Flashpoint
Les points positifs :
  • Dessins de Kubert au top
  • Un nouvel univers
  • Un DVD gratuit (c’est meilleur quand c’est gratuit)
Les points négatifs :
  • Il manque les tie-ins…
  • … ce qui nuit fortement à l’histoire
  • Fin de la continuité DC…

« Libre ! Libre de tout changer… » – Néga Flash


  • Scénario : Geoff JohnsDessin : Andy Kubert, Scott KolinsCouleur : Brian Buccellato, Alex Sinclair
  • Flashpoint – 29 novembre 2013 – 208 pages – 25 € – DC Classiques

En plein brainstorming sur la quinzaine Flash, qui bat son plein en ce moment, mon esprit vagabondait car je savais pertinemment que pas grand chose n’était sorti chez Urban pour le bolide. Puis par un éclair de génie, dont je suis coutumier, mon esprit passablement embrumé par l’heure extrêmement matinale (il était 11h du matin) fit le lien avec une review en souffrance sur mon bureau depuis près d’un an. On avait pas fait la review de Flashpoint !

S’ensuivit une lecture fiévreuse, qui à la fin du livre me laissa dubitatif. Il doit manquer des pages à cet édition, parce que il me semblait que la version parue en kiosque était nettement plus profonde. Je me suis donc précipité sur mon coffre à comics et s’ensuivit une autre lecture tout aussi fiévreuse. Et, là, stupeur, en effet ce n’était pas la même histoire. Passionnante et profonde dans la version kiosque, elle était devenue plus insipide et creuse en librairie. La raison me sauta aussi aux yeux, il manquait les tie-ins !

Flashpoint

En effet cette édition librairie, si elle ajoute le Blu-ray de « The Flashpoint Paradox » dans sa première édition (un film d’animation tout à fait agréable qui peut être vu par toute la famille), se contente de compiler les numéros #1-5 de Flashpoint, ajoutant seulement Flash #8 en guise de prologue, parus en 2011, tout en faisant l’impasse totale sur les tie-ins parus, eux, dans l’édition kiosque !

Et force est de constater que sans ces histoires de complément centrées sur Superman et Batman, l’histoire est moins folle ! D’ailleurs, mon passage préféré (hormis le prologue sur Néga-Flash, mais nous y reviendrons) était incontestablement celui avec Batman en lutte contre le Joker dans l’univers créé par Zoom.

Flashpoint

Passons donc sur cette immense déception et analysons ce qui nous est donné à lire dans cet ouvrage. L’histoire se concentre donc sur l’histoire de Barry Allen qui, victime d’un mauvais tour du Néga-Flash, se réveille dans un monde différent. Le premier changement est positif pour Barry : sa mère est vivante. Mais pour une bonne nouvelle, combien de mauvaises ? L’Europe occidentale (chez nous, quoi !) à été mise sous les flots par Aquaman et ses Atlantes pendant sa guerre contre Wonder Woman (et ses Amazones), accusée d’avoir tué la femme du roi des sept mers, qui a élu domicile en Angleterre (renommée Nouvelle Themyscira). Batman est un quasi psychopathe usant de méthodes beaucoup plus brutales qu’à l’accoutumée et Superman est aux abonnés absents. Bref, c’est l’apocalypse et Flash se rend bien compte que le prix payé pour la survie de sa mère est trop élevé et va tout mettre en oeuvre pour revenir à la situation initiale.

Flashpoint

Le scénario de Johns n’est pas mauvais, mais quand on a goûté la version plus complète du kiosque, revenir à la version light peut être un peu indigeste, car pour une fois les tie-ins dans un event ont une vraie importance dans le scénario et dans l’explication de ce nouveau monde. La fin est un peu étrange et pas franchement réussie, se contenter de faire un jogging sur un tapis pour régler une situation pareille, c’est pas génial. Néanmoins, j’adore le prologue (Flash #8) et sa représentation de l’évolution de la frustration du Néga-Flash et de la façon radicale qu’il a eu d’y remédier. En plus, j’aime réellement le trait dynamique de Scott Kolins sur ce numéro.

Les dessins d’Andy Kubert sont vraiment beaux et le design des personnages de ce monde sont réussis et notamment Batman, dont le costume réussit la performance de le rendre encore plus sombre. Les décors apocalyptiques sont vraiment superbes et rendent le désespoir presque palpable.

En résumant c’est bien, mais ça aurait pu être bien mieux. Et il est dommage que le kiosque dont est issu cette édition soit bien plus complet, c’est pas génial. De plus l’animé fourni avec la première édition enfonce le clou en contenant lui aussi des passages issus des tie-ins. Je n’ai pas reconnu l’histoire que j’avait tant aimé et c’est bien dommage. Ceci dit, le fait que des tie-ins doivent être présents pour compléter l’histoire ne fait qu’appuyer la faiblesse de l’event principal seul…


UN DEUXIÈME AVIS C’EST BIEN AUSSI !!

On tomberait à côté si on ne reconnaissait pas Flashpoint comme un volume d’anthologie. Cette histoire a une incidence non négligeable sur le DC-verse et en plus, elle est vraiment bien écrite. Un scénario impec servi par des dessins qui flattent la pupille, que demandent les fans ? De plus, le film d’animation adapté de Flahspoint est relativement bien fait lui aussi. Personnellement, j’ai beaucoup aimé lire Flashpoint, je l’ai lu d’une traite! Je n’ai pas toujours trouvé tous les éléments impliqués simples à comprendre… mais pour du Geoff Johns c’est lisible sans cachet d’aspirine à côté. Même s’il n’a pas fait l’unanimité sur la planète Comics, selon moi, Flashpoint est un véritable page-turner et un tome à lire absolument… d’autant plus qu’il est l’événement qui mène à la continuité des New 52.

– SuperAudy