Ce week-end se tenait, au Nord de la France, le Roubaix Comics Festival. L’association Art.thémis a pu relancer le festival de comics, anciennement situé à Lille, après plusieurs années d’absence. Situé en périphérie lilloise, le festival trouve une salle suffisamment spacieuse auprès de la Salle Watremez.

On retrouve rapidement les acteurs du dit festival, avec Astro City et les rédacteurs du magazine Scarce, de même avec des artistes récurrents comme Niko Henrichon. Le festival marque le coup, en invitant pour la première fois en France Howard Chaykin. Le scénariste et dessinateur provocateur profite d’une mise en avant avec une rétrospective en deux parties présentée par Scarce. L’autre invité mis en avant est Riley Rossmo, le jeune talent de DC Comics, dessinateur de Batman : Night of the Monster Men, Constantine et de Deathbed, officiant actuellement sur Martian Manhunter. Nous vous proposerons prochainement une interview et de Riley Rossmo, et de Howard Chaykin.

Le festival reste fidèle à ses précédentes éditions. Il met en avant ses artistes, placés au cœur de la salle, créant un circuit autour d’eux. Les invités phares sont mêlés aux autres. La disposition invite à la découverte. Riley Rossmo se retrouvait face à l’Artist Alley de jeunes artistes. Dans cette même perspective, Astro City mettait en avant les albums des artistes présents. Plus qu’une invitation à l’achat, c’est une invitation au contact avec l’artiste, à un dialogue. Et c’est ce dialogue qui fait le charme puissant de ce festival, qui ne pèse pas lourd à côté des moyens d’une Comic Con, mais dont le souci de bien faire prime. Vous n’y trouviez pas un marchand de sabre random, ni un vendeur de terrines. L’objectif premier est d’attiser la curiosité et inciter à la découverte du comics.

On sent que ce projet est un objectif majeur des organisateurs. Scarce est intervenu pour présenter Howard Chaykin à travers une rétrospective de son œuvre, mais aussi pour expliquer la nécessité de s’intéresser aux comics après la découverte via un film. Le RCF entamait un projet didactique qui laisse l’intéressé libre de recevoir ou non ses bons conseils.

En parallèle, on trouvait un rapport aux enfants, entre les ateliers, les masques, et l’association WonderAugustine qui mène une lutte contre le cancer de manière héroïque. L’animation était attendue, mais suffisait à faire rire (mention spéciale sur le meilleur affrontement de cosplays entre Batman et Wonder Woman le samedi après midi, qui s’est clôt par le fameux Bat-calin). Preuve flagrante que les comics rendent violents.

Malgré son statut de petit festival, la première édition du RCF annonce fièrement une nouvelle ère pour le festival de comics dans le grand nord. On ne peut que remercier les organisateurs pour leur accueil et leur travail, et espérer qu’ils parviennent à se développer plus encore dans les années à venir.