Entre deux conventions, l’équipe n’a pas eu peur de me confier à la dernière minute un Showcase, malgré ma ponctualité plus que discutable (hey ouais, vous n’imaginez pas à quel point ils galèrent à me faire bosser, mais j’imagine qu’ils se sont habitué à me rappeler vingt-quatre fois par jour de boucler mes articles). Ceci dit, j’aime la rubrique, c’est souvent l’occasion de (re-)découvrir des numéros de franchises intéressantes, parfois oubliées et souvent originales. Et aujourd’hui, je suis gâté puisque j’aurai l’occasion de vous parler de … Batman. Ah ouais, c’est vrai qu’on ne parle pas assez de lui, ces derniers temps… Mais ne faisons pas la fine bouche, puisque l’épisode 219, dont on parlera dans cet article, date de 1970, et l’on sait bien que cette décennie est intéressante pour les fans du chevalier noir.

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En effet, on vient de sortir des années 60 et de la « Batmania » qui accompagnait la série avec Adam West, et les éditeurs de chez DC Comics, menés par Julius Schwartz, tentent de rompre avec l’imagerie comique et enfantine de la version télévisée, afin de rendre les comics plus sombres et matures. Maintenant que le contexte est planté, intéressons-nous à ce comic-book.  L’épisode comporte deux back-ups, et je ne vous parlerai que du premier, puisque le second n’a pas de lien direct avec notre chauve-souris préférée. Le numéro s’ouvre sur une page fort étonnante, qui fait écho à la couverture : Batman nous raconte qu’il a du se séparer en deux entités pour se tirer d’affaire, et nous voyons Bruce Wayne évanoui et capturé par des malfaiteurs à bord d’un avion, alors que le chevalier noir semble se faire jeter par dessus-bord ! Rien que ça ! Évidemment, cette première page nous révèle des événements que nous ne découvrirons qu’à la fin de l’histoire, mais tout cela a le mérite de tenir le lecteur en haleine. Le scénario devient plus clair lors des cases qui suivent : Bruce Wayne doit accompagner le sénateur Lincoln Webster jusqu’à Washington D.C, afin qu’il fasse passer une nouvelle loi anti-criminalité, ce que notre héros voit comme un pas en avant dans sa quête personnelle. L’écriture du numéro n’est franchement pas subtile, et l’on comprend rapidement où veut en venir Frank Robbins, qui signe le script. Nommer son bon politicien Lincoln relève du cliché patriotique si cher à nos amis américains, et l’on imagine très vite ce qui va suivre.

Alors que Wayne et le sénateur viennent de monter à bord et que l’avion décolle, celui-ci est détourné par des criminels, que notre cher Bruce tente de maitriser, sans succès. Il est ligoté et enfermé, et l’on découvre que la cible de ces odieux malfrats n’est autre que le fameux Lincoln Webster, dont ils veulent se débarasser, mais puisque le vieil homme est incognito, ils ne le découvrent pas tout de suite. Cependant- ô surprise !- on découvre que le plus célèbre des play-boys gothamites s’est volontairement laissé maitrisé pour revenir combattre les gangsters, cette fois-ci sous l’identité de Batman, il leur met rapidement une belle raclée, mais il est contraint de battre en retraite lorsqu’il remarque qu’ils ont le sénateur en joue !  Notre héros est donc capturé une seconde fois, et jeté là où Wayne est censé être détenu ! Mais comment va-t-il réussir à vaincre ses ennemis ?

Eh bien sachez que le meilleur détective du monde n’est pas sans ressources, et il aura tôt fait de mettre au point une ruse ! Il ouvre une trappe et fait croire aux malfaiteurs que le Caped Crusader s’est enfui (comme ça, en sautant d’un avion, c’est tout à fait faisable… Enfin, c’est vrai qu’on parle de Batman…). Wayne profite de la panique (et accessoirement d’une apparente crise cardiaque du sénateur) pour cacher son costume dans une autre trappe(Eh ouais, c’est bourré de trappes, un avion), et piéger nos criminels, qui sont en fait à la solde du seul type cagoulé de l’opération (c’est effectivement très malin de leur part d’agir à visage découvert…). Le costume se gonfle d’air et donne l’impression d’être Batman qui sort de nulle part, ce qui étonne les ennemis et Wayne parvient à les mettre hors d’état de nuire en quelques coups, avant de balancer son déguisement par dessus-bord, ce qui nous révèle qu’en fait le chevalier noir que nous avons vu tomber n’est en réalité que sa tenue emblématique. Nous apprenons que la crise cardiaque était simulée et la loi est votée, happy end. On est loin d’être en présence d’un très bon épisode, mais ça reste sympathique et l’on voit que bien que le graphisme soit plus sombre et réaliste, l’histoire reste assez improbable et n’est pas extrêmement différente de ce qu’aurait pu nous proposer la série avec Adam West

Le premier Back-up qui nous est proposé est le fameux « the Silent Night« , qui voit le Dark Knight s’investir pour participer aux festivités de Noël, et accomplir de bonnes actions, et l’on découvre que l’esprit de Noël (si, si, ils en ont fait un personnage) donne aussi de sa personne pour donner à Gotham une nuit de paix bien méritée. Cette petite histoire est bien sympathique, et m’a bien donné hâte d’être en vacances, puisque comme tout le monde à cette période de l’année, j’ai bien envie de traîner dans le canapé, avec un mug de chocolat chaud et l’intégrale de Batman TAS en DVD…

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DarkChap
DarkChap

J’adore les histoires de Noël DC (et en la matière, DC hésite pas à produire d’excellents trucs, notamment les deux Christmas with the Superheroes, les trois DCU Holiday Bash ou le Infinite Holiday Special mais aussi le TP DC Universe Christmas qui collecte certains de ces comics et d’autres) et « The Silent Night » fait aisément partie de mes favorites. Batman et la Police qui sauvent Gotham en chantant pour Noël, dessiné par le grand Neal Adams. Pure Awesomeness.

Ares
Ares

C’est vrai que lorsqu’on adore DC et Noël, difficile de ne pas aimer un mélange des deux ^^