Les points positifs:
  • Une bonne histoire de vampires!
  • Une identité visuelle forte
  • Batman est dans la place
Les points négatifs:
  • Un style graphique qui reste particulier
  • Un peu lent à démarrer

« I kill livestock. » – Mary, Queen of Blood


  • Scénario : Joshua Hale Fialkov – Dessin : Andrea Sorrentino – Couleur : Marcelo Maiolo


Andrew Bennett, vampire depuis quelques siècles, a quelques problèmes. Les siens ne veulent pas se ranger dans les rangs et préparent une révolte. Tout ça pour bouffer du sang humain. Quel idée stupide aussi de vouloir être un vampire sympa ! C’est un peu la misère faut dire, parce que cette nouvelle meute assoiffée est menée par Mary, dite la Queen of Blood. Elle s’avère être la femme de sa « vie », dans le genre « conflit d’intérêt », tu fais pas mieux. Il l’aurait lui même transformée en vampire, pratique. Aidé d’un vieux prof, d’une gamine revancharde et accessoirement de Batman, il va tenter de les arrêter, jusqu’à la mort (enfin, si on l’estime capable de mourir une seconde fois).

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I, Vampire fait partie de ces titres qui ont tout de suite été catalogués à tort dans les sous-produits des New 52. Pourtant, cette série est bien fichue. Si. J’insiste. Dire si le phénomène Twilight a fait du mal, dès qu’on parle de vampires et qu’on évoque un semblant de romance, ça y’est, on croit tout de suite que ça va être une catastrophe à l’eau de rose pour midinettes de 14 ans. Et certes, je comprends pourtant un peu cette première impression. Le premier numéro s’étale longuement sur l’idylle impossible que vivent les deux vampires. Mais en vérité, c’est beaucoup moins con que ça en à l’air. Et c’est assez bien écrit. Ici, pas de tout blanc ou de tout noir. Pas de vampires qui brillent, pas d’ados en pleine crise d’adolescence, pas de Twilight-like ! Andrew Benett a fort à faire pour lutter contre sa nature et rêve un peu naïvement que les choses peuvent s’arranger pour les conditions que sont les siennes et celle de sa race (oui, le racisme est toléré quand il s’agit de vampire, c’est pas moi qui l’ai décidé ainsi, je suis le mouvement que voulez-vous…). Tandis que Mary est en plein désespoir et ne voit plus que comme solution: la guerre et la destruction. Toutes proportions gardées, enfin… si on veut. Elle en a juste marre d’être cantonnée à se planquer dans les égouts et décide de se soulever pour de bon.

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Alors après, certes, nous avons du vampire assez classique. Ils ne brillent pas au soleil donc, c’est déjà ça… Mais ça ne les tue pas non plus à proprement parler. Un coup bien placé dans le torse peut les flinguer définitivement (Buffy style !). Mais ils sont capables de bien d’autres choses. Et Benett à la particularité de se transformer en un genre de loup. Un vampire-garou en somme, mais faut pas trop utiliser cette forme, car ça rend un peu barge. Du moins il parait, perso j’ai pas encore essayé…

Joshua Fialkov dépeint bien son mythe mais s’attarde un peu plus encore sur l’ambiguïté des personnages. Et les personnages secondaires sont tout aussi intéressants. Je pense notamment à Tig, la gamine chasseuse de vampire qui les rejoint sur la route et qui va s’avérer être un personnage clé de l’histoire, un peu malgré elle faut dire. Mary quand à elle, est vraiment intéressante, même depuis ce premier tome (et ça va plus loin encore après ça). Un personnage complexe aux multiples facettes qui fascine autant qu’elle inquiète. Et la manière qu’à Andrew de se comporter avec elle renforce cet intérêt.

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L’utilisation de Batman est soft et non exagérée. A vrai dire, ça fait plutôt plaisir de le voir ici, car il est vraiment dans son élément. Et je préfère le voir dans ce titre là, plutôt que dans sa propre série en train de combattre des vampires… Ça a déjà été fait, et ce n’était pas toujours très brillant. Fialkov fait honneur au caractère du chevalier noir et l’utilise à bon escient. Certes, c’est aussi pour faire plus de vente (pas sûr que ça ait vraiment marché pour le coup), mais quand c’est bien fait, on va pas cracher dans la soupe non plus !

Andrea Sorrentino est aux dessins. Sa patte est sombre au possible et les pages doivent coûter chères en encre. Aux premiers abords, je n’étais pas spécialement fan. Les visages manquent parfois d’expressions, et tout est trop suggéré (à titre de comparaison, je suis bien plus ébahi par sa prestation sur Green Arrow #17). Mais force est de constater que ça renforce l’identité du titre. Chacun y trouvera son mot à dire, et même si j’aime que ce soit dark, j’aurais préféré une image plus lisible, mais c’est peut-être aussi dû à la colorisation un peu terne de l’oeuvre. Dans tout les cas, c’est loin d’être dégueulasse. Surtout que je me dois quand même de vous le dire, le monsieur s’améliore de numéro en numéro.

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Pour conclure, ce titre reste pour moi un petit coup de coeur, que je vous recommande si vous avez envie de lire du vampire dans une production « mainstream », qui a des faux airs d’une production indé par moment. Je pense objectivement qu’il y a mieux ailleurs, mais ce premier tome, qui ne fait que poser les bases et nous offre un cliffhanger détonnant, s’ouvre sur une histoire avec un fort potentiel que je me fais un plaisir de suivre. Et je vous invite fortement à faire de même ! Et ce, malgré l’annulation de la série au numéro #19… Snif !

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Dark-Manix
Dark-Manix

Perso je suis assez fan de ce « style graphique particulier ». Dommage pour l’annulation. :(

Maêlle Thaëmiss
Maêlle Thaëmiss

Ca, ce serait susceptible de me plaire (ça change des super-héros déguisés…) même si clairement, le peu de dessin que tu montres, me rebute totalement… Maintenant si l’histoire en vaut la peine, ça se tente. Enfin avec une annulation au bout c’est un peu dommage…

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