Ordinateur, prêt.
Clavier, prêt.
Rédacteur, prêt.
Idées…
Diantre ! (traduisez « Saperlipopette ! ») Arrêtez tout, on est à sec ! Envoyez un comics de secours afin de redémarrer le lancement de la chronique ! Celui-ci est défectueux.

Quoi ? On n’a plus que du Mortal Kombat en réserve ? Ça ira très bien alors. Je vais faire avec. Et puis, vaut mieux ça que les derniers numéros de Supergirl. C’est pas comme si DC rencontrait des problèmes, ni que ce genre de comics tendait à disparaître. Il est temps de montrer et d’exposer les comics qui sentent bon les 90’s de notre enfance !

 Showcase Time !


Tu te rappelles des comics inspirés des séries de cartoon ? Moi oui ! Et je suis pas prêt d’oublier. Ces « Bugs Bunny Mag » et autres magazines qui traduisaient et publiaient les comics des Looney Tunes. C’était sympa. D’ailleurs, Marty, on va remonter le temps, 15 ans auparavant, là où les enfants qui pouvaient regarder Cartoon Network étaient des chanceux, et où la télévision ne s’était pas encore écroulée.

Le comics de cette semaine, c’est Pinky and The Brain #26 de octobre 1998. Pour ceux qui sont restés comme moi dans la version française, il s’agit de Cortex et Minus. Le célèbre cartoon des années 90. Cette série animée avait (et possède toujours) une communauté de fans impressionnante. C’est une série que j’ai toujours trouvé, classique dans son genre. Et c’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant ce comics.

Ce numéro est l’avant-dernier de la série. Les cartoons tendaient à disparaître, seuls les plus grands ont survécus à partir des années 2000. Leurs adaptations en comics ont fait de même. On doit ce numéro à Jesse Leon McCann au scénario, avec au dessin, Walter Carzon à la première et Nelson Luty à la deuxième histoire composant ce numéro.

La première histoire a lieu au 17ème siècle approximativement. On retrouve les deux protagonistes sur un bateau, rêvant de l’application du rêve américain, du moins, Brain, Skiny étant un outil à référence au Titanic de James Cameron. Ils croisent sur ce bateau une femme, pleurant sur sa condition et la restriction de ses droits en tant que femme mariée. Brain souhaite que l’on reconnaisse son intellect supérieur, seulement, sans que l’on sache pourquoi il finit attaché à l’arrière d’une charrette accompagnée de cette femme. Ils sont condamnés à porter un chou rouge sur la tête. S’en suit une succession de péripéties plus ridicules les unes que les autres, avec une conclusion des plus classiques laissant des nombreuses questions à propos de l’intérêt de tout cela.

La seconde histoire permet de rappeler que la première n’était pas si mal. Brain a besoin d’un modulateur pour une de ses expériences. Il apprend par le journal télévisé qu’une femme a été accepté pour passer des tests afin de devenir la première femme devenue membre de la Navy. Brain et Pinky participent également, se disant que l’armée pouvant accepter une femme, elle pouvait également les accepter. Sans aucune transition, on retrouve les deux souris (rats?) face à un instructeur hurlant, imposant la condition de sonner cette cloche pour quitter la série d’épreuves. Et tout va tourner autour de cette cloche. Un running-gag de bas étage qui fera de cette lecture un calvaire.

La première question que je me suis posée fut « Mais que sont devenus ces personnes après ça ? ». Cet élan de curiosité m’a valu quelques petites découvertes avec les série telles que Teen Titans Go de 2007 et Batman Adventures de 1992. Autant je n’ai rien trouvé au sujet des dessinateurs, autant le scénariste a évolué dans le milieu du comics jeunesse, en passant de série en série, multipliant les renommés du milieu. Il a scénarisé la totalité de cette série, pourquoi ce comics serait-il plus mauvais qu’un autre ?

Hé bien pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les dessins sont simplistes, d’un classique et un manque d’émotions incroyable. C’est comme regarder des acteurs surjouer. Je suis conscient qu’il s’agit d’un comics pour enfant, que les détails importent peu, mais lisez ça et lisez un comics Looney Tunes juste après, vous verrez que la différence est flagrante.

Le plus gros problème de ce numéro est le manque d’intrigue. Les personnages ne font rien. Tout est prétexte à lancer un gag classique, vu et revu. Et il ne s’agit pas d’un manque de contexte, c’est justement pour cela que la série s’est arrêtée. Que l’idée de cartoon a plongé. Le seul point positif de ces histoires est d’exposer aux enfants l’idée de l’évolution de la femme. Ce qui n’est plus du tout d’actualité, mais qui, à l’époque a été une bonne initiative.

Avant l’arrêt de cette série, les comics basés sur les cartoons étaient répandus alors qu’ils jouaient tous sur les mêmes codes, les mêmes gags. Rares étaient ceux qui s’en démarqués. J’ai parlé des Looney Tunes car ce sont les seuls encore sur le marché aux côtés de Scooby-Doo chez DC Comics. Chez d’autres éditeurs, les adaptations de séries animées recommencent à légèrement se renouveler avec Regular Show et Rick & Morty. Seulement, en comparant, les gags ont évolués, il ne s’agit plus de chercher à faire rire, mais à coller à l’univers de la série. Retrouver l’ambiance, l’humour propre à la série.

Le problème de Pinky & Brain est qu’elle est un dérivé de ce qui se faisait déjà et jouait avec des gags répétés. Il n’est pas impossible que l’on assiste dans quelques années au renouveau du cartoon, et je serais le premier à applaudir l’initiative. En attendant, je me tourne vers Adventure Time.