1. Introduction

2. Un Batman plus sombre

3. Batman et le Fantastique

4. Batman et les Crossovers

5. Batman à une autre époque

6. Un Batman plus moderne

7. Batman chez les autres

8. Batman chez Amalgam Comics


Batman à une autre époque

 

Gotham by Gaslight (1989)

Dossier Elseworlds - Gotham by Gaslight

Considérée comme étant la première histoire à pouvoir être qualifiée d’elseworld, Gotham by Gaslight transpose les aventures du chevalier noir au XIXème siècle. Nous y découvrons un Bruce Wayne en voyage en Europe, alors qu’il rend visite à Freud, à qui il parle d’un rêve qu’il fait chaque jour, où il revoit la mort de ses parents. Décidant de rentrer à Gotham City, il retrouvera son « oncle » Jacob Packer, un ami des Wayne, revenant lui-même d’Europe. Bruce Wayne prend bien vite l’identité de Batman et commence à enquêter sur une série de meurtres rappelant celle de Jack l’éventreur, qui serait venu à Gotham. S’ensuit alors une enquête aux multiples rebondissements qui donnera beaucoup de fil à retordre au chevalier noir. Outre l’écriture de Brian Augustyn, plutôt efficace au demeurant, c’est surtout pour sa partie graphique que ce one-shot est apprécié : c’est en effet Mike Mignola, créateur du célèbre Hellboy, qui s’en charge. L’ambiance y est donc gothique à souhait et c’est probablement le dessin qui fait de cet album un indispensable, contrairement à sa suite, Batman : Master of the Future, beaucoup plus anecdotique.

Batman Year 100 (2006)

Dossier Elseworlds - Batman Year 100

Ah Paul Pope ! S’il est un artiste au style reconnaissable au premier coup d’œil, c’est bien lui. Il n’a pas son pareil pour installer une ambiance. Et c’est ce qu’il parvient à faire en quelques pages dans sa mini-série Batman Year 100, dont le ton est très particulier. L’histoire se situe en 2039, cent ans après le Detective Comics #27, donc, et on y retrouve un Batman traqué par la police, alors qu’il poursuit sa lutte contre le crime. Bien évidemment, l’auteur ne tombe pas dans la facilité et son récit ne se limite pas à de la simple science-fiction : le contexte fait de nombreuses références à l’univers du chevalier noir qui n’a pas vraiment changé et l’on y retrouve tout ce qui fait le charme du héros, ses gadgets improbables, ses talents hors du commun pour mettre en déroute des hordes d’ennemis et son entourage, notamment Jim Gordon ainsi qu’un nouveau Robin. Si le scénario est intéressant, le traitement du personnage de Batman que Pope définit comme quelqu’un avec le corps de Beckham, le cerveau de Tesla et la richesse d’Howard Hughes alors qu’il se prend pour Nosferatu, est excellent et l’enquête qu’il mène est haletante et agrémentée de très bonnes scènes d’action, c’est surtout l’aspect graphique de ce Year 100 qui en fait un must-read. Le style très organique de Pope est parfaitement adapté à Batman, et à l’aspect très physique de ses prouesses, on le voit saigner et suer lors de ses exploits et le design de son équipement est une grande réussite. Je ne vous gâcherai pas le plaisir en vous révélant les trouvailles de l’auteur, mais croyez-moi, nous tenons-là un grand elseworld, écrit et dessiné par Paul Pope dont l’art est sublimé par une colorisation de José Villarrubia.

Batman : Thrillkiller et Thrillkiller ’62 (1998-1999)

Dossier Elseworlds - Batman : Thrillkiller et Thrillkiller '62

Récit signé Howard Chaykin, peint par Dan Brereton, Batman : Thrillkiller est assurément une œuvre qui mérite d’être lue. L’histoire se déroule au début des années 60, sous la présidence de Kennedy et deux justiciers, Batgirl et Robin combattent le crime et les flics corrompus à Gotham. De son côté, Bruce Wayne, dont les parents ont été assassinés, est devenu inspecteur de police et a vendu son manoir à Barbara Gordon qui a hérité d’une fortune suite au meurtre de sa mère. Thrillkiller revisite intelligemment les origines de Batman, tout en nous plongeant dans une ambiance polar plus que réussie, et confronte ses héros à une toute nouvelle version du Joker, qui compte parmi les plus originales. La suite, Batman Thrillkiller ’62, voit Bruce Wayne endosser enfin le costume du Chevalier Noir, pour lutter contre le crime. La partie graphique contribue grandement à l’ambiance de ce récit, les couleurs pétantes mélangées à l’aspect sombre de Gotham créant quelque chose d’unique. Reste un design des personnages féminins qui divisera, tant leurs formes sont parfois exagérées.

Au delà de ces trois titres, il faut savoir que Batman a été expédié dans pas mal d’époques sous différents rôles plus moins pertinents avec des histoires de plus ou moins bonne qualité. Pour les plus curieux vous trouverez Batman : Leatherwing (1994) où Batman est capitaine d’un navire sous l’autorité de la couronne d’Angleterre. Nous avons aussi Batman Berlin (publié dans The Batman Chronicles #11 en 1998), où Batman est un baron Allemand dans les années 30-40. Il y a Batman : Dark Knight Dynasty, où la famille Wayne combat l’immortel Vandal Savage à travers les âges. Batman : Holy Terror (1991), où Batman est un révérend qui affront le mal dans un régime théocrate. Et plein d’autres qu’on ne cite pas !

31 Commentaires

  1. Sans oublier un moment d’anthologie où Batman s’envoie Black Canary dans un cimetière sous la pluie… J’adore All-Star, c’est un Robert Rodriguez dans l’univers de Gotham ^^
    MERCI POUR CE BEAU DOSSIER (tout les participants sont englobés dans cette déclaration solennelle!). Avec ça et le Par Où Commencer, je pense renoncer à tout espoir de vie sociale pendant quelques temps.

  2. Yeah !! Un bon dossier, encore une fois ;)

    Bon, j’imagine que ç’aurait été précisé dans l’article, mais à tout hasard, j’pose la question quand même, Urban Comics a-t-il annoncé la parution d’un d’ces albumz ?

    • Arkham Asylum de Morrison, oui. Sinon, tu peux déjà trouver Dark Knight Returns et Strike Again. Mais Urban va a priori se focaliser d’abord sur les histoires en continuité (déjà, le temps qu’on ait fini No Man’s Land…)

  3. Je rajoute juste un commentaire pour déclarer ma flamme au Batman de Kingdom Come, peut être mon itération elseworld préférée avec DKR (on voit d’ailleurs assez clairement la filiation). Le charisme de ce Batman en exosquelette, souriant et inquiétant, charismatique et tendancieux, est juste extraordinaire. Ajouté aux designs des armures et Bat-Robots signés Alex Ross, et au reste du bouquin absolument fantastique (d’ailleurs tiens, j’ai envie de dire un truc: Shazam. Voilà, c’est tout^^), il faut le lire, c’est du bonheur.

  4. On va pas tortiller, c’est une habitude avec DC Planet, vous faites de très bons dossiers ! ^^
    J’aimerais néanmoins ajouter un titre à cette liste !
    On peut parler aussi d’un Elseword, puisqu’il s’agit d’une version manga de Batman, réalisée par Asamiya Kia (auteur plus célèbre aux états-unis qu’en France, même si quelques titres de l’auteur nous sont parvenus dans les années 90).
    Il s’agit de « L’enfant des Rêves », titre en deux volumes sorti en France au tout début des années 2000 chez Semic, en format comic (et aussi malheureusement dans le sens de lecture occidental).
    L’histoire se déroule à Gotham puis à Tokyo. On suit le parcours d’une journaliste japonaise, Yuko, personnage central de l’histoire, et l’intrigue tourne autour d’une nouvelle drogue nommée « Otaku ».
    On croisera Double-Face, le Sphinx, le Pingouin, le Joker, etc… et bien sûr Batman.
    C’est une histoire qui manque de punch, je trouve, et qui verse dans la redondance (sans vous gâcher le plaisir, une fois qu’on a compris ce qu’il se passe, et ce n’est pas difficile, on verse dans la routine, sans jamais être surpris), et le final est assez prévisible. Mais bon, c’est une version manga de Batman, c’est une histoire complète en deux volumes, et c’est sorti chez nous, contrairement à Death Mask de Yoshinori Natsume (ou alors j’étais malade quand c’est arrivé, ou sur une autre planète).
    Le dessin de Asamiya Kia est facilement reconnaissable, et si dans les illustrations de couverture, et dans l’histoire, son Batman est classe, ses autres personnages manquent de diversité, surtout niveau visage.

    Bon, pour le trouver aujourd’hui, faut se lever de bonne heure, ou avoir un beau coup de bol et trouver les deux volumes en bon état dans un magasin d’occaz !

  5. C’est irresponsable de conseiller All star Batman and Robin the Boy Wonder XD
    Enfin c’est vrai que ça constitue un elseworld  »intéressant » et qu’il possède son lot de scene culte à la manière du Batman de 66^^

    Par contre par rapport à Kingdom Come, mon ouvrage urban comics dit qu’il a été blessé suite à l’assaut mené par double faces et Bane, ce qui me semblait logique vu qu’il a été blessé au dos. Après c’est peut être la traduction Urban qui laisse à désirer?!

    En tout cas très bon dossier, vraiment passionnant et instructif! Mais j’ai bien l’impression que c’est la norme à Dcplanet d’avoir des super dossier :)

    • C’est à moi que revient la faute pour All Star Batman & Robin, mon collègue Freytaw avait totalement effacé ça de son esprit, pour des raisons évidentes.

  6. C’est pas grave vu le dossier c’est juste une petite coquille^^
    Par contre j’avais cru avoir un bug ce qui fait que j’ai j’ai envoyé trois fois le même message :/ si y avait moyen de faire le ménage ^^ désolé d’avoir polluer

  7. très bon dossier une fois de plus.

    Les cross-over de type « batman vs Aliens » ou « Batman vs Predator » sont-ils à ranger dans la catégorie elseword ? Ou est-ce encore une catégorie à part ? La trilogie avec Dracula jel’ai bien appréciée, beaucoup de mal à me procurer le tome 1 mais c’est chose faite, au prix fort. Le vol3 est totalement WTF, avec -vous avez raison- des boucheries à la pelle !

    Pour avoir acheté à sa sortie le « earth-one » de 2012, on peut voir sur la reliure qu’il est numéroté « un ». Un second tome est donc prévu ?

    • On peut considérer ça comme des elseworlds oui. Même si leur qualité est assez médiocre ^^
      Sinon, un tome 2 de Earth One serait prévu, mais on ne sait pas pour quand !

  8. Ouais c’est pas mal mais vous avez oublié un des elseworld les plus importants du Batverse. Ca concerne Alfred dans un futur alternatif. On sait que c’est dans un avenir lointain parce qu’il a le nez plus ridé et les oreilles plus velues que d’habitude. Dans cette histoire on suppose qu’après de si longues années à côtoyer la haute société pour faire leur larbin, le vieux majordome se retire et décide d’agir en anti-Alfred. Il ne sert plus personne, il se sert lui. Il débarque dans une famille plus modeste (probablement à cause de son overdose de riches) et se comporte vraiment comme si il venait d’une autre planète. Il vide leur frigo, passe ses journée a regarder la télé en mettant le bazar. Fini les costume a queue de pie. Désormais Alfred se ballade a poil et se fait appeler par son diminutif pour faire encore plus désinvolte. http://www.tvshows.de/alf/poster/alf-po3.jpg

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