Me voilà de retour cette semaine pour ce nouveau numéro de Showcase ! Inutile de le nier, je sais que vous préférez mes interventions (ou celle d’HarleyHuntress… j’ai quelques avertissements à me faire pardonner) plutôt que celle de mon confrère ArnoKikoo. D’ailleurs, pour lui prouver une fois pour toutes, j’ai aussi choisi un numéro de Batman cette semaine… Oui, nous sommes soumis aux mêmes quotas qu’Urban Comics. Désolé, les temps sont durs, j’ai des bouches à nourrir, surtout la mienne. Mais je m’égare !


Batman #300

Skeets, active le voyage dans le temps s’il te plait, et ne te gourre pas ! Merci. BOOM… (oui, notre système fait des bruits d’explosions, technologie d’Apokolips). Nous voici le 6 Mars 1978, et PPDA nous parle, dans le journal télévisé d’Antenne 2, de l’importance montante du sport qu’est le ski de fond, tout ça parce qu’un mec des Vosges vient de gagner une course incroyablement difficile. Alors, ce dont je vais vous parler à sans doute moins d’importance historique, mais c’est vachement plus fun je trouve ! La couverture (que vous voyez ci-dessus) nous parle méchamment. Le Batman numéro #300, sujet du jour, nous dit qu’il va raconter la dernière histoire de Bruce Wayne ! Nous ne sommes pas dupes, on sait très bien que c’est faux (surtout quand on vient de 2014), mais il faut avouer que cette accroche est intrigante (surtout à l’époque il est vrai).

Et l’intérieur l’est d’autant plus. Cette histoire écrite par David V. Reed et dessinée par Walt Simonson et Dick Giordanno, nous présente un contexte bien différent que ce dont nous avons l’habitude de voir dans la série Batman. Exit le présent, bonjour le futur. Et si on se place dans le contexte de l’époque, on pourrait presque dire « exit le passé, bonjour le présent ». Il est donc très amusant de lire ce numéro aujourd’hui qui dépeignait un univers d’environ 20-30 années dans le futur par rapport aux aventures présentes dans le Batman de l’époque. Première chose qui choque, comme la majorité des histoires futuristes de l’époque, c’est l’aspect coloré du monde. Et les énormités de l’avancée de l’humanité. À savoir que dans ce futur, par exemple, les bâtiments commencent à s’arrondir et le voyage dans l’espace proche est chose facile. Il y a même des hopitaux en orbite autour de la terre… Oui c’est un peu « crazy ».

Pour nos amis, Bruce et Dick, les choses ont quelque peu évolué aussi. Richard Grayson est à la tête de Wayne International (carrément), a une femme et des jumeaux (Bruce et James, oui, très original). En tant que Robin, il travaille étroitement avec la police de Gotham. Pour Bruce Wayne, il s’est lancé dans une carrière politique, mais officie toujours en tant que Batman la nuit tombée, mais l’âge aidant, bien qu’il reste bien en forme, il est de moins en moins actif. Quant au Commissaire Gordon, il vit dans un endroit paumé et écrit des livres sur ses affaires du passé, tout en se remémorant le « bon vieux temps ». On apprend même grâce à lui que quelques vilains passent du bon temps en prison, comme le Joker ou Two Face, que le Riddler a disparu (je suis pas surpris, c’est un fourbe, je bosse avec lui tous les jours… même si bon, il m’a aidé pour choper quelques ressources pour cet article, hunf, ça m’écorche un peu mais je dois le remercier pour ça) et que le Penguin est parti étudier ses congénères dans le pôle nord…

Je dois bien vous avouer que le contexte est plus intéressant que l’histoire, d’où le fait que je me sois pas mal étendu dessus. À noter que rien de tout ça ne fait finalement penser à des oeuvres modernes, mais ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on s’imagine un futur pour nos héros. Reste plus qu’à attendre ce que nous réserve ce Five Fears Later de Septembre prochain… En tout cas, l’idée d’un Bruce Wayne qui pense à se retirer n’est pas nouvelle. Pour parler rapidement de l’intrigue, Batman et Robin se réunissent pour combattre une organisation montante et violente qui n’hésite pas à éliminer ses concurrents pour obtenir ce qu’ils veulent. Plus qu’une organisation, il existe toute une communauté qui vit en marge de la société et applique ses propres règles. L’organisation se fait appeler le Rainbow ou le Spectrum, et se divise en plusieurs sections, qui représentent chacune la couleur d’un arc-en-ciel (avec le costume coloré qui va avec). Si le concept sonne aujourd’hui parfaitement ridicule, la menace dépeinte dans ce numéro est plutôt traitée avec sérieux. Et les choses empirent quand cette organisation s’en prend à l’argent de Wayne International, qu’ils ont réussi à détourner grâce à quelques piratages (les notions d’informatique et de piratages émergeaient déjà pas mal à cette époque, alors qu’Internet n’en était qu’à ses balbutiement). À force d’enquête et de recherche d’indices (ce numéro est bien plus centré sur le côté détective de Batman que son côté action brute), Batman et Robin finissent par découvrir leur cachette et les deux personne qui sont à leur tête (et qui manipulent par contrôle mental le reste de leur petit société). Ce qui est amusant, c’est que ces deux membres, invisibles de tous (même des leurs), sont en fait les « couleurs » infrarouge et ultra-violet du spectre des couleurs… Des couleurs invisibles donc. Bien vu l’aveugle !

Inutile de vous dire que malgré ce tonitruant « Last Batman Story« , les héros l’emporte haut les coeurs. Mais la fin présente vraiment une conclusion pour Batman et Bruce Wayne. Puisqu’en effet, je vous ai dit plus tôt qu’il était dans la politique, il a la possibilité de rejoindre le poste de gouverneur et songe aussi à se marier et à avoir des enfants (à l’image de Richard Grayson). On ne nous précise pas qui est sa femme potentielle. Mais ce n’est pas Catwoman, car il parait qu’elle se la coule douce à Katmandu… Bruce Wayne réalise qu’il est maintenant trop vieux pour combattre le crime comme il l’a toujours fait, et pense qu’il est temps de passer à d’autres méthodes plus responsables pour son âge, être gouverneur lui parait être un bon compromis.


Fin du voyage ! Je vous file une petite image bonus qui expose un Batman et un Robin d’un futur alternatif que vous ne connaissez que trop bien… et qui est largement plus brutal que celui dépeint dans ce numéro…

Batman et Robin Frank Miller