Preview Superman : Doomed #1
Les points positifs :
  • Ça commence sur les chapeaux de roues
  • Le traitement de Superman et du reste du casting
  • Certains passages déboitent les yeux
  • Une vraie réécriture de Doomsday
Les points négatifs :
  • On peut aller un peu moins vite ?
  • L’inconsistance de la partie visuelle
  • Parfois un peu forcé (plot et script)

“I promised…” – Superman


 Scénario : Greg Pak, Charles Soule et Scott Lobdell – Dessins : Ken Lashley – Couleurs : Sunny Gho– CouvertureKen Lashley & Alex Sinclair


Doomsday. La bête qui a fait les gros titres des journaux du monde entier. Pourquoi ? Parce qu’il est le premier à avoir tué Superman. L’importance de l’évènement est telle, de par le statu du personnage de Superman, que le monde entier en a parlé, beaucoup critiquant déjà le fait de faire mourir un tel symbole. La bête est alors devenue mythique. Une légende que chaque nouvelle réapparition n’a pas cessée de ternir puisque la surenchère n’était alors plus possible et les histoires la concernant relativement faibles. Les New 52 remettent alors un petit coup dans le tas puisque tout cela ne s’est finalement jamais produit (ou en fait si mais ce n’est toujours pas assez clair…). Aujourd’hui commence officiellement la nouvelle histoire de Doomsday avec à sa tête trois auteurs : Le grand Greg Pak, Le talentueux Charles Soule et enfin le vilain petit canard de la bande, Scott Lobdell. Ils nous l’ont promis, cet event va casser la baraque !

Personnellement, les débuts de l’histoire avec les quelques prologues que l’on s’est tapé ne m’ont guère enchanté. En plus, faire revenir Doomsday moins de 3 ans après le début des New 52 me parait être un peu trop tôt. Toutefois, l’espoir restait bien présent puisque les noms attachés au projet n’étaient pas n’importe lesquels et la combinaison de ces trois avait de quoi susciter l’intérêt de n’importe quel lecteur. Autant vous dire que je l’attendais au tournant.

L’histoire reprend directement après le dernier épilogue, soit après la destruction complète d’une ile par une créature mystérieuse. Les différents protagonistes savent très bien qu’il s’agit de Doomsday. Rapidement, on nous fait comprendre qu’il ne s’agit pas vraiment du Doomsday que l’on connait déjà, ni même celui qui a gentiment cassé le bras de Wonder Woman avec un coup de poing dans la série Superman/Wonder Woman. Ceux qui ne lisent aucunes autres séries de Superman seront peut-être un peu perdu par moment mais rien de rédhibitoire. Par la suite, les évènements s’enchainent vraiment très vite, on passe d’une scène à une autre. La Justice League est présente, Lex Luthor aussi, Steel, Lois Lane, Lana Lang et bien d’autres. C’est bien simple, ce premier numéro réussit là où Superman Unchained a échoué, et ce, dès le départ. Ce n’est pas non plus parfait parce que un tel enchainement donne cette sale impression que l’histoire est très pressée. Alors oui, c’est le cas, puisque le temps est compté avec Doomsday dehors, mais la temporalité en prend un petit coup.

Là où je suis étonné, c’est que les personnages sonnent vraiment tous juste. On les reconnait très bien dans leurs différentes interactions et réparties. Tous ont droit à un instant, même Hal Jordan, c’est dire ! Il faut tout de même dire que l’on passe vraiment rapidement sur certains. Du coup, ça va très vite, ça n’avance pas énormément mais la rapidité de l’histoire colle parfaitement avec la rapidité d’action nécessaire pour répondre à une telle menace. Cela nous permet de plonger dans le système de décision de la Justice League, avec chacun son rôle et un Superman au centre de tout ce petit monde. Car oui, il s’agit bien d’une histoire Superman avant tout. La preuve nous est donnée tout au long des pages où l’on nous rappelle à quel point il est le plus puissant de tous et qu’il est clairement le seul à pouvoir faire face à Doomsday. À ce propos, la grande intelligence du récit c’est justement de faire comme ce qu’a fait Jeff Lemire sur Green Arrow et ce que fait Greg Pak dans Action Comics. La personnalité du personnage est ici traitée avec le plus grand des égards. Ainsi, ce caractère très con des débuts évolue petit à petit et les questions que le personnage soulève sont pleines de sens pour lui. La discussion avec Perry White est vraiment la marque que Superman n’est plus le même que celui que l’on avait au début et que celui-ci cherche un moyen de trouver des réponses à ses questions existentielles. L’absence de ses parents prend une nouvelle dimension pour lui, et surtout pour nous qui pour la première fois voyons vraiment l’impact que cela peut avoir sur lui. Je suis vraiment heureux que cette discussion ait eut lieu, même si elle n’est pas des plus subtiles. Il faudra malheureusement aussi compter sur un certain nombre de lignes de textes qui sont signées Scott Lobdell tellement ça lui ressemble. Ce qui est dommage c’est que l’on a de bons hauts mais aussi de bon bas.

L’équilibre entre action et parlotte est de plus bien trouvé. En fait, c’est qu’aucun espace n’est gâché. Toutes les bulles ont un objectif très clair et si la bataille qui déchire les pages du dernier tiers du numéro est l’une des plus épiques que j’ai vues des New 52, le reste n’est franchement pas honteux !

Mais si le fond est vraiment bon, la forme n’est pas en reste. Il faut d’abords se faire au style de Ken Lashley qui ne plaira vraiment pas à tout le monde. D’ailleurs, par moment, j’avais l’impression qu’il s’agissait de différents artiste tellement il y a de différences entre certaines planches. Cela passe sans doute aussi par la couleur mais là on a également une seule personne qui est Sunny Gho. À part ce petit problème qui n’entache pas trop le plaisir de lecture, je peux vous assurer que ça en jette ! Si les visages sont parfois très grimaçants et même limite moches, la double page de révélation de la créature est sublime et dégage un très grand sentiment de puissance. Je ne parle même pas de cette bataille de fin que je n’ose imaginer en film live par Zack Snyder. Elle est d’une brutalité sans nom et pour la première fois Superman peut enfin se lâcher, et ça fait mal, ça fait très très mal.

Si ce premier Superman : Doomed n’est pas exempt de défauts (et il y en a un paquet), il ne faut pas lui nier de grandes qualités. Le trio d’auteurs est parvenu à faire du premier chapitre de leur saga une très bonne entrée en matière et j’ai vraiment hâte de voir où est-ce qu’ils vont nous mener. Parce qu’à la vitesse où ça va, ça promet ! Il faudra toutefois faire des efforts pour que l’ensemble fasse moins “forcé” pour que le lecteur puisse avaler certaines pilules qui sont un peu trop grosses.

8 Commentaires

  1. Quelle claque je me suis pris en lisant ce one-shot ! Certes c’est très rapide au début mais les combats entre Superman et Doomsday sont tellement épiques,Superman qui est vraiment violent face au monstre, je ne suis vraiment pas déçu par ce numéro.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.