Arrow Season 2.5 #1 review
Les points positifs :
  • L’esprit Arrow présent…
  • … mais libre des contraintes télévisuelles
  • Plutôt joli
Les points négatifs :
  • Histoire lacunaire
  • Violence trop graphique ?
  • La couverture lol

“Pop Chok ? Was that the new boxing glove Arrow ?” – Felicity Smoak

“Don’t ever call it that again.” – Oliver Queen


  • Scénario : Marc Guggenheim – Dessins : Joe Benett, Jack Jadson  – Couleurs : Jim Charalampidis 


Alors oui, on me dira “quoi, une review complète pour le comics Arrow nouvelle génération ? MER IL ET FOU”. Mais en même temps vous vous adressez au mec qui fait des éditos sur une histoire de couleur de cheveux, et puis j’estime qu’il n’y a pas de sous comics, et qu’il faut bien mettre en avant la gamme Digital First de DC Comics, qui regorge de très chouettes comics (et des moins bon aussi, en fait, mais il faut de tout pour faire un monde). Oui la mettre en avant, car je vais vous confier un secret : mon compère Freytaw s’enfile chaque semaine les comics de Smallville, Season 11 et pourtant il ne fait pas croquer son avis dans les Review Express ! Un comble, n’est-ce pas ? Alors embarquons nous sans plus tarder dans cette saison 2.5 d’Arrow qui nous raconte ce qu’il s’est passé dans le saut temporel de 6 mois qui s’est écoulé entre la fin de la saison 2, et le début de la saison 3 qui arrivera dans quelques semaines. Un comicbook idéal donc pour ceux qui veulent replonger dans l’univers d’Arrow, mais cette déclinaison comics vaut-elle qu’on y donne un peu de son temps et son argent ?

Au vu du format, vous pouvez vous douter que je ne risque pas de trop m’étaler puisqu’on est sur une vingtaine de pages numériques (soit moitié moins lorsque le numéro sortira dans sa version papier). On peut quand même y raconter quelque chose, ce que ne manque pas de faire Marc Guggenheim, scénariste et accessoirement producteur de la série tv. Les premiers instants nous montrent vraisemblablement la genèse de ce qui sera l’un des vilains de cette 2,5ème saison. On y retrouve, six ans auparavant, une classique tragédie familiale, qui se révèle tout de même assez corsée dans son déroulement, et à vrai dire, je ne suis pas sûr si le traumatisme causé à ce “Caleb” le conduira sur la voie du mal, ou si c’est simplement pour montrer le passif de ce nouveau personnage. J’ai fait quelques recherches pour voir si ce Caleb pouvait correspondre à un ennemi bien connu de l’Arrow-verse, mais je n’ai que trouvé un assassin issue de l’univers Wildstorm (cela dit, un assassin, ça rentrerait bien dans les thématiques de la série). La seconde partie se passe dans le présent et nous montre Oliver Queen prendre d’assaut un avion avec Roy Harper. On va s’arrêter là pour noter le premier point, c’est que les auteurs profitent du support pour passer outre les limitations techniques imposées par le format série tv (ce dont je parlais d’ailleurs dans mon dernier Off my mind, hé, pas fou !). Non parce que là, ça rend plutôt bien par rapport à la mise en scène, alors que sur petit écran, j’aurais très mal vu la chose se faire avec un bête n’avion en CGI approximatives, ça n’aurait pas donné le même effet. On pourra regretter de ne pas saisir vraiment à qui appartient l’avion en question, ni ce qu’il contient, ni pourquoi Arrow et Roy s’en prennent à lui (mis à part que y a des méchants dedans, hein) ; mais l’équipe est au complet et les relations entre les différents personnages, bien que succinctement abordées, sont fidèles à ce qu’on retrouve dans la série.

Felicity Smoak a en effet cette façon de parler particulière, très rapide, et d’en rajouter dans ses phrases, ce qui est ici représenté par des paroles mises entre parenthèses et à la lecture, notre cerveau conditionné s’imagine très bien comment ça sonnerait dans la série. On a en plus l’occasion d’y retrouver quelques touches d’humours (le running gag avec Roy Harper qui ne veut pas qu’on l’appelle Speedy, ou un autre “gag” bien référencé au Green Arrow classique, et franchement ça m’étonnerait que ça ré-apparaisse à la tv, mais si c’était le cas, ce serait vraiment énorme… nan mais, ça casserait tout le côté “sérieux” de la série…), et je le disais donc auparavant, pas mal d’action. À ce niveau aussi, on est plutôt bien servi, et j’ai trouvé certains passages particulièrement plus violent que ce qu’on a déjà pu voir (surtout au niveau des effusions de sang en fait) ; personnellement ça me plaît bien plus de voir que cette déclinaison de la série se veuille un brin plus décomplexée, tout en restant fidèle à ses personnages, mais peut-être que ça en rebutera certains. Il serait assez incongru de vouloir prendre ce comicbook de façon complètement séparée d’Arrow, et ce que j’espère surtout au final, c’est qu’on se retrouve vraiment avec un côté cross-média entre les deux. Que des éléments présents dans le comics fasse irruption plus tard dans la série (même de façon brève, même si ça reste du clin d’oeil), qu’il y ait une sorte de dialogue. Parce que si l’histoire racontée là-dedans n’a absolument aucune importance, ce serait vraiment dommage, et un potentiel gâché.

Un véritable point positif en tout cas pour ce premier numéro, c’est que qualitativement en terme de dessins on s’est bien amélioré depuis la première saison du comics Arrow, dont les artistes donnaient des planches parfois vraiment brouillon. Joe Benett n’est pas le dessinateur le plus incroyable du monde mais ses dessins sont plus que corrects, avec une bonne idée de la mise en scène (la prise d’assaut de l’avion est bien pensée, avec un bon cadrage), l’action retransmise correctement. Et c’est assez fort visuellement pour faire passer des émotions : la scène d’ouverture met tout de même mal à l’aise compte tenu de ce que l’on voit, et le cliffhanger… bah fait son petit effet de cliffhanger, donc au prix où est proposé le comics, on y reviendra volontiers. Quand les planches sont chargées, les traits en souffrent avec des personnages plus approximatifs, mais il n’y a rien de catastrophique. Par contre, je suppose que c’est dû à l’effet “premier numéro”, mais j’espère que les auteurs n’ont pas l’intention de nous mettre la version dessinée du générique de la série à chaque fois, parce que ok, pour le fan service c’est rigolo une fois, mais ça risque de devenir lassant – surtout qu’on y perd deux pages tout de même !

Qu’on ne s’y trompe pas, pour moi cette saison 2.5 d’Arrow n’a pas vraiment de prétention, ou du moins à peine plus que la première version comics de la série. Cette ouverture a l’avantage d’avoir un artiste qui rehausse la qualité visuelle du titre par rapport à avant, et l’action présentée a le mérite d’être en adéquation avec l’esprit de la série, tout en apportant quelques touches en plus, et en s’émancipant des contraintes liées au support télévisuel. Si vous aimez Arrow, pourquoi ne pas se laisser tenter ? J’espère simplement que l’histoire tiendra la route, et surtout que Guggenheim et sa clique penseront à jouer le jeu du cross-média et à référencer ces évènements d’entre deux saisons, dans la 3ème lorsqu’elle déboulera. 

6 Commentaires

  1. Moi aussi je l’aime bien la couverture, je pense que je vais me les lire pour faire le lien entre les saisons cette fois-ci !

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