Mon impression sur le premier tome ? Assez mauvaise. Et celui-ci ? Un peu meilleure. Aujourd’hui, parlons de Suicide Squad Rebirth Tome 2 !

The Quinn is dead, long live the Quinzel !

Après son affrontement avec Zodd, la Squad a mis la main sur la Chambre Noire ou Black Vault en VO –ce qui est un peu plus classe-, et alors que les scientifiques s’interrogent sur l’énergie en émanant, une chose est sûre, Amanda Waller est bien décidée à s’en servir à des fin personnelles. Comme vous vous en doutez, tout ne va pas se passer comme prévu, et l’item extraterrestre va avoir pour effet d’influer sur la personnalité des différents habitants et travailleurs du pénitencier de Belle Reve. Alors, bonne idée, ou pétard mouillé ? Eh bien un peu des deux. Comme d’habitude, et c’est de plus en plus un problème, l’équipe est ici totalement éclipsée au profit d’Harley Quinn qui, du fait de l’énergie émanant du Black Vault, va retrouver sa santé mentale –amateur de Cthulhu, bonsoir-. Et pour une fois, cette idée est rafraîchissante, et il est plaisant de voir l’ancien docteur d’Arkham revenir à la vie sous nos yeux. Néanmoins, il est possible d’être surpris du boost de puissance du personnage. Aussi intelligente et gymnaste soit-elle, Harley reste humaine. Ainsi, il est étonnant de la voir se faire attraper à la gorge par un Killer Croc cherchant à la tuer, ou affronter Deadshot accompagné d’une armée de soldats et en ressortir sans aucune égratignure. Dans le même style, certaines actions des personnages sortent véritablement de nulle part. Par exemple, alors que Waller n’est pas encore influencée par la Chambre Noire, il est improbable de la voir foncer au corps à corps sur un Flag devenu fou, afin de lui asséner un coup de tête et le désarmer, pour finir par un « Je suis le mur » traduction un peu trop littérale de « I’m the Wall ».  La relation entre Croc et l’Enchanteresse évolue suite aux événements du tome précédent, et alors qu’il aurait été de bon ton de supprimer quelques scènes d’action pour leur laisser un peu plus de place, le tout est finalement résolu un peu rapidement, mais avec humour.  Et en parlant du tome précédent, pour ceux n’ayant pas apprécié le côté bourrin présent dans celui-ci, l’histoire ne s’avère pas bien plus finaude, s’apparentant à un gros blockbuster bancal. Attention, ceux recherchant ce déluge d’action et juste ce déluge d’action seront sans doute comblés, mais ceux appréciant la Squad de la vieille époque basée sur un contexte politique et vivant des aventures au scénario bien ficelé ne pourront que passer leur chemin. Pour ce qui est de Jim Lee au dessin, l’artiste fait comme d’habitude un travail agréable à l’œil, mais il est clairement possible de constater qu’il n’est pas à son maximum. La série continue aussi d’insérer quelques back-ups en fin de numéros, chacun centré sur un personnage. À vrai dire, je suis assez mitigé. S’il est plaisant de voir différents artistes plus ou moins talentueux, il est dommage que les intrigues, même si forcément limitées par le peu de planches, soient de si piètre facture. Mention spéciale au personnage de Hack, insupportable à mon sens, ne se définissant que par : « Je suis une groupie de Harley ».

Review VF - Suicide Squad Rebirth Tome 2 : Sains d'esprit 1

Ostrander, politique et compagnie

Le tome, en plus de réunir les numéros cinq à huit de la série principale, propose aussi le one-shot Suicide Squad War Crimes #1. Et là encore, comme plus haut, le tout s’avère un peu décevant malgré de bonnes idées. Le créateur original de l’équipe, Ostrander, revient aux commandes du scénario et ancre son intrigue dans un contexte politique. Un ex-secrétaire à la défense est enlevé par une organisation militaire afin d’être rapatrié en Europe et traduit devant une cour de justice. Le problème, c’est que le monsieur connaît des secrets compromettants que les USA ne peuvent se permettre de le laisser révéler. Bien que l’histoire se laisse dans l’ensemble apprécier, le problème est ici de deux ordres. Premièrement, les 48 pages laissées au scénariste pour développer son histoire et un propos ne sont clairement pas suffisantes, surtout lorsqu’il est question de politique. Ainsi, le tout devient assez vite cliché dans ses rebondissements, et fini un peu en queue de poisson. Secondement, Gus Vasquez, quoiqu’étant un bon dessinateur, est un très mauvais choix. En effet, les combats manquent de panaches, sont beaucoup trop épurés, et un manque de dynamisme dans l’action se ressent, le découpage n’aidant pas non plus.

Review VF - Suicide Squad Rebirth Tome 2 : Sains d'esprit 2

Si vous avez apprécié le tome précédent, vous trouverez sans doute votre bonheur ici, le scénario ayant le mérite d’être un peu meilleur dans sa globalité, et bien que très bancal, le tout offrant un blockbuster passable avec un Jim Lee pas à son maximum, mais réussissant une belle performance. Harley Quinn laisse la place à Harleen Quinzel, ce qui est, en l’espèce, dépaysant, mais malheureusement, il serait bon que les scénaristes se souviennent qu’une équipe n’est pas uniquement composée d’un seul personnage. De plus, le one-shot d’Ostrander s’avère au final assez anecdotique du fait d’un nombre de planches limité, le forçant à finir son histoire en queue de poisson alors qu’il y avait certainement plus à faire, et les dessins de Gus Vasquez font perdre le récit en dynamisme. 

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Les +
- Harley Quinzel
- Jim Lee fait le taff
- Un peu moins bancal que le tome précédent
Les -
- Harley phagocyte le reste de la Squad
- Hack
- Suicide Squad War Crimes #1 est anecdotique
- Gus Vasquez
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1 COMMENT

  1. Tres tres honnetmeent je suis pas ultra fan fan mais…je n’ai pas trouve la lecture absolument horrible non plus….
    Il y a pas mal de bons points, c’est rythmé et les back up sont plutot chouette. Le gros gros gros probleme c’est que sur 2 tomes contenant 10 numéros on a finalement lu que 10/2 = 5 vrai chapitre complet soit un arc scenaristique environ…
    Ce qui casse vraiment le rythme. Et des que cela se termine on embraye sur justice leaguie vs suicide squad, puis l’arc qui embraye sur les consequences de cet event…donc en gros…la série n’a pas commence sous les meilleurs jours à cause de cette organisation…
    Mais pour etre franc je trouve que les numéros qui suivent offrent des histoires plutot agreable a suivre, dc vivement les tomes suivants

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