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mad love
Critique Mad Love and other stories
Les points positifs:
  • Pour les nostalgiques
  • Le Duo Paul Dini / Bruce Timm qui a marqué les esprits
  • L’historique Mad Love
  • Des histoires emblématiques…
Les points négatifs:
  • … Quelques autres inutiles
  • Après la lecture, on veut revoir tous les Batman : TAS

« Aw, C’mon Puddin’… Don’t ya wanna rev up your Harley ? »


  • Scénario : Bruce Timm, Paul Dini Dessins : Bruce Timm, Rich Burchett, John Byrne, Dan DeCarlo, Klaus Janson, Glenn Murakami, Mike Parobeck, Matt Wagner – Couleurs : Mark Chiarello, Rick Taylor, Bruce Timm

Revenir sur ce Batman : Mad Love and other stories n’est pas une chose facile. S’il est bien un bouquin immanquable pour les fans c’est bien celui-ci et tout pourrait alors ce résumer à ce qualificatif : IMMANQUABLE. Pour être encore plus précise, il y a là, des histoires d’origines de personnages emblématiques, des histoires mythiques qui ont été plus tard adaptées dans la célèbre série Batman : The Animated Series. Car oui, certaines histoires ne sont pas des épisodes de l’animé couchés sur du papier mais bien l’inverse. Par exemple, l’histoire Mad Love, a été écrite par le duo, puis ensuite a permis de faire l’un des meilleurs épisodes de la série. Ce tome contient plusieurs numéros entiers de The Batman Aventures, mais aussi du Batgirl Adventures, bref, un joli rassemblement à se mettre sous la dent.

MAD LOVE

Il est une évidence dans ce tome, les nostalgiques seront ravis. Si par hasard vous n’arrivez pas à remettre la main sur vos VHS sur lesquelles vous enregistriez vos épisodes le dimanche matin sur France 3, si vous n’arrivez pas à les visionner par un autre moyen, et bien ce tome vous sera bien utile pour vous replonger dans cet univers sombre, plus ou moins mutin et déglingué de Batman. Pourquoi plus ou moins mutin me direz-vous ? Tout simplement car quand nous étions plus jeunes nous adorions toutes ces histoires, mais avec du recul et un peu de recherche, il apparaît que la sexualité abordée entre le Joker et Harley Quinn était toute nouvelle, on en voyait rarement dans les comics, avec des phrases évidentes telles que celle citée plus haut. Mais à nos yeux jeunes et encore aveugles, les choses ne nous apparaissaient pas sous cet angle là.

Les nostalgiques donc auront droit lors de la lecture à une première histoire Mad Love, qui met en scène Harley Quinn et le Joker. Cette histoire traite de l’amour vache entre les deux, mais développe également l’histoire de Harley Quinn nouvellement créée alors à l’époque. Cette histoire a permis d’ailleurs remporté deux Eisner Awards. Nous découvrons également, que sous le masque Harley Quinn possède un énorme potentiel, mais l’amour qu’elle porte au Joker finira toujours par l’abrutir. Que voulez-vous, parfois l’amour rend aveugle, ici il rend fou.

MAD LOVE

Au fil des lectures suivantes nous retrouverons Roxy Rocket, personnage créé par le duo pour tenter d’être une pseudo-alternative de Harley Quinn mais qui ne recevra pas le même accueil par le public, et ses histoires sont comme qui dirait pas non plus palpitantes. Nous revenons sur le personnage du Ventriloque, (à ne surtout pas confondre avec LA ventriloque des New 52), avec la poupée Scarface (contre Ferdie pour les New 52). Nous passons aussi par la case Scarecrow, puis Clayface et Batgirl, dans des histoires qui se lisent rapidement, sans aucune prise de tête. C’est pas comme s’il y avait un enjeu pour d’autres numéros où l’on se pose des questions sur la suite, ce sont des one-shots et c’est très agréable à lire de cette façon. Le tome se poursuit sur une touche un peu mystique avec Ra’s al Ghul, Batman et Etrigan réunis dans une même histoire, qui est plutôt originale est bien montée pour l’époque. Pour finir, nous explorons les origines du visage de Two-Face, alias Pile ou Face.

L’une de mes histoires préférées dans ce tome est Laughter after Midnight. Comme vous vous en doutez, il s’agit d’une histoire, courte, sur le Joker. Le voilà de nuit, dehors, avec ses misères, ses farces moisies et son ennui. Monsieur le pantouflard pourrait très bien lui convenir comme petit surnom dans cette histoire, en effet, passé minuit, Monsieur commence à fatiguer. Les expressions du Joker sont ici très bien exploitées et ses différentes mimiques ne manqueront pas de faire sourire les lecteurs.

MAD LOVE

En clair, c’est un fait, Bruce Timm et Paul Dini, c’est un duo d’enfer. Les scénarios sont légers, sombres, et feront sourire le lecteur. Les planches sont très bien colorées, la noirceur de Gotham contre les couleurs des personnages et donne une ambiance si particulière. Les dessins de Bruce Timm sont gravés dans nos esprits à jamais, c’est comme ça. Il a tellement marqué les esprits, que certains n’arrivent d’ailleurs pas à accepter d’autres designs de personnages autres que ceux de Bruce Timm.

Que dire de plus si ce n’est, faites vous plaisir. Un tome sans prétention, qui ne mange pas de pain et qui ravit. Il y en a qui aime les jeux vidéos old-school, d’autres les comics qui nous ramènent en arrière. Qui n’imagine par les voix de doublages français, ou directement les voix VO en lisant les bulles du personnage? C’est une lecture rafraichissante, ça fait du bien. Maintenant, je vous laisse, les épisodes de Batman : The Animated Series m’appellent, car oui bien sûr, cette envie risque de prendre pas mal de monde à la lecture… 

Harley

Harley

Nul ne saurait décrire le monstre, aucun langage ne saurait peindre cette vision de folie, ce chaos de cris inarticulés, cette hideuse contradiction de toutes les lois de la matière et de l'ordre cosmique.