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Par où commencer #7 – Robin

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Sommaire

C’est une tâche complexe que celle de vous livrer un Par où commencer consacré au personnage de Robin, tant l’histoire de ce personnage, sidekick emblématique du chevalier noir de Gotham est riche en récits marquants et en runs cultissimes, qui méritent d’être lus par tous les fans de comics dignes de ce nom. Pour ne rien arranger, le costume du Boy Wonder a été porté par plusieurs personnages, et il faut bien reconnaître que chacun d’entre eux possède son lot d’histoires de grande qualité. Il fut donc bien difficile de faire un choix, et il est ainsi évident que certains d’entre vous déploreront l’absence de tel ou tel comic-book, qui aurait mérité un peu d’exposition dans ce dossier.

Je ne prétends donc pas vous proposer une liste exhaustive des aventures de Robin, et je n’ai pas non plus la prétention de vous livrer le guide de lecture ultime concernant le personnage, et je vous serai gré de partager avec nous d’autres conseils de lecture dans les commentaires, car c’est aussi dans l’échange que l’on développe notre culture comics.

Toujours est-il que le personnage est une figure emblématique de l’univers DC, et il serait bien dommage de le considérer comme un poids pour Batman, comme le font parfois les ignorants. Il convient donc ici de rappeler quels sont les récits les plus efficaces consacrés à Robin, en prennant en compte leur accessibilité. Nous avons donc retenu essentiellement des histoires qui constituent d’intéressants points d’entrée dans le Bat-Verse, qui se focalisent avant tout sur l’une des versions du Boy Wonder. Il est bien évident que certains trouveront quelques choix discutables, après tout on ne peut pas satisfaire tout le monde, mais soit, commençons !

Avant les New 52

Avant les New 52

Detective Comics #38 (1940)

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Il est évident que l’on peut commencer par la première apparition de Robin, incarné à l’époque par Richard « Dick » Grayson, qui vient égayer les aventures de Batman, qui étaient alors placées sous le signe de la noirceur et des règlements de compte dans le milieu mafieux de Gotham. Récit classique, connu de tous tant il a été adapté dans différentes versions vidéo ou papier, ce numéro nous raconte les origines du Boy Wonder, avec la mort de ses parents lors d’une représentation des Flying Grayson au cirque Haly, et son désir de vengeance envers le Boss Zucco. Rien n’est mieux pour aborder le personnage que cette version, scénarisée par le talentueux Bill Finger, dessinée par le légendaire Bob Kane (ne jugeons pas l’homme, célébrons l’artiste, pour une fois) et encrée par Jerry Robinson. Il est évident que l’on tient là une pièce historique, qui mérite d’être lue.

Batman : The Gauntlet (2000)

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L’histoire est simple, et c’est à nouveau une version des débuts de Dick Grayson sous le masque de Robin qui nous est proposée : Batman pense que son disciple est prêt à combattre le crime et lui propose un dernier défi avant de l’approuver officiellement. Le jeune prodige doit passer la nuit dans Gotham sans se faire attraper par Bruce qui se lance à sa recherche; malheureusement, tout ne se passera pas comme prévu et notre jeune héros sera bien vite confronté à la pègre. Récit relativement anecdotique, cette petite histoire a toutefois le mérite de bien caractériser le personnage de Grayson et parvient à résumer brièvement ce qui fait l’essence de ce Robin, qui reste le favori d’une grande partie de la fanbase du chevalier noir.

Robin Year One (2002)

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Etrange récit que ce Robin Year One, qui ne reprend pas le schéma classique de l’histoire des origines d’un héros qui nous présente la première fois qu’il revêt son costume.  On nous présente en effet un Dick Grayson au début de sa carrière de sidekick, mais qui semble déjà assez établi. L’histoire nous est contée par Alfred Pennyworth, qui évoque sa relation quasi-familiale avec Bruce et Dick. Chuck Dixon signe là une véritable réussite, qui marque bien ce que l’arrivée de Robin a apporté au chevalier noir et à sa ville, à travers cette série riche en action, qui nous explique aussi la rancœur qu’à Two-Face envers le jeune prodige. On tient là un indispensable, qui se doit de figurer dans toute bibliothèque de fan de comics (profitez donc de la réédition de la chose chez Urban, qui comprend en bonus Batman : The Gauntlet).

Batman : Dark Victory (1999)

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Récit un peu moins marquant que son prédécesseur, Un Long Halloween (que l’on ne peut que conseiller aux amateurs de Batman), Dark Victory nous propose lui aussi de nous raconter les débuts du Boy Wonder, dans une ambiance sombre et gothique dont Jeph Loeb et Tim Sale ont le secret. Certes, Dick est loin d’être au centre de ce récit, centré sur une enquête qui nous montre le chevalier noir à la poursuite d’un tueur en série surnommé le « Hangman« , mais la fin de cette maxi-série nous propose une bien belle apparition de Robin, dans un épisode très efficace qui a lui aussi le mérite de nous exposer les origines de son inimitié avec le sieur Harvey Dent.

A death in the family (1988)

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Désolé Jason Todd, mais je n’ai pas su trouver de récit suffisamment marquant avant celui-ci pour parler de toi sous le masque de Robin. Récit mené d’une main de maître par un Jim Starlin fort inspiré, A Death in the Family a la lourde tâche de nous présenter la mort de l’acolyte de Bruce Wayne, qui avait été annoncée dans l’incontournable Dark Knight Returns (sans que Miller ne sache que cet événement allait devenir canonique).  Récit sombre, mais encore marqué par quelques restes du silver age, cet arc a le mérite de nous présenter un événement tragique, qui a contribué à ce qui fait l’essence du personnage de Batman dans sa version actuelle, voir Robin se faire tabasser à mort par le Joker reste à ce jour l’un des événements les plus marquants de l’univers DC. Il est d’ailleurs intéressant de savoir que l’issue de cette histoire était soumise au vote des lecteurs par le biais d’une ligne téléphonique, et que les résultats étaient assez serrés. Bien que ce soit triste pour le personnage, il faut reconnaître que l’on tient là l’un des tous meilleurs récits mettant en scène Jason Todd, qui n’a jamais été aussi sympathique que dans son arc narratif « final ».

A lonely place of dying (1989)

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Suite aux tragiques événements d’A Death in the Family, Batman est à présent dans un état mental inquiétant, et semble plus dépressif que jamais, alors qu’il semble sombrer dans une colère extrême, qui commence à le mettre en danger. En effet, notre héros n’est plus aussi prudent qu’il ne l’était et son état de santé commence à en prendre un coup. Alerté par la situation, le jeune Tim Drake, qui a tôt fait de découvrir qui se cache derrière les masques de Batman et Nightwing, tente tant bien que mal de réunir l’ancien Dynamic Duo. Cet arc, signé Marv Wolfman, introduit le nouveau Robin, qui marquera un peu plus tard les lecteurs des années 90 sous la plume de Chuck Dixon et a le mérite de bien expliquer l’équilibre qu’apporte un sidekick au personnage du Caped Crusader, qui est loin d’être aussi solitaire que l’imagine le grand public.

Robin : Flying solo (1993)

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Sans être un grand fan de cette série, je ne peux cependant que la conseiller à ceux qui veulent un véritable point d’entrée dans l’univers de comics, ou simplement commencer les aventures de Robin, incarné à l’époque par Tim Drake. Après s’être fait expulser de la Batcave par Jean-Paul Valley, remplaçant de Bruce Wayne durant l’arc Knightfall, le jeune prodige doit prendre son envol, et c’est le début d’une assez longue série qui nous montre comment il doit gérer sa vie d’adolescent assez classique, avec tout ce que cela implique (soit, des tas de trucs qui sonnent très sitcom) et sa carrière de super-héros. Sans être exceptionnel, cet arc a le mérite de bien développer la caractérisation du héros et a vraisemblablement contribué à la popularité de Drake sous le masque.

Robin : The Girl Wonder (2004)

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Bien que sa carrière sous le costume soit la plus brève, Stephanie Brown, aussi connue sous l’identité de Spoiler, a pendant un temps revêtu le costume du jeune prodige. Suite à la découverte de son identité secrète par son père, Tim Drake abandonne son combat et confie la lourde tâche d’être le sidekick de Batman à son love interest du moment, qui devient donc la « Girl Wonder« . Evidemment, tout ne se passera pas comme prévu et il est assez intéressant de découvrir les interactions entre cette jeune fille au caractère bien trempé et le stoïque Bruce Wayne. Scénarisé par Bill Willingham (oui, celui de Fables), cet arc tout à fait distrayant a le mérite de nous proposer une vision bien différente du rôle de Robin, et mérite clairement d’être lu par les aficionados du chevalier noir.

Under the Hood (2005)

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Sans être une histoire de Robin à proprement parler, Under The Hood est une storyline marquante de l’histoire de DC Comics, qui voit le retour sur le devant de la scène du personnage de Jason Todd, qui avait pourtant péri des mains du Joker dans les années 80. Inspirés par la fausse apparition de l’ancien Robin dans le célèbre Batman : Hush, Judd Winick et Doug Mahnke ramènent donc Todd sous le masque du Red Hood, un nouveau justicier aux méthodes expéditives, qui sera bien vite confronté à son ancien mentor. Ce récit est un incontournable, et a connu une adaptation animée de bonne qualité, qui mérite aussi d’être vue.

Batman & son (2006)

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Première apparition du Robin actuel, Batman & Son est un récit mené de main de maître par Grant Morrison, qui nous révèle l’existence du fils biologique de Batman, dont la mère n’est autre que Talia Al Ghul (comme toujours, l’écossais à été trouver un concept perdu dans les méandres de la continuité DC Comics). Le personnage de Damian Wayne, qui entre très vite en conflit avec le Robin en place, Tim Drake, saura rapidement s’imposer auprès du public, et il est chaudement recommandé de suivre son histoire depuis le début, tant l’évolution du jeune Wayne est riche et intéressante. L’idée de confronter Bruce à son propre fils se montre terriblement efficace, et l’on tient là les prémices d’une dynamique efficace et hautement symbolique, qui vient humaniser le chevalier noir, ce qui fait beaucoup de bien à ce super-héros.

Batman & Robin : Reborn (2009)

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Suite aux événements tragiques de Final Crisis, Bruce Wayne est laissé pour mort après son affrontement avec le maître d’Apokolips en personne, Darkseid. Après l’anecdotique Battle for the Cowl, le costume de Batman revient alors à Dick Grayson (ce qui est bien logique, avouons-le) et c’est Damian Wayne, le fils de son mentor, qui devient son Robin. On tient probablement dans ce run la meilleure version possible des aventures du Dynamic Duo, à travers cette incarnation étonnante, dont la caractérisation diffère de leurs modèles classiques. On apprend ainsi à découvrir la personnalité du nouveau Boy Wonder et il faut bien avouer que, du haut de ses dix ans, le petit en a sous la pédale. Une fois n’est pas coutume, on peut même considérer que l’on tient là un point d’entrée efficace pour suivre les aventures de Robin, puisqu’il s’agit véritablement des débuts de ce dernier, et il serait bien dommage de passer à côté.

A partir des New 52

A partir des New 52

Batman and Robin (2011)

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Soyons clairs, Batman & Robin version New 52 est probablement le meilleur titre estampillé Bat-Family de cette période. Et pourtant, il faut avouer que la barre n’était pas spécialement basse. Peter Tomasi et Patrick Gleason dirigent avec maestria les aventures du Dynamic Duo dans cette nouvelle mouture de la série, et l’on prend véritablement plaisir à suivre les péripéties de nos héros, tout en suivant leur relation père-fils qui n’est pas simple tous les jours. Tout en prenant en compte les conséquences d’histoires parues dans d’autres séries, l’équipe créative a réussi à imposer son style et leur run est parsemé d’excellents épisodes, qui reviennent notamment sur la tragique disparition de Damian survenue dans Batman Incorporated, et sur sa résurrection. C’est à la fois comic-booky, dans le sens un peu kitschouille du terme, et fort touchant au demeurant, et il est important que ce run figure fièrement dans les bibliothèques des bat-fans.

Batman Incorporated vol 2 (2011)

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Série signée Grant Morrison, la version New 52 de Batman Incorporated a connu une histoire bien particulière. D’abord considérée par de nombreux fans comme un titre hors-continuité, elle a su prouver sa place centrale au sein des publications estampillées Batman en mettant en scène la mort de Damian Wayne. Après avoir accompli le véritable tour de force de faire de ce nouveau personnage un fan-favorite incontestable, l’écossais vient ranger ses jouets et nous livre une fin de run très touchante,  au message percutant. Il faut avouer que cet événement a lui aussi marqué l’histoire de Robin, bien que ses conséquences n’aient pas duré très longtemps, et il serait dommage de zapper des comics signés Morrison.

Robin : Son of Batman (2015)

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Avec l’apparition de la gamme DC You, on assiste à la naissance de ce titre consacré à Damian Wayne, en solo. Robin se lance alors dans une quête initiatique, qui voyage afin d’en apprendre beaucoup sur lui-même. On tient là un titre assez feel-good, qui se montre plutôt distrayant et a le mérite d’introniser Patrick Gleason en tant que scénariste, ce qui montre la grande polyvalence de l’artiste. Attention à ne pas confondre cette série avec la mini Damian : Son of Batman, qui vient prouver, elle, qu’Andy Kubert n’a pas exactement les mêmes compétences.

We are Robin (2015)

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Scénarisée par Lee Bermejo, cette série a le mérite de renouveler totalement le concept de Robin, en nous proposant de découvrir une sorte de mouvement adolescent qui décide de revêtir les couleurs du Boy Wonder. Le concept est franchement intéressant et l’on a l’occasion d’associer le nom de Robin à autre chose qu’au sidekick habituel de Batman. L’auteur aborde différentes thématiques dans son comic-book, notamment celles de l’adolescence et l’intégration sociale, et l’on tient là un titre urbain et dans l’air du temps, qui vient apporter une nouvelle dimension au Bat-verse.

Batman & Robin Eternal (2015)

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Suite au succès de la série hebdomadaire Batman Eternal, DC Comics a décidé de relancer la machine avec ce titre centré autour du personnage de Dick Grayson, qui se voit hanté par une affaire de traffic d’êtres humains sur laquelle il bossait avec Batman il y a cinq ans. Notre héros sera bien vite assisté par de nombreux alliés dans son enquête et ses aventures, et l’on tient là une série qui met en avant tous les sidekicks marquants du chevalier noir.

On ne peut aussi que trop vous conseiller de lire le crossover Robin War, qui a le mérite d’être une véritable célébration du rôle de sidekick de Batman à travers cette histoire qui voit intervenir les tenants du titre les plus emblématiques. Dernier récit ambitieux consacré au Boy Wonder en date, on tient là l’une des meilleures séries DC You en date.

Les indispensables

les-inclassables

The Dark Knight Returns (1986)

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Il aurait été injuste de ne pas mentionner Carrie Kelley dans ce dossier, tant cette version de Robin a su marquer les lecteurs. Véritable bouffée de fraîcheur au sein de l’univers de ce récit signé Frank Miller, cette jeune héroïne (que l’on doit probablement à Lynn Varley, coloriste et ex-compagne de Miller) fonctionne parfaitement en contrepoint de ce Batman blasé et usé, un peu réac’ sur les bords, qui vient reprendre sa lutte contre le crime. Mettant en relief ce qui fait l’essence du rôle de Robin, Miller nous livre là une version étonnante du sidekick du chevalier noir de Gotham, dont on peut actuellement suivre les aventures dans DK III, en cours de publication chez DC et bientôt chez Urban Comics.

Thrillkiller (1997)

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Cet elseworld du Bat-Verse nous présente une version fort originale du Boy Wonder, puisque ce dernier est ici un véritable super-héros établi, qui lutte contre le crime aux côtés de sa compagne, la charmante Batgirl, incarnée par Barbara Gordon. Cet univers ne fait pas de Dick Grayson le sidekick de Bruce Wayne, qui n’est pas Batman mais est ici un inspecteur du GCPD (la passion de la justice, ça ne se perd pas). Cette étonnante version du Dynamic Duo combat alors, dans une Gotham des années 60, une version particulière du Joker, qui est ici une femme qui compte bien prendre le contrôle de la pègre. Il est à noter que cet elseworld a connu une suite, Thrillkiller ’62, mais elle concerne beaucoup moins le personnage de Robin que ce premier arc.

All-Star Batman & Robin the Boy Wonder (2005)

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Titre inachevé, le controversé All-Star Batman & Robin the Boy Wonder a le mérite de nous proposer une version bien originale des origines du premier sidekick de Batman. Frank Miller nous livre un récit caricatural au possible, qui sombre dans tous les extrêmes, et nous dépeint un Batman complètement cinglé qui prend quasiment le jeune Grayson en otage pour l’endurcir et en faire un véritable soldat, quitte à le laisser bouffer des rats dans la Bat-cave (ça forge le caractère, il paraît, et, étrangement, on comprend tout de suite mieux les événements de The Dark Knight strikes again…). On tient là une véritable curiosité dans le paysage des comics et un titre haut en couleurs, qui a marqué le lectorat avec ses dialogues d’anthologie (I’m the goddamn Batman and I can call my goddamn car the goddamn Batmobile if I want, et autres joyeusetés que je passerai sous silence). Il est conseillé de lire tout ça au second degré, mais, je vous l’assure, ça vaut le détour.

Batman : Lil’ Gotham (2013)

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Titre destiné à tous les publics, Lil’ Gotham est une véritable ode au Bat-Verse signée Dustin Nguyen et Derek Fridolfs. Si j’en fais mention dans ce dossier, c’est que le personnage de Robin, ici incarné par Damian Wayne, y tient une place toute particulière. C’est en effet autour de ce personnage que tournent la plupart des petits récits qui forment cette série dont le concept est fort intéressant : on découvre la vie de la Bat-family à Gotham durant les jours de fête. Il serait dommage de passer à côté de ce comic-book, qui est d’ailleurs parfait pour initier les plus jeunes à ce type de lectures. Il est donc naturel de le recommander dans cette rubrique intitulée « Par où commencer », puisque l’on tient là un moyen efficace de découvrir le personnage de Damian Wayne, et même de se lancer dans l’univers DC en général, sans s’attaquer tout de suite aux séries régulières.

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