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Dossier – Birds of Prey, à travers les âges de DC Comics

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Sommaire
Dossier - Birds of Prey, à travers les âges de DC Comics

L’équipe des Birds of Prey est sujet à une mise sous le feu des projecteurs grâce à la sortie du film de Cathy Yan. Mise en avant plus que méritée pour la meilleure équipe de super-héroïnes de l’univers DC Comics. Et, donc après vous avoir parlé de Black Canary, membre historique et imminent de l’équipe tâchons de revenir sur l’histoire de publication des Birds of Prey.

1. La création des Birds of Prey

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Contrairement à ce que l’on peut penser la création des Birds of Prey ne vient pas de Chuck Dixon, mais de l’éditeur Jordan Gorfinkel. C’est celui-ci qui a proposé à Dixon une série comprenant Oracle, un personnage toujours très populaire, mais qui était difficile à vendre toute seule. Ainsi que Black Canary dont l’ongoing avait été un échec.  Quand au nom même de la série on le doit à Frank Pittarese qui l’a proposé et Mike Carlin qui a insisté pour que le nom ne soit pas changé en Hell’s Belles (et on le remercie tous pour ça).

Cependant avant de lancer la série il leur a fallu faire leur preuves et c’est comme ça qu’ils ont lancé un one-shot En 1996 : Black Canary/ Oracle: Birds of Prey. Le tout écrit par Chuck Dixon, dessiné par Gary Frank et encré par John Dell. Ce premier numéro proposa un nouveau costume pour Black Canary qui y perdit ses bas pour un costume supposément plus pratique pour une espionne. Dinah et Barbara ne se voyaient jamais à visage découvert dans cette mini-série et cela deviendra un élément central de l’histoire sur le long terme. D’autres mini-séries ont suivi et finalement DC se décida enfin à donner le feu vert pour une ongoing Birds of Prey en 1998.

Chuck Dixon continuera au scénario pendant 46 numéros, tandis que Greg Land et Butch Guice alterneront aux dessins. Dinah et Barbara se rencontreront pour la première fois au numéro 21. Lors de son run Dixon utilisera aussi les personnages de Tim Drake et de Ted Kord (Blue Beetle). Le tout donne un run plutôt sympathique. Rien d’extraordinaire, mais ce sont des petites aventures qui se consomment assez bien. Même s’il ne faut pas s’attendre à quoique ce soit d’engagé, Dixon étant ce qu’il est et le run accumulant parfois les idées un peu… discutables diront nous pour rester corrects. Tel que Black Canary qui tombe amoureuse de Ra’s Al Ghul, sans savoir que c’était lui, ou alors Black Canary qui remonte de 1000 ans dans le temps et tombe amoureuse d’un Viking qui s’appelle Jon. Oui. Il en reste que ce run marque la toute première confrontation entre Barbara et le Joker depuis les événements de Killing Joke.

Ensuite nous aurons le droit à un très bref run de la part de Terry Moore et Gilbert Hernandez. On ne va pas vraiment s’attarder dessus. C’était très court, il n’y a pas eu d’apport majeur et les ventes du titres sombraient.

2. Gail Simone et la définition de l’équipe

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Nous sommes en 2003 et le titre Birds of Prey est au plus bas. En réalité pour être plus précis le titre va être annulé. Ce n’est qu’une question de temps. Mais c’est là que va entrer en scène une jeune scénariste de chez Marvel, connue à l’époque pour son Deadpool, Gail Simone. Cette histoire, c’est Gail Simone elle même qui l’a racontée sur son twitter. Alors qu’elle avait seulement quelques numéros de Deadpool derrière elle, les chiffres étaient déjà conséquents et cette réussite vit ses éditeurs promus et envoyés sur un autre titre. Simone était maintenant coincée avec un nouvel éditeur. Éditeur qu’elle n’aimait pas du tout, celui-ci étant apparemment horrible. Cette mésentente était telle que la scénariste se voyait déjà quitter Marvel et reprendre son ancien métier.

Cependant c’est lors d’une convention que deux acteurs très importants de chez DC vinrent trouver la jeune scénariste. Déjà Jeph Loeb vint lui dire qu’elle savait écrire des choses effrayantes et qu’elle devait donc parler avec Karen Berger de chez Vertigo. Ce que Simone fit, mais la rencontre ne donna rien. Puis ce fut au tour de Geoff Johns de venir la trouver et celui-ci lui dit qu’elle savait écrire de vrais scènes d’actions et qu’elle devait parler à Lysa Hawkins, l’éditrice de Birds of Prey. Cependant après l’épisode Karen Berger elle n’avait plus envie d’aller déranger un autre éditeur et n’y alla donc pas. Le lendemain Geoff Johns revint, accompagné de Jeph Loeb cette fois et traîna Simone jusqu’au stand de DC pour qu’elle rencontre Lysa Hawkins. Cette dernière connaissait très bien le travail de Simone et il ne fallut pas plus que ça, elle était engagée. Gail Simone était la nouvelle scénariste des Birds of Prey.

Néanmoins, selon Gail Simone, son premier pitch était vraiment mauvais. Elle avait besoin de tensions, de quelqu’un à opposer à Barbara et Dinah qui étaient déjà amies. Elle demanda donc à l’éditrice si elle pouvait inclure Huntress. Ce à quoi elle répondu « On va être annulée, on fait ce qu’on veut ». Et voilà comment un run adoré par les fans est né. Elle commença donc avec le numéro 56 et elle ira jusqu’au 108. Toute la dynamique du titre tournera, dans un premier temps, autour des relations plus que conflictuelles de Barbara, Dinah et Helena. Tout le projet de Gail Simone est de mettre en scène des jeunes femmes brisées qui vont pouvoir se reconstruire grâce aux unes et aux autres.

Le titre continua à grandir et l’équipe accueille de nouveaux membres comme Lady Blackhawk et Gypsy, Big Barda ou Manhunter. Et elle en créa de nouveau avec Black Alice et Misfit. C’est avec ce run que l’équipe et le titre trouva une vraie âme. Gail Simone réussissant à créer un vrai esprit de camaraderie et d’amitié entre les personnages. Chose que l’on avait pas tellement l’habitude de voir chez les super-héros, ou en tout cas pas à ce point-là. Qui plus est, l’équipe sous la plume de Gail Simone est restée 100% féminine et n’a jamais eu recours à des intrigues amoureuses, ce qui était assez fou à l’époque (et toujours aujourd’hui ne nous en cachons pas) pour un titre sur des personnages féminins. De plus, grâce à son excellente écriture de Black Canary le personnage prit son envol et devint un membre de la JLA, avant de quitter le titre au numéro 100.

Enfin, toutes les bonnes choses ayant une fin, Simone quitta le titre au numéro 108 pour prendre les rennes de l’ongoing Wonder Woman, un de ses rêves.

3. L’après Simone

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Après que Simone ait quitté le titre c’est Tony Bedard qui a repris le tout. Celui-ci prit l’initiative d’écrire des histoires plutôt auto-contenues. Il choisit aussi de relocaliser les Birds of Prey dans la ville de Platinum Flats, le but était de donner une vraie ville historique pour l’équipe. Ils souhaitaient que Platinum Flats s’impose dans l’esprit des lecteurs tel que Bludhaven s’était imposé comme LA ville de Nightwing. Malheureusement cela ne tint pas du tout. Et c’est durant cette période à Platinum Flats que Barbara se confronta pour la seconde fois au Joker, depuis son attaque.

Enfin en 2009, avec le numéro 127, la série était annulée. Néanmoins cette annulation fut de très courte durée car en janvier 2010 DC annonça le retour de l’équipe, ainsi que le retour de Gail Simone à l’écriture. Elle serait accompagné de Ed Benes aux dessins et en outre elle a annoncé l’arrivé de Hawk et Dove dans l’équipe ainsi que son intention de créer une héroïne singapourienne. Néanmoins DC annonça très vite que le titre serait de nouveau annulé, comme toutes les autres séries, avec le relaunch complet de leur univers suivant Flahpoint.

Simone quitta la série au numéro 13, deux numéros avant son arrêt et Marc Andreyko et l’artiste Billy Tucci se sont occupés de l’arc final qui a vu le retour de Black Canary, entre autre.

4. New 52 et la refonte des Birds of Prey

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Arrivèrent le New 52 et le grand chamboulement de l’univers DC (franchement cela devient un running gag dans mes dossiers). L’équipe revint bien évidemment, mais elle devait prendre une nouvelle forme. Pour donner ce nouvel élan au titre et à l’équipe DC fait donc appel à un scénariste plutôt inattendu, Duane Swierczynski, un auteur de thriller. Tandis que c’est Jesus Saiz qui s’occuperait des dessins.

Le titre se concentre principalement sur Black Canary, d’ailleurs Barbara, qui vient de récupérer l’usage de ses jambes, ne sera pas un vrai membre de l’équipe avant plusieurs numéros. L’équipe est donc cette fois composée de Katana, Poison Ivy et un nouveau personnage Starling. Cependant il ne faudra pas s’attacher trop à ce roster, dès le numéro 12 Poison Ivy quittera l’équipe, ainsi que Katana et  Starling.

La série sera reprise par Christy Marx au numéro 18. Puis se terminera au numéro 34 en août 2014 avec un face à face avec la Suicide Squad. Ce qui n’est jamais très bon signe. L’équipe se séparera donc et Dinah entama une carrière de chanteuse. Les New 52 était une période incroyable. Le titre était d’une bien piètre qualité durant les New 52. Les personnages n’étaient pas intéressants, leurs relations étaient forcées et les intrigues d’aucun intérêt.

5. Rebirth et le relaunch

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Le titre se verra relaunché pour Rebirth en juillet 2016 sous le nom de Batgirl and the Birds of Prey. C’est les sœurs Benson, Julie et Shawna, venues tout droit du monde des séries TV qui reprennent le titre. Quant aux dessins ils sont assurés par Claire Roe et Antonio Neto. Le titre durera 22 numéros et le roster est de nouveau composé de Black Canary, Batgirl et de Huntress. Cette dernière ayant fait son retour dans le DCU dans la série Grayson.

Le titre reprendra des dynamiques héritées de Gail Simone, avec Barbara et Dinah qui doivent gérer une Huntress plutôt difficile à vivre, puisqu’elle n’hésite pas une seconde à tuer ses ennemis. Quant à l’intrigue comme le nom du titre le laisse penser, elle se trouve surtout centrée sur Batgirl. En fait celle-ci part à la poursuite d’une personne ayant volé son ancienne identité Oracle.

Batgirl and the Birds of Prey est une série somme toute sympathique. Les Benson développent pas mal l’idée que les Birds of Prey sont avant tout une famille, une chose qui avait été vraiment laissé de côté depuis les New 52. Et c’est donc un titre assez inoffensif et bien meilleur que son prédécesseur, mais qui est très loin de la qualité du run de Gail Simone.

Le titre prendra fin en 2018 avec son numéro 22.

6. Et maintenant ? 

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Depuis la fin de Batgirl and the Birds of Prey l’équipe a bien du mal à revenir. D’abord on nous a annoncé en juillet 2019 que Brian Azzarello relancerait le titre en octobre de la même année. Ici le roster devait reprendre celui du film. Donc Harley Quinn, Black Canary, Huntress et Renee Montoya. On se demandait tout de même qui chez DC a pu se dire que c’était une bonne idée de confier un titre 100% féminin à un scénariste avec un tel palmarès. Et visiblement quelqu’un chez DC a aussi réalisé que en effet cette idée était contestable. Car le titre s’est vu repoussé, il a perdu son statut d’ongoing et a été envoyé dans le Black Label.

Puis il y a aussi une mini-série en quatre numéros, elle aussi prévue pour le Black Label, signée Amanda Conner et Jimmy Palmiotti nommée Harley Quinn and the Birds of Prey. Celle-ci doit arriver en février.

Pour l’instant nous n’avons aucune idée si DC a prévu de relancer une série régulière autour du titre. Pourtant, une certaine Gail Simone ne manque pas de rappeler qu’elle voudrait retravailler sur le titre (ce qu’elle fera d’ailleurs le temps d’un numéro spécial). Malheureusement, les fans de l’équipe sont donc toujours dans l’expectative quant à un potentiel véritable retour de l’équipe.

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