Allez Skeets, tu sais quel jour on est ! C’est jeudi, et jeudi c’est … Quoi ? Non, pas ravioli, ça c’est le vendredi, et ça n’a strictement aucun rapport ! … Booster est peut-être plus sympa, mais il ne te paye pas lui ! Alors au boulot, check ta base de données, on est le 20 Mars, tu vas bien me trouver un truc de … Jonah Hex #20, sortie le 6 juin 2006… Y’a aucun rapport avec la date d’aujourd’hui ! Et c’est quoi cette fixette sur le numéro six ? … Hein ? Ha… 20 Mars comme le numéro #20. Oui, c’est n’imp ! Mais on va dire que ça fera l’affaire hein…


Batman #300

C’est la tête en bas que Jonah débute cette histoire. Enfin pas exactement, mais ça m’amusait de commencer la description ainsi, car c’est aussi ce que l’on voit sur cette jolie couverture de Phil Noto qui dessine aussi les intérieurs du numéros (avec vraisemblablement l’encrage et la colorisation). Nous sommes dans l’ère moderne de Jonah Hex, période post-Vertigo, avec un chasseur de prime violent et terre à terre. Enfin, pas là, puisqu’il flotte pendu par les pieds. Le tout est bien sûr écrit par Justin Gray et Jimmy Palmiotti.

Il s’est fait ramasser, littéralement ivre-mort au milieu du désert, par des « gentlemen » payés pour le tuer. Il aurait ennuyé quelques relations de leurs clients en les foutant en prison et récoltant une prime au passage. Quel trouble-fête ce Jonah Hex ! Mais au lieu de tuer le chasseur de prime (parce que les mecs du far-west sont visiblement tous idiots et prétentieux, et accessoirement pas tous lâches, car ils auraient pu le tuer dans son sommeil de saoul), ils décident de s’amuser avec lui, de le pendre par les pieds et de voir comment ils s’en sort avec une bande de charognards aux alentours. Et je vous laisse admirer le talent de survie du bonhomme.

Je dois bien reconnaître que cette scène est grotesque (je vous laisse agrandir l’image pour mieux comprendre de quoi je parle). Mais elle caractérise tellement bien le personnage… S’en suit une croisade dans le désert où, chanceux (enfin si on veut), Jonah Hex, sans monture ni pistolet, va tomber nez à nez avec un ancien « camarade », Chico, porto-ricain de son état, qui se fait poursuivre par une bande de voleurs à qui il a re-volé un cheval, qui appartient en fait à sa petite amie du jour. Hex sauve la situation à coups de castagne et les deux compères se réfugient en ville et en forme.

Jonah Hex embauche la prostituée du coin (qu’il a déjà croisée sur sa route parsemée d’embûches, pas celle-ci, une autre) pour tendre un piège à ces précédents agresseurs et à leur fameux client. Pendant que Chico fout le bazar dans le saloon, Hex va, une fois de plus, régler la situation. Le chasseur de prime et la prostituée vont par la suite monter une petite mise en scène pour piéger les « gentlemen » du désert. Et Hex, comme vous allez le voir, ne fait pas dans la dentelle.

Ce cadavre fumant n’est qu’une partie du résultat de l’assaut. Comme il le dit lui même, les malfrats (qui, soit dit en passant, étaient en train de monter une organisation de combats clandestins avec des pauvres bougres récoltés dans la rue) auraient mieux fait de le tuer quand ils en avaient eu l’occasion. Parce que quand il s’agit de vengeance, Hex ne fait pas dans la dentelle. Pendant que la fameuse prostituée occupait le client dans sa maison bourgeoise, Jonah Hex en a profité pour poser des explosifs un peu partout. Ensuite, ils les ont tous fait réunir dans la baraque et … BOUM. Plus de problème. Faut pas l’emmerder le Hex. Dommage pour le client qui s’est trompé de cible et dommage pour les « gentlemen » qui ont été trop « gentle » sur ce coup là. La dure loi du Far West.


On termine avec une image bonus venue tout droit de All-Star Western (vous le saviez que je placerais au moins une allusion, bande de filous), image de Moritat qui montre un Hex qui vient de régler une situation… à sa manière. C’est pas un marrant le monsieur. Croyez-moi…

Batman #300