemmes colorées… Hum, je crois que je commence à comprendre pourquoi ça n’a pas fonctionné. Mais bon, c’était pourtant pas si mal ! Je crois qu’Edge est amoureux de l’héroïne mais c’est à vérifier. Et ne dites rien à HarleyHuntress surtout, je ne me base que sur des idées et des rumeurs que j’ai glané ça et là…

Après les disparues et les quasi morte-nées, voici les nouvelles tenaces ! Nous avons d’abord Phantom Stranger, qui s’est vu renommé en cours de route en Trinity of Sins : Phantom Stranger. Malgré un départ poussif avec Dan Didio seul aux commandes le temps de deux numéros, la série a explosé en qualité par la suite, avec un J.M Demateis qui impose le respect. Une série mystique, obligatoire à la vue du personnage, qui flirte de manière intelligente avec la religion et tout ce que l’univers DC a à offrir de ce point de vue là. Et l’auteur maîtrise totalement sa barque, arrive même à faire des tie-in aux events dont on se fiche (des fois), vachement bien, et à créer une atmosphère vraiment puissante autour du personnage (avec des Spectre ou The Question en guest, ça aide aussi). Vraiment un excellent titre qui survit malgré des ventes moyennes jusque là. Mais y’a pas intérêt à ce qu’il me l’annule celle-ci, sinon j’explose !

phantom stranger

Ensuite, nous faisons place à Constantine, qui, orphelin de Vertigo, se fait une place plus importante au sein des New 52. La série est là aussi, assez jeune (5 numéros). Le départ est, je trouve, légèrement poussif sans être franchement mauvais non plus. Disons qu’on a l’impression de lire un peu du Hellblazer édulcoré. Maintenant, le personnage et son fort charisme suffisent pour que la série se laisse lire agréablement, surtout qu’il lui en arrive des trucs ! Bref, donnons lui sa chance !

constantine

Enfin, dans les nouvelles séries, nous avons droit à la venue de Trinity of Sins : Pandora. Les avis sont partagés par ici. Je sais qu’ArnoKikoo aime beaucoup. Mais il est un peu bizarre ce garçon aussi. Il est vrai que le titre est là aussi, assez particulier vu l’origine du personnage, et c’est surtout nouveau dans l’univers DC, donc ce n’est pas négligeable. Le personnage, quant à lui, est très intéressant sur le papier et possède un minimum de charisme. Maintenant, en ce qui me concerne, je suis assez déçu par la série. Bêtement, j’espérais que son rôle dans Flashpoint serait évoqué, qu’elle pourrait éventuellement faire le lien avec l’ancien univers. Ces choses là viendront peut-être plus tard (on a que trois numéros après tout), mais je commence de plus en plus à en douter. Le reste, sa trame de fond à Trinity War qui finalement n’apporte pas énormément de choses de mon point de vue, je trouve pas ça franchement prenant. Mais Arno lui, il adore !

swamp thing

Viennent ensuite les intouchables. Animal Man et Swamp Thing  pour commencer, qui vont un peu à contresens de ce que j’indiquais à propos des séries annulées plus haut. L’originalité dans le script et dans les dessins est bien là, dans les deux titres, offrant des situations et des personnages assez spéciaux et le tout généralement très bien écrit. À noter cependant, aux dires de beaucoup, que le run sur le RotWorld était un peu trop long ce qui, dans l’absolu, est totalement vrai. Les séries sont depuis passées à d’autres choses mais continuent de garder leur aura de départ, ne montrant pas nécessairement une baisse de qualité effrayante, loin de là. Des titres qui ont su se démarquer et se vendre pour leur qualité et leur originalité. Pour combien de temps encore, nous le verrons bien !

animal man

Enfin, il y a bien sûr la Justice League Dark qui avait pas trop mal démarré et s’est encore améliorée avec l’arrivée de Lemire sur le titre. Et cela permet de faire une porte de sortie pour Frankenstein qui peut continuer à apparaître ici en dehors de sa série ! Ouf ! Vraiment un titre sympathique, très basé sur les personnages magiques de l’univers DC avec un excellent casting et des intrigues bien folles. Titre Justice League oblige, il permet à l’univers de The Dark de mettre un pied dans la cour des grands, participant ainsi avec tous les honneurs possibles aux grand events et crossovers ! D’ailleurs, à eux seuls, ils ont à mon sens bien relevé le niveau de la Trinity War !

Alors, The Dark, meilleure catégorie des New 52 ou pas ? Hé bien, j’ai envie de répondre oui. Ou plutôt, de loin, la plus originale. Les séries qui sont restées ici ont vraiment été marquantes, tout comme celles qui ont été annulées (en dehors peut être de Resurrection Man). De plus, c’est un plaisir de voir que les créatifs ne manquent pas d’idées pour tenter de nouvelles choses dans cette gamme, qui reste donc moyennement la catégorie la plus qualitative des New 52. Qu’on ne nous fasse pas croire que DC Comics, c’est que du super-héroïsme en slip, cette franchise nous prouve et nous montre bien plus que ça !

Le Big Bilan

Les séries restantes avant la septième vague
1. Justice League 27. Suicide Squad
2. The Flash 28. All-Star Western
3. Aquaman 29. Justice League Dark
4. Wonder Woman 30. Swamp Thing
5. Green Arrow 31. Animal Man
6. Action Comics 32. Earth-2
7. Superman 33. Trinity of Sin : Phantom Stranger
8. Supergirl 34. Talon
9. Superboy 35. Katana
10. Detective Comics 36. Justice League of America’s Vibe
11. Batman 37. Justice League of America
12. Batman : The Dark Knight 38. Constantine
13. Batman & Robin 39. Green Team: Teen Trillionaires
14. Batwing 40. The Movement
15. Batgirl 41. Superman Unchained
16. Batwoman 42. Batman/Superman
17. Nightwing 43. Larfleeze
18. Catwoman 44. Trinity of Sin : Pandora
19. Red Hood and the Outlaws 45. Superman/Wonder Woman
20. Birds of Prey 46. Harley Quinn
21. Green Lantern 47. Justice League 3000
22. Green Lantern : New Guardians 48. Forever Evil
23. Green Lantern Corps 49. Forever Evil : Rogues Rebellion
24. Red Lantern 50. Forever Evil : A.R.G.U.S.
25. Teen Titans 51. Forever Evil : Arkham War
26. Stormwatch 52. Damian : Son of Batman

Et l’honneur me revient aussi (et oui, encore, en fait faut pas me donner la parole, je la lache jamais sinon !) pour vous présenter le « big bilan » de cette deuxième année des New 52. Enfin… 52… Si on veut ! Comme Nathko l’évoquait déjà dans l’introduction de ce dossier, il y a eu pas mal de changements et de remous dans cette seconde année, à commencer par une flopée d’annulations de titres un peu à la traine. Je vais faire une petite récap de tout ça. Nous avions déjà évoqué l’an passé les annulations au bout du douzième numéro (plus le zéro pour certaines) de quatre titres qui sont Justice League InternationalResurrection ManCaptain Atom et enfin Voodoo, chaque titre avait été renouvelé par un successeur (Phantom StrangerTeam 7Sword of Sorcery et Talon) et maintenait ainsi le chiffre de 52 séries. Mais dès la quatrième vague d’annulations, le chiffre ne fut plus systématique car pour les six séries annulées (Blue BeetleFrankenstein, Agent of S.H.A.D.E., G.I. Combat, Grifter et Legion Lost), cinq sont venues prendre leur place, et de manière plus étalée dans le temps, de Janvier à Mars (Threshold, Katana, Justice League of America’s Vibe, Justice League of America, Constantine). Et l’écart s’est agrandi tout au long de l’année alors que de nouvelles annulations étaient annoncée avant même que les titres de la précédente soit finis d’être remplacés. Pour la cinquième vague, cela donne huit séries annulées, dont certaines pourtant « juste » arrivées (I, Vampire, DC Universe Presents, Ravagers, Savage Hawkman, Fury of Firestorm, Sword of Sorcery, Team 7, Deathstroke) pour seulement six nouvelles (The Movement, Green Team : Teen Trillionaire, Superman Unchained, Larfleeze, Batman/Superman, Trinity of Sin : Pandora). Et la vague d’annulations qui arrive à la fin de la deuxième année ne verra que trois titres en remplacement (pour le moment) lors de la troisième année (les années New 52 allant techniquement de Septembre à Septembre, oui on va instaurer le nouveau calendrier DCPien prochainement, c’est d’ailleurs pour ça qu’on publie ce bilan en Décembre… hem…), pour cinq nouveaux titres annulés, dont un qui était prévu (Demon Knights, Legion of Super-Heroes, Threshold, Dial H, Batman Incorporated). Ces séries seront donc remplacées plus tard, à partir d’Octobre (plus ou moins) d’une part par les mini-séries tournant autour de Forever Evil et d’autres part, par les séries ongoing Superman/Wonder WomanHarley Quinn et Justice League 3000. Au final, et là je suis fourbe, en comptant ces nouvelles séries plus les mini de Forever Evil et la « fameuse » Damian: Son of Batman, nous en sommes bien à 52.

Oui, il a fallu user de supercherie pour atteindre ce chiffre. Sachant que pendant la première année, DC Comics n’hésitait pas à publier de nombreuses mini-séries en plus des 52 régulières (donc techniquement, je ne devrais pas compter Damian, notamment). Même s’il faut admettre que dans le cas d’un event majeur comme Forever Evil, il est sans doute normal de prévoir un peu de place en guise de remplacement. Et encore, j’ai évité de compter DC Universe VS. Masters of the Universe qui est plus moins tie-in aux New 52. Est-ce un aveu de la part de DC de la difficulté de maintenir 52 séries en parallèle en flot régulier ? Les annulations et les changements d’équipes créatives en plus ont causé pas mal de remous dans leur gamme en dehors des mois spéciaux qui eux, se targuent quand même le privilège de proposer réellement 52 numéros, on ne peut pas dire que cette deuxième année à fait honneur au chiffre sacré tant les remplacements ont été dispersés. Maintenant, en tant que lecteur, je peux vous assurer que 52 ou 50, ça reste beaucoup. Donc ce n’est pas forcément plus mal. Surtout qu’il est évident de constater que quasiment 50% des nouvelles séries sont annulées au bout d’environ un an voire moins. Proposer quelques choses de neuf, c’est bien, proposer quelque chose qui marche, c’est mieux pour eux. La logique se trouve certainement ici.

Et pour parler des chiffres plus en détails, on ne peut là aussi que constater la tendance du marché à revenir à son niveau d’avant les New 52, avec un Marvel légèrement devant (bien que plus au coude-à-coude que jamais avec DC) et des chiffres de ventes qui descendent tout doucement, en dehors de certains mois « spéciaux » qui viennent mettre un bazar monstrueux dans tout ça. Comme ce fut le cas du Villains Month pendant lequel DC Comics a cartonné comme rarement (mais vraiment, avec 40% des parts du marché), grâce à ces one-shots et leurs couvertures 3D. Ce qui a fait une bonne fin (ou un bon début) de deuxième (ou troisième) année. Cela repose la question de la « survie » du marché des comics qui semble parfois tenir simplement grâce à ce genre de coup de poker, misant plus sur l’objet que sur son contenu. La question reste entière bien évidemment, car en tête de liste, pour DC, nous avons encore et toujours du Batman et de la Justice League, avec une place raisonnable pour les events comme Trinity War et plus récemment Forever Evil qui trouvent bien évidemment leur public. Il n’y a pas de secrets, les tendances restent globalement les mêmes qu’avant les New 52, avec du Green Lantern et du Superman pas trop trop loin derrière.

Nous pouvons à ce sujet, continuer de critiquer Urban Comics pour la VF autant que nous le voulons, les chiffres leur donnent raison. Ils nous servent du Batman, parce que c’est ce que nous voulons. On parle parfois du manque d’audace des New 52. J’aimerais remettre tout de même un peu de « justice » dans ces propos car, des nouvelles séries, nous en voyons souvent, et elles sont loin d’être plus mal écrites ou plus mauvaises que les autres, quoiqu’on en dise (sauf pour Katana… et peut-être Teen Trillionaire, et heu… bon, Team 7 aussi, sûrement… mais ça suffit !). Mais je l’ai assez démontré dans mon analyse de la franchise The Dark. DC Comics essaye. J’en suis convaincu. Parfois peut-être est-ce les auteurs qui ne suivent pas ? Je pense notamment à toute la gamme de titre Wildstorm qui ont été réintroduits dans les New 52, dont le dernier bastion est Stormwatch qui sera de toutes façons annulé dans trois mois. Les auteurs n’ont pas été clairement brillants ici, mais certains titres avaient pourtant pas mal de potentiel, comme Voodoo ou même justement, Stormwatch à ses débuts. Et ce titre a survécu très longtemps. Quelle est la raison ? Le plaisir de DC Comics de perdre de l’argent ? Bon nombre de titre un peu surprenants se sont cassé la figure pour moins que ça, avec justement ce Teen Trillionaire qui n’a attiré personne dès le départ alors qu’il proposait un concept finalement assez peu utilisé (même si la série a déjà existé dans le passé), et c’est pareil pour The Movement qui ne se vend pas tellement plus. Fatalement, toute ces vaines tentatives (dont DC a bien sûr aussi sa part de responsabilité) pourraient bien évidemment décourager le groupe qui au final préfère sans doute capitaliser à fond sur l’originalité de ses licences Vertigo (ce qui n’est pas un mal en soi, bien au contraire). Les New 52 proposent certes des schéma connus, un peu de « ressucé », diront certains, mais il y a encore bon nombre de petites perles qui sont parsemées ici et là et qui méritent le détour du regard (oui je parle encore d’All-Star Western). Et malheureusement, nous public, nous ne leur donnons pas spécialement toujours une chance. Oui, je hais toujours les gens !

Malgré tout, nous pouvons être assurés que les New 52 ne sont pas mort. Et dans l’ensemble, je fais aussi avec ce qu’on me donne, je suis le premier responsable du « trop Batman », probablement. Je prend encore du plaisir à la lecture, et c’est le principal. Par contre, il faut s’attendre certainement à de nouveaux remous pour la franchise à la fin de Forever Evil et au lancement de la phase 2 des New 52 en Avril prochain. Moi je flippe un max, mais plus pour mes personnages chéris que pour la peur de ne plus avoir de lecture !  De toute façon, j’en ai déjà trop ! Et mes confrères aussi, c’est certain !

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