Aie aie aie, ici Blue, et je suis de retour, une nouvelle fois pour vous jouer un mauvais tour ! Comme vous le savez sans doute, je suis rédacteur pour trois choses : écrire des chroniques sur le porno, écrire des chroniques sur les corps de Cavill et Amell, et foutre le dawa en podcast. Mais parfois, exceptionnellement, je mets des combos coup de tête/manchette/balayette, et devinez ce que je vais faire aujourd’hui ? Des attardés vont une nouvelle fois en prendre pour leur grade, c’est parti !

Comme vous le savez, et oui, vous le savez au vu du nombre de likes sur nos publications récentes –ouais parce que lorsqu’il s’agit de parler du meilleur groupe de supers, les Secret Six, il y a déjà moins de monde-, Zack Snyder aka King Snyder aka Le Prophète sortira sa version de Justice League sur HBO Max. Alors certes, le harcèlement des fans, les raisons derrière ce choix par Warner, et le cynisme dont la société fait preuve dans sa démarche, ça, on ne va pas se mentir, c’est grenade, mais pour le reste, si on reste factuel, un artiste qui récupère la mainmise sur son œuvre, c’est toujours une bonne nouvelle. La contextualisation, c’est réglé, passons donc au cœur du sujet.

Nous sommes en 2020 après Jésus-Christ. Toute la fan base snyderienne est occupée à célébrer la bonne nouvelle dans le calme et la bonne humeur… Toute ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles fanatiques résiste encore et toujours à l’intelligence, se mettant à brûler des blu-ray de Justice League, et la vie n’est pas facile pour les garnisons de rédacteurs des sites retranchés de DC Planetum, Comicsblogum et autres Toilus Heroïcum.

Non, vous ne rêvez pas et ce n’est pas un événement isolé. Comme vous venez de le constater, des folaillons se sont mis en tête de brûler leur blu-ray du film, mais plus que ça, afin de montrer leur incroyable dissidence, se sont mis à partager le tout sur les réseaux sociaux. On fout le feu à un disque, et on se sent révolutionnaire. Sortez les drapeaux de Che Guevara.

Cela nous amène donc à nous demander pourquoi on achète un film. Ne soyons pas hypocrites, à l’heure actuelle, la majorité des films sont consommés illégalement. Vous connaissez les sites, je les connais aussi, pas la peine de mentir. À moins que vous les achetiez à Cash Express à 1€ pour vous taper un délire entre potes dans une soirée traditionnelle bière/trashtalk/nanard, en boutique, les œuvres cinématographiques coûtent entre 10 et 20€. À ce prix là, à moins d’être rentier, il est plus que probable que vous ayez déjà vu le film en question en salle ou sur internet. Il est assez rare d’acheter un film totalement à l’aveugle, sans l’avoir regardé, ou du moins sans même avoir lu/entendu les critiques à son sujet. Les raisons poussant donc les gens à posséder un blu-ray sont majoritairement de deux types : Soit ils ont aimé le film et veulent soutenir la production de l’œuvre en possédant cette dernière légalement et matériellement –s’ajoute à cela l’argument spécial du « je veux mater les bonus »-. Soit ce sont des collectionneurs.

Revenons donc à notre affaire Burn JL Burn. Des fans vont au cinéma et se rendent compte qu’ils n’aiment pas un film, mais plus que ça, que leur réalisateur favori s’est vu charcuté son projet – le premier « Gnh Gnh Whedon il est vilain », c’est perma-ban, vous êtes prévenus, on ne va pas revenir sur ça constamment-. Scandalisés, ils se jurent de mettre à nouveau le film entre les mains du réalisateur d’origine, idée honorable s’il en est. Cependant, quelques mois plus tard, le blu-ray du film charcuté sort, et les types l’achètent tout de même. Enfin, une fois que leur croisade a porté ses fruits, ils décident de détruire ledit blu-ray. 30€ investis partis en fumée pour une œuvre qu’ils n’aiment même pas, entre la séance de cinéma et le support physique. Qui plus est, imaginons que la Snyder Cut sorte en version physique –perso je m’en tamponne, mais ça serait assez cool pour les fans-, le blu-ray actuel de Justice League, se voyant remplacé dans les rayons de magasin, ferait un objet de collection assez sympa à conserver chez vous, à l’instar des gens possédant la VHS d’époque de Superman III. En parlant de ce dernier, le podcast arrive, vous n’êtes pas prêts pour autant de sel.

L'Humeur de Blue : Brûle ton Blu-ray de Justice League 1
Reconstitution

Psychiatriquement, la maladie bipolaire est une maladie mentale chronique de la famille des troubles de l’humeur. Le trouble bipolaire, autrefois appelé psychose maniaco-dépressive, est une maladie au long cours qui entraîne des dérèglements de l’humeur. Elle peut prendre diverses formes. Merci Wikipédia. Comme quoi, c’est cool que l’argent de Jimmy Wales gagné via les films porno puisse financer ce genre de projet, renseignez-vous.

En conclusion, cette vague n’a pour le moment, à ma connaissance, heureusement pas atteint la France. Dieu Snyder nous en préserve. Dans les pays comme les nôtres, les individus souffrant d’un handicap mental sont placés dans des institutions spécialisées et suivis. Pourtant, au regard des récents événements, le doute s’insuffle en moi.  Sont-ils partout ? Dans les villes, dans les campagnes ? Par ailleurs, fans de Synder et de DC, ne perdez pas espoir, une chose m’apparaît certaine et rassurante, la sélection naturelle finit toujours tôt ou tard par se charger des QI à un chiffre.

PS : Qu’est-ce que j’ai pensé de la version de Justice League sortie au cinéma ? Demandez aux autres rédacteurs, je suis le seul qui ne l’ai pas vue.