Retour sur les sorties du 06 février, des sorties qui ont été riches en surprises. Mauvaises ou bonnes, nous vous partageons les numéros qui méritaient notre attention, et des numéros sur lesquels la rédaction ne parvient pas à se mettre d’accord.

Et vous, vos lectures ça donne quoi ?

LES COUPS DE CŒUR

United States vs. Murder, Inc. #6

Collection

Jinxworld

Scénario

Brian Bendis

Dessins

Michael Avon Oeming

Hormis une satire de Trump un peu à côté de ses pompes sur certains points, USVMI reste sans doute le meilleur titre de ce Jinxworld. La narration est maîtrisée, Oeming fait du bon travail, et la colorisation est de qualité. Avoir prolongé le titre, qui n’aurait définitivement pas pu se conclure en seulement six numéros est une bonne chose, et l’apparition progressive de Valentine, s’imposant comme le personnage principal, était un ressort scénaristique déstabilisant, mais qui finit ici par payer. Il ne reste plus qu’à attendre maintenant ce que Bendis a à dire sur la religion, mais entre ça, Lucifer et Second Coming, on se demanderait presque si tout ceci n’est pas fait sciemment pour titiller les catholiques. United States of Murder, Inc. Vs. Vatican. ? Vraiment, Brian, t’es sûr de toi ?

– Blue

Adventures of the Supersons #7

Collection

Rebirth

Scénario

Peter J. Tomasi

Dessins

Carlo Barberi

Que voulez-vous ? Une version chibi de l’univers DC où le fils de Batman essaye de faire sortir son meilleur ami de prison en mettant des coups de pression à des aliens dans une ville extraterrestre, c’est toujours agréable à voir, et surtout, ça laisse songeur sur l’idée qu’a proposé récemment Superman #7. Tomasi sait écrire correctement Damian, et c’est presque à se demander pourquoi le personnage n’est pas traité de cette manière dans les Teen Titans, où il apparaît souvent comme le sociopathe de service. Concernant les dessins, rien de transcendant, bien qu’on notera une certaine recherche sur les diverses créatures présentes dans ce numéro, et des coupes de cheveux faisant par moment presque concurrence à Dragon Ball Z. Hâte de lire la suite.

– Blue

Female Furies #1

Collection

Rebirth

Scénario

Cecil Castellucci

Dessins

Adriana Melo, Hi-Fi

Quel choix difficile. Ce premier numéro n’est pas facile à mettre dans une petite case bien définie. Souffrant de quelques lourdeurs et de ficelles parfois trop évidentes, le numéro parvient tout de même à faire son petit effet. Le récit de Cecil Castellucci livre à la fois un retour sur la formation des Female Furies, mais aussi ses tentatives d’accéder au pouvoir aux côtés de Darkseid. Et c’est bien là où le numéro devient très violent.

On sait bien que les Female Furies sont les guerrières les plus aguerries et les plus féroces du DC Univers, cependant, la violence ne vient pas de leurs actes de combat. La violence se niche au sein d’un sujet bien trop d’actualité : le harcèlement sexuel et l’objectivation de la femme. Si Granny Goodness est au conseil de Darkseid, ce n’est pas pour ses prouesses de combat, mais bien un asservissement sexuel de la part de Darkseid, exposé frontalement et durement pour le lecteur qui ne s’attend pas à ça. Et comme si cela ne suffisait pas, lorsque l’une de ses Furies devient la proie d’un autre membre du conseil, Granny et Barda cherchent à se plier dans le silence et à faire obéir Aurélie à la prédation de cet être sans scrupule.

On oscille entre passé et présent, avec toujours une notion de bien et de mal dans les combats et dans les conditions de vie… mais c’est avec le comportement des mâles envers les Furies et leur formatrice que le malaise se crée lors de la lecture, et persiste une fois le numéro fini. C’est un parti pris par l’auteure qui ne laissera pas grand monde de marbre et commence déjà à provoquer quelques réactions sur la toile.

– Harley

LES VALEURS SÛRES

The Curse of Brimstone #11

Collection

New Age of DC Heroes

Scénario

Justin Jordan

Dessins

Denys Cowan

Sans être une aventure incroyable, Brimstone a su s’imposer et relever le niveau. On ne passera pas à côté de quelques clichés du style “alors c’est le monsieur defeu qui affronte la madame de glace”, mais le tout fonctionne. Du côté des dessins, ces derniers peuvent évidemment rebuter, Cowan ayant un style particulier, une sorte d’étrange mélange entre un Miller au niveau du trait, et un Romita Jr. dans la forme des visages. Néanmoins, les combats en jettent, aidés majoritairement par une bonne colorisation, et l’arrivée d’un nouveau personnage pour conclure la saga promet un potentiel combat final de bonne qualité. On se demande par ailleurs comment l’auteur compte boucler le tout en 20 pages…

– Blue

Deathstroke #40

Collection

Rebirth

Scénario

Christopher Priest

Dessins

Fernando Pasarin, Carlo Pagulayan

Malgré sa narration assez complexe, nécessitant de relire les anciens numéros, voir les anciens tomes tout court, Deathstroke reste un des titres majeurs de Rebirth, qui a su conserver sa qualité, mais plus important, l’attention du lectorat, lui évitant pour le moment l’annulation. Priest s’amuse à faire son petit battle royale dans Arkham, et réussit à raccrocher les wagons à l’event The Lazarus Contract, sorti… eh bien ça comment à faire un bail tout de même. Ainsi, bien que le titre soit toujours passionnant à suivre et que le découpage soit de qualité, il commence à être difficile de comprendre où l’auteur veut nous emmener ici, entre les aliens, Two-Face et le reste… On notera que la relation entre Damian et Slade pourrait devenir un des points forts du titre à l’avenir, et ça, c’est intrigant !  

– Blue

The Dreaming #6

Collection

Vertigo

Scénario

Simon Spurrier

Dessins

Bilquis Evely

De tous les titres lancés avec le relaunch de Sandman chez Vertigo, The Dreaming est sans doute celui qui s’inscrit le mieux dans la continuité de la série originale. Reprenant les anciens personnages, apportant de nouveaux éléments à l’univers, et restant visuellement au niveau, le scénario se laisse facilement suivre. Néanmoins, bien qu’après si peu de numéros il soit injuste de comparer The Dreaming à Sandman, force est de constater qu’il est difficile de passer à côté de la comparaison. De ce fait, bien que le titre soit bon, il est encor complexe de le considérer comme autre chose qu’un tie-in à la série originale plutôt qu’un titre à part entière. Eh oui, car autant certaines autres séries du relaunch sont plus ou moins déconnectées de l’univers du Marchand de sable et sont par conséquent obligées de développer et créer leur propre univers afin d’exister, les aventures de Dora, reprenant l’intégralité du roster, ne sauraient être considérée comme autre chose qu’un DLC non nécessaire.

– Blue

The Green Lantern #4

Collection

Rebirth

Scénario

Grant Morrison

Dessins

Liam Sharp

Toujours dans l’ordre de la claque esthétique, The Green Lantern vous en mettra plein les yeux. Liam Sharp ne cesse de surprendre par la richesse de détails présents dans ses planches. Malgré le vide cosmique, le titre présente un univers particulièrement vivant. Outre son apparence, ce quatrième numéro nous perd quelques peu oscillant entre instant présents, et plusieurs événements passés. Ce quatrième épisode présente la désillusion de Hal Jordan, les conséquences d’un premier échec. Alors qu’on reprochait beaucoup à Geoff Johns d’avoir écrit Hal Jordan comme un personnage très transparent, comme le modèle super-héroïque, Grant Morrison approfondi le personnage. Aux limites de l’anti-héros, on peut y voir transpirer l’écriture du policier bourru, répondant à ses propres valeurs. En comparaison aux autres titres de l’éditeur, The Green Lantern opte pour une narration efficace, proposant un contenu riche et concis. Chaque élément est essentiel. Le rythme effréné peut déplaire, mais il a le mérite de ne pas chercher à combler l’espace, et de mener sa narration comme il l’entend, en se focalisant sur un unique personnage principal. Une valeur sûre à n’en pas douter, malgré une lecture qui nécessite une confiance aveugle en l’auteur.

– Watchful

Green Arrow #49

Collection

Rebirth

Scénario

Collin Kelly, Jackson Lanzing

Dessins

Javier Fernandez

Au début de cette lecture, certains détails ont de quoi faire peur, tel un Comte Vertigo s’exprimant comme un personnage du Golden Age et parlant de lui à la troisième personne… Puis le tout s’arrange. Bien qu’il soit regrettable que le titre ne semble plus fonctionner que par le prisme de la mort de Roy, le tout réussit encor à marcher, et le bad-guy de cette histoire s’avère au final assez touchant. Il est véritablement possible de ressentir le drame intérieur que vit Oliver. Progressivement, on sent venir la fin du titre, et certaines fins potentielles se dessinent, pour le meilleur et pour le pire. Il n’y a plus qu’à prier pour que Didio n’ait pas prévu de faire rompre nos deux héros avant ou dans le dernier numéro. Mais malheureusement, à l’heure actuelle, les paris vont dans ce sens…

– Blue

Young Justice #2

Collection

Rebirth

Scénario

Brian Bendis

Dessins

Patrick Gleason

Meh. Le titre n’est certainement pas une déception, il est même plutôt agréable, avec des personnages attachants, mais c’est un bordel… Du côté de la narration, même après lecture du premier numéro, il est très difficile de savoir où le tout va. Bien entendu, l’objectif va être à terme de péter la gueule du méchant, jusque là, tout va bien. Mais la manière dont le numéro est structuré donne à la narration un certain manque de clarté. Du côté des dessins, certaines planches très chargées contrastent avec d’autres ayant des cases parfois carrément sans arrière plan. Il est aussi possible de regretter certaines couleurs un peu ternes dans l’ensemble, mais rien d’alarmant. Pour le moment, Young Justice est toujours un titre avec un potentiel certain, mais la satisfaction de revoir les personnages étant passée, il est maintenant de s’y mettre.

– Blue

Justice League #18

Collection

Rebirth

Scénario

Scott Snyder

Dessins

Jim Cheung

On ne va pas se mentir, il faut s’accrocher, mais bon, il faut au moins concéder à Snyder qu’il semble enfin se passer quelque chose dans un titre Justice League, chose qui depuis quelques années, semblait avoir été oublié -surtout lorsque le lecteur a eu droit à des bastons au coin de la rue, à base d’anneaux de pouvoir piratés…-. Ainsi, ce numéro réussit à être dépaysant et à se centrer sur le limier martien, longtemps oublié, et même tout simplement exclu du roster de départ des New 52. Niveau narration, empêchant l’auteur de retomber dans ses travers, James Tynion IV était là pour assurer ses arrières en début d’arc, et ça se sentait, d’autant que bosser sur un titre d’équipe, le scénariste sait faire, en témoigne Detective Comics Rebirth. Néanmoins, Snyder s’en sort correctement, et la relation J’onn/Luthor arrive par moment à être touchante. Le problème véritable, et en fait le niveau de délire snyderien que vous pouvez encaisser/apprécier ou non, et qui  normalement aura déjà déterminé si vous avez laissé tomber le titre il y a maintenant un certain nombre de numéros.

– Blue

Batman #64

Collection

Rebirth

Scénario

Joshua Williamson

Dessins

Guillem March

Ok, c’est sympathique à lire, au niveau des dessins, c’est vraiment joli, mais, à quoi sert ce mini crossover ? Montrer que Batman est en train de faire un burn-out, et l’opposer à la réaction de Barry face à l’échec d’une enquête ? Certes, cette partie est bien traitée, mais pour le reste, on peine à savoir où tout cela va mener le lecteur. Il est évident que l’identité du coupable du massacre de Sanctuary ne sera révélée que dans Heroes in Crisis, série qui a elle-même du mal à avancer. Depuis le début de cet event, j’avais dans l’idée que l’assassin était Gotham Girl. Si le but de ce crossover est d’amener progressivement sa responsabilité dans la tuerie, le faire hors de la série principale n’est pas une bonne idée, et a contrario, écarter la responsabilité de Gotham Girl ne fait qu’enlever une suspecte parmi l’immensité du catalogue DC. Après, nous ne sommes pas à l’abri d’une mort de l’héroïne à la fin de cet arc, montrant que le meurtrier court toujours. Ainsi, si la lecture s’avère agréable, à l’exception de quelques gros bullshits scénaristiques comme un Batman attrapant un speedster au vol, elle se révèle pour le moment totalement dispensable.

– Blue

LES DÉCEPTIONS

Harley Quinn #58

Collection

Rebirth

Scénario

Sam Humphries

Dessins

John Timms

Comme à son habitude, dissimulés dans une mer de n’importe quoi, quelques répliques et idées font mouche, mais c’est tout. Il est difficile de comprendre dans quel univers se passe cette série qui constitue à elle seule un festival de l’out of character. Batman qui emmène Harley dans la Batcave, Batman qui se menotte à Harley et saute de toits en toits avec elle. Harley qui passe un examen grâce à une ceinture magique de Tamaran, afin de déterminer si elle est digne de devenir une nouvelle entité cosmique… Il y a aussi des flics qui se déguisent en Harley pour attirer les méchants, et à la fin, des sorcières débarquent… Mais quel merdier…

– Blue

Suicide Squad Black Files #4

Collection

Rebirth

Scénario

Mike W. Barr, Jai Nitz

Dessins

Philippe Briones, Wayne Faucher

En vérité, hormis donner à certains personnages une place sous les feux des projecteurs qu’ils n’ont pas l’habitude d’occuper, Suicide Squad Black Files reste un titre plus que moyen, qui laisse un goût assez amer en bouche lorsqu’on se rend compte que la majorité des vilains sont plus là pour faire de la figuration qu”être des personnages centraux… Bien que la première histoire soit toujours plus digne d’intérêt que la deuxième, l’intrigue n’est pas des plus passionnantes. Quant aux dessins, sans être une catastrophe, rien n’est non plus fait de ce côté pour relever le niveau du titre.

– Blue

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mavhoc
mavhoc

Merci pour les reviews ! Toujours très bonnes ! Même si je vous trouve un peu généreux avec Young Justice et un peu méchant avec Batman, bien que j’ai fondamentalement un avis qui n’est pas si différent de vous là-dessus :)

urbanvspanini10
urbanvspanini10

Il est temps de faire un Fresh Start ! Essayer de donner de nouveau l’avis de mes lectures.
Liste du jour :

LES COUPS DE CŒUR :
– Batman #64: C’est vraiment un avis perso mais j’ai beaucoup apprécié et surpris par la direction que semble aller pour le cross. Je me demande même si ça serait pas plus lié à King que cela laisse entendre.

– Green Arrow #49 : Avant dernier numéro est ça se sent. Numéro surprenant par moment notamment du coté du méchant, curieux de voir comment ça va se finir.
Coté dessin ça reste très agréable.

LES VALEURS SÛRES :

– Deathstroke #40 : La série reste toujours bonne, même si avec la narration ou certaines intrigues le numéro était assez confus par moment que j’ai pas tous compris.

LES VALEURS MITIGÉS :
– JL #17 : Assez mitigé sur ce numéro, surtout parce que l’auteur nous demande d’avaler de grosse couleuvres (je dirais même des Boas X) ). Néanmoins le voir faire un focus sur un MM qui n’était pas mis en valeur depuis un moment est assez bienvenu, curieux de voir où il va aller avec cette idée. Sinon Jim Cheung ça fait le café.

– Young Justice #2 : Déjà 1 numéro et on tombe dans les travers de Bendis. On va avoir une intrigue global qui va peu avancer et qui sera parsemé par des Flashbacks. Flashbacks qui s’annonce intéressant, même si celui revenant sur Wonder Girl je l’ai pas trouvé super intéressant.
J’ai était surpris qu’on garde certain éléments des New 52 (notamment que Zeus est maintenant le Grand-Père de Cassandra, et non son père).
A ma surprise la qualité des dessins de Patrick Gleason on bcp baissé, c’est moins beau que dans le numéro 1.

– The GL #4 : Comme le dit Watch faut avoir une confiance aveugle en Morrison pour l’histoire qu’il veut raconter, ce que je n’ai pas. Pour l’instant je suis curieux de voir où il va emmener Hal Jordan, si j’ai était déçu c’est plus à cause de ces connards de Gardiens. Dommages qu’ils soit revenus au pouvoirs.
Pour les dessins ça reste très beau, même si pour arrière plan il à l’air d’avoir direct pris une photo déjà existante et il a dessiné par dessus.

– Female Furies #1 : La lecture qui me donne pas forcément envie de continuer, même si j’ai était assez surpris par le harcèlement sexuel et co présent dans ce numéro.

LES VALEURS MOYENNES :
– THE CURSE OF BRIMSTONE #11 : C’est surtout à cause du dessin que j’ai eu du mal, je l’ai trouvé assez moche. Niveau histoire on se dirige vers une confrontation final classique même si je suis quand même curieux de voir comment cela va se finir.

LES DÉCEPTIONS :