Comme ses collègues Superman, Batman ou Wonder Woman, il est temps pour le second tome de la série The Flash d’avoir droit à une publication française. A l’issue du premier tome de la gamme DC Rebirth, Barry avait retrouvé le rôle de professeur qui avait définit le personnage il y a de nombreuses années. Ce retour aux sources s’accompagnait bien évidemment de celui de Wally West, l’original, promesse d’un nouveau jour pour le titre. Après un premier arc qui avait su convaincre malgré un vilain peu original, qu’en est-il de ce second tome ? The Flash a-t-il vraiment retrouvé ses lettres de noblesse ?

Un tome qui n’a pas beaucoup d’atouts pour lui

A l’inverse du tome précédent, celui-ci se constitue de plusieurs arcs et non pas d’une unique grande histoire. Comme on peut s’y attendre avec ce type de format, bien que ce ne soit pas une fatalité, ce qui ressort en refermant le tome est une impression d’anecdotique. Et ce n’est pas le choix de la couverture qui va aider par ailleurs, relativement vide et dont le dessin n’est pas de très grande qualité. C’est d’ailleurs un constat que l’on pourra retrouver à travers tout le tome : contrairement au premier arc qui était entièrement dessiné par Carmine Di Giandomenico, qui avait réussi à donner une identité à la série, nous avons ici une succession de dessins qui vont du correct au laid. On pensera notamment au premier numéro voyant la rencontre entre les deux Wally West et qui se veut par conséquent assez important historiquement, d’autant plus en choisissant le nom de « The Kid Flash of Two Worlds ». Graphiquement, ce n’est déjà pas terrible du tout, avec des proportions très inégales et un manque de soin flagrant, et ce n’est pas le scénario qui va relever le niveau. Et oui, désolé pour ceux qui attendaient ce tome principalement pour cette raison, mais il y a ici de quoi être déçu. Quand on lit du Flash, c’est d’avantage dans l’espoir d’y trouver une ambiance feel-good, une famille unie. Ce n’est pas vraiment le cas ici puisque l’on débute le numéro avec un Barry qui fait une crise de force véloce (ça sort de nulle part, c’est gratuit) et qui se met à dos le jeune Wally. Bien heureusement, le dialogue qui s’ensuivra entre les deux Wally trouvera une certaine résonance. Il faudra bien ça pour susciter un semblant d’intérêt envers le Wally New 52.

Wally West, un personnage errant

Parce que contrairement à ce qu’on pourrait croire après le premier tome où Barry se voyait remettre sur le devant de la scène comme il se doit, c’est dans ce tome Wally qui est d’avantage le centre de l’attention. Dans le principe, pourquoi pas, The Flash c’est une histoire de famille et c’est justement dans ce titre qu’on peut se permettre un tel écart. Seulement, pour que ça fonctionne, il faut un bon personnage. Or, ce n’est pas tellement l’adjectif qui vient en tête quand on pense à ce Wally, personnage errant sans but à l’image de sa contrepartie CW. Son parcours dans les New 52 n’a pas mené à grand chose, et il semble bien que Williamson n’a pas réellement de feuille de route non plus. Sous sa plume pas très fine s’écrit un Wally quelque peu tête à claques, éculant les poncifs de l’enfant un peu rebelle mais qui garde de bonnes intentions malgré tout. Pour nuancer tout de même le propos, il ne faut pas oublier de dire que l’auteur parvient tout de même à livrer un numéro de Noël très agréable. En effet, dans celui-ci, ce cher Kid Flash jouera en quelque sorte l’ange gardien pour sa tante et Barry, mettant en oeuvre ses bonnes intentions comme il se doit, et même avec le vilain du numéro. Un numéro qui permettra donc de relativiser comme on pourrait le faire avec un vrai enfant, nous disant avec naïveté qu’il est simplement en train de grandir.

Barry et Iris, une promesse pour l’avenir

Même si Barry n’est pas forcément le personnage central de ce tome, il y est tout de même présent et relativement développé. Plus précisément, c’est sa relation avec Iris West qui l’est, puisqu’il s’agit pour Williamson, à priori, de revenir au statut du personnage avant le reboot de 2011, c’est-à-dire en couple et marié à Iris. L’auteur joue sur cet état de fait en rappelant explicitement que les précédents auteurs, lui y compris, n’ont eu de cesse de le faire fréquenter d’autres femmes durant tout ce temps, ne laissant pas de place à l’amour de sa vie (il ne le sait pas, nous si). Comme pour Wally, c’est principalement dans le dernier numéro que ce développement se fait, Iris et Barry s’offrant enfin une chance. Le propos est pertinent, les dialogues plutôt percutants, Williamson réussi à instaurer une complicité perdue. Il aura cependant fallu lutter avec l’arc précédent, qui même si agréable de par l’intention du vilain repenti, se trouve n’être pas des plus intéressants pour un tas de raisons. On y trouvera une mise en avant de la notion de couple, mais sans subtilité et sans que cela ne résonne particulièrement.

De tout cela, on en ressort avec un sentiment de stagnation : l’auteur fait quelques tentatives pour faire avancer son personnage, mais cela se fait tout de même timide, et sans assurance d’une réelle évolution. Il faudra attendre la suite pour voir si Williamson parviendra à marquer le personnage, car utiliser quelques cartes nostalgiques et proposer des récits moyens ne suffira pas. Sans dire que ce tome est une perte d’argent, car il n’est pas réellement mauvais, il vaut avoir une réelle envie de suivre le personnage, pour le meilleur et pour le pire. Un tome moyen, ni plus ni moins, et c’est peut-être déjà pas si mal au fond.

Moyen / 10 Notre avis
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Les +
Un numéro de Noël très plaisant
Un espoir d'évolution pour West-Allen et Wally-bis
Les -
Un tome anecdotique
Une partie graphique inégale
Manque de subtilité
Peur de stagner
Un Wally raté la plupart du temps
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