Dans ce quatrième tome, divisé en deux arcs différents, Benjamin Percy continue à avancer peu à peu ses pions. Ici nous sommes donc mis face au grand retour sur le devant de la scène de Roy Harper, protégé historique de Green Arrow. Et dans un second temps c’est l’intrigue générale centrée autour du Ninth Circle qui est reprise.

Une réunion tant attendue

Roy Harper, sidekick historique de l’archer vert a été un personnage très important dans l’évolution du personnage d’Oliver Queen au fil des années. On pourra mentionner la découverte de son addiction bien entendu, avec le mythique Snowbirds Don’t Fly, mais aussi avec la naissance de son fils qui entraînera certain questionnements chez Oliver au début de Longbow Hunters. Cependant toute leur relation fut effacée (comme tant d’autres choses, Mia tu me manques tant) avec l’arrivée des New 52. Ne restant que quelques maigres miettes de dispersées ci et là. Alors, on était en droit d’attendre son retour avec impatience.

On retrouve donc le jeune homme qui retourne sur ses terres d’adoptions, dans une réserve amérindienne. Bien entendu ce retour sera l’occasion pour l’auteur de revenir sur le passé du personnage qui alterne entre tragédie et addiction. Cet aspect est plutôt bien présenté, cependant on regrettera un vrai manque de développement. On aurait aimé en voir plus de la lutte de Roy pour échapper à ses démons. Ici on se retrouve avec des séquences de flashbacks qui sont très (trop) vite expédiées. On aurait aimé voir une plus grande emphase mise sur les problèmes de Roy et pourquoi pas aussi traiter du problème plus global de l’alcoolisme dans les réserves amérindiennes. C’est un fléau majeur pour ce peuple, certains chiffres parlent même d’une mort sur dix dûe à l’alcool (mais ces chiffres sont quelques peu datés). Donc, il aurait été plus que bienvenue d’aborder pleinement ce sujet, mais malheureusement il est juste survolé ici.

D’ailleurs c’est un reproche qui est valable pour l’ensemble de cet arc. Tous les éléments sont très vites présentés et tout aussi vite résolus. La « réconciliation » entre Oliver et Roy parait trop vite expédiée, tandis que toute l’intrigue autour du chantier de construction  n’a pas vraiment le droit à une résolution pleinement satisfaisante. Qui plus est tout l’aspect social et sociétal est là, mais reste quelque peu maladroit.

Au final, bien que sympathique et traitant d’un sujet intéressant, cet arc ne réussit jamais vraiment à pleinement décoller et ce n’est pas les dessins plutôt ordinaires, mais pas désagréables pour autant, qui changent grandement la donne. Il en reste la satisfaction de revoir la relation de Roy et Oliver mise sur le papier.

Un deuxième arc plus conséquent

Ici, les choses sont différentes et bougent bien plus vite. Déjà Benjamin Percy retrouve (jusqu’au numéro 24) son compère Juan Ferreyra qui nous gratifie ici de planches toujours  aussi magnifiques, le tout dans son style qui rappelle des peintures. Qui plus est, son découpage des numéros est vraiment dynamique et donne au tout un aspect vif, qui réussit très bien dans les scènes d’actions. Ajouté à ça les couleurs vives qui nous donnent encore plus un aspect peint au tout.  Tout cela finit par nous livrer un comics qui est un vrai plaisir pour l’œil.

Cependant les dessins ne sont pas tout il faut bien aborder le scénario. Ici nous suivons  donc Oliver qui retourne à Seattle, tandis qu’une pluie d’incidents déferlent sur la ville. Un avion qui s’écrase en plein dans un aéroport, des bâtiments entiers qui doivent être évacués. En somme c’est l’anarchie dans la ville de l’archer vert. Bien entendu tout ça sont encore des agissements liés au Ninth Circle que Green Arrow va tenter d’arrêter une bonne fois pour toute avec l’aide de son équipe.

Dans cet arc l’histoire avance bien et on a surtout le droit à un bon développement autour d’Oliver quant à ce qu’il se devait de faire pour sauver sa ville. L’idée, pas vraiment originale, mais qui fonctionne toujours, est de se demander s’il peut réellement se contenter d’aider la ville en tant que Green Arrow, ou s’il pouvait (et devait) aussi agir en son nom. A cela on pourra aussi ajouter d’énièmes révélations autour de l’histoire de la famille Queen. Ici rien non plus d’extrêmement original, mais cela fonctionne toujours plutôt bien et les révélations sont assez surprenantes, sans trop paraître tirées par les cheveux. On regrettera cependant un manque de réel développement du côté des personnages secondaires.

Du côté des ennemis on appréciera le retour d’ancien personnages comme Cheshire, Brick et Eddie Fyers, d’ailleurs ce dernier pourrait déranger les fans du personnages (s’il y en a), tant il peut être différent du personnage crée par Mike Grell. Cependant l’équipe bien que sympathique n’a pas vraiment d’autres objectifs que d’être des mercenaires de luxe. On retiendra le maire de la ville, toujours aussi drôle dans sa parodie de Donald Trump.

Au final de ce tome 4 il reste un très bon travail du côté du dessinateur Juan Ferreyra, ainsi qu’un second arc qui fait vraiment avancer les choses et permet un bon développement de l’archer vert. Mais on regrettera tout de même l’aspect peu mémorable de la première partie. En somme un tome appréciable et qui de toute manière sera un achat nécessaire pour toute personne voulant connaitre la suite du run de Benjamin Percy.

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- Enfin la réunion entre Oliver et de Roy...
- Une partie graphique qui va du bon, jusque l'excellent
- Un bon développement de l'archer vert
Les -
-...mais que l'on aurait aimé un peu plus creusé
- L'aspect politique qui aurait pu être mieux réussi
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