New Gods : GodHead #1
Les points positifs :
  • Des personnages imposants
  • Un nouvel univers qui ouvre ses portes
  • Un crossover naturel
  • Les perspectives alléchantes
Les points négatifs :
  • Trop d’artistes différents

“As you wish Hightfather.” – Uggah 


  • Scénario : Robert Venditti, Charles Soule, Cullen Bunn, Van Jensen et Justin Jordan  Dessins : Pete Woods, Billy Tan, Rags Morales et plus – Couleurs : Marcelo Maiolo  – Couverture Francis Portela

Alors que du côté de Superman on sort tout juste du crossover épique Doomed et que pendant ce temps les Lanterns (certains en tout cas) essayent de panser leurs plaies suite à la sortie d’un autre crossover, les voilà plongés à nouveau dans la tourmente. Il est clair  que dernièrement il ne fait pas bon d’être un Lantern. En plus de cela, bien qu’ils se soient faits relativement discrets jusque-là, les New Gods semblent être ceux dont il est réellement question. Avec ce qu’il se passe à gauche et à droite de l’univers New 52, il est vrai que c’est un peu l’anarchie et que tout cela a bien besoin d’un coup de fouet. Mais est-ce à eux de le faire et est-ce que c’est vraiment de cela qu’il s’agit ?

Pas d’affolement. Cette première partie de ce premier acte est très bien faite. Si les New Gods et leur histoire ne sont pas nouveaux pour les lecteurs de longue date, ceux qui n’y connaissent rien du tout vont quand même pouvoir apprécier l’épopée. Le nombre de pages est bien au-dessus de ce qui se fait habituellement et ces extra-pages ne sont pas gaspillées. Les auteurs (trop nombreux pour que je les cite tous ici) introduisent les New Gods aux lecteurs de très belle manière. Tout en faisant honneur aux créations du légendaire Jack Kirby, c’est bel et bien une représentation plus moderne qui en est faite. Les thèmes qui leurs sont intrinsèquement liés n’ont pas disparu et on retrouve évidemment la Life Equation, la guerre New Genesis contre Apokolips, la naissance des nouveaux Dieux par la chute des anciens, etc. L’ensemble du casting du côté de ces êtres qui vivent sur un autre plan d’existence que le nôtre semble être complet. Si chacun n’a pas encore vraiment la place pour s’exprimer, Highfather montre qui est le patron du début à la fin. La stature, la façon de parler, le charisme et même l’embrigadement montrent un être puissant, respecté et peut-être même mégalomaniaque alors qu’il ne le niera que trop. Pourtant, le Council of Eight est composé de huit membres, en plus du précédemment nommé. En très peu de temps, deux à trois pages chacun, les auteurs nous montrent bien des différences. Orion est celui qui a droit au traitement de faveur, il faut dire que le morveux est présent dans les pages de Wonder Woman depuis un petit moment déjà. Mais les autres, par la manière dont ils vont accomplir la tâche qui leur a été confiée vont faire preuve d’un tempérament unique, prêtant déjà une aura propre. Entre nouveaux et anciens New Gods, tous trouveront une place dans votre mémoire parce que leur entrée en matière n’aurait tout simplement pas pu être meilleure. Cette partie est une large réussite puisqu’elle parvient à faire comprendre à tous qui sont les New Gods et ce après quoi ils sont. Tout cela sans oublier les tenants et les aboutissants et la plus part des concepts qui leur sont attachés depuis des lustres. Un tour de force qui n’est pas le seul et un autre élément renforce la puissance de cette introduction.

Les New Gods sont des êtres qui vivent le temps et l’espace d’une manière complètement différente et la relativité trouve en eux de parfaits exemples. En découvrant l’existence des Lanterns, les New Gods ont sans doute trouvé le Saint Graal et ils en ont bien conscience. Ces liens très forts avec les séries de l’univers des Lanterns sont concrétisés par la reconnaissance de l’ensemble des évènements survenus depuis la fin du run de Geoff Johns et même ceux qui se sont tenus dans d’autres séries comme Justice League. Le lecteur qui s’investit dans de nombreuses séries doit se sentir aux anges en ce moment puisque beaucoup d’intrigues se croisent, se lient et se font pour nous raconter une grande et énorme fresque qui pourrait sembler sans fin, tout du moins autant que le Source Wall. D’ailleurs cette connexion intimiste avec l’univers des Lanterns justifie amplement le fait que tous les titres soient touchés par cet event. Pour une fois que ce genre d’implication ne semble pas forcée. Ça parait tellement simple que c’en est presque magique. Il ne faut toutefois pas renier le simple fait que les allusions aux précédents évènements feront mouche auprès de ceux qui savent de quoi il retourne alors que la curiosité pourrait piquer certains, sans pour autant gâcher la lecture aux autres.

Mais le tableau n’est pas tout blanc. Les artistes sur ce numéro sont nombreux et le passage d’un style à un autre impacte la lecture dans le sens où d’une page à une autre les traits changent radicalement, au point que cela en devient une distraction. Rien de bien grave mais il aurait été encore mieux si l’équipe artistique avait été un peu moindre, ou en tout cas, moins hétérogène en terme de styles.

Green Lantern/New Gods : Godhead #1 Act 1, Part 1 est une introduction parfaite. La surface ne vient que d’être survolée et pourtant on peut déjà sentir toute la richesse de deux univers qui se croisent pour une raison que l’on peut tous comprendre. Les personnages principaux sont installés avec force et subtilité, les concepts sont distillés petit à petit pour nous donner accès à un univers qui nous était jusque-là fermé. C’est simple, s’il fallait prendre exemple sur une introduction de crossover pour la suite des New 52, c’est sur celui-là que je mettrai mes billets. Le pire dans tout ça, c’est que l’on sait, qu’à l’image d’un Trinity War, qu’il ne s’agit en réalité que d’un prélude à quelque chose d’encore plus énorme… Les New 52 c’est un peu comme du bon vin (d’une manière générale). C’est dans des moments comme ça que je suis content de lire du DC Comics.

14 Commentaires

  1. Je suis vraiment très intrigué par ce crossover, j’ai hâte de voir ces New Gods version New 52.

    Maintenant, j’ai une question, sachant que les New 52 sont, à l’origine, la fusion de trois terres, et uniquement trois, et que les New Gods vivent en dehors de cet espace temps, qui contient les 52 terres parallèles, ne devraient-ils pas être identiques à leurs versions pré-52 ?

    A moins que comme on en a discuté sur le blog de Central City Star, c’est que le DCVerse actuel, dans son ensemble, soit le miroir de celui du pré-52 et que loin d’avoir disparu, l’ancien Multiverse existerait parallèlement à l’actuel…

    Seul bémol, c’est qu’on est très, mais alors très loin, de la simplification voulue avec les New 52 !

  2. Très bon numéro d’introduction pour ce crossover, ça prend bien le temps de mettre en place les New Gods, ce qui est bien pratique pour les lecteurs qui ne connaissent pas l’univers pré-New 52, comme moi. D’ailleurs, c’est seulement en lisant ce numéro que j’ai enfin compris d’où vient Orion dans Wonder Woman (oui, mes neurones sont très “efficaces” :p). Les enjeux sont bien posés, les New Gods ont l’air sacrément bourrins, mais pas dénués de défauts, et on sent effectivement que tout l’univers des GL va être touché par cette histoire. Bref, ça promet de bonnes choses pour la suite. Il reste à espérer que les numéros suivants tiendront ces promesses.
    En passant, je me demande si l’univers des GL n’est pas celui qui a connu le plus de crossover depuis le début des New 52.

    • Il n’y aura rien de bien compliqué à publier, tout tiendra (ou presque) en un seul bouquin, vu le changement de pagination de la nouvelle formule. C’est le seul point positif de ce changement d’ailleurs.

          • s’ils continuent sur leur lancée ca sera les 6 épisodes de l’acte 1 + 3 classiques ce qui fait qu’on aura deux épisodes de gl et glc en retard sur ce numéro et pareil sur le numéro suivant jusqu’à la fin du cross over ce qui fait que oui il y aura du retard sur le reste du dcverse c’est en ça que je dis que ce sera un merdier a publier

    • Bon mais sinon on est sur une review vo, ce serait bien gentil d’arrêter de la ramener sur le kiosque d’Urban partout où on parle de Green Lantern, non ?
      Jihem, on a compris que ça te saoulait, y a un moment ou on peut passer à autre chose, non ?

  3. Moi qui a une affection particulière pour cette univers et Hal Jordan, et qui ait détesté Relic et ce crossover mou, mou mais alors vraiment mou, je trouvais que la franchise Lantern était plutôt en déclin depuis le départ de Jhons, mais j’ai plutot été très emballé par ce premier jet de ce crossover, c’est exactement ce qu’il fallait a mon sens pour relancer ce merveilleux univers des GL : de vrais enjeux, des mecs d’une puissance a peu près équivalente a Darkseid, du Sinestro a foison.

  4. Sympa comme review même si avec le recul je ne peux m’empêcher de sentir le lecteur, lasé par Venditti qui trouve enfin un début d’arc de qualité …
    Amusant, en tout cas, avec le décalage de voir de telles louanges envers New 52 :)

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