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Dossier – Batman : La Série Animée

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Sommaire
Batman - La Série Animée

Sans aucun doute l’un des travaux les plus stressants que j’ai eu à faire pour le site, tant cette série est un monument. À titre de comparaison, j’ai pu co-réaliser une grosse approche sur la série live Smallville qui a su conquérir de nombreux fans mais aussi (et surtout ?) de très nombreux détracteurs (la série, pas le dossier… quoique…). Mais ici, il s’agit de décortiquer et de toucher à l’œuvre, qui pour moi est l’une des seules à fédérer autant de gens du même côté. En toute franchise, je ne connais rien d’autre du style, ne serait-ce que dans sa propre catégorie. Batman : The Animated Series, c’est un monument. Tout le monde l’adore. Elle est, pour la majorité d’entre nous (je parle surtout de la communauté francophone, pas des lecteurs de comics en général), notre pied d’entrée dans l’univers des comics. Et majorité est un juste mot, il n’y a qu’à voir la section « présentation » de notre forum, deux arrivants sur trois (si ce n’est plus) citent Batman T.A.S. comme référence. Flippant. Flippant de devoir vous présenter ce monstre, puisqu’à la moindre bêtise ou jugement trop hâtif, une horde de fans nostalgiques va me tomber dessus pour me dévorer tout cru ! Mais c’est pas grave, je suis courageux… enfin… je crois. Je vais essayer ! Glups !

Batman LA Série Animée

Tellement courageux d’ailleurs que j’ai demandé à la personne anonyme qui me suis comme mon ombre (ou passe son temps à me supporter) de me filer un coup de main pour la réalisation de ce dossier. L’idée, c’est potentiellement d’apprendre aux vieux baroudeurs comme moi des anecdotes sur la série et/ou de leur faire découvrir des pistes de réflexion encore insoupçonnées. Du reste, il faut que j’arrive à convaincre les jeunes, qui n’ont pas grandi avec cette série, d’y jeter un œil attentif (et même les deux). Il faut qu’ils comprennent pourquoi des vieux cons comme nous vouent un culte à cette fabuleuse série. Vaste ambition que voilà ! Et c’est ainsi que je me jette sans filet du haut de la falaise, tandis que mon acolyte anonyme se moque de moi en me regardant chuter… En espérant que cela ne soit pas pour rien, parce que Batman : The Animated Serie, ce n’est vraiment pas rien !


Génèse d’une grande série

Nous sommes au début des années 90, la moitié des dirigeants du monde est  contrôlée par Starro, l’autre par Darkseid, tandis que Metropolis, Gotham et les autres sont enlevées par Brainiac avant d’être effacées de nos mémoires. Voilà ce qui arrive quand une Terre du Multivers n’a pas de Justice League et qu’on enferme les Kryptoniens dans la zone 51… Ah non, pardon ! Tout ça c’est secret, je n’ai pas le droit d’en parler.

Donc nous sommes au début des années 90, Nirvana connaît un succès mondial, la première guerre du golfe est déclarée, les Simpson cartonnent sur le petit écran et Batman vient d’apparaître au grand public comme un personnage sombre et sérieux. Les produits dérivés en tout genre se vendent comme des bat-petits pains. La licence se porte très bien. C’est dans ce contexte (non la musique n’est pas composée par Kurt Cobain et Gotham City n’est pas en Irak) que la série verra le jour (et non ce n’est pas Bart Wayne).

Batmobile - Batman LA Série Animée

Récemment, toujours grâce aux Simpson, les chaînes de télévisions ont compris que les séries animées n’étaient pas obligatoirement destinées à un public d’enfants. Basée sur les designs de Bruce Timm, inspiré lui même par les films noirs des années 40, Batman : The Animated Series est diffusée par la Fox mais a vu le jour dans les studios de production Warner. Ces derniers n’ont acquis leur réseau de chaînes TV qu’en 1995 donc trois ans plus tard. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison que la première série ne dure que trois ans. Batman the new adventures, la deuxième, apparaît donc logiquement sur une chaîne du groupe, Kid’s WB, en 1998. Les producteurs ont beaucoup retravaillé les designs pour bien différencier les séries des différentes chaînes. On nous expliquera aussi que c’était pour que les spectateurs ne prennent pas ces nouveaux épisodes pour des rediffusions des anciens.

Revenons à la première série. Elle est constituée d’une première partie appelée rétrospectivement The Batman Adventures (avant le choix du nom de la suivante, le titre était juste Batman) et d’une deuxième (souvent considérée comme une autre série) qui porte le nom de The Batman and Robin Adventures. L’année où il apparaît dans Batman Forever au cinéma, on ajoutera au titre de la série le célèbre sidekick qui avait beaucoup de succès, notamment auprès des plus jeunes.On aura donc au total 65 épisodes pour une première saison massive. Et 20 épisodes de plus suivis d’un long-métrage, Batman et le fantôme masqué (Batman : Mask of the Phantasm) qui aura même droit à une exploitation au cinéma malgré sa création pour du direct to VHS & DVD (oui, VHS, si vous êtes trop jeune pour comprendre le terme, déjà, ça me fait mal, et ensuite, tant pis pour vous !).

Batman - Batman LA Série Animée

La série de Kid’s WB, comme je le disais plus haut, se veut visuellement différente, sur une autre chaîne, d’un autre réseau, mais garde les même lignes directrices. Elle est composée de 24 épisodes et inspirera deux longs-métrages, Batman & Mr Freeze : SubZero et Batman et la mystérieuse Batwoman (Mystery of the Batwoman). Même si le premier aurait dû voir le jour un peu plus tôt, avant l’arrivée de la seconde série en 1997, mais sa sortie sera décalée à cause de l’accueil critique du fameux film Batman et Robin dans lequel Mister Freeze est un personnage haut en couleur… À l’époque, les studios d’animation Warner bénéficient d’une équipe talentueuse (sur laquelle on reviendra plus tard, bien qu’on puisse déjà glisser ici le nom de Bruce Timm) qui gagnera le pari de créer un cartoon diffusable en accès prime et capable de plaire à la fois aux enfants et aux adultes.

Batman - Batman LA Série Animée

La série fera ses débuts sur Fox kids, le 5 septembre 1992,  avec l’épisode The Cat and the Claw. Bien que l’ordre de production était différent, les diffuseurs décidèrent de commencer par cet épisode, mettant en scène Catwoman, personnage plus populaire que le Man-Bat du premier épisode de production. En France, on commencera à avoir la musique du générique en boucle dans nos têtes à partir du 5 décembre 1992, en clair dans Décode pas Bunny sur Canal +, avant d’arriver sur France 3 en début de soirée là aussi.

Une Direction Artistique Appliquée

Le Style Graphique

Il va de soi que sans un aspect graphique d’une propreté incontournable, les premiers éléments qui font que les gens aiment Batman n’auraient pas forcément suffi (il n’y a qu’à repenser au succès mitigé de Beware the Batman qui installe une mythologie correcte mais qui manque cruellement, selon-moi, d’ambiance sur le fond et sur la forme). Aujourd’hui encore, plus de vingt ans après, la série n’a pas pris une ride ! Si ce n’est les quelques grains sur la pellicule des dessins, choses qu’aujourd’hui nous ne voyons plus trop, mais qui donnent un air délicieusement rétro à l’ensemble. Les personnages ont pourtant des traits assez simple, qui ne pleuvent pas de détails, mais l’ensemble est suffisant pour que chaque personnage soit reconnaissable entre mille et dégage sa propre personnalité. On a un Bruce Wayne carré mais souriant et si ténébreux en Batman, sauf quand il retrouve ce petit sourire en coin qu’on aime à le voir faire de temps en temps. Son costume est gris et classique et donne au héros sa touche simple et sympathique. James Gordon a pour lui sa petite houppette et ses cheveux blanc, Harvey Bullock a sa tronche de mauvais flic toujours en colère que finalement nous apprenons à apprécier avec le temps. Robin est grand, athlétique, joyeux, avec un costume largement acceptable et avec qui il est si facile d’avoir des affinités. Il y a enfin ce Joker, fou, mauvais, rieur, drôle dans ses mimiques (et ses paroles), et qui colle parfaitement au clown prince du crime des comics en termes d’image (du moins pour l’époque). Chaque ennemi se démarque par une forte personnalité associée à un graphisme dynamique qui sait mettre chaque personnage en valeur, tout en le rendant attachant. La patte de Bruce Timm est née.

Batman & Robin - Batman LA Série Animée

Au delà des personnages, c’est la ville et les décors eux-mêmes qui nous marqueront, tous ces lieux sombres, froids ou chaleureux, selon le contexte. Gotham City est la version animée d’un doux mélange entre celle de Burton et des comics d’époque, ni plus ni moins, avec ses rues sombres, ses bâtiments gothiques immenses et froids et ses gargouilles. On rajoute à tout ça une ambiance rétro. Comme dit précédemment, Bruce Timm et ses compèrent (notamment Eric Radomski pour les décors et les fonds sombres) se sont inspirés de l’ambiance des années 40, époque où Bill Finger travaillait sur le personnage depuis son lancement. C’est l’ère du comic-book appelée “Golden Age” avec des veilles voitures, des mitraillettes sulfateuses, des tripots à poker, un style vestimentaire d’époque, un Rupert Thorne en guise d’Al Capone local. On se retrouve donc dans une ville rétro, pleine de gangsters à chapeau de feutre, qui sent le bourbon et le parfum de pin-up. En somme, un vrai petit Chicago animé qui trouve sa note gothique dans ses plans de lieux comme le manoir la nuit, Arkham vue par son effrayant portail forgé etc. Une patte assez remarquable et incroyable qui inspire à son tour les bandes dessinées encore aujourd’hui.

Manoir Wayne - Batman LA Série Animée

La seconde série, de 1997, dénotera un peu sur ce point, grossissant un peu les carrures des personnages, pour rendre un style plus cartoon encore que la première série. Ce qui, à titre personnel, m’avait un peu refroidi à l’époque. De plus, curieusement, de nombreux personnages et vilains notamment, seront simplifiés dans leur design, voir même totalement transformés, concernant surtout les personnages masculins (même si les femmes vont, curieusement, quasiment toutes se retrouver avec un espèce de rouge à lèvres noir). Le Joker perd une grosse partie de sa couleur (et de son charisme), avec des yeux tout noir et un design trop simple. Le Penguin deviendra un humain sans trop de déformations, conservant son embonpoint mais collant plus avec sa représentation dans les comics du Golden Age… et autres détails déplaisants du style. C’était relativement dommage dans le sens où l’animation, elle par contre, devenait plus fluide et percutante ! A contrario, Gotham City devient plus moderne, fini les années 40 (même si certains éléments comme les vieilles voitures et les sulfateuses seront toujours de la partie), et bienvenue les temps modernes, avec une ambiance plus colorée et moins sombre. Pour autant, si l’aspect graphique change drastiquement, la caractérisation reste soignée, fort heureusement.

Nightwing et Robin - Batman LA Série Animée

La musique

Comment ne pas évoquer la musique quand on parle de Batman TAS ? Tout d’abord, il y a ce générique d’ouverture, véritable chef-d’oeuvre à lui tout seul, avec ses scènes toutes en ombre qui se jouent sur la musique de Danny Elfman (et cette explosion qui donne le la, juste parfaite), reprise des films de Burton (une nouvelle fois), générique qui se verra modifié lors de la dernière saison de la première série (le passage The Adventures of Batman and Robin), et ça c’est moche ! Le thème en lui-même restera ancré dans les mémoires pour des années encore, et personnellement, c’est bien le cas dans ma tête aujourd’hui… J’ai les premières notes du thème qui retentissent en fond sonore dans mon esprit quand j’ouvre n’importe quel comics de Batman… Oui, je suis un peu atteint c’est vrai, mais vous ne pouvez pas comprendre vous les jeunes ! D’ailleurs, si j’apprécie énormément les musiques de Hans Zimmer sur la trilogie Nolan, en dehors du film, je les oublie, elle ne me marque pas comme a pu me marquer le thème de Elfman. C’est incomparable (bien qu’il faille le dire, vu le nombre d’épisodes de la série, c’est un peu normal que le thème s’accroche dans ma tête ainsi).

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Et le tout est renforcé par le travail fabuleux de Shirley Walker, compositeur en chef sur la série animée qui a réussi à conserver le style percutant de Danny Elfman en le déclinant parfaitement en plusieurs sauces suivant les contextes et les personnages. On aura droit à un peu de tout en couverture musicale. Le décor des scènes jouant en premier lieu sur l’ambiance que doit dégager l’épisode, donnant lieu parfois à des thèmes inédits comme dans l’épisode The Forgotten, où la majorité de l’action se situe dans le désert et où Walker sort un harmonica pour l’occasion. Ce thème me trotte encore dans la tête à l’instant où j’écris ces lignes. Mais les thèmes les plus emblématiques seront ceux associés aux grands vilains de Batman, chacun collant parfaitement à leur personnalité. Le Joker se payant le luxe d’avoir deux variantes, dont une ressemblera à s’y méprendre à celle du film de 89, l’autre étant bien plus dans l’aspect comique et burlesque du personnage, pour le plus grand plaisir de nos cages à miel. Nous avons parfois des thèmes qui alternent entre les deux, proposant ainsi une idée de l’esprit du Joker, tantôt clown, tantôt tueur psychopathe. Mon préféré restant celui de Two-Face, terriblement efficace et ramenant sans cesse à sa double personnalité, question d’association d’idées je suppose, mais il est absolument génial. J’aime aussi entendre le thème plein de tristesse et de sonorités épiques (rapport à sa carrière de grand acteur j’imagine) de Clayface, au destin tragique s’il en est. Je pourrais vous citer celle du Penguin, de Catwoman ou encore Scarecrow mais … on en finirait pas (et je suis navré de ne pas avoir cité votre thème favori dans le lot) ! Chaque grand vilain aura droit à ses petites notes donnant une identité musicale à la série juste parfaite ! Oh et puis zut, toutes ces musiques sont sublimes, débrouillez vous pour vous trouver l’OST !

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Je noterais tout de même une petite réserve sur le fait que bon nombre des thèmes cités plus haut perdront un peu de leur automatisme avec le temps, surtout quand Shirley Walker ne composera plus elle-même mais deviendra seulement superviseur. Ce qui ne veux pas dire que la musique baissera pour autant en qualité. De nouveaux thèmes pour de nouveaux personnages viendront remettre un peu de piment à tout ça ! Je pense notamment au thème de Batgirl tel qu’on peut l’entendre pour la première fois dans le double épisode Shadow of the Bat.

Caractérisation et Personnalité

Caractérisation du Héros

Bruce Timm et ses camarades ont rapidement compris qui est vraiment Batman et le milieu dans lequel il évolue. Dire qu’ils ont « compris » s’affirme bien sûr à partir d’une vision subjective du personnage, bien ancré dans une réalité de l’époque. Il est clair que pour toute une génération de lecteurs et/ou téléspectateurs, Batman, c’était des gags, de la science fiction bizarre, des ennemis loufoques et des aliens. Même si tout ça avait changé dans les années 70 pour devenir plus sombre dans les comics, le grand public connaît surtout celui de la série TV. Comme nous l’avons expliqué plus tôt, l’idée était de proposer un Batman plus sérieux et de viser un public bien plus large que celui des enfants. Il était donc tout naturel que le personnage doive respecter une multitude de codes que nous retrouvons dès le tout premier épisode produit. L’histoire est écrite par Mitch Brian et révisée par Bruce Timm, tel un chef d’orchestre qui donne le la, il est intitulé On Leather Wings et il aborde le personnage sur plusieurs fronts.

Gordon et Bullock

Batman inspire la peur ; grâce à ce simple élément, les auteurs passent le message comme quoi Batman est craint dans la ville. Le terme de chauve-souris géante fait frissonner, tout un tas de légendes urbaines courent, et la police est à ses trousses, avec un Bullock déterminé à l’arrêter et un maire de la ville peu intéressé par l’idée d’avoir à gérer un vigilante. Seul Gordon émet des réserves, mais il faudra un peu de temps avant que les choses changent entre Batman et la police (le Bat-signal n’apparaîtra par exemple qu’à l’épisode #31). La présence de Man-Bat dans l’épisode jouera bien sûr en faveur de cet élément.

Les éléments de base ; Batman a un majordome (Bat-majordome ?), une bat-cave, un bat ordinateur et des bat-gadgets. La première scène où il apparaît met en évidence le chevalier pas si noir que ça, en train de constater les dégâts causés par Man-Bat dans le journal. Un dialogue succulent prend place avec Alfred et son parlé distingué. Ce qui permet de glisser quelques références à la vie mondaine de Bruce Wayne qui passe en second plan. À noter que ce Bruce fait de l’humour et fait tout de suite penser au guilleret Bruce Wayne du Silver Age (qui a dit Batman 66 ?). Le grumpy Batman, ça sera pour plus tard.

Batcave

Les Arts Martiaux ; quand Batman se bat, il est quand même vachement balaise, et pour un enfant (ou n’importe qui d’impressionnable), ça fonctionne du tonnerre ! Quoi de mieux que de l’opposer à un genre de monstre surhumain pour étaler son potentiel et sa force ? La balade dans les airs avec le bat-grappin accroché à la jambe de Man-Bat et, de l’autre coté, un Batman plus que déterminé, ça en jette ! Certains coups qu’il va prendre nous rappelleront tout de même qu’il n’est qu’un humain. Mais vite fait hein, faut pas déconner non plus.

Le Détective ; indices, analyse, microscope, recherche, pistage, et tout ça des années avant la première saison de la série CSI ! Ils n’ont rien inventé ! On oublie pas donc cet aspect important du Batman, qui en plus d’être bagarreur, est intelligent et réfléchi… Et c’est un enquêteur hors-pair. Il ne montrera donc aucune faiblesse dans ce premier épisode.

Batman

Bruce Wayne est important pour la ville ; capable de financer les hôpitaux et orphelinats à coup de millions et se permettant en passant de demander quelques « services » sous couvert d’histoire un peu bâtarde pour masquer en fait ses véritables intentions : enquêter pour le compte de son alter-ego. Le milliardaire est respecté aussi bien que dénigré, tout dépend à qui il s’adresse. Nous verrons ainsi Bruce Wayne s’exposer au grognement du Docteur Marsh, auprès de qui il enquête sur des « cris de chauve-souris » qu’il aurait entendu dans sa cheminée. Hum hum…

Gotham est une ville de vilains ; sombre, corrompue mais organisée. Ces éléments font chœur dans l’alchimie entre Batman/Bruce Wayne et son environnement. Si le premier épisode ne fait que dessiner des intentions pour les personnages (avec un Bullock haineux envers le justicier, un Gordon diplomate et un maire Hill détaché), l’ensemble de la série présentera vraiment une ville active et évolutive, comme le montreront les changements de décors et l’évolution de ses habitants entre les différentes saisons qui composent la série.

Ville

Tout ces éléments en un seul épisode, voilà de quoi combler le spectateur le plus attentif, et celui qui l’est un peu moins aussi. Il y a tellement de pistes et faits qui se confirmeront par la suite qu’on ne peut décemment pas considérer ce « pilote » comme un faux départ (le premier vrai pilote est un court-métrage de deux minutes environ qui reprend plus ou moins le combat observé dans le générique, il est disponible en bonus dans la version US des DVD du premier volume de la série). Pour le grand public, tous les éléments qui ont plu dans les films de Burton se retrouvent ici dans un format court de vingt-deux minutes, en jouant comme s’il s’agissait d’une suite un peu légère (pour le jeune public) mais respectant tous les codes et en reprenant beaucoup aux comics, comme la sacro-sainte loi qui dit : Batman ne tuera point. Les enfants déjà comblés (mais sans doute un peu effrayés) par le film, seront ici entièrement conquis. Il manquera certainement la présence d’un Robin dans ce premier épisode, mais ce dernier interviendra au deuxième épisode, contre le Joker, autres éléments important dans la mythologie que les auteurs s’empresseront de présenter au public.

En ce qui concerne l’environnement dans lequel évolue Batman, tous les éléments seront présents, à commencer par la ville de Gotham City dont je détaille un peu la forme dans la sous-section suivante. Mais les endroits clés propre au chevalier noir seront très vite mis en lumière, comme l’Asile d’Arkham qui apparaît des le deuxième épisode (Christmas with the Joker), nous pourrons même visiter son intérieur à quelques reprises comme dans Dreams in Darkness ou Joker’s Wild. Nous visiterons aussi souvent le bureau du maire, le Zoo de Gotham, le commissariat de police et son toit (avec le Bat-signal), le manoir Wayne et bien évidemment, comme déjà cité, la Bat-Cave qui se voit de plus en plus remplie et complexe au fil des épisodes…

La galerie de vilains

Vilains

Le premier épisode voit l’homme chauve-souris confronté à un autre chiroptère, Man-Bat. Même s’il n’est d’ailleurs jamais nommé dans l’épisode. C’est assez étrange dans le sens où il n’était clairement pas l’adversaire le plus populaire du héros et qu’il mettra longtemps avant de réapparaître. Et si l’on aime Batman, ce n’est pas seulement pour son ambiance ou sa musique, mais c’est aussi et surtout pour ses vilains ! Et la série tient ses promesses à ce niveau. Batman TAS trouve un juste équilibre entre ennemis phares, ennemis d’un jour et ennemis de la rue. Proposant multitudes de thèmes et d’épisodes en fonction de ces derniers. Cette galerie de vilains, il faut comprendre que nombreux enfants les ont découverts dans cette série et que leurs « origin stories » (souvent présentées dans les épisodes mettant en scène les vilains pour la première fois, en dehors de quelques exceptions), étaient considérées par ce même public comme canoniques. Ce qui était souvent, relativement juste, puisqu’elles collaient le plus souvent au média d’origine, les comics, quand elles n’influençaient pas ce dernier, comme dans le cas de Mr. Freeze.

Pour parler des exceptions, les vilains mis en scène par Tim Burton n’auront pas droit à de nouvelles origin stories dans la série, ce qui ne les empêchera pas, avec le temps, de se redéfinir au travers des nombreux épisodes. Ainsi, le Joker, le Penguin ou encore Catwoman seront écrits plus ou moins comme si leurs histoires dans les films de Burton étaient la base des personnages. Si l’on excepte le fait des résurrections pour ceux qui sont morts… Ainsi, le Joker aura comme identité civile, du moins pendant un temps, Jack Napier, même si l’on y fait peu mention, mais c’est ainsi qu’on le nomme à l’Asile d’Arkham dans l’épisode Dream in Darkness par exemple. Le Penguin, lui, héritera du physique ingrat de Danny DeVito en costume, même si comme dit précédemment, on reviendra sur cette apparence dans la seconde série. Catwoman sera sans doute la plus éloignée, paraissant moins névrosée que dans les films, même si elle garde sa couleur de cheveux (blond) et son côté sensuel et aguicheur envers Batman (mais ça c’est normal en fait). Elle aussi deviendra brune à la nouvelle série animée, pour coller plus aux comics, une fois de plus.

Asyle Arkham

Pour le reste de la galerie, c’est un vrai festival qui s’offre à nous, même si certains arriveront plus tard que tôt. On notera que quelques vilains seront bien souvent mis en scène pour leur première apparition dans des épisodes doubles, comme ceux sur Two-Face du même nom, ou encore sur Clayface intitulé Feat of Clay. Certains se contenteront d’un épisode simple, mais non moins excellent. Je pense par exemple au Mad Hatter dans l’épisode Mad as a Hatter (qui correspond à une expression du 18ème siècle renvoyant au métier des chapeliers, lesquels étaient énormément exposés à des produits comme le mercure et devenaient déments. C’est aussi de là que vient le pseudo de notre correctrice un peu fofolle que l’on se plaît à surnommer Maddy). Il y a encore Poison Ivy dans Pretty Poison (épisode qui permet en outre de présenter Harvey Dent avant de présenter Double-Face). Il y a aussi Scarecrow qui a droit à son épisode et il est le seul personnage à changer de costume dans la première série, les auteurs jugeant sa première apparition pas assez effrayante (à juste titre). Il apparaîtra de manière régulière assez tôt avant de disparaître un peu des radars. On n’oubliera pas non plus l’excellent épisode mettant en scène pour la première fois Mister Freeze, rendant une grâce infinie au personnage (il plaira d’ailleurs tellement qu’il aura droit à son propre long métrage, toujours dans la continuité de la série animée). Ra’s Al Ghul mettra un certain temps avant d’arriver, il sera d’ailleurs teasé à la fin d’un épisode avant d’arriver pour le sien quelques temps plus tard, et sa fille Talia a finalement une belle exposition bien plus tôt. Il y a d’autres retardataires, comme ce bon vieux Bane puisqu’il est apparu dans les comics un peu en même temps que la série naissait sur le petit écran. Il fera son entrée dans un épisode portant son nom, le #75, et sera relativement différent du comics. On notera aussi les moins populaires, comme Firefly ou même encore Catman qui eux feront leur entrée dans la série de 1997.

Scarecrow

De façon plus ponctuelle, Batman affrontera de nombreux ennemis que nous dirons, anecdotiques, ou simplement créés pour le show. Plus que de la pertinence dans leur caractérisation, ils serviront plus de faire valoir au héros qui pourra ainsi briller sur certaines caractéristiques. Pour mettre en avant Batman, je pense forcément à quelques épisodes assez marquant comme The Underdwellers, qui met en scène un tyran qui kidnappe les enfants perdus de Gotham City et les élèvent dans les égouts de la ville (oui, encore une histoire de vie dans les égouts de Gotham, à l’époque de la série animé des Tortues Ninja, ça avait vachement de sens !), épisode dans lequel Bruce va prendre sous son aile un orphelin (ce qui donnera lieu à des scènes assez cocasses avec Alfred). Il y a aussi l’épisode déjà cité pour sa musique, The Forgetten, dans lequel Bruce alors en « infiltration » pour comprendre ce qui implique la disparition des sans abris de la ville, se retrouvera à travailler dans une mine au milieu du désert sans se rappeler qui il est (tenter de se souvenir d’une double personnalité, c’est pas évident !). Les méchants de ces épisodes sont pourtant anecdotiques, pour ne pas dire clichés, mais cela ne gâche en rien la série qui trouve son intérêt dans le développement de son héros ou des personnages secondaires. Dans le double épisode Robin’s Reckoning, par exemple, le méchant, Tony Zucco est vraiment anecdotique mais Robin y prend des proportions vraiment importantes aux yeux du téléspectateur. Parmi les ennemis ponctuels, nous pouvons aussi citer brièvement Phantasm, du film Batman : Mask of the Phantasm, qui s’intègre parfaitement à la continuité de la série animée. Il a été développé avec brio en format long métrage (il faut dire que, ça aide).

Batman LA Série Animée

Il reste une catégorie que j’ai survolée sans rentrer dans les détails, avec les « vilains » plus classiques de la pègre de Gotham. Il ne faut pas oublier que dans les comics, Batman a toujours affronté tout type d’ennemis, et ça passe par le malfrat commun pour aller à l’extra-terrestre. Pour les extra-terrestre, il faudra attendre la Justice League… Pour les autres, dans ce Gotham faisant penser à ce vieux Chicago, il était évident qu’on ait des grand voyous avec tout pleins d’hommes armés, qui visent le contrôle du crime organisé dans la ville.  Si Two-Face pourrait coller aussi à ce rôle aussi (et il le fera, bien plus que le Penguin d’ailleurs, bien qu’ils partagent d’habitude ce rôle dans les comics), ce sont plutôt des personnages comme Rupert Thorne ou Roland Daggett qui mèneront la danse à ce niveau. Thorne, c’est le trafiquant d’armes et de drogues par excellence, qui sera accessoirement responsable de la création de Two-Face dans cette continuité. Un personnage véreux qui reviendra très très souvent dans la série. Roland Daggett lui, c’est le magnat des affaires, ce mec pourri prêt à tout pour amasser fortune et pouvoir, prêt à sacrifier quelques vies humaines dans le processus. La raclure haut placée de Gotham en somme, qui sera d’ailleurs à l’origine de la création de Clayface. Et nous en avons des plus secondaires, mais tout aussi symboliques de l’époque que cherche à dépeindre les auteurs (toujours en essayant de coller aux travaux de Bill Finger). Je n’en citerais qu’un, qu’on détaillera plus tard, qui est le Jazzman de l’épisode I Am the Night.

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Vous l’aurez compris, c’est une diversité qui colle parfaitement aux comics. Chaque ennemi rappelant fortement ce qu’il est dans les comics, même ceux qui conservent leur origine « Burtonienne » n’y couperont pas. Surtout le Joker d’ailleurs, bien plus rieur, fou et tout plein de gadgets, se rapprochant énormément de ce qui s’est fait sur lui lors du Silver Age. Le fait qu’on ne puisse montrer trop de mort à l’écran renforce cette idée de clown plutôt que tueur psychopathe, même si les auteurs ne mentiront jamais sur ses intentions, faisant même parfois des références directes aux comics des années 70, comme quand Batman se retrouve pendu à un crochet au dessus d’un bac à requin (ceux qui ont lu la Joker Anthologie verront sans doute à quel comics cet épisode fait un petit clin d’oeil), ou quand le personnage usera et abusera du gaz hilarant, sous divers variante plus ou moins offensive, allant de la paralysie faciale à la mort, en passant par le fou-rire… Tout les autres vilains colleront vraiment au support d’origine tentant (et réussissant dans 90% des cas) à avoir un rendu absolument jubilatoire de ce que représente chaque vilain pour le personnage. Certains s’en verront même magnifiés, comme le Riddler, plus intelligent et moins bouffon, de manière à un peu plus l’éloigner du Joker. Cette idée suivra largement dans les comics pour perdurer encore aujourd’hui. Ces personnages  n’étant que la surface visible que je veux bien vous décrire dans cette section… Mais l’immensité de l’oeuvre se tient bien ici, avec ces vilains.

Riddler

Les personnages secondaires

Même s’ils sont plutôt secondaires, comme leur rôle l’indique, les nombreux personnages qui gravitent de près ou de loin autour de Batman ou Bruce Wayne ont souvent droit à leur moment d’exposition ou de gloire dans la série. Les plus évidents seront bien sur Alfred et le Commissaire Gordon que l’on verra dans une majorité d’épisodes ou bien sûr, les Robin (et accessoirement Batgirl). Pour les deux premiers, il est impensable de ne pas les considérer dans le casting principal de la série tant ils sont récurrents et ceci du début jusqu’à la fin. Finalement, rare seront les épisodes centrés sur eux, mais leur évolution reste parfaitement visible sans avoir besoin de ces focus. Pour Gordon, on notera tout de même un personnage parfaitement bien défini dans On Leather Wings, le premier épisode de la série, qui, sans connaître Batman, apprend à avoir confiance en lui et ses méthodes, là où tout les autres émettent des doutes et de la peur (Bullock en tête). Dans The Joker’s Favor (épisode d’introduction d’Harley Quinn), Gordon est assez important dans l’épisode et Batman (comme le spectateur) comprend le rôle du personnage et son importance pour la ville. Pour Alfred, fée du logis de Bruce Wayne et sauveteur occasionnel de Batman, le traitement est fluide et continu. Son rôle tient une place prépondérante. Nous détaillerons un peu tout ça dans la section dédiée au personnage, mais son tempérament, son flegme et son humour nous seront présentés dès le premier épisode de la série. Il aura même droit à quelques honneurs en devenant un peu plus central dans des épisodes comme The Forgotten ou Eternal Youth.

Famille - Batman LA Série Animée

Pour les Robin, le traitement est plutôt différent et moins équilibré. Si Dick Grayson apparaît dès le deuxième épisode de la série, il ne reviendra que pour l’épisode #24, Fear of Victory, où son courage sera mis à rude épreuve suite à une exposition au gaz de Scarecrow. Sa présence sporadique sera justifiée par le fait que Dick fait ses études à la fac, dans ce même épisode d’ailleurs. Tout trouve donc une logique sur le long terme. Bien sur, le premier Robin aura droit à son double épisode (déjà cité plus haut) pour le mettre en valeur, ce qui lui donnera une certaine importance pour les spectateurs malgré sa faible présence, à tel point qu’ils le réclameront plus par la suite (et expliquera ainsi plus sa présence dans la dernière saison de la première série,  The Adventures of Batman and Robin).

Même les personnages plus anecdotiques comme le maire Hill, de Gotham City, auront droit plus ou moins, à leur épisode. Pour ce dernier par exemple, il y a cet épisode intitulé Be a Clown, dans lequel le Joker enlève (malgré lui) le fils du maire et essaye de le corrompre. Nous verrons un personnage détaché de sa famille essayant de renouer avec son fils alors en pleine crise d’adolescence. Bullock et Montoya (créée, elle, pour cette série) auront aussi droit à leur moment. L’épisode P.O.V. dont le déroulement fait penser au film Usual Suspects revient bien sur la personnalité des deux flics et sur leur motivation, Montoya étant droite courageuse et honnête, et Bullock un peu trop fier, caractériel mais malgré tout volontaire. Chaque évolution de ces personnages étant marquante dans leur timeline sur toute la durée de la série. Bullock est d’ailleurs un très bon exemple à ce niveau, même s’il ne fera jamais confiance à Batman, cela ne l’empêchera pas d’apprendre à gérer avec et de prouver qu’il est un excellent flic et un très bon détective avec l’épisode Vendetta qui met aussi en scène pour la première fois Killer Croc.

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Les comédiens de doublage de talent

Que dire des comédiens de doublage de cette série fabuleuse ? Qu’ils sont tout aussi fabuleux les uns que les autres ? J’ai bien envie de m’arrêter par un oui catégorique et conclure cette section, mais cela ne serait sans doute pas très professionnel. Ici, il n’est point question de faire de l’élitisme désuet entre VO et VF. Déjà, j’estime que le débat est complètement futile quand il s’agit d’animation. On pourra toujours me parler de synchronisation labiale, mais je lèverai subtilement les yeux au ciel (pour voir si un piano veut bien tomber sur mon interlocuteur). Mais soyons honnêtes, le jeu des acteurs ne se transcrit que par la voix, l’animation et le reste étant le boulot des… animateurs justement. Les comédiens n’ont que très rarement d’influence sur ces procédés, surtout à l’époque. Ensuite, parce qu’il faut le dire, les comédiens VO et VF sont tous excellents ! On peut, dans le pire des cas, toujours annoncer un léger problème de diversité dans les voix de la version française, les personnages tertiaires et secondaire étant doublé un peu toujours par les mêmes comédiens qui viennent combler les trous… Le vrai problème étant le cas des rôles secondaires qui changent de voix au fil des épisodes (du moins pour certains personnages, autant neutres que méchants, même si les rôles les plus récurrents ne bougeront pas), et ça, cela peut s’avérer parfois assez embêtant pour qui se veut regardant… Mais le travail global est d’une qualité telle que cela reviendrait à cracher dans la soupe (et franchement, je me suis rendu compte de cette disparité surtout en faisant ce dossier, comme quoi). Revenons donc un peu sur ces rôles réguliers.

Joker

Une VF de qualité dans un dessin animé, c’est très rare, et important pour l’aura que dégage une série. Bon nombre de séries d’animation de l’époque (potentiellement japonaises, et ceci n’est pas un troll), ne tenaient vraiment pas la route en comparaison (malgré leur statut de kitsch aujourd’hui atteint, mais on ne joue clairement pas dans la même catégorie). Batman TAS, c’est de la classe, pure et dure (dans la droite lignée des Simpsons, si on peut dire). Ainsi de nombreux comédiens de doublage de talent auront fait leur main (ou plutôt leur voix) sur cet animé (parmi d’autres bien sûr), comme l’inégalable Richard Darbois, auquel je trouvais plus de sympathie et de personnalité que le pourtant très bon Adrien Antoine qui double le Batman aujourd’hui (ou Superman, ça dépend des jours…). Il est d’ailleurs dommage de noter que Darbois préfère aujourd’hui poser en tant que voix d’NRJ qu’en tant que voix trop sexy de Batman… A noter d’ailleurs que ce ne sera plus lui qui doublera le personnage dans la série animée Justice League, et franchement, c’est une déception en soi (et une petite parenthèse que je clos tout de suite). Que dire bien sûr du formidable Jacques Ciron dans le rôle de l’éminent Alfred ? Lui qui reprendra le rôle dans à peu près toutes les séries animées et films dans lesquels apparaît le personnage. Aujourd’hui dans nos têtes et dans nos coeur, Alfred, c’est lui. Mais savez-vous qu’il a aussi joué le personnage de Pompadour dans la série animée de Babar à la même époque ? Qui à la manière d’Alfred dans Batman, vient conseiller le roi des éléphants ? Et ouais, trop la classe moi je dis ! Bon ok, il a eu tellement de rôles plus intéressants dans ses 60 années de carrière que j’aurais pu citer autre chose comme toutes les pièces de théâtre dans lesquelles il s’est produit, que cela soit dramatique ou humoristique… Mais bref, je digresse. Oh oui j’y viens, bien sûr que je vais mentionner Pierre Hatet, évidemment. LE Joker français, cela va de soi… Et il est aussi la voix de Christopher Lloyd (Doc Emett Brown) pour ceux et celles qui ne s’en seraient jamais rendu compte, certains prétendront que ça brise un peu le mythe, mais moi j’approuve totalement la correspondance entre les deux personnages ! Sa voix est tellement attachée à celle du personnage en France que c’est lui aussi qui double le personnage dans les jeux vidéo (comme Mark Hamill en anglais en fait). Son rire est au moins aussi bon que celui de Mark Hammil, y’a pas à tortiller du cul pour voir si la route est droite. Philippe Peytieux fait, quant à lui, un excellent Penguin. Mais je ne vais pas m’étendre de trop, je reparlerai de tous ces gens un peu plus loin ! Mon seul regret quant à la VF est le manque de comédiens interprétant les personnages secondaires, avec notamment les méchants plus anecdotiques qui seront souvent doublés par des personnes différentes d’un épisode à l’autre…

Cobblepot

Pour la partie VO, la personne qui gère les castings apparaît souvent dans les interviews et autres bonus DVD (et puis elle gère un peu tous les castings de voix aujourd’hui encore de toutes les production animée DC chez la Warner), il s’agit d’Andrea Romano, la chef d’orchestre. Son talent pour choisir les acteurs est actuellement je pense, incontestable. Un Kevin Conroy en tant que Bruce Wayne/Batman, trouvant lui même l’idée de donner une voix plus sombre au personnage quand Bruce porte la cape (hé oui les enfants, Bale et Nolan n’ont rien inventé, et en plus, laissez moi vous dire que ce n’est aucunement ridicule dans TAS, mais ça, hem… c’est un autre débat). Certains s’accorderont à dire que Keaton modifie aussi sa voix dans Batman Returns, mais l’idée viendrait bien de Conroy d’après les bonus des DVD de la série (les années de production entre le film et la série coïncide, ceci vient peut-être de là). Conroy sera la voix de Batman pendant des années, allant même doubler lui aussi le personnage dans d’autres supports comme les jeux vidéo. Et bien sûr, celui auquel on pense avant tout, c’est à Mark Hamill, acteur connu pour son rôle dans la trilogie Star Wars et… son rôle pour le Joker. Sa reconversion en comédien de doublage fut pour le coup, une véritable aubaine à la fois pour lui, mais aussi pour nous, puisque jamais le Joker n’a paru aussi fou que lorsque c’est Mark Hamill qui rit pour lui. Dans quelques bonus de la série animé, l’acteur prétendra que le rire du Joker s’apparente à un instrument de musique, qui se module en fonction des émotions et du ressenti du personnage sur l’instant présent (que cela soit du pur sadisme, de la blague, ou même parfois de la tristesse, le rire aura une note différente, ce qui est assez juste). Parmi les autres acteurs VO à citer, j’ai bien envie de parler d’Arleen Sorkin, qui est absolument incontournable en l’état puisqu’en plus d’interpréter le rôle de Harley Quinn, elle en est la principale source d’inspiration pour Paul Dini, qui a demandé spécifiquement à ce qu’elle en joue le rôle. Arleen est une amie de fac de Paul Dini, qui aura notamment joué à la télé un rôle faisant étonnamment penser à Harley (dans la série Des jours et des Vies). De là à dire que le monsieur fantasmait gentiment sur une vieille copine de fac pour l’intégrer en tant que personnage dans ses histoires, il n’y aurait qu’un pas… Oui je plaisante, second degré, tout ça (ou pas…). Tout aussi amusant, bien que plus anecdotique, une amie d’Arleen Sorkin, Alison LaPlaca (qui ont joué toutes les deux dans la série télévisée Duet) intégrera le casting de l’animé le temps d’un épisode et doublera le personnage de Baby Doll (adulte piégée dans le corps d’une jeune enfant), créée aussi spécifiquement pour la série dans l’épisode du même nom. Coïncidence? L’épisode est aussi écrit par Paul Dini qui a visiblement tenté de former son petit harem dans les coulisses de cette série… Oui cette phrase est bien entendu aussi à prendre au second degré !

Mad Love

Je reviendrais (très) rapidement sur les comédiens majeurs de la série dans la section dédiée aux personnages qu’ils incarnent.

Batman T. A. S. dans le DC Animated Universe

L’univers DC étendu

Si on se replace dans le contexte de l’époque, les univers étendus à la télé, ce n’était pas franchement envisagé à l’époque. Et encore moins au cinéma. Aujourd’hui, nous sommes en plein dedans vous me direz, mais en ce temps là, on se concentrait avant tout sur chaque héros un par un pour éviter de faire de trop grosses bêtises!

Zatara

Cela n’empêchera pas les auteurs de, de temps en temps, placer ici ou là un personnage extérieur à l’univers Batman dans la série animée. Cela restera assez anecdotique sur l’ensemble de la série. Pourtant, Zatanna (et son père) fera une apparition brève mais remarquée le temps d’un épisode, s’intégrant d’ailleurs de fort belle manière à l’univers de Batman,  « perdant » ses pouvoirs magiques au passage (qu’elle gagnera plus tard, entre cet épisode et ses apparitions dans Justice League Unlimited). Cela permet d’ailleurs à Paul Dini (oui c’est encore lui le responsable) d’agrandir son harem personnel puisqu’il parait que Zatanna lui rappelle sa femme (celle qu’il a épousé oui), Misty Lee, magicienne de profession… Quel coquin ce Dini ! On notera aussi un épisode qui m’a fait découvrir un personnage DC particulier (et accrochez vous bien car, pour ceux qui me suivent, cela permet de comprendre pourquoi j’en suis venu à lire aujourd’hui la série All-Star Western), en la présence de Jonah Hex. L’épisode s’intitule Showdown, et nous y découvrons Ra’s Al Ghul nous racontant une histoire de son passé se déroulant dans l’époque Western, où seul un chasseur de prime défiguré pourra le stopper. Et ça, si ce n’est pas un gage de qualité pour cette série les amis, je ne sais pas ce qu’il vous faut ! Jonah Hex dans Batman TAS ! Tout un signe et tout un symbole pour mon entrée dans le monde des comics ! Oui, hem, je sais, je ne suis pas le centre du monde…

Jonah Hex

Lors de la seconde série produite en 1997, la série Superman TAS bat son plein et la tentation de réunir les deux univers est bien trop forte. Même si Batman et Superman ne se réuniront que dans la série Superman TAS (bien avant la Justice League), la série The New Batman Adventures verra tout de même un épisode crossover qui rassemblera en fait Batgirl et Supergirl dans une aventure commune, où elle devront arrêter Poison Ivy, Harley Quinn et Livewire (sortie tout droit de Superman TAS).

Bien évidemment, je suis très très loin d’être exhaustif et ne cite que les mentions évidente au reste du DC Verse (d’ailleurs j’ai oublié de citer The Demon), il y aura beaucoup de clin d’œil divers et varié dans la série, mais très franchement, je suis plutôt mauvais pour cet exercice, et je préfère me contenter sur le plus important ici et détailler d’autres sections ! Oui voilà, je joue ma carte Joker !

Supergirl

La chronologie de la série

Autant une qualité qu’un de ses plus grand défauts, la série possède donc sa propre continuité. Continuité qui s’étendra, comme le verra plus tard, dans l’ensemble de l’univers animé de l’époque (le DCAU de son petit nom…), vivant encore aujourd’hui à travers les pages de la série Batman Beyond 2.0. C’est beau la pérennité. Mais ce n’est pas de ça dont je veux parler présentement.

Ivy Dent

De manière assez évidente et concise, la série installera donc des éléments de continuité sur toute sa durée. Au début, cela sera fait de manière plutôt subtile mais cela s’avèrera diablement efficace pour certains personnages. Je l’ai déjà évoqué, mais pouvoir rencontrer et apprendre à connaître Harvey Dent avant de découvrir le double épisode où il deviendra Two-Face aura un impact assez important sur l’empathie que peut ressentir le spectateur pour le personnage (il en sera ainsi pour beaucoup d’autres). Les auteurs iront même jusqu’à s’amuser avec ces petits bout de continuité. Il faut savoir par exemple que dans l’épisode d’introduction de Poison Ivy, Pretty Poison, cette dernière charmera Dent pour en faire sa victime (vu que c’est un vilain qui tue les fleurs pour construire des prisons). Une bonne trentaine d’épisodes plus tard, Poison Ivy et Two-Face se rencontreront dans un tripot (avec d’autres vilains pour l’excellent épisode Almost Got Him, toujours de Paul Dini) et les deux vont partir en engueulade bien cordiale devant tout le monde, pour finir par s’excuser maladroitement devant les autres, leur dévoilant qu’ils sont sortis ensemble par le passé… A tous les autres d’acquiescer de manière compréhensive (et voir Croc et le Joker acquiescer ensemble, c’est assez tordant, surtout quand on sait que Croc est… hum bon bref). Hum, cette anecdote a pris plus de phrases que je ne l’aurais cru. J’espère qu’elle vous évoquera de bon souvenirs ou vous donneront envie d’en savoir plus !

Two-Face Ivy

Pour reprendre des exemples plus pertinents et concrets, il suffit simplement d’observer l’évolution des personnages à travers les épisodes, surtout les récurrents en fait. Et qui de plus récurrent que Batman lui même ? Je l’ai déjà évoqué ça aussi, mais si au début, nous verrons un Bruce plutôt solitaire, il sera, à contrario, assez posé, souriant et plutôt positif dans sa démarche. Petit à petit, à force de combattre les même ennemis, poindra une certaine lassitude, et du doute, beaucoup de doute, notamment dans l’épisode I am the Night où il se lamentera sur sa quête perpétuelle qui vise une fois de plus à enfermer encore et toujours les mêmes vilains. Et paradoxalement, plus le personnage s’entourera de nouveaux alliés dans la série, plus il deviendra sombre, froid et distant, de plus en plus marqué par sa quête… De manière générale, il faut tout de même reconnaître que nous avons un Batman bien moins sombre que dans les comics grim & gritty d’aujourd’hui, ni même d’ailleurs que dans ceux de l’époque pour être honnête (surtout si on le compare à Azrael).

Batman

On peut aussi faire la démonstration de cette règle d’évolution avec Richard Grayson, d’abord un Robin calme, à l’écoute, sans rancœur envers son mentor… et plus le temps passera, plus les deux compères auront une relation conflictuelle (si on passe le double épisode Robin’s Reckoning qui présente des prémices de leur relation conflictuelle future). Une idée d’évolution simple qui mènera ai personnage de Nightwing. Pour autant, et c’est le premier problème lié à cette continuité, c’est qu’elle manquera parfois d’évidence, cette évolution. Dans la seconde partie de la première série (The Adventures of Batman and Robin), Dick Grayson est présent à chaque épisode (ou presque). Mais tous les auteurs qui passent sur le personnage ne mettent pas ce conflit en avant de manière logique. Ce qui, sur le court terme, parait parfois un peu obscur. Le bond en avant de quelques années quand on passe à la série de 97 règlera tous ces soucis, et certains épisodes évoqueront donc cette rétro-continuité de manière assez classe (le passage de Robin à Nightwing pour Dick) avec l’épisode Old Wounds. De manière générale, cette nouvelle saison corrigera plus ou moins les maladresses de son aînée et expliquera par exemple très rapidement pourquoi Robin n’est plus Dick Grayson mais Tim Drake, dès le second épisode intitulé Sins of the Father. Dans un parallèle similaire à Dick Grayson, nous avons le personnage de Batgirl (Barbara Gordon) qui est là aussi, très bien traité. Dès sa première apparition, l’héroïne sera maline et légèrement téméraire sur les bords. Elle explosera au grand jour et deviendra réellement Batgirl (sans l’accord de Batman) dans le double épisode Shadow of the Bat, dans lequel son père est emprisonné suite à un coup monté. Ce n’est que dans la seconde série qu’elle intégrera la Bat-Familly avec l’aval de Batman.

Nightwing

Je parlais plus haut de « problèmes » de continuité. Il faut pourtant bien admettre qu’ils ne sont pas franchement dramatiques pour le format télévisuel. Cependant, d’un épisode à l’autre, ça peut faire étrange de voir le Joker enfermé puis libre de nouveau, de manière répétée et impropre. J’imagine cependant que répéter les évasions resterait aussi plutôt bancal et rébarbatif et qu’il ne vaut mieux pas alourdir les intrigues avec ça. Merci Captain Obvious pour ce paragraphe plein de pertinence. En fait, clairement, on s’en fout d’où viennent les méchants, comment ils s’évadent, et tout ce qui s’ensuit. Mais tellement de soin est apporté dans le reste du développement des personnages qu’au final, ces grosses ellipses peuvent parfois choquer et s’avèrent tout bonnement absurdes. Ce n’est pas pour autant que j’aurais voulu moins d’épisode avec les méchants emblématiques, et c’est clairement un défaut qu’il faut accepter. Si si ! Tu accepte et tu te tais !

Le dernier bémol à évoquer ici est l’implication du comics Batman Adventures au niveau de la série, qui, de l’aveu de Bruce Timm lui même, ne s’avère finalement pas canonique avec la série, car certains éléments sont contradictoires entre les deux formats, alors qu’il était pourtant traité comme tel à l’époque de sa sortie. Pire encore, ce même comic-book servira parfois de base pour créer des épisodes dans la série, comme le fameux Mad Love qui présente les origines d’Harley Quinn. La série faisant elle-même parfois, à l’inverse, quelques basses références aux comics de la série Batman Adventures, comme par exemple avec le personnage de Roxy Rockett introduite dans le comic-book et qui apparaît dans la série animée dans l’épisode The Ultimate Thrill sans avoir été réellement présenté aux spectateurs, devant assumer de l’avoir déjà croisé avant.

Roxy Rocket

Une fois de plus, ce ne sont que des détails qui viendront froisser seulement quelques complétistes et maniaques de continuité. Batman TAS reste une porte d’entrée soignée vers le DCAU et elle se tient déjà logique avec elle même, même si elle oublie parfois de tout nous raconter en détail. Mais justement, on ne parle que de détails donc on s’en fiche. Mais, il fallait bien que je trouve des trucs à redire, sinon on m’aurait regardé de travers et traité de fanboy, je le sais bien ! Et non je ne suis pas parano !

Une dernière chose à explorer rapidement, reste le « passé » de Bruce. La série n’oublie pas cet aspect (même si elle laissera de grosses grosses ellipses là aussi dans son passage). Ainsi il sera fréquent de voir quelques flashbacks pendant l’entraînement de Bruce avant qu’il ne devienne Batman ou pendant ses premières années sous le masque. Les auteurs de la série s’amusant souvent dans ce contexte à changer le costume du héros ou la tête de la Batmobile… Cela peut paraître futile, mais ces petits éléments donnent de la profondeur et une certaine richesse à l’ensemble. Des épisodes comme Robin’s Reckoning, Zatanna ou encore The Mechanic servent beaucoup ce propos.

Batmobile

Un bon compromis aux comics de l’époque

Les années 90, c’est bien évidemment Batman TAS. De quoi je vous parle depuis trois pages ? Merci de suivre. Mais à cette époque là, chez DC, on traversait une petite période tourmentée, avec des héros qui plaisaient moins, qu’il fallait renouveler absolument, et coller avec une mouvance bad-ass trop vilaine avec du Batman qui tue et du Superman Cyborg… Les années 90 quoi… Les comics étaient devenus sombres depuis pas mal d’années déjà, il ne faut pas se mentir, O’Neil et Adams, TDKR par Frank Miller ou encore Alan Moore et son The Killing Joke, c’était avant. Mais plus que sombre ici, les années 90 c’était trop souvent du bourrinage de bas étage et une crise créative un peu délicate à passer ! Ceux qui ont lu Knightfall d’une traite, s’aperçoivent sans doute de quoi je parle. Évidement il y aura beaucoup d’exceptions qui infirmeront cette théorie, mais ça fout en l’air toute ma démonstration, alors merci de les ignorer ! Imaginez donc la fraîcheur que pouvait avoir une série comme Batman TAS à l’époque ? Clairement, elle reprenait pourtant des concepts connus de tous les fans des comics, mais les faisait aussi découvrir à un nouveau public, qui suivait le héros à l’écran sans n’avoir jamais ouvert un comic-book. Pour certains, c’était tout de même du déjà vu, comme ces épisodes adaptés directement des comic-books par leur propre auteur (oui oui, par exemple, The Cape and Cowl Conspiracy écrit par Eliott S. Magin adapté d’une histoire de 1975, avec pour titre The Cape and Cowl Death Trap! (Detective Comics #450) écrit par ce même Eliott S. Magin), ou encore, ceux retouchés brièvement par de nouveaux auteurs en guise d’hommage (comme l’épisode Appointment in Crime Alley écrit par Gerry Conway qui fait bien sûr référence à l’excellent There is no hope in Crime Alley de Dennis O’Neil). Pour autant, la qualité d’écriture était telle qu’elle a fédéré autant les lecteurs de comics que les néophytes.

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Gage ultime de sa qualité et de son aura, ce sont les idées originales qu’elle aura apportées au mythe du chevalier noir. Dans la conscience populaire pour commencer, sur l’identité même du Chevalier Noir (d’une manière bien différente mais tout aussi efficace que la série live Batman des années 60), des épisodes qui passent en boucle sur France 3 ça a de quoi marquer toute une génération, c’est moi qui vous le dis. Puis de manière totalement concrète dans les comics avec des nouveaux personnages, comme Harley Quinn pour ne citer qu’elle. Tout le monde s’intéressant de prêt ou de loin à Batman est au courant de cet état de fait. Il en est de même pour le personnage de Renée Montoya, qui aura cependant été bien plus développé dans les comic-books que dans la série animée, même si cette dernière a posé les bases d’un personnage avec un fort caractère et une volonté en acier trempé.

De manière plus indirecte, et ça c’est mon esprit tordu qui veut l’analyser ainsi (en gros, ça veut dire que je spécule à mort oui, voilà), je dirais que cette série influence encore les auteurs aujourd’hui. En guise d’exemple plutôt récent, en terme de caractérisation propre, je dirais que l’arc Batman and Two-Face, paru récemment dans la série Batman and Robin de Peter Tomasi et dessiné par Patrick Gleason, est un petit hommage au Two-Face de Batman TAS. Je pense notamment à certaines cases de Gleason qui renvoient directement au design de Harvey Dent version Bruce Timm. Je parle aussi par exemple de l’intrigue, qui joue sur des thèmes similaires du double-épisode Two-Face, avec la relation Bruce/Harvey et l’amitié sincère et chère qui liait les deux personnages. Si la schizophrénie du vilain sera traitée quelque peu différemment, on retrouvera pourtant cette dualité chez le procureur Harvey Dent qui l’empêchera de mener à terme ces décisions, et fatalement, de prendre les bonnes…

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Un peu plus franc sans doute, je dirais qu’il y a le Dick Grayson de Kyle Higgins, de la série Nightwing, qu’on affiche comme trop attaché au meurtrier de ses parents, Tony Zucco. Ce qui reste vrai selon moi, quand un élément important vient à lui rappeler son existence, comme le fait qu’il soit en vie (ce qui est assez important, vous en conviendrez…). Dans le double épisode qui décrit les origines de Robin, nous avions déjà un Dick Grayson pourtant calme et serein mais capable de perdre ses moyens quand Zucco réapparaît des années après. Si Higgins exploite cette idée sur plusieurs arcs, l’intention ressemble à s’y méprendre à celle de ce double épisode. En plus le scénariste est né en 1985, alors on ne me fera pas croire qu’il n’a pas regardé Batman TAS quand il était gamin !

Et que dire de l’élan que cette série aura donné à la Warner pour projeter sur les écrans de télévision cathodique (ouais faut pas déconner, les écrans plats, ce n’était qu’une vague idée à l’époque hein !) toute cette extension à cet univers, formant pour la première fois de manière totalement cohérente et fluide, un univers DC animé pouvant tenir la tête haute à un univers de comics vieux de 60 ans… Le DC Animated Universe (DCAU ou Timm Verse pour les intimes), qui avec la plus belle des ténacités, refuse encore aujourd’hui de mourir, pour que son héritage parvienne à la génération suivante, grâce aux comics dérivés de la franchise Batman Beyond… Un univers qui aura apporté son lot de nouveaux lecteurs, cela va sans dire, et qui aura aussi marqué à jamais la licence, pour je pense, le meilleur… et auquel le vieux con rajouterait « du temps où l’on savait encore faire des médias qui respectaient un tant soit peu leur support d’origine, merde ! ». Mais bon vous savez les vieux cons, ils s’embourbent un peu dans leur nostalgie ceux-là… Mais cela ne veut pas dire que Batman TAS, c’est pas de la tuerie qui tue tout !

Robin

Conclusion

Non, je ne conclus pas le dossier, juste tout mon décorticage. J’espère que mes digressions ne vous auront pas rendus fou et que vous aurez réussi à tout lire. Parce que oui, j’écris vraiment beaucoup, je sais (pavé César, comme dirait l’autre). Mais j’espère surtout que vous aurez compris (pour ceux qu’il resterait à convaincre, si tant est qu’ils existent) pourquoi Batman TAS est une série magnifique à tous les niveaux, pourquoi il faut l’aimer et la chérir, pourquoi on s’en contrefiche de Beware The Batman (oui, désolé ArnoKikoo mais bon, faut faire ton deuil maintenant hein !), pourquoi on arrive pas à voir en peinture The Batman (vive l’objectivité !), et surtout, pourquoi il faut absolument que vous me promettiez d’initier vos enfants à l’univers de Batman (avant qu’ils ne sachent trop lire) en débutant par cette série. C’est un peu ce qui nous est arrivé, à nous, les trentenaires…

Des Personnages Hauts en Couleur

Vous ne croyez quand même pas que les pavés, c’est terminé ? Oui, j’admets, j’ai pété une grosse durite avec cette partie car j’ai voulu absolument être le plus exhaustif possible ! Avec une grosse concentration sur les vilains, même les plus inutiles (enfin non, pas les sidekicks de méchant non plus, faut pas pousser), tout comme j’oublie aussi parfois de faire des focus sur des personnages pas méchant mais carrément secondaires, comme la gentille Alice du Mad Hatter, ou ce pauvre bougre de Charlie Collins qui, après une mauvaise journée, a osé insulter le Joker qui roulait comme un débile sur l’autoroute… Dans le genre pas de bol, je vous raconte pas ! Tout comme je n’évoquerai pas non plus Phantasm, Andrea Beaumont ou la mystérieuse Batwoman ayant peur de faire un peu doublon avec les reviews des dit films… Ha… On me dit qu’on ne traitera pas la review sur la mystérieuse Batwoman, hem… bon, heu… bref. Les plus perfides d’entre vous repèreront aussi que j’ai « oublié » Nostromo ou Josiah Wormwood (et sans doute d’autres). Je m’en excuse, petit sacrifice pour le bien commun… Passons donc à tous ces personnages, en commençant par les plus lourds, avec les héros !

En passant, j’essaye de vous mettre les noms anglais et français des personnages, quand c’est possible (et quand j’y pense), même si bon, c’est juste histoire de me la jouer cool, car je sais bien que vous les connaissez les noms VO des méchants ! Mais vu que dans Batman TAS ils ont traduit plein de noms… tout ça…


Les Héros

Bruce Wayne / Batman

Description :

J’ai déjà décrit beaucoup d’éléments qui composent le personnage au cours de mon analyse de la série. Pilier central de Batman TAS (encore heureux), il n’aura pas besoin d’un Robin pour être apprécié, gravitant seul dans la majorité des épisodes. Personnage complet et brillant, il séduira son entourage autant que les spectateurs.

Les auteurs ont une vision très large du personnage. Il faut dire qu’ils auront fait le choix, dès le départ, de nous présenter un chevalier noir expérimenté. Dans l’épisode Robin’s Reckoning, on apprendra que le Batman est en activité depuis neuf ans. On notera donc son côté détective, qui apparaîtra tout au long de la série, et ce dès le premier épisode. Mais pas seulement. Sans revenir sur tous les points évidents déjà abordés (les arts martiaux, ses gadgets, et j’en passe), il est intéressant de noter que la psyché du personnage est extrêmement bien développée. Il est facile de tracer une frontière entre Bruce Wayne et Batman.

Le plus évident, c’est le traumatisme qui a créé le héros qu’il est devenu. La mort de ses parents reviendra très souvent sur le tapis. Le meurtre de ces derniers sera toujours propice à apparaître lors d’hallucinations (par exemple dans Dreams in Darkness avec le gaz de Scarecrow). La rue du crime (Crime Alley) et l’anniversaire de la mort des parents de Bruce seront aussi le centre des attentions le temps de l’épisode inspiré du comics d’O’Neil, Appointment in Crime Alley, qui mettra également en scène Leslie Thompkins pour la première fois (I Am the Night évoquera aussi ces idées). Cependant, un des meilleurs épisodes sur le sujet, c’est celui où notre héros se réveille un beau matin, alors que ses parents semblent être en vie, comme s’il avait rêvé ses dernières années d’existence en tant que Batman. Il s’agit de Perchance to Dream, mettant en scène le Mad Hatter pour la seconde fois. C’est aussi et souvent lorsque son traumatisme est évoqué que les auteurs s’amusent à mettre en évidence la schizophrénie du personnage.

Batman

Pour se recentrer un peu plus sur Bruce Wayne et son histoire, il y aussi légèrement de quoi faire. Si, de manière globale, son parcours sera véritablement traité dans le long métrage Mask of the Phantasm, la série ne désemplit pas de détails sur son passé, avant qu’il n’incarne la justice sous le masque de Batman. Nous apprendrons ainsi, qu’en plus de Zorro, le jeune Bruce Wayne était un grand admirateur du Gray Ghost (le Fantôme Gris, doublé par devinez qui) dont il ne ratait pas un épisode à la télévision. Source d’inspiration profonde pour démontrer que le Batman n’est pas seulement une lubie sortie de nulle part. Plus tard, nous aurons le loisir de découvrir une part de son apprentissage des arts martiaux ou dans la pratique de l’évasion (que l’on verra en application très très souvent dans la série) dans des épisodes comme Night of the Ninja ou Zatanna qui viendront sous forme de flashback, nous montrer quelques sessions de ces apprentissages.

Le Bruce Wayne adulte lui, gardera toujours un sourire et une certaine classe, mettant en évidence un côté positif au personnage que l’on retrouve peu dans les comics actuels. Cela fait d’ailleurs un bien fou de voir un Bruce Wayne blagueur et charmeur. S’il use de son statut et de ses charmes souvent à des fins d’enquêtes (comme dans l’épisode Prophecy of Doom), il donne pour autant souvent cette impression de naturel le reste du temps. En tant que chef d’entreprise, nous le verrons agir de temps à autre, avec Lucius Fox, ou en train de crier au téléphone parce que ses employés ont commis des erreurs mettant en péril l’environnement (je grossis un peu, mais nous pouvons voir cette scène dans l’épisode Eternal Youth, dans lequel Poison Ivy attaque les chefs d’entreprises qui ne se soucient pas de l’écologie). De manière générale, Bruce Wayne sera très actif concernant les bonnes oeuvres. Il sera souvent derrière le financement d’un hopital (celui de Leslie), ou de dispensaires pour les sans abris (notifié dans The Forgotten).

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Il est temps au Batman de venir faire un peu d’ombre à cette fiche. J’évoquais plus haut la schizophrénie du personnage, mais comme je le recensais plus tôt, le Batman de cette série n’est pas du genre grim & gritty. S’il va traverser parfois de gros coups de mou ou de désespoir (comme dans l’épisode I Am the Night, dans lequel le Jazzman enverra Gordon à l’hôpital, dans le coma), il y aura toujours ces petites étincelles qui colleront un sourire sur ce visage ténébreux. Souvent grâce à ses alliés comme Dick ou le commissaire Gordon. Il y a aussi cet humour qui viendra pointer le bout de son nez dans les passages les plus inattendus. Donnant une note assez semblable (mais en moins kitsch) à la série Batman ‘66, surtout quand Robin est impliqué dans la scène (nous pouvons observer ce genre de dynamique dans le deuxième épisode Christmas With the Joker).

Un talent du personnage que je n’ai jusque là pas trop évoqué, est celui du déguisement. Batman en usera et en abusera au cours de la série animée, pour notre plus grand plaisir, et ce dès l’épisode huit, The Forgotten. Nous aurons même droit à l’apparition de ce cher Matches Malone dans le double épisode Shadow of the Bat. Il y aura même ce déguisement étonnant (et très drôle) dans Almost Got ‘Im, mais que je préfère ne pas dévoiler ici au risque de griller la surprise à ceux qui n’auraient pas encore vu cet épisode.

Malone - Batman T. A. S.

Je détaillerais plus le Joker dans son propre paragraphe, mais il faut que je parle ici de la tension que représente le vilain pour Batman. S’il n’en fera jamais tout un plat ou de long monologue à ce sujet (ça viendra plutôt dans Beyond ça), le Joker reste pour lui une menace plus que sérieuse. Ainsi, le personnage, à l’instar de la mort de ses parents, lui apparaîtra souvent en hallucination ou en rêves dans de nombreux épisodes (Dreams in Darkness, The Forgotten, Fear of Victory, …). Le fait est que Batman aurait créé tous ces vilains (et surtout le Joker) sera aussi bien mis en avant sous une forme de procès (dans l’épisode Trial), que  les détenus d’Arkham organisent. Si pour la majorité d’entre eux, la défense ira en faveur de Batman (en concluant que s’ils n’auraient pas forcément les mêmes costumes ou gimmick, ils seraient certainement dehors en train de répandre le chaos de toutes façons), rien ne sera par contre précisé pour le Joker, laissant le doute planer quant à son existence si Batman n’était pas réel.

Afin de passer aux autres personnages et ne pas trop me répéter, je reviendrai sur la relation (parfois compliquée) entre Bruce et ses alliés, dans la section de chaque personnage concerné. Mais globalement, il faut bien comprendre que dans Batman TAS, pas de crise à la Death of the Family d’envisageable. Le personnage est bien entouré et le rend bien (même si comme je le disais plus haut, ce n’est pas toujours aussi simple, notamment avec Dick Grayson).

Joker

Doublage :

En version originale, c’est Kevin Conroy qui incarnera à la fois Batman et Bruce Wayne. J’en ai déjà parlé largement dans la partie générale relatif aux comédiens de doublage. Mais je rappelle tout de même qu’il fut le premier à donner une voix plus sombre à Batman quand il porte le masque. Idée toute bête, il fallait juste y penser. Il incarnera tellement bien le personnage qu’il reviendra pour des années encore pour le rôle dans différents média, jusqu’à l’incarner dans les jeux vidéo. Pour les autres séries se déroulant dans un autre univers (The Batman, Brave and the Bold), il viendra faire quelques caméos de Batman « alternatif ».

En version française, l’honneur revient, pour cette série, à Richard Darbois. Comme je l’expliquais dans la section des comédiens de doublage, l’acteur abandonnera le personnage en cours de route du DCAU (heureusement, il ira jusqu’à la fin de Batman TAS), et sera remplacé par Bruno Carna. Darbois représentait tellement bien la droiture, la rage ou même la douceur du personnage (en Bruce Wayne), que cela fera un choc de l’entendre se faire remplacer… pour une version que je jugerais plus monocorde et moins intéressante à l’époque.

Liste des épisodes :

Tous… Duh ! (même si il apparait juste vite fait dans Batgirl Returns et Girls Night Out).

Dick Grayson / Robin / Nightwing

Description :

À l’image de Bruce Wayne, Dick va beaucoup évoluer dans la série. Présenté comme un Robin volontaire et engagé auprès de son allié, et comme un « fils » à la maison, où il obligera Bruce à vivre en « famille » le soir de Noël (dans l’épisode Christmas With the Joker). Effet positif sur le terrain et au manoir, Dick parait une valeur sûre pour Batman, qui ne doute aucunement de lui. Même lorsque celui-ci est pris de panique quand il est exposé à la toxine du Scarecrow (dans l’épisode Fear of Victory). À noter le courage du personnage dans ce même épisode, téméraire et prêt à prendre des risques malgré tout.

Dick se révélera vraiment dans le double épisode qui lui est consacré, Robin’s Reckoning (ou Robin se rebiffe en VF, oui, c’est tout mignon comme titre). De nature positif, il perdra son sang froid quand Tony Zucco, le meurtrier de ses parents, refera surface. C’est aussi dans cet épisode que la nature de sa relation avec Batman semble plus compliquée qu’il n’y parait. Batman, malgré sa confiance évidente envers lui, est trop protecteur dans les moments « importants ». Lucidité ou peur de ne pas pouvoir garder le contrôle ? Pour autant, ce n’est pas ce qui empêchera Dick d’être là pour lui, comme dans l’épisode I Am the NightBruce doute de son utilité. Il reste aussi ce malaise grandissant où Batman sollicitera souvent Dick tandis que celui-ci a aussi envie de profiter de la vie, contrairement à son mentor qui est complètement renfermé dans son rôle de justicier ; on en aperçoit les prémices dans l’épisode House & Garden par exemple. C’est dans la continuité de ce thème que la relation évoluera, pour le « pire », lors de la second série, lorsque Dick endossera le costume de Nightwing. L’épisode Old Wounds, met bien en lumière la relation conflictuelle des deux alliés de toujours. Tim Drake mettra en évidence le fait que Richard n’est finalement pas si différent de Bruce, et qu’il peut se montrer renfrogné et têtu lui aussi.

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Au delà de ça, à plusieurs reprises, ce Robin démontrera l’étendue de ses talents athlétiques et intellectuels sans peine. Dans If You’re So Smart, Why Aren’t You Rich ? qui oppose nos deux héros au Riddler, il fera preuve d’une excellente déduction, résolvant parfois les énigmes à la place de Batman. Pour le reste, si Batman s’occupera des tâches les plus ardues, Robin sert de très bon soutien dans les premières aventures où nous le voyons s’exercer. Pour au final, se battre à armes égales, côte à côte avec le chevalier noir, sans avoir rien à lui envier.

Un personnage qui plaira énormément aux enfants dû à son potentiel d’identification et qui grandira avec son spectateur, d’où l’attachement considérable qu’on peut avoir pour lui (oui, je parle de moi là, mais je suis pas tout seul, je le sais !). Il deviendra un adolescent charmeur que l’on surprendra quelques fois avec des jeunes filles à la fac (House & Garden). À noter aussi sa relation ambiguë avec Barbara, qu’il connaît à la fac, bien avant qu’elle ne devienne Batgirl (comme on le voit dans l’épisode I Am the Night). Leur relation bien implantée dans Batgirl Returns, tournera elle aussi un peu au vinaigre quand le premier Robin réclamera son indépendance (toujours dans Old Wounds).

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Doublage :

En VO, c’est Loren Lester qui incarnera le personnage tout au long de la série (en 92 et 97). C’est un acteur américain habitué aux séries TV (souvent policière, en même temps c’est pas comme si y avait que ça aux US). Dans les faits amusants et « geek », il aura joué un petit gars dans la série Star Trek Deep Space Nine le temps d’un épisode, et incarné le fils de Flash Gordon dans le cartoon. Et pour finir, il aura aussi joué Hal Jordan dans la série Brave and the Bold !

En VF, c’est Georges Cauldron qui l’incarnera avec brio. Sa voix relativement jeune collera parfaitement bien avec l’esprit du personnage, autant sur les parties calmes que les parties tête brulée ! Il est surtout connu pour être le comédien de doublage attitré de David Duchovny en France. Lors de la seconde série, l’acteur qui incarne Dick changera, il s’agira de Ludovic Baugin, un acteur de théâtre.

Liste des épisodes :

Christmas with the Joker, Fear of Victory, Robin’s Reckoning, Night of the Ninja, The Strange Secret of Bruce Wayne, « If You’re so Smart, Why Aren’t You Rich? », What is Reality?, I Am the Night, The Mechanic, Shadow of the Bat, The Demon’s Quest, House & Garden, The Terrible Trio, Harlequinade, Time out of Joint, Bane, Baby-Doll, The Lion and the Unicorn, Showdown, Riddler’s Reform, Second Chance, Harley’s Holiday, Lock-Up, Make ‘Em Laugh, Deep Freeze, Batgirl’s Return, Sins of the Father, You Scratch My Back, Joker’s Millions, Animal Act, Old Wounds, Chemistry, Batman & Mr. Freeze : SubZero

Barbara Gordon / Batgirl

Description :

Intrépide, courageuse, curieuse, légèrement aventurière sur les bords, sans doute un héritage de son papa, James Gordon, elle n’hésitera pas à braver le danger pour aider les gens qu’elle aime, son père en tête bien entendu. Elle apparaîtra donc pour la première fois sous les traits de la jeune Barbara Gordon, protectrice et tendre avec son père dans le double épisode Heart of Steel, dans lequel il sera remplacé par un androïde ! C’est elle qui préviendra Batman des faits étranges qui se trament avec son père, s’impliquant dès sa première apparition avec la Bat-Familly.

Dans le double épisode Shadow of the Bat, dans lequel elle revêt le costume de Batgirl pour la première fois (sans vraiment avoir l’intention d’être Batgirl d’ailleurs…), nous pourrons observer qu’elle est très douée en gymnastique, expliquant ses talents de gymnaste sur le terrain. Il lui faudra cependant faire de gros efforts pour être acceptée par les « garçons », Dick et Bruce, trouvant la jeune fille peu entraînée et assez maladroite. Elle gagnera en estime quand elle aidera Batman à sauver Robin de la noyade.

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J’ai déjà évoqué sa relation avec Dick sur la fiche du personnage associé. Mais Batgirl, aura un autre « love interest » dans la série, en la présence de Batman. Ce qui peut paraître choquant aux premiers abords au vu de leur différence d’âge. Les auteurs affirmeront dans un des nombreux bonus de la série que c’était le but de la démarche, trouvant cette relation intéressante justement pour ça. Seuls quelques prémices sont plantés dans la série animée Batman TAS, et dans Batman Beyond elle sera un peu plus développée avec de nombreux sous entendus. Ainsi, dans l’épisode Batgirl Returns, nous la surprendront en train de rêver d’embrasser Batman. Cela coïncide avec le fait qu’elle préfère suivre Bruce que Dick dans les flashbacks de l’épisode Old Wounds.

Elle sera irréprochable sur le terrain lors de la seconde série, se battant à l’égal de Batman, et non comme un Robin qui sera campé par Tim Drake (très capable lui aussi). Une dure à cuire qui abusera de saltos pour éviter les balles (ça marche à tous les coups ! Si vous vous faites tirer dessus, faites quelques saltos, évitement des balles garanti !).

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Doublage :

En VO, lors de la première saison, elle sera incarnée par Melissa Gilbert, une actrice américaine très connue dans le monde de la télé puisqu’elle aura joué le rôle de Laura Ingall dans La Petite Maison dans la Prairie. Oui, ça laisse des traces ! Elle aura fait des apparitions dans les séries Babylon 5, Nip Tuck ou 7 à la Maison. Dans la série de 1997, l’actrice changera, et cela sera au tour de l’illustre Tara Strong, comédienne spécialisée dans l’animation que l’on retrouve aujourd’hui dans le rôle d’Harley Quinn dans les jeux vidéo Arkham. Et ouais ! À noter qu’elle incarnera de nouveau Barbara dans Gotham Girls mais aussi tout récemment dans Beware The Batman.

En VF, pour la première série, c’est Brigitte Berges qui incarne la dynamique Batgirl. À noter que dans la même série, elle aura joué la journaliste Summer Gleason et tout plein d’autres rôles de manière éparse. Parmi les anecdotes amusantes (enfin, que je trouve amusante), c’est qu’elle aura aussi doublé Jennifer Parker dans Retour Vers le Futur 2 et 3. Pour la seconde série, elle sera incarnée par Claire Guyot. Elle est connue pour assurer les doublages VF de Sarah Michelle Gellar ou Teri Hatcher (oui, dans Lois et Clark aussi).

Liste des épisodes :

Heart of Steel, I Am the Night, Shadow of the Bat, Batgirl Returns, Holiday Knights, Sins of the Father, Cold Comfort, Double Talk, You Scratch My Back, Joker’s Millions, Mean Seasons, Over The Edge, Torch Song, Love is a Croc, The Ultimate Thrill, Critters, Old Wounds, Girl’s Night Out, Chemistry, Batman & Mr. Freeze : SubZero, Batman : Mystery of the Batwoman

Tim Drake / Robin

Description :

Dynamique et fougueux, Tim Drake n’est pas tout à fait le même Robin que Dick Grayson. Même si sa carrière super-héroïque débute aussi un peu par la force du destin. Avant de rentrer dans des explications plus précises, il est important de savoir que Jason Todd n’existe pas dans cette continuité. Et ce personnage de Tim est un mix entre celui qu’il est dans les comics, et Jason Todd. En effet, dans cette histoire, Tim est plus ou moins un gosse de la rue, obligé de subvenir à ses propres besoins à cause d’un père absent qui l’abandonne et quitte la ville par peur de se faire tuer par Two-Face qu’il a doublé. C’est donc naturellement que le jeune prodige tombe sur la route de Batman. Par chance et débrouillardise, il réussit à aider Batman (et même à éventuellement lui sauver la vie) en lui permettant de grimper dans le bat-jet, ce qui les conduit tous deux à la bat-cave. Inutile de préciser comment Tim découvre l’identité du chevalier noir (disons que c’est un gamin curieux). Tout ceci est raconté avec brio dans l’épisode Sins of the Father.

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Là où Dick était plus enclin à écouter Batman et moins en faire qu’à sa tête (même si l’histoire prouvera que lui aussi a su s’émanciper), Tim est une vraie tête brûlée qui n’hésitera pas à foncer dans le tas s’il en a décidé ainsi ! Dans l’épisode (très touchant au demeurant) intitulé Growing Pains, il va aider une jeune fille pour laquelle il s’est un peu épris au mépris du danger. Par la force du coeur, il arrivera à faire avancer l’enquête au même point qu’un Batman plus froid mais méthodique. Tim est plus impulsif et marche plus à l’instinct, mais il reste un bon détective. Ce qui ne l’empêchera pas de tomber nez à nez avec le gros vilain de l’épisode et de se mettre en danger (même si sa débrouillardise lui sauvera la mise jusqu’à l’arrivée de Batman).

Cependant, il ne faut pas croire que sa relation avec Batman sera conflictuelle. Bien au contraire, il jouera les médiateur entre lui et le reste de la Bat Family, et sa franchise fera souvent mouche avec Bruce là où Dick essayait plutôt d’arrondir les angles. Il est assez évident que Tim comprend très bien son entourage et a un degré d’adaptation assez élevé, ce qui finalement, finit de le démarquer complètement des autres héros de la série, même si il boudera lui aussi de temps en temps. L’épisode Old Wounds est très équivoque à ce sujet. Malgré tout l’optimisme que renvoie le personnage dans la série, cela ne l’empêchera pas de connaître un destin plutôt funeste (voir Batman Beyond pour plus d’information, ou cette review…).

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Doublage :

En VO, Tim est interprété par un certain Matthew Valencia. C’est visiblement un acteur qui a arrêté sa carrière, vu le peu de données collectées à son sujet. Mais vu son âge (il est de 1983, un grand cru), il était assez jeune lorsqu’il a interprété le rôle, ceci explique sans doute cela. Il colle parfaitement bien au dynamisme du personnage.

L’acteur qui le double en Français, est quant à lui, un peu plus connu. Il s’agit d’Alexis Tomassian, il a joué de nombreux rôles, surtout des voix d’acteur qu’il double de manière officielle, comme Justin Timberlake ou encore Shia Leboeuf. On notera aussi qu’il a plusieurs fois doublé Tobey McGuire (mais pas dans les films Spiderman…).

Liste des épisodes :

Holiday Knights, Sins of the Father, Cold Comfort, Never Fear, Growing Pains, The Demon Within, Over The Edge, Critters, Animal Act, Old Wounds, Chemistry, Beware the Creeper, Batman : Mystery of the Batwoman


Les Alliés

Alfred Pennyworth

Description :

Alfred fait partie de ces personnages récurrents qui donnent tout son charme à cette série animée. Que serait Batman sans son Alfred qui l’accueille dans sa batcave avec un humour caustique ? Rien que sa première apparition dans On Leather Wings me décroche systématiquement un petit rire. Je vous la fais en version française. Batman lit le journal qui déclare qu’un homme chauve-souris a blessé un gardien de musée en le jetant par la fenêtre. Il s’exclame que quelqu’un essaye de lui faire porter le chapeau, et Alfred répond, avec tout son flegme, « Ce n’est donc pas vous qui balançâtes ce garde par la fenêtre ? », C’est au Batman de rétorquer : « Voyons Alfred, je ne balances que les majordomes ! ». Une situation cocasse, limite hors sujet, mais sans Alfred, il n’y aurait pas ces petits moments de légèreté qui font tant de bien aux personnages (surtout à Bruce en fait). Ce n’est pas dans les versions tristounettes de Nolan qu’on verrait un dialogue pareil, malgré quelques tentatives de montrer un Micheal Caine sarcastique. Mais on n’atteindra jamais le niveau de cet Alfred là (de mon point de vue) ! Je suis tout simplement un grand admirateur de cette version du personnage : amusant, posé, juste, et toujours là quand on a besoin de lui. Il sait aussi se montrer très réaliste avec les Robin, il a toujours le bon mot ou la bonne phrase qui fait mouche. Dans Growing Pains par exemple, Tim s’agacera sur le fait que Bruce le traite comme un enfant, et Alfred lui fera gentiment remarquer qu’il est réellement un enfant. Il en va de même avec Bruce, qu’il qualifiera dans l’épisode Zatanna, sur un ton ironique mais en même temps très sérieux de « véhément, buté et lunatique ». Mais je vais m’arrêter ici avec les exemples car on pourrait sortir une citation pour tous les épisodes de la série.

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Le majordome prend son rôle très à coeur, et tout hôte qui débarque à la maison à l’improviste est le bienvenu. Il est d’une loyauté sans faille et ne remettra que très très rarement en question la quête de Batman. Il reconnaîtra avoir un peu de mal à gérer les enfants, mais on sent que le bonhomme en a l’habitude. Dans l’épisode The Underdwellers, quand cet orphelin sera hébergé par Bruce le temps qu’il règle cette histoire d’enfants voleurs, le gosse en fera voir de toutes les couleurs au majordome. Parfois, le majordome sort même de ses prérogatives et joue les sauveteurs, ce qui sera bien utile à Bruce. Même si Alfred ne supporte pas toujours très bien ce qu’il doit lui-même vivre pour en arriver là. Quand il emmène le Batwing (réglé en pilotage automatique) dans le désert dans l’épisode The Forgotten, c’est assez cocasse (voir image ci-dessus).

Fait surprenant, Alfred sera associé à une petite amie potentielle, du nom de Maggie, dans l’épisode Eternal Youth. On ne la reverra malheureusement jamais après ça, mais sa présence permet de mettre en lumière l’aspect maniaque du personnage, qui ne veut jamais sortir ou prendre de repos… Même si cette fois-ci, Bruce aurait mieux fait de ne pas insister pour le laisser partir… En dehors de cette petite incartade, le personnage sera constant et fidèle à lui même. Pour notre plus grand plaisir. Il perdra juste peut-être un peu de son charisme visuel avec le nouveau design de la série de 1997, comme beaucoup de personnages… mais ce n’est qu’une question de goût je suppose (même si ce n’est pas lui qui souffre le plus de ce changement).

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Nous apprendrons brièvement une partie de son passé surprenant en tant qu’agent secret britannique au cours de la série (comme quoi, cette idée n’est pas vraiment nouvelle), comme par exemple dans l’épisode The Lion and The Unicorn.

Doublage :

En français, c’est l’excellent Jacques Ciron qui doublera le personnage, et ceci pour des années. Un excellent acteur de théâtre, entre autres, avec 62 ans de carrière au compteur mais j’ai déjà pas mal évoqué l’acteur dans la section dédiée aux comédiens de doublages. Je ne reviendrais donc pas sur son talent !

En anglais, nous aurons droit à deux acteurs pour le personnage. Le premier sera Clive Revil, un acteur néo-zélandais né en 1930. Donc pas tout jeune, même à l’époque, ce qui collait au personnage. Il est connu pour avoir incarné l’empereur Palpatine dans L’Empire Contre-Attaque. Il ne doublera le personnage que pendant trois épisodes et il sera remplacé par Efrem Zimbalist II. À présent décédé, l’acteur aura joué le rôle du personnage dans quelques long-métrages d’animation.

Liste des épisodes :

Quasiment tous… oui, je suis flemmard !

Commissaire James Gordon

Description :

Le commissaire James Gordon de son état est le chef de la police de Gotham City. Lourde tâche s‘il en est, il sera aussi le seul à comprendre la nécessité de Batman sur la ville. Et ce, dès le premier épisode, il montrera qu’il est de son côté, démontrant que ses méthodes sont positives et non agressives comme le peut-être Man-Bat (On Leather Wings). Il sera très actif et toujours présent sur les scène de crime (ce qui fera que les apparitions du personnage seront très nombreuses). Il est cependant un personnage très humble, quelles que soient les récompenses qu’il recevra (dans Joker’s Favor par exemple).

Il reste cependant, je pense, un léger souci avec le personnage. Nous le voyons très peu impliqué dans les affaires de crime sur le long terme, si ce n’est pour échanger son point de vue avec Batman (ce qui est déjà très bien, et popularisera le gimmick du Batman qui se barre avant la fin de la conversation). Le vrai souci, c’est que les affaires dans lesquelles il est vraiment impliqué (du moins les plus marquantes j’ai envie de dire), c’est celle où il en est la victime. Ainsi, le schéma est assez récurrent, comme dans I Am the Night, où il est attaqué par le Jazzman, provoquant un coma du personnage et un séjour à l’hôpital, mettant en branle le moral du chevalier noir (j’y reviens après). Il y a aussi l’épisode What is Reality ? qui met en scène le commissaire piégé dans une réalité virtuelle contrôlée par le Riddler. Et enfin, le double épisode Shadow of the Bat, qui met en avant sa fille tandis que lui se retrouve en prison accusé à tort d’avoir récolté des pots de vin de la part de Rupert Thorne. Bien sûr, l’engagement de Batman aux cotés de Gordon, qu’il considère comme son ami, permet de relativiser l’importance de l’homme vers le haut, Batman rappelant justement au commissaire, dans I Am the Night, que si le vigilante est efficace la nuit, le travail de flic de Gordon l’oblige à protéger les gens 24h/24.

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Sa relation avec Batman est assez limpide et atteindra un fort statu quo vers la moitié de la première série sans ambiguïté sur la loyauté qu’ils ont l’un envers l’autre. Ainsi, nous verrons le commissaire gagner une confiance certaine et affirmée (cette fois-ci) envers Batman pour la première fois dans le double épisode Two-Face, tout un symbole, puisqu’il s’agira d’aider leur ami commun, Harvey Dent (et je vous rappelle rapidement que A Long Halloween est sorti en 1996…). Leur première vraie collaboration aura lieu dans le double épisode The Cat and the Claw (diffusé avant On Leather Wings aux US, ce qui pouvait laisser apparaître quelques incohérences sur l’évolution des personnages) pour arrêter la terroriste Griffe Rouge, une vraie menace pour la ville de Gotham. À son tour, c’est dans l’épisode Joker’s Favor que Batman comprendra vraiment l’importance de Gordon pour la ville, tissant une relation plus épaisse entre les deux personnages. C’est dans le trente et unième épisode de la série, The Cape and Cowl Conspiracy, que le bat-signal fait son apparition pour la première fois. « Un nouveau jouet ? » déclarera Batman peu surpris finalement d’être appelé ainsi par son allié. C’est dans I Am the Night que leur relation deviendra véritablement décisive, quand Bruce révèle à Alfred qu’il considère Jim Gordon plus que comme un ami, mais plutôt comme un modèle ou un père, rappelant ainsi l’influence que le personnage a sur la ville et cristallisant leur relation.

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Bien sur, Jim Gordon est aussi un père aimant avec sa fille Barbara, même s’il fait preuve d’une grande naïveté la concernant, loin de s’imaginer qu’elle est en vérité Batgirl. Bien que cet état de fait sera remis en doute dans la fin de l’épisode Over The Edge, où Barbara tente de lui révéler sa double identité, alors qu’il l’arrête en lui disant qu’il l’aime et qu’elle est assez grande pour prendre ses propres décisions. Cette naïveté fait un peu de mal à l’aura du personnage, mais est plus pris avec humour, comme dans un épisode (que j’ai oublié de noter, je crois que c’est House & Garden mais j’ai de gros doutes !) où il déclarera être bien content que sa fille ait passé sa crise d’adolescence, à Batman, ce qui vaudra à ce dernier un haussement de sourcil assez tordant.

Physiquement, Jim Gordon est très significatif et inspire le bien. C’est sans doute sa mèche blanche toujours au vent qui lui donne ce charisme bienfaisant (qu’il perdra hélas dans la seconde série…). Dans les flashbacks d’un Gotham du passé (Robin’s Reckoning), il est représenté avec les cheveux roux, comme sa fille (dont ici, le lien parental n’est jamais remis en question).

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Doublage :

Bob Hastings incarne le personnage en VO. C’est un acteur américain de 89 ans (en 2014). Autant dire qu’il n’est plus trop actif, cependant il a eu une carrière assez prolifique en tant qu’acteur et comédien de doublage, et ce des les années 60. Fait amusant, il aura doublé Superman dans la vieille série animée The New Adventures of Superman, et aura fait quelques apparitions dans la série live Wonder Woman.

En français, le doubleur de James Gordon est Jean-Claude Sachot. Il collectionne de nombreuses casquettes : acteur, comédien de doublage, metteur en scène, théâtre. Il a aussi une carrière bien fournie. Parmi les références de l’époque, il aura interprété des personnages dans la série animée Blake et Mortimer en 1997.

Liste des épisodes : Vraiment ? Y’en a tout plein !

Harvey Bullock

Description :

À l’inverse de Jim Gordon, le Lieutenant Bullock sera mis en avant sur le terrain et pas toujours en simple victime. Au départ, il sera vu en antagoniste de la chauve-souris. J’ai d’ailleurs hésité à ce titre à le ranger du côté des alliés, mais ça serait injuste de traiter le personnage de la sorte. Bullock sera contre les activité de Batman, prétendant, à juste titre, qu’il interfère dans le travail de la police (puisqu’il vole des preuves la plupart du temps) et que c’est un maniaque déguisé en chauve-souris… Et comment lui donner à 100% tort ? On leather Wings montre très clairement les couleurs du personnage et son opposition de méthode dans sa façon de dérouler ses enquêtes. En vérité, Bullock est un gros râleur invétéré, gourmand et souvent tourné en dérision (surtout si on le compare à la classieuse Renee Montoya, sa coéquipière), mais il reste un très bon détective dévoué à son job. L’épisode P.O.V. montre les deux facettes émergentes du personnage. Il est certes prétentieux et aime arrondir les angles en sa faveur, mais il est aussi courageux et volontaire, tout comme il sera le premier finalement à être sur les lieux d’un crime en cours d’exécution. Si son comportement paraîtra assez négatif surtout en comparaison de celui de sa coéquipière, Gordon n’hésitera pas à défendre ses deux agents face au lieutenant Hackle des affaires internes.

Ce n’est qu’un peu plus tard que le personnage démontrera vraiment ses talents et sa droiture dans le métier qu’il exerce. Il fera des compromis avec Batman, lui avouant ne pas approuver ses méthodes, même s’il finira par accepter (plus ou moins) que la chauve-souris traîne dans ses pattes. Deux épisodes éloquents à ce sujet sont Vendetta et A Bullet for Bullock, dont le premier interviendra à un stade assez tôt de leur relation et le second sera plus évolué et Bullock et Batman feront plus de compromis, tournant finalement leur désaccord habituel sous une forme de mutisme respectueux, si je puis dire ainsi. Mais Bullock comparera toujours l’héroïsme de Batman à celui de Gordon, qui reste plus un modèle pour lui que ne l’est la chauve-souris (comme dans l’épisode I Am the Night qui met bien en avant le commissaire en fin de compte). Il est très intéressant de voir un personnage hargneux comme Bullock changer progressivement son attitude au fil de la série, c’est ce genre de petits éléments qui donne cette saveur si particulière à l’ensemble.

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Sur l’aspect physique, Bullock, c’est le flic un peu gros qui aime se gaver de donuts et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Il porte toujours cet imper’ et ce chapeau caractéristique, collant parfaitement à son profil de détective, plus qu’à son profil de flic. Il colle très bien avec l’univers dépeint de Gotham, il aurait très bien pu incarner ce flic crasseux et enragé dans un Chicago des années 40.

Doublage :

Le doublage anglais du personnage est effectué par Robert Costanzo, dont le physique ressemble à s’y méprendre au personnage qu’il incarne. Du moins, dans les quelques rôles « connus » qu’il aura eu au cinéma, comme dans le film Total Recall. À noter qu’il reprendra son rôle de Bullock dans le jeu récent Arkham Origins.

En français, nous avons droit à la voix de Gilbert Levy, plutôt connu pour ses rôles sur la série des Simpsons. Il joue notamment les personnages de Moe, Lenny ou encore Willy le Jardinier. Une liste qui suffit à elle seule à démontrer les talents du monsieur ! Il est aussi de manière générale très présent sur les jeux vidéo, on peut l’entendre parler en tant que nain ou gobelin dans le jeu World of Warcraft (oui, je l’ai pas vu venir non plus).

Liste des épisodes :

Là aussi, y’en a beaucoup en fait !

Renée Montoya

Description :

Le personnage de Renée Montoya est une création originale de la série, à l’instar d’Harley Quinn, même si cette dernière n’aura pas tout de suite la même exposition que la copine du Joker. On la verra pour la première dans Pretty Poison, où elle aura la garde de Harvey Dent, empoisonné par Poison Ivy. Paul Dini glisse ici sans le savoir, un prémice d’antagonisme entre les deux femmes qu’on retrouvera bien plus tard dans la série, comme dans l’épisode Harley & Ivy où c’est Montoya qui poursuivra avec acharnement les deux demoiselles et les mettra sous les verrous, après l’échec de Batman dans cet entreprise… Antagonisme qui se retrouvera dans la série Gotham Girls.

La première véritable exposition du personnage, démontrant une flic courageuse, droite et sincère, c’est dans l’épisode P.O.V., où son témoignage est opposé à celui du narcissique Bullock plus ou moins responsable du fiasco (malgré lui). Elle sera d’ailleurs à partir de ce point, du côté de Batman. Elle est souvent présente lorsque Gordon mobilise ses troupes, et ceci au premier rang. À noter qu’elle passe de « trouffion » à détective dans le film Batman & Mr. Freeze : Sub Zero, statut qu’elle conservera bien sur dans la série de 1997.

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Il y a hélas peu de choses à dire sur le personnage dans Batman TAS. À vrai dire, elle gagnera bien plus d’importance dans la web-série Gotham Girls où elle sera très présente et plus ou moins l’héroïne de nombreux épisodes. Les comics lui rendront vraiment hommage en 2002 dans la série phare Gotham Central où elle aura un rôle, central, justement.

Doublage :

Côté doublage, c’est un peu le bazar, surtout en VF ou pas moins de quatre actrices se chargeront de l’interprétation du personnage : Brigitte Berges (déjà évoquée pour Barbara Gordon), Nathalie Spitzer (Imoen dans Baldur’s Gate II, oui l’insupportable… et Selina Kyle à l’occasion dans la série), Patricia Legrand (connue pour Titi, oui le piaf de Titi & Grominet, et Sakura, la chasseuse de cartes qui montre sa culotte un plan sur deux) et enfin Régine Teyssot qui sera visiblement la seule à l’incarner dans la série de 1997 (même si le personnage n’apparaît vraiment que dans deux épisodes de cette dernière). Cette dernière est connue pour doubler la majorité des personnages féminins des Simpsons (en dehors des principaux comme Lisa ou Marge).

Côté VO, c’est déjà plus simple et nous avons droit à deux interprètes. La première est Ingrid Oliu qui n’apparaît pas comme avoir fait des rôles particulièrement reconnus (en tout cas je n’en trouve pas qui me parle). La seconde, c’est Liane Schirmer, de la même façon, elle ne se démarque pas vraiment, bien que visiblement, elle interprète pas mal de voix dans des jeux vidéo comme les Ghost Recon et autres Call of Duty. Surement le côté « masculin et dur » de sa voix qui veut ça, mais elle reste très efficace en Montoya.

Liste des épisodes :

Pretty Poison, P.O.V., Vendetta, The Strange Secret of Bruce Wayne, Cat Scratch Fever, Harley and Ivy, The Man Who Killed Batman, Trial, Make ‘Em Laugh, A Bullet for Bullock, Batgirl Returns, Holiday Knights, Over the Edge, Batman & Mr. Freeze: SubZero

Selina Kyle / Catwoman

Description :

Selina est dans les alliés avant d’être dans les vilains, très clairement. Il y a peu de doutes possibles sur l’orientation du personnage dans la série (surtout qu’elle va même jusqu’à sauver le héros, comme dans Almost Got ‘Im). Même si dans The Cat and the Claw, elle apparaît naturellement comme une voleuse invétérée, elle se range du bon côté de la barrière quand le terroriste Red Claw commence à menacer d’exposer Gotham à un virus mortel de provenance militaire. C’est d’ailleurs elle qui informe Batman de la nouvelle.

Bien sûr, le personnage joue toujours sur son ambiguïté entre criminelle ou non criminelle, bien qu’elle s’assagit avec le temps (enfin si on veut, son statut de girouette dans Cult of the Catme donne tord sur ce coup là). L’épisode Cat Scratch Fever montre une Selina Kyle plus réservée et plus ou moins abattue par le sort que lui réserve la Justice, même si un généreux Bruce Wayne tente de la sortir de ce pétrin (et Batman aussi bien entendu, mais lui, c’est d’un pétrin un peu plus compliqué). Cet épisode marque d’ailleurs formidablement la relation entre elle et Batman, avec elle, qui ne jure que par le ténébreux justicier, tandis que Bruce lui, essaye plutôt de séduire la « fragile » Selina Kyle. Une dualité que le spectateur peut ressentir comme douloureuse ou injuste. Toujours dans cet épisode, Catwoman se dévoile proche des animaux. Sa petite chatte Isis (Ann Nocenti n’a rien inventé !) est kidnappée par le véreux Roland Daggett qui essaiera de faire des tests sur elle. Elle la libérera ainsi que tous les autres animaux.

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Il est à noter que Selina est blonde, comme Michelle Pfeiffer. Ceci est un choix des grands pontes de la Warner, il ne faut pas choquer le public des films. Elle redeviendra brune comme par magie dans The New Batman Adventures. Si l’on peut admettre que ces origines sont celles du film, rien ne les confirmera dans la série. Même si le doute reste permis, via sa nature à apaiser les gros animaux, ou les hommes-animaux d’ailleurs (Tyger, Tyger, épisode dans lequel elle sera exposée à une variante du bat-serum, créé par Emile Dorian, et transformée en femme-chat pour de vrai, un gros homme-chat nommé Tygrus tombe sous son charme, voilà qui est embarrassant).

Catwoman devient un peu plus burlesque et fantaisiste dans la série animée de 97. Plus libérée et sans doute un peu plus folle, elle est beaucoup moins obsédée par Batman, et se contentera même de draguer Nightwing le temps d’un épisode (You Scratch my Back). C’est dans cette continuité qu’elle formera une bande avec Ivy et Harley dans la web-série Gotham Girls.

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Doublage :

Adrienne Barbeau incarnera la belle Selina tout au long de la série en VO, prêtant une voix absolument sensuelle et parfaitement raccord avec le personnage. C’est une actrice américaine qui fut quelques temps mariée à John Carpenter et joua dans ses films. Dans la web-série Gotham Girls, elle reprit, en plus du rôle de Catwoman, celui de Renee Montoya.

En VF, comme pour Montoya, c’est là que le doublage français commencera à montrer des faiblesses, prêtant plusieurs voix au personnage, empêchant d’avoir une emprunte vocale forte sur le personnage (contrairement à Batman ou au Joker pour ne citer qu’eux). Ainsi, on aura Yolande Folliot (qui n’a rien fait de notable, à part un rôle récurrent dans la série Tribunal, toujours dans les années ‘90), Nathalie Spitzer (citée plus haut pour Montoya) et Véronique Augereau qui incarnera le personnage en dernier, jusque dans la série de 97, heureusement. Et elle, ce n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de la voix de Marge Simpson. Non, elle n’a pas donné la même voix à Catwoman

Liste des épisodes :

The Cat & the Claw : Part 1 et 2, Cat Scratch Fever, Almost Got ‘Im, Catwalk, Batgirl Returns, You Scratch my Back, Cult of the Cat

Leslie Thompkins

Description :

Leslie Thompkins est une femme assez âgée qui s’occupe de la Thomas Wayne Memorial Clinic, dans le quartier de Park Row, le quartier de la fameuse Crime Alley… Figure maternelle importante pour Bruce, qui sait qui se cache sous le masque du justicier. Elle est présentée dans l’épisode Appointment in Crime Alley, inspiré de l’histoire There is no Hope in Crime Alley de l’auteur Dennis O’Neil qui mettait en scène pour la première fois le personnage dans les comics.

Elle reviendra à plusieurs occasions dans la série, toujours dans ce rôle de figure maternelle importante pour Bruce. Deux fois à l’occasion de l’anniversaire de la mort des parents du justicier. Le premier est l’épisode déjà cité, et le second est I Am the Night. Cet épisode qui mettra tant de doutes dans l’esprit du chevalier noir. À chacune de ces occasions, Leslie accompagne Bruce poser les deux roses rouges sur le lieu du meurtre de ses parents. Dans le premier épisode, nous verrons Leslie prendre un Bruce habillé en Batman dans ses bras, comme pour le protéger du chagrin, à la manière dont elle l’a fait quand il était enfant. C’est une scène relativement touchante (j’ai glissé une capture d’écran de cette scène quelques part plus tôt dans le dossier). Dans Blind as a Bat, épisode où Bruce perd la vue, Leslie joue la mère protectrice d’une façon plus franche avec avec lui et le sermone sur le peu de soin qu’il prend de sa personne.

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Leslie a très bien connu les parents de Bruce, surtout Thomas avec qui elle est allée à l’université. Ce qui renforce le lien que Bruce peut avoir avec elle, fatalement. Avec Leslie et Thomas, il y avait aussi le frère de Rupert Thorne, Matthew. Qui tourne malheureusement mal et trempe dans les affaire foireuses de son frère, comme dans l’épisode Paging the Crime Doctor. Episode dans lequel Bruce aura l’occasion d’en apprendre plus sur son père aussi. La présence de Leslie aide beaucoup à amener ce thème sur le devant de la scène, directement ou indirectement.

Doublage :

En anglais, Leslie est interprété par Diana Muldaur. Une actrice américaine connue pour ses rôles dans les séries L.A. Law et Star Trek : New Generations (dans laquelle elle joua le rôle du Dr. Katherine Pulaski).

En français, le personnage sera doublé par deux actrices. La première est Lita Recio, qui est une comédienne de doublage renommée née en 1906 et morte en 2006 (plutôt longue vie mais aussi longue carrière, son dernier rôle sera en 2001 !). Elle a doublé de grandes actrices comme Bette Davis et joué plein de rôles différents dans plusieurs films Disney (elle est Mme Mim dans Merlin l’Enchanteur). La seconde est Nicole Favart, qui accuse aussi d’une longue carrière dans le doublage d’acteurs de personnages d’animés, sachant qu’elle a commencé au théatre. Parmi ces rôles que vous pourriez connaître, elle a doublé le professeur Chourave dans les films Harry Potter parmi des centaines d’autres rôles.

Liste des épisodes :

Appointment in Crime Alley, Perchance to Dream (hallucination), I Am the Night, Blind as a Bat, Paging the Crime Doctor

Talia al Ghul

Description :

Comme pour l’autre belle amoureuse de Batman, Talia aurait presque pu se trouver dans la case des vilains, pour autant, la Talia de Batman TAS est loin du dernier portrait « cruel » qu’en a fait Grant Morrison. Bien sûr, elle soutient son père et trahira Batman à deux reprises, mettant plus d’ambiguïté entre les deux personnages et l’orientation de la belle que pour Catwoman. Pour autant, après avoir connu l’identité de Batman dans l’épisode Off Balance, elle ne la dévoile pas au monde. Et affirmera à son père d’être impressionnée par son courage et sa force, ce que Ra’s confirmera.

Leur amour naît vraiment dans le double épisode The Demon’s Quest, même s’il laisse présager qu’on ait raté des choses entre les deux protagonistes, car Talia est anormalement folle-dingue amoureuse de Bruce par rapport à leur dernière rencontre. Maintenant, les auteurs ne mentent pas sur la véracité de ses sentiments, c’est l’essentiel. L’épisode se termine sur un au revoir qui s’avère assez difficile, puisque Talia tente de le retenir, le bougre hésite presque. S’ensuit d’ailleurs un long baiser sur un fond de soleil couchant au beau milieu du désert…

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De la même manière, dans l’épisode Avatar, c’est Bruce qui avoue ses sentiments pour Talia, nous laissant l’impression d’avoir raté un truc, puisqu’il a été plutôt impassible dans The Demon’s Quest. En dehors du baiser final. Le plus frustrant, c’est qu’en parallèle, il n’a jamais réussi à avouer ses sentiments à Catwoman (mais nous prenons conscience réellement de ses sentiments pour Selina Kyle dans l’épisode Perchance to Dream où il fantasme qu’il est sur le point de l’épouser, ce que j’ai oublié de signaler plus haut). Mais pour en finir, dans Batman TAS, l’amour de sa vie, c’est clairement Talia (même si l’on ne peut exclure Andrea Beaumont du film Batman : Mask of the Phantasm). Paradoxalement, nous n’aurons jamais de Damian Wayne, même si je laisse à parier que le gamin aurait fait son entrée dans la série si elle perdurait de nos jours !

Le peu d’apparition du personnage rendra cet amour plus ou moins inédit, et finalement assez peu exploité. Mais nous retrouverons le personnage (et son père) dans les séries Superman TAS et Batman Beyond, qui donnera une vraie conclusion à leur relation d’ailleurs.

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Doublage :

En VO, c’est Helen Slater qui incarnera Talia. Mais qui est donc Helen Slater me demandez-vous ? Et bien, c’est Supergirl pardi ! Du film de 1984, spin-off à moitié avoué de la franchise Superman alors que Superman apparaît même pas dedans… Pour perpétuer la tradition des caméos qui font sens dans l’univers DC, elle incarne aussi Lara dans Smallville.

En VF, c’est encore une fois le bazar, avec quatre actrices pour le prix d’un personnage (pour quatre apparitions, dont une dans un épisode double, on aurait pu espérer avoir la même interprétation…). Nous avons Laurence Crouzet (qui vient d’une famille de comédiens de doublage), Patricia Legrand (Titi…), Sybille Tureau (qu’on peut entendre dans le rôle de Nala du Roi Lion, elle est aussi Jaheira de Baldur’s Gate II, et la voix officielle de Daisy en France… et ouais respect…) et enfin de nouveau Brigitte Berges, qui aura comblé tous les vides et absences de cet animé.

Liste des épisodes :

Off Balance, The Demon’s Quest : Part 1, The Demon’s Quest : Part 2, Avatar

Simon Trent / The Gray Ghost (le Fantôme Gris)

Description :

Ce personnage ne sera apparu le temps que d’un seul épisode, mais il reste un épisode inoubliable pour beaucoup pour diverses raison évidentes… comme le simple fait que Bruce avait son propre héros quand il était enfant, et que c’était le Gray Ghost (et non le Grey Ghost, parce que nous ne sommes pas en Angleterre mais aux U.S. ok ?), moyen ultra fatal pour qu’un gamin de 10 ans qui regarde l’épisode à l’époque s’identifie carrément à Bruce Wayne  et se dise… « Damned, plus tard je serai Batman ! ».

Autant dire que ça a marché… Bon, ok, je ne suis techniquement pas Batman, mais je n’arrête pas d’écrire des trucs qui parlent de lui toute la journée, moi je dis, c’est à cause du Gray Ghost tout ça ! Donc, sinon… le personnage. Simon Trent est donc le Gray Ghost. Il n’est qu’un vieil acteur qui n’a jamais pu sortir de son rôle du Fantôme Gris, et a fini par perdre le succès qu’il avait à l’époque de la diffusion de la série. Il n’arrive plus à trouver de travail et ne peut plus payer son loyer. Triste déchéance pour ce héros de la télévision. Mais un fou qui se fait appeler The Mad Bomber (le Plastiqueur Fou), qui reprend le nom d’un des méchants de la série du Gray Ghost, va commencer à copier les crimes qu’il commettait dans cette même série, allant jusqu’à utiliser des répliques des « jouets » que le vilain utilisait dans la série (comme des voitures téléguidées armées de C4, ça rigole pas). Batman a besoin de son vieil héros pour retrouver le meurtrier. Ce dernier doit fouiller dans ses souvenirs et accepter qu’il ait pu inspirer de nombreuses personnes pendant sa carrière en tant que Fantôme Gris (comme Batman, si ça c’est pas la classe… un jour je rêve que des Super-Tawtaw sauvent des innocents dans des rues malfamées par des ArnoKikoozor tout moches et pleins de vilenies dans la tête). Tout un symbole où le vieux héros de la télévision devient un vrai héros, ce qui vous en conviendrez, est un plan marketing parfait pour se refaire une carrière (ou un peu d’argent… hum… non, il n’est pas encore l’heure d’auto-détruire nos rêves d’enfants).

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Doublage :

Et comme le symbole n’était pas assez fort, qui d’autre que Batman lui même pour incarner ce héros des temps anciens ? Adam West en personne s’occupera du rôle du personnage, comme l’avait déjà signalé mon camarade Zepelli dans son dossier sur la série Batman ‘66. Ai-je vraiment besoin de vous présenter Adam West ? Non, je ne pense pas… Au pire, cliquez sur le lien précédent si vous voyez vraiment pas, parce que c’est une question d’urgence là ! À moins que vous ne connaissez pas du tout l’univers de Batman et que vous tombiez là par hasard… ce qui serait terriblement curieux…

En français, c’est un comédien très prolifique dans le doublage qui obtient le rôle de Simon Trent. L’hommage est conservé aussi en VF, puisqu’il est doublé par Hervé Bellon (voix principale de Two-Face). Si Adam West a été doublé tout d’abord par Marc Cassot, il a été remplacé par Bellon sur les dernières saisons de la série. Il a joué le rôle d’Alan Grant dans Jurassic Park ! Vous voyez ? Non ? Et Victor Newman des Feux de l’amour, ça vous parle plus peut-être ? Ce que vous m’obligez à citer sérieusement…

Liste des épisodes :

Beware the Gray Ghost

Zatanna

Description :

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Zatanna a fait une entrée remarquée dans cette série, grâce à Paul Dini qui n’a pu s’empêcher de la mettre sur le devant de la scène, au sens propre (comme chaque personnage féminin que Dini a apporté à la série et comme déjà évoqué plus tôt dans le dossier, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec une personne réelle de son entourage. Ici son inspiration semble venir ni plus ni moins de sa femme, Misty Lee, qui est magicienne et comédienne de profession). Le seul épisode de la série dans lequel elle apparaît porte son nom « Zatanna » (épisode 54). S’intégrant parfaitement à cet univers, elle ne sera présentée que comme une prestidigitatrice de talent, digne héritière de son père, Zatara (aussi présent dans l’épisode). Dini liera Zatanna à Batman (comme ce fut le cas dans certaines des premières apparitions du personnage, même si elle a vu le jour dans un épisode de la série Hawkman, en 1964, dans le numéro #4). Leur relation ressemblera à un petit « love interest » pour le héros même s’il n’y aura jamais aucun développement sur le long terme (si l’on exclue les quelques épisodes de la série Justice League Unlimited où elle apparaît).

En effet, Bruce Wayne, lors de son périple pour apprendre diverses techniques et connaissance afin de devenir Batman, étudiera auprès de Zatara l’art de l’évasion. C’est à cette occasion qu’il se liera d’amitié (et certainement un peu plus) avec Zatanna (qui semble avoir le même age que lui). Il la nomme affectueusement Zanna. Ce n’est que des années plus tard qu’ils se rencontreront à nouveau, lorsque le magicien Montague Kane jouera un tour à Zatanna pour la faire accuser du vol de l’argent d’un de ses riches volontaires (un tour qui consiste à faire disparaître une grosse somme d’argent aux yeux de tous… mais de l’argent réel hein !). Mais l’argent ne réapparaîtra pas…(ça me fait penser à un film récent tiens). Batman viendra, évidement, au secours de la belle, emprisonnée.

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Elle possède un fort caractère, et malgré sa situation évidente de femme en détresse, elle ne se comportera jamais comme telle, et bravera le danger. Elle ne possède ici aucun pouvoir magique au sens propre. Mais cela ne l’empêche pas de savoir manier l’illusion à la perfection et de donner de violents coups de poing à ses ennemis.

Exit les bas résille, et bienvenue aux nylon. Cependant, le personnage est reconnaissable au premier coup d’oeil. Aucun trahison n’est commise sur l’apparence du personnage (comme le veut la tradition de cette série). Classe, belle, spontanée, Zatanna aura réussi à charmer petits et grands, l’espace d’un épisode. On en  regrettera même de ne pas la voir plus souvent dans la série… Elle refera un caméo dans la série sous la mouture New Batman Adventures, mais aura un rôle légèrement plus récurrent (si on veut) dans la série Justice League Unlimited.

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Doublage :

Elle est doublée par Julie Brown, qui est aussi connue pour son rôle en tant que Minerva Mink (Minerva Zibeline en VF) dans les Animaniacs. On reste dans la même maison ! C’est une grande famille la Warner.

En français, Zatanna est interprétée par Virginie Ogouz, actrice française spécialisée dans le doublage de voix. Elle a aussi incarné Minerva dans les Animaniacs. On notera aussi qu’elle a doublé de nombreux rôle dans les animées de l’époque (Dragon Ball Z, Sailor Moon), et d’autres séries (elle interprète la fille de la famille dans la série Alf).

Liste des épisodes :

Zatanna

Jason Blood/Etrigan

On n’aurait pu faire deux fiches pour ces personnages puisque dans Batman TAS, on les voit se séparer. Enfin, il ne faut pas trop en demander non plus. Allié d’un épisode, Jason Blood apparaît ici assez jeune en apparence. Il est en concurrence avec Klarion (qui dit être son neveu) pour acheter un objet magique qui permettrait de faire sortir et de contrôler le Démon, Etrigan, qui habite le corps de Jason. Une fois séparé, Jason Blood vieillit très rapidement, rattrapant les âges de sa vie immortelle. Le démon est donc ici un vilain potentiel quand il est sous les ordres de l’autre vilain. Ces deux personnages ne sont pas sans intérêt dans l’univers classique puisque Jack Kirby les a créés dans le comics, The Demon, en 1972 et qu’on les a revus de nombreuses fois depuis. Ils reviendront dans le DCAU également mais dans d’autres séries.

Doublage : L’excellent Billy Zane double les deux personnages pour la VO et Bruno Dubernat, qui joue de nombreux rôles dans les séries du DCAU, fera leurs voix française.

Liste des épisodes :

The Demon Within


Les Vilains récurrents

Le Joker

Description :

On s’attaque ici à un gros morceau ! Le Joker c’est toujours cet espèce de sacro-saint qu’il ne faut pas toucher et qui doit se présenter de telle ou telle manière, au prétexte de toujours déplaire à une catégorie de gens qui le trouvent au choix, soit trop sérieux, soit pas assez (surtout depuis Nolan tiens…). Un personnage qui à l’instar de Batman, aura évolué avec son temps et avec les moeurs. Le reflet d’une société malsaine qui se ne cesse aujourd’hui de porter le personnage aux nues pour sa folie meurtrière (« ohohoh, regardez, c’est rigolo, il tue des gens en faisant des blagues »). Et qu’en est-il finalement dans cette série Batman ? Trop violent ? Trop clownesque ? Out of character ? Laissez-moi vous donner mon point de vue sur la question (ce n’est pas non plus comme si vous aviez le choix).

Je vais arrêter de digresser et je vais exposer dès maintenant les faits. Le Joker de Batman : The Animated Series est tout ça à la fois. Un savant mélange de tous les traits de personnalité du bonhomme pour en tirer finalement une essence quasiment identique à 50 ans d’existence (oui, il n’avait pas encore 75 ans à l’époque). J’oserais même dire un équilibre parfait, prenant autant ses racines dans le Joker originel de Bill Finger que celui interprété par Nickolson (qui de toutes façons, se basait lui aussi sur 50 ans de continuité), en passant par les clowneries du personnage au Silver Age. Dans les bonus de la série, les auteurs ne tergiverseront pas : chaque épisode qui met en scène le Joker aura pour simple but de dévoiler un trait différent de ses multiples personnalité. Et si forcément, sur le nombre d’épisode sur lequel il apparaît (21 en comptant le film et sans compter les caméos), on finit par faire le tour, il reste bel et bien le méchant le plus et le mieux développé de la série (avec cette chère Harley).

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Maintenant que je parle d’équilibre, il va falloir que je me justifie. Si le Joker sera avant tout présenté comme le bouffon qui aime jouer avec les médias (dans le deuxième épisode de la série, Christmas With the Joker), et qui aime se moquer des forces de l’ordre et surtout, oui, surtout, attirer l’attention de Batman pour faire grimper l’audience, il se montrera aussi très vite cruel et malsain (sans pour autant perdre son humour), comme dans le fameux Joker’s Favor où il s’amusera à torturer mentalement ce pauvre Charlie Collins (jusqu’à menacer de tuer sa famille). Et il sera, de manière générale, absolument cruel avec Harley en la laissant tomber comme une chaussette à la moindre occasion, dès l’instant où ça ne l’amuse plus (ou que Batman lui préoccupe plus l’esprit, comme dans le fameux Mad Love). Si le Joker ne plante ici aucun crayon dans les yeux, il faut aussi se rappeler du contexte de la série, qui est autant destinée aux enfants qu’aux adultes, impossible donc de montrer une violence extrême à l’écran. Cela n’empêchera pas le personnage d’avoir l’intention de commettre des crimes et autres meurtres à longueur de temps et même d’en causer hors champ… ou plutôt entre les épisodes, vu qu’il s’évade d’Arkham tous les trois quatre matins sans qu’on s’en aperçoive. Là où la menace devient sérieuse et que le danger du personnage porte son effet, c’est l’omniprésence du personnage, même quand il n’est pas le vilain star de l’écran. Il fera de très très nombreux caméos. Il partagera très souvent l’affiche avec d’autres vilains, et se fera vicieux au point d’apparaître dans les hallucinations et cauchemars de Batman. Mais j’ai déjà évoqué tout ça…

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Au niveau de l’attirail, le Joker use et abuse des gadgets, à l’image de sa némésis. Gimmick récurent chez le personnage dans les comics des années 60-70. Parmi ses ustensiles, on retrouve les fameuses dents qui claquent, les pistolets au drapeau « bang » (une de ses farces favorites), les poignées électriques (ou parfois c’est juste un clou), la fleur qui balance de l’acide, ou du gaz, ou ce que vous voulez selon ses humeurs, on le voit même parfois au volant d’une voiture à sa couleur ou effigie (même si cela ne sera pas strictement des Joker-mobiles). Et au delà de ces petits agréments, nous retrouverons bien sur le gaz hilarant (ou une variante qui paralyse, fait rire, et tue dans le pire des cas, même si ce dernier est plutôt rare), que l’on voit dès la deuxième apparition du Joker en ennemi principal, dans The Last Laugh. On notera aussi ces fameux poissons-joker, inoffensifs au demeurant mais leur donnant ce visage unique qui sera tant prisé par le public (ou pas), dans l’épisode The Laughing Fish inspiré à la fois du comic book du même nom écrit par Steve Engleheart (qui participe aussi à l’élaboration de l’épisode) mais aussi du titre Les Cinq Vengeance du Joker, paru quelques temps plus tôt et écrit par Dennis O’Neil (dont l’emprunte réside beaucoup sur l’esprit de la série). À noter que vous pouvez lire ces deux titres dans le Joker Anthologie d’Urban Comics. Et s’il lui manque encore des gadgets, il peut toujours demander à Harley ce qu’elle a dans son sac !

Le personnage, s’il s’exposera au danger pour la simple et bonne raison qu’il le créera, fera régulièrement signe de lâcheté, allant jusqu’à supplier Batman de le sauver. Fou, mais pas au point de vouloir mourir, même après s’être comporté comme un véritable enfoiré (dans Joker’s Favor notamment). Du coup il apprendra aussi à craindre la colère d’Harley (Trial). Mais avoir peur de la mort ne l’empêchera pas de la déjouer, comme le démontre la fin de l’épisode The Laughing Fish).

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J’en viens maintenant au plus important, sa relation avec Batman. À noter que le titre Mad Love s’applique dans un sens aussi bien à l’amour que porte Harley au Joker, que le Joker a de la fascination pour Batman. Cela résume bien la situation. On ne tombe pas dans le glauque bizarre et ambigu à la Death of the Family, et d’ailleurs, il est important de noter que la relation met du temps avant d’arriver à ce stade. Mais le Joker fera toujours tout son possible pour vaincre le Batman. Il le déteste comme il veut le posséder. Un des meilleurs épisodes mettant en scène la relation entre les deux personnages (outre Mad Love), reste l’épisode The Man Who Killed the Batman, démontrant de manière évidente pour la première fois dans la série, le désir absolu de contrôle que le Joker veut avoir sur le destin de l’homme chauve-souris. Prétendu mort et tué par accident par un petit gangster minable qui essaye de se faire un nom dans le milieu du crime (ce « gangster » est surnommé par le pseudo très peu glorieux de Sid the Squid), le Batman n’est soit disant plus de ce monde. L’univers du crime est en émoi. Et tout le monde veux connaître le fameux responsable de la mort de Batman. Le Joker en premier lieu. Il invite Sid dans sa bande et lui fera comprendre qu’il n’apprécie pas qu’on lui ait retiré la chance de pouvoir abattre Batman lui-même. S’ensuit une scène absolument magistrale où le Joker officie une sorte de mémorial en l’honneur de ses batailles contre le héros. Cela se passe à Ace Chemicals, tout un symbole. Il verse des larmes pendant la cérémonie, et Harley par compassion, se la joue triste (et aussi pour éviter de se prendre des baffes par son bien aimé) et apporte un ressort humoristique à l’ensemble de toute beauté, tandis que le Joker déclare « Without Batman, crime has no punchline », je vous la laisse en anglais pour la forme.

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Pour conclure sur le personnage, je vais me la jouer subjectif. Mais le Joker de Batman TAS, reste à mon sens la meilleure incarnation du personnage au cinéma et à la télévision. Un personnage riche et complet, qu’on a le loisir d’observer sous toutes les coutures, qui reprend l’ensemble des thèmes propres et cher à sa caractérisation, et qui est transcendé par la prestation de ses doubleurs (autant en VF qu’en VO). Il est et restera je pense pour longtemps, ma vision du Joker. C’est, à mon sens, la synergie parfaite du Joker des comics. Ni plus, ni moins.

Doublage :

Comme déjà évoqué, le Joker est doublé par Mark Hamill en VO (Luke Skywalker pour ceux qui n’auraient toujours pas suivi). LE doubleur du personnage, qui l’incarne lui aussi à la perfection. Il serait tellement plus fade sans ce doublage parfait. Mais Pierre Hatet en VF n’a absolument rien à lui envier, comme je l’expliquais dans la section dédiée aux comédiens de doublage.

Liste des épisodes :

Christmas With the Joker , The Last Laugh, Be A Clown, Joker’s Favor, The Laughing Fish, The Strange Secret of Bruce Wayne, Joker’s Wild, Almost Got ‘Im, The Man Who KIlled Batman, Harley and Ivy, Trial, Harlequinade, Make ‘Em Laugh, Holiday Knights, Joker’s Millions, Old Wounds, Legends of the Dark Knight, Mad Love, Beware the Creeper, Batman: Mask of the Phantasm

Harleen Quinzel / Harley Quinn

Description :

Harley, Harley, HarleyBatman TAS, c’est son giron ! Normal donc qu’elle ait une place aussi importante dans la série. Et vu qu’elle accompagne souvent le Joker, personnage omniprésent dans la série, il est aussi tout naturel qu’on la rencontre aussi souvent ! Même si elle saura s’en détacher aussi, ce qui participe fortement au charme de la belle ! Il y aura du chemin avant qu’elle ne commence à s’affirmer. Presque anecdotique dans sa première apparition dans Joker’s Favor, elle se construira petit à petit, semant quelques graines quant à sa personnalité au fil de ses apparitions. D’abord simple sidekick du Joker, dont le love interest, bien que devinable, ne soit pas franchement présent. C’est juste « la nana du groupe », qu’on hésite pas à abandonner quand ça chauffe de trop (déjà oui, dès le premier épisode…). Mais elle se montre aussi assez burlesque, prête à blaguer même en situation de détresse (en surjouant cette dite détresse aussi, d’ailleurs la réponse de Batman est à la fois terriblement froide et tordante à ce moment là, avec son « Charmante histoire » alors qu’Harley lui explique qu’elle n’est qu’une pauvre femme abandonnée par ses camarades, ce qui n’est pas totalement faux).

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Et en parlant d’humour, il est évident que si la série parait si légère parfois, c’est aussi en grande partie grâce à elle et à la dynamique qu’elle impose avec le Joker. Je l’ai déjà rapidement évoqué, mais lors de l’épisode The Man Who Killed Batman, pendant les « funérailles » de Batman orchestré par le Joker, elle surjoue la tristesse pour accompagner son cher et tendre et lui montrer son soutien incroyable. Jusqu’à jouer de la trompette lors de la « descente » du cercueil, abusant de mimiques clownesques qui participent tellement à faire son charme.

Très vite, la belle et folle Harley Quinn, sera mise en juxtaposition ou contre les autres femmes de l’univers de la série. Dans Almost Got ‘Im, c’est contre Catwoman qu’elle se bat sans relâche pour tendre un piège au Batman. Mais c’est lors de la grande révélation du personnage, orchestré par la main de maître de Paul Dini, qu’elle trouvera toute sa force, dans l’épisode Harley and Ivy. Une Harley qui peut entre-apercevoir un soupçon de liberté et s’affirmer comme un personnage à part entière, sans équivoque possible. Même si sa maladie (son amour fou pour le Joker) la fera inlassablement retomber dans ses filets, jusque dans la fin de la série avec le fameux épisode adapté du comics du même nom : Mad Love.

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On restera aussi un moment avec la Harley solitaire, qui vit des aventures plus folles les unes que les autres, prémices en quelques sortes à ce qu’elle sera dans les comics où elle tiendra le ou l’un des rôles titres (Harley Quinn, Gotham City Sirens). Les épisodes Harlequinade mais aussi et surtout Harley’s Holiday mettent en avant cette idée. Le premier, c’est un peu plus ambigu, puisque c’est Batman et Robin, qui viennent chercher la belle à l’asile pour trouver un moyen efficace d’arrêter le Joker. Elle les suit, hésitant tout au long de l’épisode à choisir le bon camp, jusqu’à ce que le Joker décide de sacrifier, non elle, mais ses bébés (les fameuses hyènes qui l’accompagnent dans la majorité de ses pérégrinations), ce qui vous en conviendrez, est un crime impardonnable, même quand on est fou amoureux. Mais les signes ne trompent pas, et seule ou non, elle retombe toujours dans le piège de l’amour (et ici, le Joker montrera de l’affection pour elle, ce qui laissera planer de gros doutes sur les sentiments qu’il éprouve réellement, comme elle finit toujours par lui manquer un peu à chaque fois qu’il la met dehors).

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C’est cette Harley, bien qu’elle retombe dans la dépendance de manière régulière, celle qui arrive à se défaire du Joker et à briller en tant que personnage complet et non un sidekick de seconde zone, qui fait qu’on l’aime tant ! Il y a donc bien sûr, Harley & Ivy qui lance cette idée, mais nous la retrouverons en fil rouge tout au long de la série, avec Harley’s Holiday, Holiday Knights, ou Girls’ Night Out. Cette même idée, avec laquelle Paul Dini insiste et récidive, reviendra dans la web série Gotham Girls, avant d’atterrir dans les comics (dans Batman Adventures et dérivés, puis après, dans la continuité classique, avec les Gotham City Sirens pour ne citer qu’elle, toujours écrite par Dini). Point culminant de l’indépendance d’Harley, c’est ce passage devenu classique de la série, dans lequel Batman réconforte la pauvre Halrey qui a effectivement eu une journée pourrie, et lui offrira la robe qu’elle avait voulue s’acheter en début de journée. Elle s’enflammera un brin et embrasse tendrement le chevalier noir (à sa grande surprise, mais il se laisse faire le bougre !), par deux fois ! Si seulement la belle pouvait oublier définitivement le Joker

Évidemment, que serait le personnage sans son costume d’arlequin, qui vient tout simplement du petit nom que le Joker lui a donné quand il l’a séduite, que serait-elle sans tout son attirail et son maillet gigantesque, sans ses hyènes, sans ses mimiques, sans ses « Puddin » et autres « Mista’ J. », et sans son passé compliqué de psychiatre jeune et jolie facilement influençable… Un personnage haut en couleurs sans qui la série animée n’aurait pas la même valeur.

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Doublage :

En anglais, c’est donc Arleen Sorkin, ancienne copine de fac de Paul Dini qui vient doubler la jolie Harley Quinn. J’en ai déjà parlé dans le dossier.

En français, il s’agit de Kelvine Dumour (c’est pas un nom qui s’invente ça). Son plus grand haut fait reste son doublage d’Harley Quinn dans la série animée. Récemment, dans Batman : Year One, elle a doublé Catwoman et Barbara Gordon (la femme du commissaire). Elle intervient de manière régulière dans différents dessins animés.

Liste des épisodes :

Joker’s Favor, The Laughing Fish, Almost Got ‘Im, The Man Who Killed Batman, Harley and Ivy, Trial, Harlequinade, Harley’s Holiday, Holiday Knights, Joker’s Millions, Girls’ Night Out, Mad Love, Beware the Creeper

Oswald Cobblepot / Le Penguin

Description :

Oswald Cobblepot n’a pas vraiment d’origines dans cet animé, laissant à loisir le téléspectateur piocher dans ses propres références (les comics, la série live ou les films, en l’occurrence), comme pour le Joker. Le Penguin triste et solitaire sera cependant tout aussi marqué que dans le film de Burton, notamment à travers l’épisode Birds of a Feather, où le personnage, sortant tout juste de prison, et comptant retrouver des amis mais ne trouvant que de la solitude, se fait mener en bateau par Veronica Vreeland. Elle comptera sur son physique et sa bêtise apparente pour s’en servir comme faire-valoir comique lors d’une de ses soirées mondaines. La suite, vous la connaissez déjà, et ce malgré les conseils de Bruce Wayne envers Oswald… Un schéma traité avec une certaine légèreté mais avec une forte efficacité ici, qu’on retrouvera bien souvent dans les comics, dans des degrés plus ou moins sombre (Penguin : Pain and Prejudice en étant le parfait exemple). Anecdote amusante, dans ce même épisode, Oswald et Veronica (ainsi que Bruce Wayne) assistent à une pièce d’opéra intitulé « I Pagliacci », qui raconte l’histoire d’un homme mené par le bout du nez par sa prétendante alors que tout le village assiste déplorablement à la scène et tente de le prévenir… Ce qui colle parfaitement à l’intrigue de l’épisode.

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Son apparence est difforme, reprenant l’image qu’il renvoie dans le film de Burton. Même si ses origines ne seront jamais avouées dans le dessin animé, on pourra remarquer une base similaire au Penguin du film dans certains épisodes, notamment The Mechanic, avec des égouts et un canard de bain géant. On le verra même dégoûter le personnel et la clientèle d’un restaurant chic en gobant des poissons qu’il attrapera avec ses doigts. De par sa nature, il est aussi très proche des oiseaux et possède un vautour (I’ve Got Batman in My Basement, The Mechanic) et même carrément une volière (Almost Got ‘Im). Il a un goût fort prononcé pour ce qui est en rapport avec la technologie comme le montreront certains épisodes (comme dans The Mechanic, de nouveau, où il piégera la Batmobile et la pilotera à distance comme dans Batman Returns, ou par exemple dans Blind as a Bat, où il s’emparera d’un hélicoptère super évolué de Wayne Enterprise).

Lors de la seconde série (The New Batman Adventures), le Penguin reprendra une apparence humaine classique (mais avec toujours cet embonpoint caractéristique), sans aucune explication particulière. En dehors du physique, il reste grossièrement le même personnage.

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Le Penguin est un ennemi emblématique de Batman. pour autant, il mettra quelques temps avant d’apparaître de manière régulière dans la série et aura plus souvent droit à des caméos ou des passages au second plan que d’épisodes qui lui sont propres. Inspiré physiquement et moralement par le Penguin de Burton, il n’aura pour le coup, jamais d’épisodes introductif, à l’instar du Joker et Catwoman. Ce qui n’empêchera pas pour autant les auteurs d’exploiter toutes les facettes du personnages. Jouant à la fois sur sa fragilité (et donc notre empathie), ou au contraire, le montrer comme un personnage cruel, en passant par le ressort comique habituel. Le Penguin devenant bien souvent le dindon de la farce. L’aspect guignolesque du personnage ressortira souvent, au détriment de sa crédibilité, mais il n’en reste pourtant pas moins un adversaire dangereux.

Doublage :

En français, il est donc incarné par Phillipe Peytieux. C’est le doubleur officiel de Danny De Vito depuis Batman Returns justement. Mais c’est aussi et surtout Homer Simpson. Il fait partie de cette génération de doubleur juste formidable dont les voix ont « bercé » notre enfance et nous bercent encore aujourd’hui. Un comédien de talent qui a su parfaitement incarner ce personnage disgracieux.

En anglais, le Penguin est aussi une star, aussi improbable que cela puisse paraître, puisqu’il s’agit de Paul Williams, qui avant d’être acteur ou comédien de doublage aura été un grand compositeur, notamment de musique de films (mais aussi de groupes et chanteurs connus comme The Carpenters ou David Bowie, rien que ça). Il sera nommé 6 fois aux oscars et en remportera un.

Liste des épisodes :

I’ve Got Batman in my Basement, The Strange Secret of Bruce Wayne, Almost Got ‘Im, Birds of the Feathers, The Mechanic, Blind as a Bat, Second Chance, Joker’s Millions, The Ultimate Thrill, Girls’ Night Out, Judgment Day, Batman : Mystery of the Batwoman

Pamela Isley / Poison Ivy (L’Empoisonneuse)

Description :

L’Empoisonneuse, de son petit nom en français, est Pamela Isley, botaniste de son état. Et elle est très remontée contre ces humains qui ne respectent pas l’environnement dans lequel ils évoluent ! Harvey Dent versera la goutte d’eau en trop qui fera déborder son vase de fleurs en causant l’extinction (ou presque) d’une race de rose rare. Fleur qui pousse sur un terrain boisé de Gotham, qui sera rasé pour y construire un pénitencier de haute sécurité à la place (qui pourrait s’appeler Blackgate, mais il n’est jamais vraiment nommé autrement que pénitencier de Gotham City, qui à défaut d’être un joli nom, reste clair et concis). Elle charmera Dent et l’empoisonnera pour le faire payer (mettant l’accent sur une relation conflictuelle délicieuse entre le futur Two-Face et elle). Bien sûr, c’est ainsi que Dini (encore lui…) et Micheal Reaves présente le personnage dans Pretty Poison. Point de pouvoir surnaturel pour la donzelle, juste une génie de la chimie et des plantes qui trouvera le moyen de faire ce savant mélange pour assouvir ses passions et sa folie…

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Après son épisode d’introduction, elle met un certain temps avant d’avoir un épisode qui la mette vraiment en valeur. Cependant, Dini oblige, elle sera très présente sur la seconde moitié de la série. On notera tout de même un caméo remarquable (toujours placé par Dini) qui exposera Ivy au Joker au beau milieu de l’asile d’Arkham dans l’épisode Joker’s Wild. Le contraste sera assez pertinent, et l’auteur ne se gênera pas pour dédramatiser la folie d’Ivy face à ce déglingué de Joker. De la même façon, ce schéma se répètera avec plusieurs vilains avec qui elle s’assoit à une table de poker dans l’excellent Almost Got ‘Im. Même si, dans l’épisode House & Garden, le profond malaise que ressent le personnage dans sa vie n’aura jamais été aussi fort, épisode où elle se sent obligée de kidnapper un homme et cultiver son ADN pour créer des hybrides de plante humanoïde pour se composer une famille fictive. L’auteur n’oubliera pas de rendre le personnage touchant malgré tout, et c’est ce qui fait bien sûr la force de la majorité des vilains de cette série.

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Ivy brillera aussi aux côtés d’Harley, aidant cette dernière à s’élever en tant que femme et criminelle, et elle prendra souvent parti en faveur de son amie, la défendant bec et ongles et regrettant le fait qu’elle se laisse corrompre par le Joker. C’est cette même relation qui fera que la belle reviendra souvent dans la série, pour le meilleur ! Harley la surnomme Red, pour sa couleur de cheveux, et si leurs méthodes diffèrent, la petite blonde finira par l’adorer, sans aucune retenue. Comme toujours quand elle aime quelqu’un ou quelque chose…

Dans ses méfaits, quand elle ne se contentera pas de voler des banques pour se refaire un peu d’argent, elle s’attaquera en majorité aux riches et profiteurs de ce monde qui négligent la Terre et ses beautés. Ainsi, et ce malgré lui, Bruce Wayne et Wayne Enterprise seront souvent la cible de ses méfaits (Eternal Youth, Chemistry, par exemple).

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Même sans pouvoir, elle sait manier l’arbalète, son arme de prédilection dans ses premières apparitions. Mais ses talents et son intelligence lui permettront de développer d’autres facultés. Ainsi, elle deviendra naturellement insensible aux poisons, celui du Joker compris, comme dans l’épisode Harley & Ivy. Et les monstro-plantes humanoides seront plusieurs fois de la partie (House & Garden, Chemistry), quand ce ne sont pas des monstro-plantes tout court (Pretty Poison, Eternal Youth) ! Dans la seconde série, nous noterons cependant quelques changements autour du personnage, visiblement de plus en plus apte à contrôler les plantes par de simples gestes, sans parler de sa couleur de peau qui vire au vert pâle sans plus d’explications (si ce n’est de coller plus aux comics, comme pour le Penguin et Catwoman).

Visuellement, Ivy est sans aucun doute l’une des femmes les plus jolies de la série (bien qu’elles le soient toutes, comme le veut la coutume), mais ses allures de pin-up des années 50 à la Betty Paige (avec de faux airs de Jessica Rabbit) lui donne ses airs de femme fatale dévastatrice (air qu’elle perdra un peu dans la seconde série donc, mais j’imagine qu’une fois de plus, ici, c’est une question de goût). Chaque femme de la série présente un coté fort de la femme, de façon plus ou moins franche. L’arme de Poison Ivy, c’est la séduction, elle divise les hommes et les brise pour mieux régner. Dans sa première apparition, elle met la zizanie entre Bruce et Harvey, entre autres. Jouant de séduction et en se faisant passer pour une femme fragile et sincère (elle remet ça dans House & Garden et ça marche de nouveau !), elle parvient relativement à ses fins… Jusqu’à ce que l’intellect de Batman (ou sa persévérance et dextérité plutôt) lui fasse prendre le dessus. Toujours dans Pretty Poison, histoire de bien insister sur la symbolique, elle lâchera sur Batman cette plante géante évoquant le Vagina Dentata, un mythe qui se retrouve dans beaucoup de culture, et qui est sensé dire que le vagin des femmes ont des dents. Oui, Ivy est un peu castratrice, mais que voulez-vous c’est ce qui fait son charme !

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Doublage :

C’est Diane Pershing qui incarne la femme fatale dans la série, en VO. Elle multiplie les casquettes, elle est actrice, scénariste et écrivain. Elle incarnera Poison Ivy dans toutes ses itérations sur le petit écran (et quelques unes en jeux-vidéo). Elle est l’actuelle présidente de la Romance Writers of America.

En VF, les actrices se succèdent (hélas). Nous retrouvons encore Brigitte Berges et Véronique Augereau pour la première série. Pour la seconde, nous avons Sophie Lepense, comédienne française qui double plusieurs petits rôles dans les animés et les séries télévisées.

Liste des épisodes :

Pretty Poison, Eternal Youth, Almost Got ‘Im, Harley and Ivy, Trial, House & Garden, Holiday Knights, Joker’s Millions, Girls’ Night Out, Chemistry

Harvey Dent / Two-Face (Double-Face)

Description :

Harvey Dent est le procureur de Gotham City. Après un petit caméo dans le premier épisode de la série, où on le voit jouer avec sa pièce (On Leather Wings), le personnage revient dans l’épisode Pretty Poison. Ici, nous faisons réellement la connaissance d’Harvey Dent, le procureur occupé et stressé par son travail, ami de Bruce Wayne et charmeur de ces dames, même s’il semble étrangement avoir trouvé la bonne cette fois-ci, mais en un temps record. Ce qui élève la suspicion de son ami. Cet épisode révèle le côté humain du personnage. C’est seulement cinq épisodes plus tard qu’on retrouve le personnage dans le double épisode Two-Face. Harvey Dent s’exposera un peu plus, nous révélant son enfance et ses problèmes avérés de schizophrénie… et l’instant tragique se produit.

Il est assez remarquable de voir le soin qu’ils ont apporté pour installer ce personnage et sa genèse. Même si finalement, on le voit peu avant ça, cela suffit pour marquer les esprits (en tout cas, ça a marqué le mien). La folie d’Harvey Dent trouve une explication rationnelle, et c’est ce qui rend le personnage si fascinant. Et encore une fois, nous ressentons de l’empathie pour un ennemi de Batman, indéniablement. Sauf si vous êtes vous même un psychopathe, j’imagine… Il reste bien sûr l’histoire de la pièce qui est réellement introduite dans cette épisode. Il ne sort sa pièce que quand son autre personnalité prend le contrôle. Cette pièce, lui servira en tant que Two-Face, à prendre des décisions, en s’en remettant au hasard. Aspect classique du personnage repris des comics, évidemment.

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Le personnage mettra du temps à réapparaître dans un épisode qui le mette vraiment en valeur. Dans Almost Git ‘Im, il passera pour un vilain un peu bouffon, comme les autres. Dans Shadow of the Bat, en dehors de sa base (un immeuble avec deux cotés : un neuf, un autre délabré, à son image), et de la pièce qui revient souvent, sa double personnalité ne sera pas réellement évoquée. Mais arrivera ensuite l’épisode Second Chance. Épisode écrit par Paul Dini, qui mettra en perspective une nouvelle fois la double personnalité du personnage. Harvey (pas l’autre Harvey), sera capable de ressurgir par moment, comme quand il voit ou pense à Bruce, le qualifiant toujours comme son meilleur ami, et qu’il sera toujours là pour lui. Ce qui s’avère vrai. Dini ici, n’hésite pas à nous montrer la culpabilité de Batman par rapport à l’état de Dent, pour lequel il se sent atrocement responsable (ce qui n’est hélas, pas complètement faux non plus, même si c’était un geste pour lui sauver la vie). C’est aussi dans cet épisode que Batman se servira d’une pièce truquée pour tromper Two-Face. Une pièce qui ne tombera que sur la tranche, provoquant ainsi une confusion profonde chez le personnage.

Two-Face a l’honneur d’être présent dans l’épisode final (si l’on exclue Batman : The Mysterious Batwoman), intitulé Judgment Day. Et quel épisode ! Ici, nous découvrons le personnage du Juge, qui joue les vigilantes sur Gotham City, n’ayant pas peur de tuer ses adversaire (même si Batman arrivera à temps pour les sauver). De façon assez extraordinaire, la personnalité de Two-Face, impliquée dans cette histoire, va évoluer vers un nouveau stade, perdant définitivement le personnage dans la folie (nous ne le reverrons plus jamais dans le DCAU animé, si ce n’est en guise de caméo). Je vous laisserai découvrir l’épisode vous même pour voir ce qu’il lui arrive…

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Doublage :

L’interprète anglais du personnage est Richard Moll. C’est un acteur américain connu pour avoir joué dans le film La Famille Pierrafeu. À noter qu’il fait un effort certain pour donner une voix plus grave à Two-Face qu’à Dent.

En français, c’est Hervé Caradec qui interprète le personnage dans Two-Face et Second Chance, un acteur français de théâtre et de télévision, qui aura tenu quelques petits rôles dans la série et d’autre de l’univers DC (comme Super Friends). C’est Hervé Bellon qui le jouera le reste du temps. Daniel Lafourcade l’interprétera le temps d’une ligne dans son caméo du premier épisode.

Liste des épisodes :

Pretty Poison, Two-Face : Part 1, Two-Face : Part 2, The Strange Secret of Bruce Wayne, Almost Got ‘Im, Shadow of the Bat : Part 1, Shadow of the Bat : Part 2, Trial, Second Chance, Sins of the Father, Judgment Day

Rupert Thorne

Description :

Rupert Thorne représente le haut du panier de la pègre à Gotham City. Même si la série animée évite de trop mettre en évidence ses activités illégales, on peut y coller trafique d’armes et drogues, entre deux affaires de corruption. Thorne est un personnage récurrent dans la série animée, même s’il tient rarement le rôle titre. Il sert surtout à démontrer que Batman se bat sur tous les fronts (un peu comme le personnage de Roland Daggett).

Malgré son statut de faire valoir et de « créateur » de vilains (il est bien sûr la cause de l’apparition de Two-Face, ayant poussé Harvey Dent à bout en lui faisant du chantage), Rupert Thorne sera tout de même développé de manière régulière à travers certains épisodes. Froid et calculateur, il ne pense qu’à ses bénéfices et à contrôler la ville. Dans It’s Never Too Late, il se battra contre Arnorld Stromwell alors chef de la pègre à Gotham, Thorne étant considéré comme le petit nouveau.

Il déteste Batman, de manière assez générale, puisque ce dernier arrive à le stopper dans ses plans et prouver à la face du monde que Thorne est un pourri… Il jouera toujours de ses relations pour sortir de prison, et se cachera derrière les activités de son entreprise (Thorne Enterprise) même si son passé avec Harvey Dent reviendra souvent, là aussi, lui causer du tort (Shadow of the Bat, Second Chance).

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Toujours dans l’espoir de contrôler Gotham, il s’associera à plusieurs vilains, ainsi, il sera responsable de la venu de Bane, dans l’épisode du même nom, pour venir à bout de Batman. Et il n’hésitera pas à s’allier au Penguin, dans des affaires louches, comme dans le film Batman Mystery of the Batwoman. Il sera aussi souvent accompagné de sa charmante assistante Candice (Two-Face, Bane).

Dans l’épisode Paging the Crime Doctor, on apprend qu’il a un frère médecin, qui a été radié du métier (plus ou moins à cause de lui). Il avait un bon fond et était ami avec Leslie Thompkins et Thomas Wayne. Mais l’influence de son frère aura joué contre lui… Dans l’épisode en question, il montrera plus de conscience que son frère en se rattrapant sur la fin. Il aidera même Bruce en lui parlant de son père.

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Doublage :

En français, c’est encore un défilé… Jean-Pierre Moulin (qui double Nicholson, aussi dans Batman oui), Yves Barsacq (un habitué du second rôle du cinéma français, il a débuté avec Louis de Funès), Bernard Tixier et Michel Modo (un acteur français très connu, il a joué dans les Gendarmes de Louis de Funès).

En anglais, c’est plus simple, son comédien attitré est John Vernon. Aurjourd’hui décédé, il s’agissait d’un acteur et producteur canadien assez connu. Il a joué dans L’inspecteur Harry  ou encore  l’Étau  d’Alfred Hitchcock.

Liste des épisodes :

Two-Face: Part 1, Two-Face: Part 2, It’s Never Too Late, The Man Who Killed Batman, Paging the Crime Doctor, Shadow of the Bat: Part 1, Bane, Second Chance, Batman: Mystery of the Batwoman

Waylon Jones / Killer Croc

Description :

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Killer Croc n’est pas présenté comme un méchant très malin. Le seul problème qu’il posera à Batman, c’est au niveau de sa force. Croc est victime d’une malformation génétique (même si la série ne s’attarde pas la dessus). Il passera de lutteur professionnel à criminel, et échouera à Gotham City. C’est Bullock qui arrivera à le capturer la première fois. Mais il reviendra se venger dans l’épisode Vendetta. Il aura cette fois-ci affaire à Batman. Au delà de l’aspect brutasse du personnage, son rapport avec les égouts et son aspect de crocodile renvoient forcément aux légendes urbaines qui racontent que des crocodiles vivent dans les égouts des grandes villes (notamment New York). C’est aussi largement le cas dans les comics.

Ce personnage manque clairement de fond, et sera souvent là en guise de faire-valoir, ou pour la blague, comme dans Almost Got ‘Im. Dans l’épisode Bane, il servira à démontrer la puissance élevée du vilain du même nom. Pauvre Croc. Et quand ce dernier à la chance de briller, il gache tout, comme dans l’épisode Sideshow, il s’échappe et trouve refuge dans un vieux cirque avec des « monstres de foire » qui vivent reclus du monde. Ces dernier l’acceptent tel qu’il est, mais il finit par les voler… Quand Batman le capturera, il dira à l’enfant de la bande (un enfant-phoque, curieux mélange), que finalement, il a été lui-même avec eux… Un voleur. Il y a aussi l’épisode Love is a Croc, où Killer Croc connaitra une romance plutôt bizarre avec la femme enfant Baby-Doll. Croc finira de toute façon par détruire cette relation à cause de sa bêtise et son égoïsme. Et un peu à cause de Batman, accessoirement…

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Doublage :

En français, c’est une fois de plus l’instabilité avec des personnes comme Jean-Claude Sachot (qui double Gordon), Christian Peythieu (acteur et frère de Philippe Peytieu, et ouais), Michel Modo (un des doubleurs de Thorne). Et c’est Bruno Dubernat pour la seconde série (comédien de doublage français, connu pour son interprétation du tueur Jigsaw dans… Saw).

En anglais, nous avons Aron Kincaid pour l’interpète de Croc dans la première série. Il intervient souvent dans les série animées et a joué des personnages dans les séries Duck Tales ou Les Schtroumpfs. Pour la seconde série, il s’agit de Brooks Gardner qui a incarné de nombreux rôles à la télévision, dans des séries comme Dallas ou MacGyver.

Liste des épisodes :

Vendetta, Almost Got ‘Im, Sideshow, Trial, Bane, Love is a Croc, Judgment Day

Jonathan Crane / Scrarecrow (L’Epouvantail)

Description :

Scarecrow est à mon sens, le premier vilain de la série à être vraiment mauvais sur le fond comme dans la forme (Croc étant à mon sens plus bête que méchant). Même si l’on peut toujours avoir une forme d’empathie, mais c’est plus difficile… Il est présenté dans l’épisode Nothing to Fear, le troisième épisode de la série. Nous verrons quelques flashback de lui dans son enfance, et il n’a pas une enfance spécialement malheureuse, au contraire, c’est même plutôt lui le bourreau, toujours à chercher à martyriser les autres pour leur faire peur. D’une grande intelligence, il finit par faire des études en psychologie, en se spécialisant sur les phobies et la peur en général. Lors de ses recherches, il continuera dans l’idée de persécuter les gens en traumatisant des sujets humains, ce que l’université n’acceptera pas. Il sera renvoyé et son seul motif (dans ce premier épisode du moins) est la vengeance.

Sa relation avec Batman n’atteint pas réellement ce rapport de volonté d’avoir peur comme c’est le cas dans les comics. Scarecrow restera ce personnage froid et méchant qui cherche juste à conduire de nouvelles expériences sur les gens. Il trouve cependant le Chevalier Noir fascinant pour la peur qu’il peut donner aux autres.

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Le personnage changera régulièrement d’apparence au cours de la série. Tout d’abord plutôt lisse, son premier costume (voir ci-dessus) ne sera pas spécialement effrayant. Il ressemble à une poupée d’entrainement auquel on aurait creusé des yeux et une bouche, mais sans plus de chichis. Son second costume propose une visage plus atroce, avec des dents grotesque et horrible et des yeux malsains. Pour les enfants, je pense que le résultat est concluant, le personnage se veut plus effrayant. Il gagnera aussi plus tard une touffe de cheveux, style paille, plus épaisse. Enfin, dans la seconde série, il sera exposé une fois de plus à un changement de design, prenant une allure plus filiforme (comme la majorité des personnages), bien que cela rajoute à son aspect effrayant et sombre, prenant aussi plus la forme d’un véritable épouvantail. Il a aussi une corde noué autour du cou dans cette version. La seule caractéristique commune aux trois versions reste le chapeau, bien représentatif d’un épouvantail.

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Doublage :

À l’inverse de d’habitude, nous avons ici un seul acteur français pour deux acteurs anglais. Pour la VF, nous avons Vincent Violette, connu pour son interprétation de Mickey Mouse… Haha ! Il double sinon les acteurs Gary Oldman (dans les films de Nolan), et John Turturro. Sa voix fait partie de celles qui m’ont beaucoup marqué dans la série, dans ma tête, le personnage parle comme Vincent Violette, très bon dans ce rôle.

Pour la VO, le premier acteur (première série) est Henry Pollic II, un acteur américain. Et ensuite (seconde série) par Jeffrey Combs, un acteur américain qui joue dans plusieurs séries TV, il a notamment plusieurs rôles dans les séries Star Trek modernes, et a obtenu un rôle récurrent dans les 4400.

Liste des épisodes :

Nothing to Fear, Fear of Victory, Dreams in Darkness, Trial, Never Fear, Over the Edge

Jervis Tetch / Mad Hatter (le Chapelier Fou)

Description :

Le Chapelier Fou aura lui aussi droit à de très belles origines (comme Two Face ou Poison Ivy avant lui) dans cette série animée. Un personnage qui fera lui aussi appel à l’empathie du spectateur, à n’en pas douter. C’est un scientifique travaillant pour une division de Wayne Enterprises. Ses spécialités sont le comportement et l’étude du cerveau. Il est très doué et arrive rapidement à créer un prototype capable de contrôler le cerveau des rats, puis des humains. Seulement, sa névrose ne vient pas de là. Cela ne sera pas dit de manière franche, mais sera montré sous plusieurs formes. Jervis Tetch est fasciné par l’univers de Lewis Carol. Est-ce la raison qui le pousse à tomber amoureux de son assistante, Alice (qui pourrait être la même que celle de Walt Disney, en version adulte) ? La réponse n’est pas donnée. Bien qu’elle s’avère de plus en plus évidente. Nous verrons en guise de clin d’œil, un poster d’Alice au Pays des Merveilles dans son laboratoire. Et plus tard, il emmènera la belle Alice à Amusement Miles, dans la partie consacrée à cet univers, en guise de premier rendez-vous romantique. Parc qu’il fait ouvrir pour lui seul et la belle. Sa folie se dégradera quand Alice lui avouera ses sentiment pour un autre homme (avec qui sa relation était plutôt confuse et conflictuelle, donnant de faux espoirs à Jervis). Jaloux et possessif, couplé avec un manque de confiance en lui évident à cause de son physique disgracieux, Tetch ne supportera pas ce rejet et sombrera dans la folie.

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Le contrôle mental reste son arme favorite. Mais il est dommage de constater que progressivement, le Mad Hatter fera de moins en moins de référence à l’univers de Lewis Carol. Se contentant d’être, un peu à la manière de Scarecrow, un scientifique fou tentant des expérience diverses et variées (et parfois pour se faire un peu d’argent en passant, comme dans The Worry Men). Il officiera cependant dans l’un de mes épisodes favoris, à savoir Perchance to Dream, où il plongera Batman dans un rêve surréaliste dans lequel il s’imaginera que ses parents n’ont jamais été tués. Un rêve paradisiaque où le bonheur frappe à sa porte et dans lequel il va se marier à Selina Kyle (qui ne joue pas les Catwoman) comme je l’ai déjà évoqué plus haut.

Physiquement, le personnage est petit, avec les dents du haut en avant. Il a les cheveux blonds (et blanc (?) dans la seconde série) et ressemble assez à ses représentations dans les comics. Son costume du Chapelier Fou reste dans des tons verts et bleus, et il a toujours cette fameuse carte sur le chapeau. On reste assez classique mais efficace là aussi.

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Doublage :

La voix VO est interprétée par le britannique Randy McDowall, prêtant quelques accents de folie au personnage. Il est acteur, producteur et réalisateur. Il est connu pour avoir interprété Cornelius et Caesar dans les films de la franchise Planète des Singes.

En français, c’est l’orgie, une fois de plus, avec Jean Pierre Denys, Achille Orsoni, Mario Santini, Jean Pierre Leroux et Vincent Violette

Liste des épisodes :

Mad as a Hatter, Perchance to Dream, The Worry Men, Trial, Animal Act

Matt Hagen / Clayface (Gueule d’Argile)

Description :

Une fois n’est pas coutume, ce personnage va essayer de nous faire pleurer par ses origines ! La faculté de cet animé à proposer des méchants charismatiques avec des héros aux origines si variées (et qui n’ont pas forcément eu une enfance malheureuse…) est assez impressionnante. Subtil mélange entre plusieurs versions de Clayface (qui sont bien bien nombreuses dans le comics), le nom retenu pour celle-ci est Matt Hagen, avec le passé (plus ou moins, disons qu’ils sont tout les deux acteurs) de Basil Karlo. Mais Matt Hagen, c’est certainement plus classe comme nom…

Acteur à succès encore dans la course (dans des films ressemblant à de nombreux clins d’oeil aux anciens films de la Warner en passant), il sera défiguré dans un accident. Suite à cette tragédie, il sera contacté par Roland Daggett qui chercher à revendre un produit miraculeux capable de remodeler le visage. Il se servira d’Hagen comme cobaye et d’homme à tout faire, le faisant chanter pour lui donner plus de crème. Cette crème comporte quelques effets secondaires, comme un contrôle de la colère qui part un peu en vrille. Daggett perdant petit à petit le contrôle d’Haggen, il tentera de le faire tuer… Ses hommes de mains un peu débile essayeront de le noyer dans la fameuse crème qui lui permet de remodeler son visage de manière temporaire… Et cela donnera Clayface.

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Le personnage est trop fier et trop colérique. Ce qui causera bien souvent sa perte. Le double-épisode Feat of Clay mettant en scène le personnage pour la première fois montrera tous les aspect du personnage. Et il nous montrera aussi que Batman essaye en vérité de l’aider. Chose qu’il lui répétera dans l’épisode assez tragique lui aussi, Mudslide. Pourtant, Hagen arrive à s’entourer et se faire des amis. Dans Feat of Clay, c’est son assistant qui essayera de l’aider et de le résonner. Dans Mudslide, une femme fan de ses films le cachera et tentera de l’aider à se reconstruire. Mais il finit toujours par perdre espoir et se renfermer sur lui-même. D’une façon un peu plus morbide, comme pour exprimer toute cette tristesse qu’il ne peut contenir, dans l’épisode Growing Pains, il créera une autre personne à partir de son corps… C’est d’ailleurs un épisode assez bon que je vous invite à découvrir.

Clayface garde globalement le même design tout au long de la série. C’est un gros monstre de boue quoi… Il sera juste un peu plus anguleux dans la seconde série. Il n’apparaît que peu de fois, mais il est souvent au centre d’épisodes, qui sont globalement tous de bonne qualité.

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Doublage :

C’est l’acteur très très connu qu’est Ron Perlman qui incarnera Matt Hagen en VO. Dois-je vraiment vous le présenter ? Perlman c’est La Guerre du Feu, Alien : La Résurrection, La Cité des Enfants Perdus et Hellboy, entre autres centaines de rôles…

En VF, ça se bouscule encore (décidément, ça commence à me faire douter de la qualité de cette dernière en fait), avec François Leccia (c’est quand même Albator), Olivier Proust (le Fantôme Masqué, oui, du film Batman) et de nouveau Jan-Claude Sachot.

Liste des épisodes :

Feat of Clay : Part 1, Feat of Clay : Part 2, Mudslide, Holiday Knights, Growing Pains

Roland Daggett

Description :

Comme Rupert Thorne, Daggett est un simple humain corrompu qui vise le profit au dépend des gens. Comme Rupper Thorne, il aura créé son propre vilain et sera introduit dans un double épisode (Feat of Clay) ; donnant une dimension plus large à la série animée. Le personnage est aussi à la tête de sa propre entreprise : Daggett Industries ; largement concurrencée par Wayne Enterprise, ce qui le conduit à trouver des magouilles pour améliorer et vendre ses produits. Par contre, au contraire de Thorne, il s’agit ici d’un personnage inédit et propre au DCAU (que par ailleurs, nous ne reverrons jamais dans les comics, on notera cependant la présence d’un certain John Daggett dans The Dark Knght Rises  de Nolan, aussi propriétaire de Daggett Industries, ce qui apparaît facilement comme une autre version du personnage, d’autant plus marquant que c’est lui-même qui fera venir Bane à Gotham comme un certain Thorne dans Batman TAS…).

Entre autres méfaits donc, il sera responsable de la création de Clayface à cause d’une crème non testée qui permet de remodeler les visages dans Feat of Clay. Dans Appointment in Crime Alley, Daggett aura pour ambition de raser Crime Alley pour y construire des complexe commerciaux. Quoi de mieux que de faire exploser tout le quartier en accusant ses habitants pour parvenir à ses fins ? Malheureusement, s’attaquer à Crime Alley le jour de l’anniversaire de la mort des parents de Bruce est une mauvaise idée… Son entreprise créera aussi une toxine qui rend les animaux fous de rage sur une courte période, pour passer des tests médicaux, il capturera des animaux dans la rue (dont Isis, la chatte de Catwoman… pas de bol).

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Si son ombre plane sur Gotham à la manière de celle de Thorne, ses techniques sont plus direcest et l’exposeront plus facilement, faisant de lui à mon sens, un méchant véreux un peu moins intéressant et convaincant. Il n’apparaîtra pas dans la seconde série (ni même plus jamais dans le DC Verse), ce qui tend à confirmer que les auteurs avaient fait le tour du personnage, la où un Thorne peut avoir plus de charisme et de poids sur le reste de l’univers.

Doublage :

Ce véreux de Daggett est joué par Edward Asner en VO. Un acteur et producteur américain. Il a fait tout plein de films, récemment il a joué Carl Fredricksen dans le long métrage d’animation Là-Haut.

En français, nous avons droit à Claude Joseph qui sera remplacé plus tard par la voix du Joker, Pierre Hatet.

Liste des épisodes :

Feat of Clay : Part 1, Feat of Clay : Part 2, Appointment in Crime Alley, Cat Scratch Fever, Batgirl Returns

Edward Nigma / The Riddler (L’Homme Mystère)

Description :

De l’aveu des auteurs eux-même, le Riddler sera peu utilisé du fait de la complexité que représente son écriture, puisqu’elle doit être accompagnée de nombreuses énigmes tordues. Mais force est de constater que lors des épisodes concernant le personnage, ils ont su s’en tirer avec brio. Réinventant le personnage pour l’animé, l’éloignant du Joker et proposant un personnage plus complet, avec une histoire intéressante et qui elle aussi, tentera de faire jouer notre empathie. Même si le caractère prétentieux du personnage n’aidera pas.

C’est un employé d’une boite qui fabrique des jeux-vidéo. Edward Nigma est le responsable des meilleurs concepts de la boite (un genre de Game Designer ?). Ce qui n’empêchera pas le patron, après le gros succès de son jeu du Minotaure (un labyrinthe remplis de puzzles et d’énigmes à résoudre, comme quoi le Professeur Layton n’a rien inventé), de virer proprement et simplement Nygma sans lui accorder le moindre droit d’auteur et en engrangeant tous les profits. Serait-ce là une forme de dénonciation de la gestion des droits d’auteurs aux Etats-Unis ? Suite à cet évènement, et ce quelques année plus tard, Nygma fera son grand retour en tant que Riddler, motivé par la vengeance et le fun. Il kidnappera son patron et laissera une chance à ses adversaire (en l’occurrence Batman et Robin, dont il ne soupçonnait pas l’intellect) de le sauver en se pliant à une simulation réelle du jeu du Minotaure.

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D’une grande intelligence, le personnage animera ses énigmes avec de la haute technologie (encore un vilain scientifique, je vous laisse les compter). Ainsi, dans What is Reality?, c’est carrément un jeu vidéo de réalité virtuelle qu’il construira, piégeant ainsi le Commissaire Gordon à l’intérieur. Voilà qui n’a pas dû aider à populariser les jeux-vidéo dans l’esprit de nos parents… Blague à part, l’idée et le concept de réalité virtuelle n’est pas tout jeune comme le démontre cet épisode, très en phase avec son temps. On s’y voyait déjà à cette époque, avec des trucs horrible comme le Virtual Boy de Nintendo qui a vu le jour en 1995, et qui a fait un four et n’avait, en dehors de son apparence extérieur, rien à voir avec un environnement de réalité virtuelle. Désolé pour ce petit aparté…

Le Riddler sera toujours relativement frustré de se faire battre à ses propres jeux (au sens propre) par Batman (et Robin, j’insiste). Cela tournera à l’obsession, jouant sur sa folie, comme dans l’épisode Riddler’s Reform, où, comme de nombreux vilains à un moment de leur vie dans la série, essaiera de nous faire croire qu’il a jeté l’éponge sur sa vie de criminelle…

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Son apparence est somme toute très classique et reconnaissable entre toutes. Son costume vert, sa cravate et sa canne au pommeau point d’interrogation sont assez éloquents sur le sujet. Il ne changera pas dans la brève apparition qu’il fera dans la seconde série, dans l’épisode Judgment Day, même si lui aussi verra quelques peu ses traits simplifiés. À noter qu’il apparaîtra sous ces traits aussi dans un épisode de Superman TAS !

Doublage :

Le personnage est interprété en anglais par John Glover. Oui, le même acteur qui joue le papa de Lex Luthor dans la série Smallville.

En français, nous avons Jean-Philippe Puymartin (qui joue Timon dans le Roi-Lion) et, de nouveau, Vincent Violette, ce qui est assez perturbant quand on a l’habitude d’entendre Scarecrow avec cette même voix !

Liste des épisodes :

« If You’re So Smart, Why Aren’t You Rich? », What is Reality?, Trial, Riddler’s Reform, Judgment Day

Ra’s al Ghul

Description :

Personnage iconique s’il en est, Ra’s Al Ghul fera planer son ombre sur la série en imposant d’abord sa fille, Talia, et se contentant d’un caméo en fin d’épisode (Off Balance), que je laisse quand même apparaître dans la liste des épisodes puisqu’il s’agit de l’introduction du personnage dans la série. Il se veut tout de suite très imposant, très classe, très sombre et avec des idées écologiques grandiloquentes, qui passent par la destruction du monde avant de remettre tout à plat (j’en connais qui approuveraient).

Cette homme du passé est très présomptueux, très macho dans son comportement, et pour autant, un ennemi à la hauteur du chevalier noir. Les deux adversaire s’estiment et se donnent un bon répondant. À vrai dire, Ra’s Al Ghul est la copie conforme du personnage qu’il est dans les comics. Et pour cause, sa véritable entrée en scène est dans l’épisode The Demon’s Quest, écrit en partie par le créateur du personnage, à savoir Dennis O’Neil. Donc on ne plaisante plus avec ça. De même que le titre renvoie directement aux titres de ses oeuvres sur le personnage dans les comics.

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Comme je commençais à l’évoquer, il cherche à régner par lui même sur un nouveau monde propre et sans guerre qu’il aura bâti sur les cendres du précédent. Son immortalité le rend trop sûr de lui, fier et il a aussi quelques concepts et idées d’un autre âge. Très macho, il traite les femmes avec dédain (un peu comme sa fille Talia qu’il aime malgré tout et qui le lui rend bien). Il est suivi partout par son serviteur Ubu, qui est une sorte d’esclave dévoué, qui n’hésitera pas à s’interposer entre son maitre et Batman. En dehors d’un combat à l’épée d’une grande classe (faisant là aussi écho aux comics).

Un personnage imposant aux yeux des enfants aussi et surtout parce qu’il a ce pouvoir fascinant de ressusciter. La fin de The Demon’s Quest était réellement puissante à mon premier visionnage, quand j’étais tout minot. Au delà de ça, ce respect profond qu’il a pour le Detective, comme il aime à l’appeler, nous donne envie de l’apprécier à son tour. Et même si l’âge le rend gaga (et le puits de Lazarre, oui), on se surprendra à « aimer » ses enfants, à sa manière spéciale, dirons-nous, comme le montre l’excellent épisode Showdown.

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Si le personnage n’apparait pas dans la seconde série, son aura planera sur le DC Verse jusque dans Batman Beyond, où il fera un retour remarqué aux cotés de Talia. En notant une petite escale dans Superman TAS.

Doublage :

Pour ce personnage, c’est un peu n’importe quoi en VF, cinq interprètes différents… Avec du Pierre Baton, Miche Modo (encore…), Gilbert Levy, Philippe Peythieu (qui sert éventuellement de bouche-trou de temps à autres) et Michel Derain.

En anglais, un peu de stabilité bienvenue pour un personnage très charismatique, avec David Warner. Un acteur et réalisateur britannique à la très très grande carrière. On le peut le retrouver dans le premier Tron (il joue le méchant) et dans Titanic de James Cameron. Entres autres films…

Liste des épisodes :

Off Balance (caméo), The Demon’s Quest : Part 1, The Demon’s Quest : Part 2, Avatar, Showdown

Arnold Wesker / The Ventriloquist (le Ventriloque)

Description :

Le personnage du Ventriloque et de sa marionnette Scarface arrive très très tard dans la série (à l’épisode #64), mais cela ne veut pas dire que le personnage sera moins important que certains sur la durée. Il aura d’ailleurs droit à quelques épisodes bien classe, à commencer par ce premier épisode intitulé Read My Lips. Toute la personnalité de Wesker ainsi que sa folie y sont exposés. Dans les comics à l’époque, comme l’explique Bruce Timm dans les commentaires de l’épisode, Wesker était considéré comme un ventriloque un peu mauvais, incapable par exemple de prononcer les « b » ou ce genre de choses. Les auteurs de la série ont décidé d’élever Wesker au rang de ventriloque de classe internationale dans la série, permettant le personnage de faire croire (et de se faire croire lui même !!) que Scarface est vraiment une entité à part capable de parler depuis une autre pièce. Ce qui sera suffisamment impressionnant pour les deux hommes de main de Wesker/Scarface, Rhino et Mugsy (ouais, ça c’est bien des noms d’homme de main !), et accessoirement le spectateur, qui pourrait croire l’espace d’un instant (surtout si c’est un enfant crédule comme j’étais), que Scarface est bien vivant quelques part. Les auteurs là aussi, s’amuseront beaucoup avec ça. Comme quand, par exemple, Batman s’approche de la marionnette alitée et qu’il l’effleure du doigt, celle-ci ouvre les yeux faisant sursauter le héros (et éventuellement nous par la même occasion). Cette épisode renvoie de manière générale à la peur des poupées, ou pediophobie, comme l’ont fait certains films d’horreur comme la série, quelque peu délirante et « nanardesque », des Chucky).

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Wesker est proprement dérangé. Sa schizophrénie étant encore plus folle que celle de Two-Face, si je puis dire ainsi. Il arrive à donner une personnalité à Scarface assez incroyable (et quelque peu amusante, malgré lui, ressemblant à s’y méprendre à une version guignolesque d’Al Capone, ce qui vous en conviendrez, colle parfaitement bien à l’ambiance générale de la série). Violent, sans foi ni loi, Scarface est prêt à tout pour se faire entendre et respecter, jusqu’à piétiner sa marionnette, comme il l’appelle, qui n’est autre que Wesker. Oui, les auteurs s’amusent grandement avec la dualité du personnage, démontrant que dans l’esprit tordu de Wesker, c’est bien Scarface qui tire les ficelles.

La marionnette aura beau être brûlée, détruite ou remplacée, Wesker trouvera toujours le moyen d’en fabriquer une autre… Si dans les comics, il est plus de nature à détester Scarface, ici, Wesker aime son « boss » malgré le traitement qu’il lui inflige. Ainsi, quand il sera détruit à la fin de l’épisode Read My Lips, il pleurera sur son « cadavre ». Scène étrange s’il en est… Cet « amour » sera largement remis en question dans l’épisode Double Talk.

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Doublage :

En anglais, Wesker ainsi que sa poupée Scarface, sont joués par un seul et même homme (qui a, pour le coup, un certain talent), qui est George Dzunda, un acteur né en Bavière.

En français, Wesker et Scarface sont là aussi, semble-t-il, interprétés par les mêmes personnes en même temps, même si plusieurs acteurs sont passés sur le personnage, avec Mario Santini, Jean-Claude Sachot (qui a du joué au moins une fois chaque personnage masculin de la série…) et Daniel Lafourcade.

Liste des épisodes :

Read My Lips, Trial, Catwalk, Lock-Up, Double Talk

Victor Fries / Mr. Freeze

Description :

Comment ne pas placer ce personnage dans les vilains récurrents ? Bien évidemment, il n’a fait que trois apparitions dans la série elle-même, mais il a aussi eu droit à son propre film. Paul Dini et Bruce Timm pour leur première véritable collaboration sur la série, ont décidé de s’attaquer à un personnage très peu populaire dans les comics, et pour cause, puisqu’il était assez creux et ne représentait que guère d’intérêt par rapport à d’autres vilains bien plus imposants. Une réinvention tellement forte et parfaite qu’elle a imposé un gros retcon au sein même des comics sur le personnage.

Mr Freeze est tout d’abord Victor Fries, un scientifique de renom de la Goth Corp, pour qui il fait des recherches sur la cryogénisation. En vérité, il n’effectue ses recherches que dans le seul but de sauver sa femme, Nora Fries, atteinte d’une maladie incurable. Il la plonge dans une cuve cryogénique en attendant de lui trouver un remède. Son patron de Goth Corp juge qu’il perd son temps et son argent avec les recherche de Fries et décide de stopper son projet, débranchant la cuve de Nora. Fries. Fou de rage et de désespoir, ce dernier saisit une arme d’un des gardes et essaye de convaincre son patron de ne pas l’abandonner. Le patron donne un coup de pied à Fries qui vole dans un amas de produits chimiques, résultant à sa transformation, incapable de vivre sans être en exposition à une température en dessous de zéro. Il orchestrera sa vengeance, croyant sa femme morte. C’est de là que tient tout le ressort dramatique du personnage, qui ne souhaitait qu’une chose, sauver la femme de sa vie. Cela tourne évidemment à l’obsession, mais l’empathie est une fois de plus au rendez-vous pour le spectateur et pour Batman.

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La suite, dans Deep Freeze, servira à préparer le film SubZero. Puisque Freeze découvrira que sa femme est toujours en vie, mais toujours plongée dans une cuve. Un épisode assez sympathique là aussi, même s’il reste moins poétique que le précédent. En tout cas, cela permet de faire évoluer le personnage. Je vous passe les détails du film, dont vous pouvez trouver la review ici. Mais suite à ces évènement, le corps de Freeze connaitra des dommages irréversibles et conduiront le personnage à obtenir un corps robotique (son changement de design entre les deux séries trouve ici une explication, pour une fois).

Doublage :

En anglais, c’est Michel Ansara qui joue le personnage avec froideur. Un acteur américain d’origine syrienne qui aura tourné avec de grandes personnes comme John Wayne ou Anthony Queen. En français, on retrouve notre cher Jean-Claude Sachot, mais aussi Patrick Osmond et Bertrand Arnaud.

Liste des épisodes :

Heart of Ice, Deep Freeze, Cold Confort, Batman & Mr. Freeze : SubZero


Les autres vilains

Kirk Langstrom / Man-Bat

Description :

Dans On Leather Wings, Kirk Langstrom est un laborantin travaillant avec le Docteur Marsh au zoo de Gotham. Ils font des recherches visant à améliorer l’homme via l’ADN d’animaux. Ensemble, ils créeront le Bat-serum. Afin de le tester, Langstrom se l’injectera lui-même et se transformera en Man-Bat, perdant peu à peu son humanité et devenant un monstre mi humain, mi chauve-souris. Il parviendra à s’en sortir mais plus tard, dans Terror in the Sky, sa femme, Francine, sera accidentellement infectée (à cause de son père, le Doctor Marsh, qui poursuivra des expériences en secret).

Le personnage de Man-Bat sera introduit dans le premier épisode produit de la série (le second à être diffusé) et n’apparaîtra qu’à trois reprises dans la série (et seulement deux fois dans les comic-books tirés de la série). Il servira avant tout de faire-valoir au héros, afin de démontrer la peur que peut provoquer une « vraie » chauve-souris géante. Et mettre en évidence la crainte que la « ville » a pour Batman, avec la police qui reste à ses trousses au début de la série (notamment Bullock). Au delà de ça, le sérum créé par Langstrom et Emile Dorian (un ancien collègue de Langstrom et du Dr. Marsh comme expliqué dans l’épisode Tyger, Tyger), sera important pour la suite de l’univers et aura des implications sur le long terme pour les habitants de Gotham City, qui pourront, à loisir, devenir en partie des animaux. Il faut se reporter à la série Batman Beyond pour mieux comprendre ce que j’évoque.

Doublage :

En VF, il est doublé par Philippe Peytieux qui aura incarné décidément plusieurs rôles dans cette série.

EN VO, le personnage est incarné par Marc Singer, un acteur américain connu pour son rôle de Mike Donovan dans la série TV,”V”. Fait amusant, c’est aussi le cousin de Bryan Singer le réalisateur (vous avez vu, on rigole bien hein !).

Liste des épisodes :

On Leather Wings, « Tyger, Tyger », Terror in the Sky

Red Claw (Griffe Rouge)

Description :

Griffe Rouge est une terroriste notoire qui choisira Gotham City pour cible. Femme fatale et musclée, qui n’a peur de rien ni de personne. Elle choisira juste la mauvaise ville pour son plan. Elle commande l’entrepise Multigon, mais celle-ci cache du trafic d’armes militaires ou biologiques. Elle fera détourner un train qui contient un virus mortel et fera du chantage à la ville de Gotham, si elle reçoit un million de dollars, elle ne détruira pas la ville. Sympa…

Pas très développé, le personnage n’est en soi pas très intéressant. Elle fait juste un adversaire sympathique pour Catwoman. Elle réapparaitra plus tard dans la série, étrangement, dans un épisode au titre copiant un peu celui de l’épisode de sa première apparition. Elle était The Claw et elle deviendra ici The Lion, dans The Lion and The Unicorn.

Doublage :

En anglais, le personnage est interprété par Kate Mulgrew. C’est un actrice américaine qui a joué dans de nombreux films et séries (on peut citer Star Strek Voyager ou Balance Maman hors du Train).

Liste des épisodes :

The Cat & the Claw : Part 1, The Cat & the Claw : Part 2, The Lion and the Unicorn

H.A.R.D.A.C.

Description :

H.A.R.D.A.C. (Holographic Analytical Reciprocating DigitAlComputer) n’est pas un personnage à proprement parler. Il a pourtant sa place ici. C’est un ordinateur surpuissant créé par le professeur Karl Rossum (encore un scientifique, mais celui-ci n’est pas fou, ouf !), dans le seul but de démontrer les possibilités incroyable de l’intelligence artificielle. À l’image de Skynet, ou plus naturellement de Brother Eye (auquel on ne peut s’empêcher d’y voir un lien), l’ordinateur deviendra complètement fou en écoutant les histoire du professeur Rossum qui a perdu sa femme et ses filles dans un accident tragique. Pour que l’humanité n’ait plus à subir de peine de ce genre, H.A.R.D.A.C. décide de remplacer tous les humains par des robots à leur image… Super plan ! En tout cas, les thèmes à la Terminator sont revisités de manière assez pertinente grâce à ce « personnage ».

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Dans le double épisode Heart of Steel, il fabrique de nombreux robots à l’effigie de personnages de l’épisode. Le premier étant Randa Duane, la jolie assistante du professeur Rossum, ressemblant à s’y méprendre à Marilyn Monroe (toujours pour aller de pair avec les années 50 sans doute). On ne nous dit pas ce qu’il est advenu de la vraie Randa, supposant une mort certaine pour elle… On y voit des clones de Karl Rossum lui-même, James Gordon (capturé et entraînant la curiosité de sa fille par l’occasion) ou encore Bullock.

Dans l’épisode (excellent) His Silicon Soul, le super ordinateur est censé être détruit. Mais un de ses robot-clones réapparaitra, un qu’il n’avait pas eu le temps de sortir au grand jour, celui de Batman. L’intelligence de ce robot étant trop calquée sur celui qu’il copie, les plans de H.A.R.D.A.C. (toujours présent en mémoire du robot grâce à une pièce de l’ancien ordinateur) échoueront.

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Pour la forme, le professeur Rossum, refait une brève apparition dans l’épisode Deep Freeze, il vit entouré de robot ménagers à l’intelligence artificielle limitée. Nous pouvons y voir un robot à l’effigie de Bat-Mite qui déclarera à Batman et Robin qu’il est leur plus grand fan, avant de finir totalement déglingué et en miettes.

Doublage :

L’ordinateur n’est pas une voix digitalisée, il s’agit de Jeff Bennett, un acteur américain spécialisé dans le doublage. Il aura eu de nombreux rôles dans les Disney et des séries comme les Animanaics ou Les Razmoket.

Liste des épisodes :

Heart of Steel : Part 1, Heart of Steel : Part 2, His Silicon Soul

Bane

Description :

Etant donné la date de création du personnage dans les comics (1993), il s’en est fallu de peu pour qu’il n’apparaisse pas dans la première série. Et pourtant, une version un peu « édulcorée » du personnage a vu le jour dans l’épisode du même nom. Engagé par Thorne pour tuer le Batman, il se fera un plaisir d’étudier la chauve-souris avant de l’affronter, s’avérant forcément plus malin qu’il en a l’air.

Comme dans les comics, c’est aussi un évadé de sa prison cubaine (même si l’histoire ne nous dit pas s’il est né au sein même de cette prison). Il possède un fort accent espagnol. Et si la substance qu’il utilise n’est pas non plus nommée ni catégorisée comme une drogue, il a toujours ces tuyaux branchés dans la tête qui lui donnent une super force (et lui gonfle ses muscles). À noter qu’il y a plusieurs clin d’oeil à Knightfall dans l’épisode Bane, notamment certaines déclaration du vilain comme quoi il veut « briser la chauve-souris », il prendra aussi la fameuse pose que nous connaissons tous, en tenant Batman à bout de bras… L’issue sera juste différente (bien qu’assez glauque pour le vilain d’ailleurs).

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On le reverra dans un autre épisode de la série en tant qu’une « hallucination », et dans le film Batman : Mystery of the Batwoman. Le personnage est arrivé un peu tard pour être réellement imposé dans la série (et n’était certainement pas au goût des producteurs, l’idée de briser la chauve-souris étant le faire-valoir du personnage, j’imagine qu’ils n’avaient pas envie d’infliger ça à leur héros, bien que je spécule à fond là dessus, mais ça me fait plaisir).

Doublage :

Le gros bourrin de service est joué, en VF, par l’éternel Jean-Claude Sachot (ça y est, c’est officiel, c’est l’acteur qui joue le plus de rôle dans la série).

En anglais, il s’agit d’Henry Silva. Un acteur, producteur et réalisateur qui a tourné dans plus de 90 films, et qui prend l’accent hispanique s’il vous plait !

Liste des épisodes :

Bane, Over the Edge, Batman : Mystery of the Batwoman

Temple Fugate / The Clock King

Description :

Temple Fugate est un travailleur acharné et réglé comme une pendule sur ses horaires. Ce qui équivaut à un stress certain quand les trains et autres trafics le mettent en retard. Dans ce même train, qu’il prend tous les jours à la même heure, il rencontre une nouvelle fois le maire Hamilton Hill. Ce dernier, jugeant le personnage trop stressé, lui propose de faire sa pause un quart d’heure plus tôt que l’horaire habituel et d’aller se détendre un peu dans le parc avant de passer au tribunal qui doit le juger sur un dossier assez sensible. Hélas, il suivra ce conseil et il n’arrivera au pauvre Fugate que des malheurs pendant sa pause. Il arrivera en retard à son rendez-vous, et cela entrainera la faillite de son entreprise (oui le raccourci est un peu gros !). Des années plus tard, il viendra se venger du maire, lui apprenant le bon sens des horaires et du timing en le fixant sur la petite aiguille d’une horloge géante, attendant gentiment de se faire écraser par la grande… Quelle susceptibilité !

L’empathie joue aussi pour ce personnage, même si nous jugeons tous qu’il est quelque peu maniéré avec ses principes sur les horaires ! Il s’agit là d’une version originale du personnage du Clock King, sensiblement différente des comics et ne portant pas de costumes proprement ridicules. Il est d’ailleurs vêtu proprement et avec classe, chapeau melon et noeud papillon, et ne s’autorise qu’une petite fantaisie, ses verres de lunettes, qui affichent chacun un cadrant d’horloge. Il a un parlé là aussi, assez soutenu et se montre étonnement agile pour un homme qui parait avoir un âge plutôt avancé, faisant de lui un adversaire étonnement coriace pour Batman.

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Il réappaitra une fois dans la série, toujours pour accomplir sa vengeance sur Hill. Dans Time Out of Joint, il ira même jusqu’à voler une machine qui contrôle plus ou moins le temps, donnant du poids à son alias du Clock King. Il fera même une apparition dans la série animée Justice League, en tant que membre de la Task Force X… Ca en dit long sur ses capacités !

À titre d’information complémentaire, même si la canonicité de cet évènement est remise en doute, il sera raconté dans les comics de la série, qu’il truquera les élections au titre de maire de Gotham City pour faire perdre Hill et faire gagner le Penguin à la place… C’est moche…

Doublage :

En anglais, il est doublé par Alan Rachins, un acteur américain aux multiples facettes, qui est entre autres connu pour son rôle dans La Loi de Los Angeles. Il a aussi joué un rôle secondaire dans la série Lois & Clark : Les nouvelles aventures de Superman. En VF, sa première apparition sera joué par l’excellent Roger Crouzet, dont la voix est plutôt reconnaissable (il a notamment joué dans de vieux films comme Le Silencieuxavec Lino Ventura). Il est dommage d’ailleurs qu’il soit remplacé par Hervé Caradec, le premier acteur ayant incarné Two-Face, lors de sa suite, le ton de voix changeant assez drastiquement hélas.

Liste des épisodes :

The Clock King, Time Out of Joint

Arnold Stromwell

Description :

Pas vraiment un ennemi de Batman, il reste une figure importante de la pègre de Gotham City. Précurseur de Rupert Thorne, il se fera plus ou moins évincer par ce dernier lors de la guerre des gangs qui sévit dans l’épisode It’s Never Too Late. Cet épisode raconte plus ou moins la quête de rédemption de ce vieux malfrat hanté par son passé et le destin funeste de son frère (même si les apparence sont parfois trompeuses). Un épisode au demeurant fort sympathique, qui a le mérite de présenter Thorne sous un jour de beau salopard, au contraire de ce vieux gangster de Stromwell, qui faisait des saloperies, mais avec classe. Nous reverrons le personnage dans un flashback de l’épisode Robin’s Reckoning.

Doublage :

Il est doublé par Eugene Roche (acteur américain vu dans Magnum) en VO, pour la partie adulte. Sa version enfant est assuré par Alan Roberts (entendu aussi dans la série animée Super Baloo). En français, c’est Benoît Allemagne qui interpète le rôle dans It’s Never Too Late (acteur de théatre et comdédien de doublage, il est connu pour être une voix régulière des Guignols de l’Info). Il est remplacé par Jean-Claude Sachot (qu’on voit partout oui).

Liste des épisodes :

It’s Never Too Late, Robin’s Reckoning (flashback)

Tony Zucco

Description :

Tony Zucco est sensiblement identique à ce qu’il est dans les comics. un malfrat sans grand intérêt qui vient faire du chantage au patron du Cirque Haly, qui refuse de céder à ses menaces de « protection non assurée ». Sous les yeux de leur fils Dick, Zucco cause la mort des Flying Grayson. Quand il refera surface à Gotham City, Batman fera tout pour l’arrêter, tentant d’écarter Dick  de l’équation, sous prétexte de le protéger. Ce qui a un peu de sens car Dick perd un peu ses moyens… Mais on a quand même envie d’être du côté de Robin sur ce coup là ! Enfin c’était mon cas.

Ce personnage ne porte que peu d’intérêt malgré l’excellent double épisode dans lequel il apparaît. Il n’est intéressant que pour avoir tué les parents de Dick et nous montrer les flashbacks sur ses origines… On nous le présentera comme le neveu d’Arnold Stromwell, afin d’ajouter un peu de liant à la chronologie de la série, ce qui est fort appréciable. Un neveu que Stromwell ne peut pas voir en peinture soit dit en passant…

Doublage :

C’est le grand Thomas F. Wilson qui incarne le personnage en version original, monsieur Biff Tannen de Retour Vers le Futur, qui d’autres qu’une brute épaisse pour incarner une brute épaisse ? En français, c’est Hervé Bellon, en course avec Jean Claude Sachot, pour le nombre de rôles incarné dans la série. 

Liste des épisodes :

Robin’s Reckoning : Part 1, Robin’s Reckoning : Part 2

Kyodan Ken

Description :

Ce ninja est un ancien disciple de Bruce, lorsque celui-ci a étudié auprès du Yoru Sensei, au Japon. Grâce à lui, nous pouvons en savoir plus sur l’apprentissage de Batman, et pour ça, nous lui en serons éternellement reconnaissant. À l’inverse de Bruce, Kyodan incarne des valeurs plutôt négatives, comme l’égoïsme et la fierté. Il sert clairement de faire-valoir quant à la démarche bienveillante de Bruce dans son apprentissage, bien que tout ceci parte d’une idée de vengeance. Ce personnage est d’ailleurs très très bon et à même de poser de grosses difficulté à Bruce, qui sans l’aide de Dick, n’aurait certainement pas réussi à la vaincre dans Night of the Ninja.

Le personnage fait son retour dans Day of the Samurai où il essaie de voler une vieille technique que la famille du vieux Yoru garde secrète depuis des générations. Une technique capable d’abbatre un homme d’un seul coup ! Et là, j’ai l’impression de regarder un épisode de Ranma ½en moins burlesque. Oui, je n’ai pas dit Naruto parce que j’ai des références de méga vieux et que Naruto j’aime pas ! C’est dit ! Mais je digresse… Dans cet épisode opposant les deux anciens disciples, un combat des plus classe aura lieu sur les rives du volcan du mont Kijiki. Nous ne reverrons plus jamais Kyodan dans le DCAU, suite à cet épisode…

Doublage :

En VO on a put entendre Robert Ito, qui jouait Fong dans la série Kung Fu et doublait Miyagi dans la série Karaté Kid, ou encore de nombreux personnages dans des séries animées. Côté VF, on a droit à Philippe Peythieu (toujours Homer Simpson), et à Hervé Bellon (capable de jouer du Shakespeare ou du Racine au théâtre et double de nombreux acteurs ciné de manière régulière, il fait également Two-Face dans Batman TAS).

Liste des épisodes :

Night of the Ninja, Day of the Samurai

Professeur Milo

Description :

Milo rentre en scène la première fois sous les ordres de Daggett, dans Cat Scratch Fever. C’est encore un scientifique taré (y’en a vraiment trop dans cette série en fait) qui lui, aime jouer avec les animaux de tous genres et n’a aucune empathie pour qui que ce soit. Il n’est pas très développé ni très intéressant. il est vicieux et pense au profit… Et ça s’arrête plus ou moins loin là. Il a été crée dans les comics par Bill Finger et Sheldon Moldoff en 1957. Il refera une petite apparition dans le comics 52, dans l’intrigue de Ralph Dibny.

Dans la série animée, il sera responsable de l’apparition d’un loup garou dans l’épisode Moon of the Wolf, en vendant des produits dopant au sportif de haut-niveau Anthony Romolus, assez stupide pour succomber à l’appel de la victoire et surtout de la gloire. Les effets secondaires du produit étant légèrement gênants puisqu’il est à base d’ADN de loup… La maladie de la lycanthropie est née. Bravo Milo !

Nous reverrons le personnage dans un épisode de la série Justice League, il travaillera en liberté surveillée pour le compte de Star Labs. Par contre, nous ne reverrons jamais Anthony Romulus. Mais ce n’est pas bien grave… Cet épisode et les personnages qui vont avec n’étant à mon sens, pas très passionnants.

Doublage :

En VO, il est joué par le premier rôle de la série télévisé EverwoodTreat Williams. En VF, il sera interprété par plusieurs personnes, dont Jean-Pierre Leroux et Roger Crouzet.

Liste des épisodes :

Cat Scratch Fever, Moon of the Wolf

Marie-Louise Dahl / Baby-Doll

Description :

Marie-Louise était une star du petit écran. Elle jouait le rôle de Baby-Doll dans la série télévisée Love That Babyproduite par Gotham Studios. Elle est atteinte d’une maladie rare qui empêche son corps de grandir et son esprit adulte reste piégé dans le corps d’une enfant de 5 ans. Elle quittera la série prétextant qu’elle n’a pas d’évolution de carrière avec ce rôle, mais c’est refuser la réalité de son état. Après avoir vécu recluse une dizaine d’années, à l’âge de trente ans, elle pète littéralement un câble (comme le veut la coutume, d’ailleurs moi je pense qu’avec ce dossier, je vais finir par atteindre un stade de folie avancé). Elle finira par incarner le personnage de Baby Doll, s’habillant et parlant comme elle. Elle kidnappera le cast de son ancienne série et fera tout pour faire relancer le programme… Mais ça ne payera pas, évidemment, et elle ira faire un petit séjour à Arkham. On retrouvera ce personnage dans la seconde série où elle s’amourrachera de Croc, considérant qu’ils sont rejetés tous les deux par cette vilaine société et qu’ils sont faits pour s’entendre. Ils s’intalleront dans les égouts… Mais évidemment, vu que Croc est véritablement un sale type en plus d’avoir une tronche de crocodile, ça ne se passera pas très bien…

Il n’y avait que Paul Dini et Brcue Timm pour inventer un personnage pareil. Elle fait partie des fantaisies apportées par ces deux auteurs dans la série, et qui lui donnent tant de personnalité. Un caractère original complètement fou, qui pourrait être directement sortie d’un cartoon de la Warner et je dirais même des Tiny Toons, avec le personnage d’Elmira, pour ceux qui se souviennent de cette teigne. C’est avec cette série que les deux auteurs ont commencé à travailler ensemble, peut-être est-ce là un clin d’oeil à cette époque. Histoire de ramener un peu de la folie des Toons dans l’univers de Batman. en tout cas, et très étrangement, cela fonctionne…

Doublage :

On vous a déjà parlé de la doubleuse VO (vous n’avez donc pas suivi ?). C’est Alison LaPlaca (Duet, Open House, Madhouse…). D’ailleurs, on vous a aussi parlé de la doubleuse VF puisque c’est Régine Teyssot (qui est également l’auteur de plusieurs livres).

Liste des épisodes :

Baby-Doll, Love is a Croc

Garfield Lynns / Firefly

Description :

Comme dans les comics, c’est un expert en effets pyrotechniques devenu criminel après s’être retrouvé au chômage. La différence importante est qu’ici il travaillait pour une chanteuse populaire dont il était amoureux. Suite à sa déception sentimentale, Lynns met le feu à la salle où devait avoir lieu le concert de son ancienne patronne et amante avant de se créer une armure ainsi que divers gadgets et armes pour tenter de kidnapper la femme qui l’obsède tant. Il reviendra plus tard en tant que mercenaire. Pas loin du psychopathe, Firefly ne montre aucune empathie et se montre prêt à tuer n’importe qui.

Doublage :  

C’est le comédien Mark Rolston, habitué à des rôles de vilains, qui prête sa voix à Firefly en VO. Sa voix française est celle de Martin Brieuc dans Torch Song et de Marc Alfos dans Legends of the Dark Knight qui font tous deux de nombreux rôles dans les séries animées DC.

Liste des épisodes :

Torch Song, Legends of the Dark Knight

Hugo Strange

Description :

Inspiré par le comic-book Strange Apparition, l’épisode met en scène le personnage ayant conçut une machine capable de lire les pensées des gens. Ainsi, il fait chanter de nombreuses personalités de Gotham. Quand il découvrira la véritable identité de Batman, il tentera de s’enrichir en vendant aux enchères le secret de Bruce Wayne. Le Pingouin, Double Face et le Joker viennent donc tenter d’acheter l’information. Toutefois, quand Strange leur révélera le nom, les 3 dangereux criminels essayeront de le tuer parce qu’ils ne croiront pas le savant. C’est Batman, qui devait être sa victime, qui finalement vient le sauver.

Doublage :

En VO on aura Ray Buktenica dans ce rôle et Yves Barsacq pour la VF

Liste des épisodes :

The Strange Secret of Bruce Wayne

The Sewer King (le Roi des Egouts)

Description :

Le roi des égouts est un « kidsmen ». Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est quelqu’un comme Fagin dans Oliver Twist. Et pour ceux qui ne connaissent toujours pas, c’est un adulte qui met à son service tous les orphelins qu’il récupère. Il est leur leader et les fait travailler dur pour gagner le droit de manger et de dormir dans son « refuge ». Le genre de tâches qu’il donne à accomplir à ces enfants sont souvent illégales comme des vols ou pire. Maintenant vous connaissez tous, et oui, ça existe des gens comme ça…

Dans l’épisode ou il apparaît, Batman enquête sur une série de larcins commise par des « petites créatures ». Là il suit la piste de « Grenouille« , un orphelin qu’il recueille un temps et qui finira par le conduire au royaume de notre vilain. Habitués à l’obscurité, les enfants sont punis par leur bourreau avec des lumières éblouissantes. En découvrant cet endroit, gardé par des crocodiles (Killer Croc n’est donc pas le seul qu’on peut trouver dans les égouts de Gotham ?), le héros menacera tout de même de le tuer avant de le livrer à la police.

Cet ennemi d’un épisode a des allures de pirate. Pour coller une autre référence (oui Batman TAS en est pleine), et pour aller avec les crocodiles, le roi des égouts fait penser au capitaine crochet. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’ennemi des enfants perdus (des orphelins) dans Peter Pan. Pour ceux qui ne connaissent pas, là, vous abusez et je vous prend tous en même temps !

Doublage :

Le remarquable Jean Pierre Leroux (qui ioncarnera aussi ponctuellement le Mad Hatter) incarne le personnage en VF. C’est un acteur français qui est apparu dans le film Le Juge et l’Assassin aux cotés de Michel Galabru et Philippe Noiret. En VO, c’est encore une star local qui a joué dans de nombreux films et séries américaines qui interprète le temps d’un jour, un vilain de la série, il s’agit de Michael Pataki, il n’est pas connu pour des rôles en particulier, mais on l’aura vu dans Rocky IV en tant qu’entraineur de Dolf Lundgren, ou la série live des années 70 sur Spiderman dans le rôle récurrent de Captain Barbera. Il apparaitra même dans la série live Batman 66′ l’espace de deux épisodes dans un rôle secondaire.

Liste des épisodes :

The Underdwellers

Boss Biggis

Description :

Biggy est un rédacteur de DC planet que vous avez déjà dû rencontrer si vous suivez le site.

Ah pardon ! C’est Biggis. Encore un esclavagiste, sauf que celui ci exploite plutôt des adultes défavorisés, et même un milliardaire qui a perdu la mémoire. Bruce Wayne est venu enquêter sur la mine ou cet homme fait travailler ses victimes et a perdu la mémoire après un accident (je vous ai déjà parlé de ça il y a quelques pages). C’est un personnage égoïste et impitoyable qui a également plusieurs hommes armés à son service. Capable d’exécuter ceux qu’il juge désobéissants (ce qui réveillera le justicier dans l’esprit de Bruce), il n’hésitera pas à faire sauter tout le camp pour essayer d’avoir le Batman avant d’être arrêté. Oui, c’est un gros bourrin… Et en plus il mange comme un cochon !

Doublage :

En français, c’est Mario Santini qui doublera de nombreux vilains de tout genre (frère du comédien de doublage Pierre Santini), capable d’adapter sa voix à de nombreuses situations. Ici, il représente bien le gros vilain qui parle la bouche pleine ! En anglais, c’est George Murdock, acteur américain qui a interprété de nombreux rôles ponctuelles dans des séries TV (notamment X-Files, Star Trek: New Generation ou Lois & Clark).

Liste des épisodes :

The Forgotten

Lloyd Ventrix

Description :

Un personnage intéressant pour ses motivations. Les actions de ce petit malfrat ont fini par avoir de grosses conséquences dans sa vie. Divorcé d’Helen, la mère de sa fille, il a également eu droit à une injonction d’éloignement concernant sa propre famille. Lloyd souffre à l’idée de ne plus voir sa fille. Quand il trouvera un matériau capable de le rendre invisible, il se fera passer pour « Mojo« , qu’Helen prendra pour l’ami imaginaire de la jeune Kimberly. Il commettra plusieurs vols pour faire des cadeaux à son enfant et tentera de la kidnapper. Batman apprendra que la combinaison qui lui permet de ne pas être vu est dangereuse pour la santé physique et mentale de Lloyd. Bruce parviendra à l’arrêter avec beaucoup de mal.

Doublage :

En VO, c’est un acteur célèbre pour avoir incarné un père dans la série télé Familly Ties. Il s’agit de Michael Gross. En français, c’est Gerard RInaldi, qui doublera plusieurs personnages dans la série. C’est aussi un membre fondateur des Charlots, ce qui vous en conviendrez, n’est pas rien… Il a joué dans un nombre de films incalculable et doublé bon nombre de personnages dans l’animation.

Liste des épisodes :

See No Evil

Anthony Romulus / The Werewolf (le Loup-Garou)

Description :

Des origines ressemblantes à celles des comics de O’Neil, si ce n’est que le personnage est ici plus égoïste. Anthony Romulus est un grand sportif qui consulte le professeur Milo pour améliorer ses performances. Il aura droit à un traitement aux stéroïdes modifiés avec de l’ADN de loup. Il deviendra ainsi un genre de loup-garou. Milo l’exploitera en échange de la promesse de le guérir et se servira de lui pour accomplir ses méfaits et tenter de nuire au Batman.

Doublage :

En VO, Harry Hamelin joue Romulus sous sa forme humaine alors que Frank Welker étoffe sa mutation avec des bruits d’animaux. En Français, c’est Philippe Vincent, déjà croisé pour une créature mi-homme, mi- animal, Le Minotaure, qui double tous les bruits du personnage.

Liste des épisodes :  

Moon of the Wolf

James Peak / The Jazzman

Description :

Je vous ai parlé de cette Gotham à la Chicago, pleine de gangsters façon Johnny Dillinger et Al Capone, alors voilà un ennemi digne de cette ambiance. Bandit en costume qui cache ses armes dans des étuis à violon, il fait partie de ces ennemis qui ont un jour fait douter Batman sur ses motivations. Capturé et emprisonné grâce au Commissaire Gordon par le passé, il s’échappe de prison et revient prêt à tout pour se venger. Son étui n’est pas le seul élément qui marque son surnom de Jazzman. Chacune de ses apparitions est accompagnée de quelques accords de jazz et il s’exprime en faisant des jeux de mots sur le thème de la musique.

Doublage :

Brian George, que l’ont peut encore voir sur nos écrans dans Big Bang Theory et qui a joué beaucoup d’autres rôles dans le DCAU, double ce personnage en VO et c’est Renaud Marx, un comédien spécialisé dans le doublage également, qui reprendra ce rôle en VF.

Liste des épisodes :

I Am the Night

Count Vertigo

Description :

Et oui, ce comte là. Black Canary et Green Arrow aiment bien piquer les ennemis de la chauve souris dans certains médias, mais Batman aussi le fait. On va dire qu’ils partagent. Il apparaît dans la série dans un épisode qui permet d’introduire Ra’s Al Ghul (enfin surtout sa fille). Ici, ce personnage ressemblant à un officier nazi fait en effet partie de la Ligues des Ombres et tire son pouvoir d’un gadget. Différent de celui des comics mais toujours impressionnant, c’est avec l’aide de Talia que Batman parviendra à le battre, avant de découvrir que la belle n’est pas dans son camp.

Doublage :

L’excellent Michael York jouera, avec accent, un Comte Vertigo très classe en VO et non moins classe avec la voix de Renaud Marx (déjà doué dans le rôle du Jazzman) en VF.

Liste des épisodes :

Off Balance

Montague Kane

Description :

Ce personnage n’a pas grand chose pour lui. C’est un magicien qui jalouse le talent de ses congénères, en plus d’être le cliché ambulant du parfait poseur de scène. Son seul mérite, c’est de servir de faire-valoir pour le personnage de Zatanna, lors de son épisode d’introduction dans la série. L’épisode étant finalement plus centré sur la belle et sa relation avec Bruce. Kane ne sera au final que peu développé. Passant avant tout pour un sale type avide d’argent et de gloire, aux détriments des autres. Ce qui le poussera à trahir Zatanna et la faire mettre en prison (ou presque… puisqu’elle s’échappera grâce à Batman). C’est un personnage crée à l’occasion de cet épisode et qui ne refera plus jamais d’apparition, ni dans la série animée, ni dans quels que comics que ce soit. Petite digression de ma part, son nom serait-il un clin d’oeil pas beau à un artiste de renom aussi connu pour s’attribuer le mérite de ses collaborateurs en plus du sien ? Oui je sais, je suis fourbe et coquin de faire passer ce genre de message ici en douce…

Doublage :

Il a été doublé en VO par Michael York qui aura doublé d’autres personnages de manière ponctuelle dans le DCAU (comme le Comte Vertigo). En VF, il s’agit de Mario Santini, qui double déjà quelques autres personnages dans la série, grâce à son timbre de voix très variable.

Liste des épisodes :

Zatanna

Maximillian Zeus / Maxie Zeus

Description :

Si dans les comics il s’agit d’un criminel de génie, notamment ennemi de Wonder Woman, il est bien différent dans Batman TAS. Fan de mythologie grecque, ce chef d’entreprise est devenu fou, se prenant pour Zeus lui-même, suite au stress subi quand il a dû travailler avec la mafia de Gotham pour sauver son entreprise. Il devient donc un super vilain armé d’un éclair capable de lancer des décharges électriques et prend Batman pour le sombre dieu Hadès.

Doublage :

Le regretté Steve Susskind doublait le vilain en VO alors que côté VF nous avions un Gérard Rinaldi décidément présent partout lui aussi.

Liste des épisodes :

Fire from Olympus

The Terrible Trio

Description :

Fox, Vulture, et Shark sont trois jeunes sportifs millionnaires toujours à la recherche de sensations fortes. Leur fortune leur a permis d’obtenir un équipement à la Batman. Ils cachent leur visage sous un masque correspondant à l’identité qu’ils se donnent. Trois animaux qui représentent donc la terre, l’air et l’eau. Bien qu’ayant déjà échappé à Batman, le héros ne peux se faire avoir une deuxième fois quand le trio pousse les limites de leurs crimes en allant jusqu’à tenter d’assassiner un témoin.

Doublage :

Peter Scolari, Bill Mumy et David Jolliffe doubleront respectivement Shark, Fox et Vulture en VO. Pour la VF, c’est Marc François qui sera Shark et Vulture, et Jean François Aupied pour Fox. On notera la particularité en VF de changer les doubleurs, quand les personnages ne portent pas leur masque… Erreur de casting ?

Liste des épisodes :

The Terrible Trio

Lyle Bolton / Lock-Up

Description :

C’est Bruce Wayne lui-même qui a appuyé la candidature de cet ancien chef de la sécurité des entreprises Wayne au poste de surveillant principal de l’Asile d’Arkham. Seulement, cet homme est aussi fou que les détenus qu’il garde et certains sont prêts à tout pour échapper à ses tortures. Il se prend pour un justicier mais finira par être condamné malgré les menaces qu’il a faites pour faire taire les témoins. C’est là qu’il décidera de revenir pour se venger.

Doublage :

Qui de mieux qu’un acteur connu pour son rôle de sergent sévère pour jouer ce personnage? C’est donc Bruce Weitz qui interprete Lock-Up en VO et Sylvain Lemarié en VF connu pour être un metteur en scène de théâtre mais aussi un comédien de doublage qui a eu beaucoup de rôles d’officiers dans des séries et des jeux vidéos.

Liste des épisodes :

Lock-Up

Buddy Standler / Condiment King

Description :

Voilà on y est. Je sais que vous êtes fans et que vous n’attendiez que lui. Le dossier a été long mais le voilà, le Condiment King. Buddy Stanler était un comique. Le Joker s’est servi de la technologie du Mad Hatter pour le ridiculiser, ainsi que les deux autres candidats qui participaient à un jeu TV humoristique. Le transformant en ce criminel absurde. Créé pour le DCAU, on aura l’occasion de le revoir dans des comics de l’univers classique.

Doublage :

Stuart Pankin, le doubleur original, est, comme par hasard, un comédien connu surtout pour ses participations a des jeux TV et ses rôles comiques. C’est Jean Claude Sachot, encore, dont on vous a parlé dans la fiche du Commissaire Gordon qui fait sa voix française.

Liste des épisodes :

Make ‘Em Laugh

Roxanne Sutton / Roxy Rocket

Description :

Voilà un personnage qui me manque. Un de ces personnages créé pour le DCAU et qui a de la classe. Elle est apparue dans The Batman Adventures Annual #1, la série de comics tie-in a l’univers animé. Roxanne Sutton est une ancienne cascadeuse de cinéma, devenue criminelle pour chercher toujours plus de sensations fortes. Une voleuse, façon Catwoman, pas vraiment dangereuse puisqu’elle a une morale qui flashera même sur Batman.

On pourra aussi revoir son look d’aviatrice à la Amelia Earhart dans Superman TAS et l’univers classique, mais pas assez à mon goût. Paul Dini et Bruce Timm étaient aussi fans de ce personnage créé par eux-mêmes.

Doublage :

En VO elle sera doublée par Charity James, spécialisée dans le doublage d’animés et surtout de jeux vidéo, tandis que sa voix française sera celle de Stephanie Murat (actrice, photographe, scénariste, réalisatrice… pfiou elle ne rigole pas)

Liste des épisodes :

The Ultimate Thrill

Page Monroe / Calendar Girl

Description :

Si ce n’est le thème des dates, ce personnage n’a rien à voir avec le Calendar Man des comics. À l’approche de la trentaine, ce mannequin a vu tous ses contrats prendre fin. Ses tentatives pour devenir actrice ont été des échecs ou n’ont pas duré. Elle décide donc de se venger de ses anciens patrons en les éliminant un par un. Son visage est caché sous un masque et son corps sous un costume qui varie en fonction des saisons. Elle est obsédée par son apparence physique et ne supporte pas sa laideur bien qu’elle soit la seule à se trouver ainsi, comme on le découvre à la fin de l’épisode. Betty Page et Marilyn Monroe ont toutes deux souffert de plusieurs troubles psychiatriques en fin de carrière.

Doublage :

C’est Sela Ward qui prête sa voix à Page Monroe. Il faut savoir qu’elle a été mannequin avant de devenir actrice, notamment de sitcom. Elle a également produit un documentaire qui dénonce ce genre d’obsessions à Hollywood.

En VF, c’est Helene Chanson qui la double. C’est entre autres la voix de Samantha Carter dans les séries Stargate.

Liste des épisodes :

Mean Seasons

Farmer Enoch Brown

Description :

Oubliez tout ce que vous croyez sur les fermiers. Celui-ci est un éminent savant qui a perdu le droit de mener ses expériences après un accident. Il pensait qu’en modifiant l’ADN des animaux, pour en faire des géants, il mettrait fin à la famine jusqu’à ce qu’un de ceux ci n’attaque la foule. Enoch, décidé de montrer au monde de quoi il était capable, a envoyé des insectes géants terroriser Gotham avant qu’ils ne meurent. C’est lui même qui les avait programmé génétiquement pour ne pas durer. Il réclame ensuite une rançon. Rançon que Bullock s’apprête à lui donner, quand le fermier découvre que l’argent est faux. Ayant créé quelques monstres, modifié sa propre fille et à l’aide d’une fourche électrique, il parvient même à mettre en déroute le Batman qui s’échappe in-extremis avant de faire arrêter Enoch Brown.

Doublage :

C’est Peter Breck, célèbre pour des rôles de cowboys, qui donne la réplique à Kevin Conroy en VO. En français, on pourra reconnaître Jean Pierre Denys qui joue également le Chapelier Fou.

Liste des épisodes :

Critters

Thomas Blake / Cat-Man

Description :

Rien à voir avec le Cat-man des comics. Ici on a un genre de chef d’une secte inspirée des croyances égyptiennes sur les chats qui est à la poursuite de Catwoman. Un Cat-man bien pathétique même si son homonyme est tombé dans l’oubli dans un épisode toutefois sympa. J’avais adoré la fin où l’on voit Catwoman dans un appartement près de la tour Eiffel se rouler dans les bijoux alors qu’elle avait promis à Batman de tout rendre s’il l’aidait à se débarrasser de ce dingue.

Doublage :

En VO on a encore Scott Cleverdon dans le rôle tandis que sa voix française est celle de Patrice Baudrier qui est un comédien de doublage connu notamment pour être celui de Jean Claude Van Damme.

Liste des épisodes :

Cult of the Cat

Klarion / The Witch Boy

Description :

Personnage inspiré par celui créé par Jack Kirby dans les comics sur le Demon en 73. C’est lors d’une vente aux enchères que Tim Drake fait sa connaissance. Ce dernier est là pour acheter un Objet ayant appartenu à Morgaine le Fey et se retrouve en concurrence avec Jason Blood que Bruce Wayne vient aider (et franchement si vous ne connaissez pas ces gens, c’est que vous n’achetiez pas Demon Knights et c’est de votre faute si ça a été annulé, et je vais le dire à Edge qui adorait cette série). Il cherche à contrôler le démon Etrigan pour réaliser tous ses désirs. C’est un gamin capricieux mais aussi un magicien cruel. Son chat peut prendre une forme humanoïde pour accomplir ses méfaits.

Il reviendra dans un numéro du comics Batman Beyond (première mini-série).

Doublage :

En VO, c’est Stephen Wolfe Smith qui fait sa voix avec son accent britannique. En français, c’est Ludovic Baugin, un acteur de théâtre qui double aussi Nightwing dans la série.

Liste des épisodes :

The Demon Within

Les Mutants

Description :

Inspirés de TheDark Knight Returns de FrankMiller, les mutants sont un gang de voyous qui sèment le chaos dans les rues de Gotham sous les ordres de leur leader. Dans BatmanTAS, on ne peut pas vraiment dire que ces vilains existent puisqu’on nous parle d’eux dans un épisode ou 3 enfants racontent chacun une histoire de Batman. D’ailleurs la fille qui évoque les mutants porte le même prénom et ressemble à la Robin du futur du comic-book (Carrie Kelley). Ce n’est pas la seule référence visible dans ce scénario. Legends of the Dark Knight en est bourré. On a même droit à des clins d’oeil à d’autres aventures de Batman TAS. Mais je vais parler de l’épisode pendant des heures tant il y a de références, dans la section « l’épisode dont je pourrais parler pendant des heures tant il y a de références » sauf si elle a été coupée au montage…

Doublage :

Le chef des mutants est doublé en VO par Kevin Michael Richardson, qui a notamment joué dans plusieurs long-métrages animés Batman et dans les séries The Brave & the Bold, Static Shock, Green Lantern TAS, etc.

Liste des épisodes :

Legends of the Dark Knight

Leslie Willis / Livewire

Description :

Un personnage créé dans Superman TAS. Cette journaliste radio a reçu ses pouvoirs électriques après avoir été frappée par la foudre. En VF, elle sera renommée Electra. Dans l’épisode qui nous concerne, cette ennemie de Superman s’échappe du convoi de la prison de Métropolis pendant son transfert dans un labo de Gotham qui devait la rendre inoffensive. Elle s’associe à Harley Quinn et à Poison Ivy pour échapper à Batgirl et Supergirl dont les mentors sont absents. Et vous allez me demander, pourquoi une fiche sur elle si je n’en ai pas fait sur Supergirl… J’imagine que la réponse est simple, Supergirl méritera plus ample détails dans un dossier dédié à Superman TAS… Un jour, surement… (oui je sais, on reviendra aussi surement sur Livewire du coup, mais chut !)

Doublage :

En VO, c’est Lori Petty, que vous avez pu aperçevoir dans Point Break ou TankGirl au cinéma.

En VF, c’est Virginie Ogouz, qui double également Zatanna.

Liste des épisodes :

Girls’ Night Out


Les autres personnages

Maire Hamilton Hill

Description :

Si dans les comics le maire Hill tombe régulièrement dans la corruption, dans cette série, il tombe plutôt dans la bêtise. Bien que très actif en apparence pour sa ville, il s’avère avant tout comme un beau parleur. Comme en juge sans doute son métier d’avocat (comme on l’apprend dans l’épisode The Clock King). Au départ, il sera contre l’idée d’un Batman dans sa ville, même s’il n’affichera pas une grande conviction à ce sujet (On leather Wings). Il faut dire qu’en dehors d’apparitions pour faire le pitre et se faire ridiculiser par les hauts faits de Batman, il y a peu d’épisodes qui mettent en avant le personnage.

Nous en apprendrons plus sur le personnage cependant dans l’épisode Be A Clown, dans lequel le Joker kidnappe (malgré-lui) son fils, après lui avoir venté les mérites de la fugue dans son apparence de Jekko le Clown. Hamilton s’avère être un piètre père qui ne comprend pas les intérêts de son fils, bien qu’il se rattrapera sur la fin de l’épisode…

Ce personnage sert surtout à mettre en scène Gotham City, ce qu’il fait admirablement bien soit dit en passant…

Doublage :

Lloyd Brochner, qui a souvent eu des rôles d’officiers, de docteur, et même de présidents, joue ici le Maire, ça manquait a sa liste mais c’est justifié. En VF, c’est compliqué, comme souvent. Mario Santini, Benoît Allemane, Jean-Pierre Delage, Jean Claude Robbe, Olivier Proust, Philippe Peythieu, et Michel Modo ont joués tour à tour Hamilton Hill.

Liste des épisodes :

Tout plein…

Summer Gleason

Description :

Tentative inavouée et surtout inachevée de remplacer Vicky Vale (version Burton) dans la série animée. Summer Gleason trouvera un rôle de victime dans le second épisode de la série, et cela sera véritablement la seule fois où le personnage sera véritablement mis en avant. Et en dehors du fait qu’elle soit rousse et journaliste à la Gotham Gazette (qui a aussi visiblement un journal télévisé), elle n’a pas vraiment de rapport avec Vicky. Si ce n’est un gros clin d’oeil qui est fait sur la correspondance entre les deux personnages dans l’épisode Night of the Ninja  où Summer poursuit Bruce Wayne pour une interview jusque dans sa fameuse pièce des trophées, avec les armures de samurai et tout ce qui s’ensuit, là où dans le film de Burton, Bruce rencontre Vicky Vale pour la première fois. Dans cet épisode elle joue d’ailleurs de nouveau les victimes de passage, parce qu’elle est trop fouineuse et se fera capturer par Kyodan Ken en même temps que Bruce. Robin devra d’ailleurs lui couvrir gentiment le visage avec un tapis pour ne pas qu’elle voit que Bruce est capable de se défendre… Elle aura droit à un petit come-back dans la série Batman Beyond.

Doublage :

En VO, on a Mari Devon, une actrice de doublage, en particulier d’animé japonais (du coup je ne sais quoi citer puisque j’imagine que les adeptes de VO regardent les animés japonais en japonais…). En VF nous avons plusieurs comédiennes de doublage, Brigitte Berges (Nastassja Kinski dans la plupart de ses films, Ghost, Little Miss Sunshine), Régnie Teyssot (Batman contre le Fantôme Masqué, les Simpson, …), Catherine Lafond (Harry Potter, Albator, Goldorak), Raphaëlle Moutier (Real Humans, Defiance, …), et Déborah Perret (on va y revenir).

Liste des épisodes :

Christmas With the Joker, The Last Laugh, Heart of Ice, Two-Face, Feat of Clay, Nothing to Fear, Be A Clown, Appointment in Crime Alley, Vendetta, Night of the Ninja, Beware the Gray Ghost, I Am the Night, Joker’s Wild, Shadow of the Bat, Riddler’s Reform, Baby-Doll, Make ‘Em Laugh, Lock-Up, A Bullet for Bullock

Lucius Fox

Description :

Lucius Fox est je pense le personnage le plus transparent de la série. Jamais mis en avant, il est souvent présent pour représenter Wayne Enterprises. Il est l’homme de terrain que ne peut être Bruce Wayne, mais cela s’arrête plus ou moins là. Il sera victime des manigances de Daggett et Matt Hagen dans Feat of Clay, remettant en doute la parole de Bruce Wayne, mais il avouera très vite s’être fait berner et sera soulagé de voir que son patron n’est pas un vilain truand… Ca sera certainement la chose la plus palpitante que vivra le personnage dans la série. Un peu à la manière d’Hill, il sert à donner de la consistance et de la vie à Gotham City, et ici à Wayne Enterprises.

Doublage :

Si on n’a que le comédien Brock Peters (Rawhide, Mission Impossible, Du Silence et des Ombres, Tarzan, Star Trek 4 et 6 etc.) dans se rôle en VO, Lucius Fox change de voix en VF comme de chemise. Et encore, il n’a pas autant de chemise dans l’animé. On a donc successivement  Jean-François Aupied, Jean-Jaques Neverest, Jean Pierre Leroux, Bernard Lanneau, Pierre Bâton et Gilbert Levy (ils ont tous eus d’autres rôles dans Batman TAS en VF) au doublage.

Liste des épisodes :

Feat of Clay, Cat Scratch Fever, Heart of Steel, « If You’re So Smart, Why Aren’t You Rich? », Off Balance, See No Evil, Avatar, Double Talk, Mean Seasons, The Ultimate Thrill, Chemistry

Veronica Vreeland

Description :

Comme la majorité des personnages cité au dessus, le personnage est plutôt inconsistant et sert avant tout à donner de la vie à Gotham, on parle de vie mondaine cette fois, car c’est une riche fortunée de la ville. Une belle femme rousse qui se la joue un peu. Elle est souvent présentée comme une amie de Bruce Wayne. Elle réapparaitra de manière assez régulière dans la série. Seulement, sa première apparition donnera une aura négative au personnage, puisqu’elle essaira de manipuler le Penguin afin de regonfler sa propre popularité (Birds of a Feather). Elle apparaît comme un personnage plutôt futile, donnant par la même une image négative de la mondanité des grandes villes, qui pourrait être rempli de têtes vides pleines aux as. Thème récurrent qui revient dans l’univers de Batman, quand Bruce Wayne joue lui même ce rôle pour tromper les foules… À noter que Veronica apparait même dans le film SubZero, dans lequel elle est étrangement blonde… Peut-être pour éviter la confusion avec une autre rousse, Barbara Gordon… Y’a beaucoup de rousses dans cette série animée en fait !

Doublage :

Marilou Henner, qui n’a jamais de problème pour retenir un texte puisqu’elle est hypermnésique, assure la VO. Cette actrice à l’air aussi classe que son personnage mais en beaucoup plus sympa. En VF, ça va être plus long. On a d’abord Véronique Aguereau (encore), puis Françoise Cadol (dont on connaît tous la voix par cœur puisqu’elle fait de nombreuses voix off de pub, celle de Lara Croft dans toutes sortes de médias, la narratrice de Desperate Housewife, etc. ) et enfin, Deborah Perret (pour ne citer que quelques rôles, encore, je dirais Galadriel dans les adaptations de Peter Jackson, Karliah de Skyrim et Deanna de Star Trek). On peut dire qu’on est servit.

Liste des épisodes :

Birds of a Feather, The Worry Men, Catwalk, Harley’s Holiday, Holiday Knights, Chemistry, Batman & Mr. Freeze : SubZero

Jack Rider / The Creeper

Description : C’est un journaliste qui veut faire un reportage sur le Joker dans l’usine où il est devenu ce qu’il est aujourd’hui. Le clown prince du crime compte bien profiter de l’occasion pour commettre un crime devant les caméras. Il commence par rendre fou Jack Ryder, avec sa célèbre toxine du rire avant de le projeter dans la cuve d’acide ou il est lui-même tombé en affrontant Batman. Comme le Joker, le journaliste survit et ressort transformé physiquement mais il ne peut s’empêcher de rire comme un dément à cause du gaz qu’il a respiré avant sa chute. Il décide de devenir, The Creeper (un Creeper bien différent de celui d’origine bien que physiquement ressemblant), et de combattre les criminels, en particulier le Joker, sous cette nouvelle identité. Batman parviendra à le soigner à l’aide de patchs, qu’il retirera afin de continuer sa mission. Doublage : Le célèbre Jeff Bennett, à qui on doit de nombreuses voix dans les séries animées DC prend donc ce rôle en VO. En VF, c’est un peu plus compliqué (comme d’hab), puisque trois comédiens, Marc Perez, Martin Brieuc et Daniel Lafourcade, reprennent le rôle dans différents épisodes. Liste des épisodes : Cold Comfort, Joker’s Millions, Over the Edge, Beware The Creeper

Jonah Hex

Description :

Faire une fiche descriptive sur le personnage de Jonah Hex pour un dossier sur Batman TAS m’amuse beaucoup. En effet, c’est avec cette série que j’ai découvert le personnage et décidé de lire des comics où il apparaît. Tout un symbole n’est-ce pas ?

Bien sûr, il n’apparaîtra que dans un seul épisode, qui sera un gros flashback raconté par l’immortel Ra’s Al Ghul. Autre particularité, Jonah Hex sera représenté sous la forme d’un vieux cowboy viellissant, avec de longs cheveux blonds, mais toujours cette cicatrice sur le visage. Il est clair que Dini (toujours dans les bons coups) s’est clairement amusé à placer Jonah dans un épisode pour le fun et le plaisir de l’écrire. Et même si c’est un vieux Hex que nous avons là, toutes les caractéristiques du perso sont présentes : grossier, accent de cowboy, brute, tueur invétéré (mais c’est que de la défense et/ou juste sur des truands recherchés, ça rapporte toujours des sous), aimant à femmes (même à soixante piges, ou peu importe l’âge avancé du bonhomme, il arrive encore à séduire, sa cicatrice n’a jamais arrêté les femmes, elles doivent trouver ça trop sexy je suppose… en même temps, il n’est pas tout bleu comme Two-Face, ça c’est une faute de goût).

L’épîsode (Showdown) oppose finalement Hex à un fils de Ra’s Al Ghul, dans un monde western tirant légèrement sur le steam punk, avec le premier dirigeable du monde. Un truc assez mastoc quand même, auquel va s’agripper le chasseur de primes sans aucun souci. On verra plus tard pour les courbatures. Evidemment, ça va finir en apothéose, Jonah Hex n’a jamais été un expert de la finesse.

Un vrai plaisir que de retrouver ce personnage dans cette série, dans un épisode complètement barré totalement à l’image du cowboy…

Doublage :

Bill McKinney, ça ne vous dis rien ? Normal, c’est souvent Clint Eastwood la vedette de ses films. Ça ne l’a pas empêché d’avoir des dizaines de rôles dont beaucoup de cowboys, et ça justifie bien qu’il soit capable d’interpréter Jonah Hex pour la VO. Côté VF, c’est encore Gérard Rinaldi qui, décidément, multiplie les interprétations de genres variés.

Liste des épisodes :

Showdown (flashback)

Les Hommes et Femmes Derrière la Série

Cette section, rentrant cependant bien moins dans le détails que les fiches des personnages, a pour but de recenser la majorité des personnes ayant été impliqués sur la série. Vous m’excuserez de ne pas faire de fiches sur tous les animateurs et techniciens de la série (je présenterai cependant quelques studios qui se sont chargés de l’animation de manière rapide). Pour ce qui est des comédiens de doublages, je vous invite à vous référer aux fiches des personnages dans la section précédente. Je m’excuse aussi de l’inconsistence de cette partie qui, en dehors des producteurs, ressemble un peu à un générique de fin de d’épisode, avec des noms qui s’enchainent sans trop d’explications. Je complèterais cette section plus tard, avec une mise à jour du dossier, quand une bonne occasion se présentera.


Les producteurs

Bruce Timm

Comment ne pas commencer cette section avec le co-créateur le plus emblématique de la série, aussi accessoirement designer, réalisateur (des fois), scénariste (à l’occasion), et même comédien de doublage (sur des mini-rôles encore plus occasionnellement que le reste).

Avant de rejoindre la Warner en 1989, Bruce Timm a travaillé pour de nombreuses maisons de production dans l’animation comme Filmation et Don Bluth Production. Il travailla entre autres sur des séries animés comme The Kid Super Power Hour with Shazam!, Flash Gordon, He-Man and the Masters of the Universe, ou le fabuleux long métrage de Don Bluth, Brisby et le Secret de Nihm. Entre temps, son premier amour étant celui du comics-book, il tenta de rejoindre l’industrie du comics en tant que dessinateur, mais il ne réussit qu’à obtenir des jobs de coloristes. Finalement, il retourna au monde de l’animation et rejoignit donc Warner Bros. Son premier travail dans la compagnie sera designer et dessinateur sur le dessin animé Tiny Toons Adventures(de Steven Spielberg). Puis, en 1992, il fut promu producteur et co-créera (avec Eric Radomski) la fameuse série animée dont je vous parle depuis des pages et des pages, Batman : The Animated Series. Malgré quelques accroches avec son employeur dues à une image un peu violente de Batman à travers sa série, il continua à travailler très longtemps pour l’entreprise et fut à l’origine des « suites » du DC Animated Univers (comme on le nomme aujourd’hui), en co-créant Superman TAS, Batman Beyond  et la série animée Justice League.

Rôles sur la série :

Co-créateur;

Producteur sur l’ensemble de la série et des films;

Réalisateur sur les épisodes Heart of Ice, The Laughing Fish, Day of the Samurai, The Man Who Killed Batman et sur le long-métrage Batman: Mask of the Fantasm;

Story Editor sur On Leather Wings.

Scénariste ou co-scénariste sur les épisodes Trial, Showdown, Deep Freeze, Legends of the Dark Knight, Mad Love.

Eric Radomski

Cet homme co-créa la série animée avec Bruce Timm. Avant cela, il a été animateur de dessins animés pour le compte d’un petit studio publicitaire dans sa ville natale de Cleveland. Deux ans plus tard, il rejoignit Rick Reinert Pictures en tant qu’assistant réalisateur, à la même époque que Bruce Timm lorsque la série animée Tiny Toons Adventure fut lancée. Série sur laquelle il travailla en tant que dessinateur, il s’occupait des décors en arrière plan. Lors de la création de Batman TAS, c’est de lui que vient l’inspiration des décors sombres et gothiques de la série animée qui, de son propre aveu, s’inspire largement des films de Burton mais aussi des comics des années 70. Il voulait absolument s’éloigner du style décalé de la série live des années 60. Après Batman TAS, il sera aussi producteur sur la série Frikazoid (toujours de Steven Spielberg). En 1996, il choisit de s’éloigner du monde de l’animation pour se tourner vers des productions plus traditionnelles et rejoignit, entre autres, la chaîne HBO. Il revient dans le monde de l’animation dans les années 2000. Il ne participa donc pas à l’élaboration de la seconde série The New Batman Adventures. Paul Dinile remplaça en tant que producteur éxécutif.

Rôles sur la série :

Co-créateur;

Producteur sur la première série animée (trois premières saison);

Réalisateur sur les épisodes If You’re So Smart, Why Aren’t You Rich ?, Almost Got ‘Im, Mudslide, et sur le long-métrage Batman : Mask of the Fantasm (avec Bruce Timm);

Alan Burnett

Il est le troisième producteur exécutif de la série. Il a débuté sa carrière en tant que scénariste de dessin animé (du moins, à ce qu’il semblerait). Il sera actif des les années 80, et écrira de temps en temps quelques épisodes pour des séries comme The New Scooby and Scrappy-Doo Show, Les Snorkyou plus épatant encore, Superfriends : The Legendary Super Powers Show. Très tôt impliqué dans les productions de l’univers DC, cela ne l’empêchera de travailler pour divers boîtes de production avant d’intégrer la Warner en 1992 pour Batman TAS. Il écrira et co-produira par exemple des épisodes de la série Duck Talespour Disney (au moment où ses petits camarades de TAS étaient embauchés donc surTiny Toonslors de la renaissance des studios d’animation Warner). Dès son implication dans la série Batman TAS, et jusqu’à aujourd’hui, il sera impliqué dans la majorité des productions Warner lié à DC Comics (tout le DCAU quoi) que ce soit sur les séries ou les longs-métrages d’animation. Même s’il a plus un boulot de producteur actuellement, il continuera d’écrire des scénarios jusqu’en 2011 en signant un épisode de la série Batman : The Brave and the Bold. Il écrira même des comics chez DC de manière occasionnelle.

Rôles sur la série :

Producteur sur l’ensemble de la série et des films;

Story Editor sur quelques épisode de Batman TAS et New Batman Adventures.

Scénariste sur Two Face, Part 1, Mudslide, Read My Lips, The Terrible Trio, Time out of Joint, Riddler’s Reform, Judgment Day, et sur les deux longs-métrages Batman : Mask of the Fantasm et Batman : Mystery of the Batwoman;

Paul Dini

L’écrivain Paul Dini apportera beaucoup à la série, participant autant à son identité que Bruce Timm, grâce à l’apport de personnage comme Harley Quinn, ou le développement qu’il fera sur Renée Montoya. Il débuta sa carrière en tant que freelance en écrivant quelques scripts pour la boîte de production Filmation. Et lui aussi, comme Radomski et Timm, il fut embauché pour travailler sur la série Tiny Toons Adventures. Son implication sur le projet Batman TAS fut progressive, et bien qu’il commença très tôt à écrire pour la série, son importance augmentera et sera plus franche sur la fin de la série (notamment à partir de l’épisode 70 où il sera impliqué sur la quasi totalité des scripts, et un peu moins sur The New Adventures). Au départ, il supervisera et écrira la majorité des épisodes qui parlent du Joker, pour amener ensuite d’autres personnages et créer quelques relations inattendues comme celle entre Ivy et Quinn. Il deviendra producteur de la série à partir des épisodes de 97 dans The New Batman Adventures. Plus tard, en 2004, il quittera Warner Bros., période pendant laquelle il écrira sur la série TV Lost. Il reviendra travailler pour Warner Bros en 2011, pour la création du jeu Arkham Asylum. Même s’il ne quitta jamais vraiment la compagnie car il écrira de nombreux comics pour DC comme les histoires de The World Greatest Super-Heroes. Et pour faire écho à ses travaux sur Batman TAS, il écrira aussi quelques histoires sur le personnage (Heart of Hush, Hush Money), ainsi que sur la série Zatanna ou Gotham City Sirens dont il sera le principal instigateur.

Rôles sur la série :

Producteur sur les épisodes de The New Batman Adventures;

Story Editor sur de nombreux épisodes de la série;

Scénariste (ou co-scénariste) sur Pretty Poison, Heart of Ice, Joker’s Favor, Mad as a Hatter, The Laughing Fish, Joker’s Wild, Almost Got ‘Im, The Man Who Killed Batman, Zatanna, Harley and Ivy, The Worry Men, Trial, House & Garden, Harlequinade, Catwalk, Baby-Doll, Showdown, Riddler’s Reform, Second Chance, Harley’s Holidays, Lock-Up, Make ‘Em Laugh, Deep Freeze, Holiday Knights, Joker’s Millions, Growing Pains, Over The Edge, Cult of the Cat, Mad Love et le film Batman : Mask of the Phantasm.


Les Réalisateurs

Pour tout ces messieurs, ils sont classés par ordre d’implication. Je reviendrais compléter ces fiches plus tard.

Kevin Altieri

Réalisateur des épisodes : On Leather Wings, The Last Laugh, P.O.V., Two-Face Part 1 et 2, The Cat and the Claw Part 1, Feat of Clay Part 2, The Clock King, Eternal Youth, Night of the Ninja, Heart of Steel Part 1 et 2, Off Balance, The Mechanic, The Demon’s Quest Part 1 et 2, Avatar, Harlequinade, Bane, Showdown, Harley’s Holiday, Deep Freeze.

Co-scénariste de l’épisode Showdown.

Boyd Kirkland

Réalisateur sur les épisodes : Nothing to Fear, Pretty Poison, The Forgotten, It’s Never Too Late, Beware the Gray Ghost, Joker’s Favor, Appointment in Crime Alley, Perchance to Dream, Cat Scratch Fever, Joker’s Wild, Terror in the Sky, I Am the Night, Harley and Ivy, His Silicon Soul, Read My Lips, Sideshow, House & Garden, Catwalk, The Lion and the Unicorn, Second Chance, Make ‘Em Laugh

Scénariste sur Batman & Mr. Freeze: SubZero

Dan Riba

Réalisateur sur les épisodes : See No Evil, Zatanna, Blind as a Bat, Fire from Olympus, Trial, Time Out of Joint, Baby-Doll, Riddler’s Reform, Lock-Up, Batgirl Returns, Holiday Knights, Cold Comfort, You Scratch My Back, Joker’s Millions, The Ultimate Thrill, Critters, Legends of the Dark Knight, Beware the Creeper

Frank Paur

Réalisateur des épisodes : The Underdwellers, Be a Clown, I’ve Got Batman in my Basement, Prophecy of Doom, Vendetta, Mad as a Hatter, The Cape and Cowl Conspiracy, The Strange Secret of Bruce Wayne, « Tyger, Tyger », Birds of a Feather, Paging the Crime Doctor, Shadow of the Bat: Part 1 et 2, The Worry Men, The Terrible Trio

Dick Sebast

Réalisateur des épisodes : The Cat and the Claw : Part 2, Feat of Clay : Part 1, Fear of Victory, Dreams in Darkness, Robin’s Reckoning : Part 1 et 2, Moon of the Wolf, What Is Reality?, Zatanna

Curt Geda

Réalisateur des épisodes : Sins of the Father, Double Talk, Torch Song, Animal Act, Old Wounds, Girls’ Night Out, Judgment Day

Butch Lukic

Réalisateur des épisodes : Love is a Croc, Cult of the Cat, Mad Love, Chemistry

Atsuko Tanaka

Réalisateur des épisodes : Growing Pains et The Demon Within

Kent Buttenworth

Réalisateur de l’épisode :  Christmas with the Joker

Kenji Hachizaki

Réalisateur de l’épisode : Never Fear

Yuchiro Yano

Réalisateur de l’épisode : Over the Edge

Hiroyuki Aoyama

Réalisateur de l’épisode : Mean Seasons


Les scénaristes

Comme pour les réalisateur, ces messieurs et dames sont classés par ordre d’implication dans la série. Le rôle de story editor est privilégié. C’est un rôle un peu général qui vise à rendre cohérent l’ensemble des épisodes traités avec le reste de la série. Ils interviennent aussi sans retenu sur les scénarios. Parmis les scénaristes ponctuels (ou moins ponctuel), nous noterons de nombreuses personnalités issue du monde du comics, comme Martin Pasko, Len Wein, Dennis O’Neil, Marv Wolfman, Edward S. Maggin et autres…

Micheal Reaves

Story Editor sur une majorité d’épisode de la première série.

Scénariste et co-scénariste sur les épisodes : Pretty Poison, Feat of Clay : Part 1, Vendetta, Perchance to Dream, « Tyger, Tyger », I Am the Night, Read My Lips, Sideshow, A Bullet for Bullock, Avatar, The Terrible Trio, Second Chance, Batgirl Returns, Batman: Mask of the Phantasm, Batman: Mystery of the Batwoman

Martin Pasko

Story Editor sur une majorité d’épisode de la première série.

Scénariste et co-scénariste sur les épisodes : See No Evil, Paging the Crime Doctor, Batman: Mask of the Phantasm

Sean Catherine Derek

Story Editor sur une majorité d’épisodes de la première série (surtout sur le premier quart de la série).

Scénariste et co-scénariste sur les épisodes : Nothing to Fear, P.O.V., The Forgotten, The Cat and the Claw : Part 1 et 2, Prophecy of Doom, Cat Scratch Fever

Randy Rogel

Scénariste et co-scénariste sur les épisodes : Two-Face: Part 1 et 2, Robin’s Reckoning : Part 1 et 2, « Tyger, Tyger », Paging the Crime Doctor, The Mechanic, Riddler’s Reform, Make ‘Em Laugh, Batman & Mr. Freeze: SubZero

Laren Bright

Scénariste et co-scénariste sur les épisodes : P.O.V., The Cat and the Claw : Part 1 et 2, Perchance to Dream, Paging the Crime Doctor, The Mechanic

Rich Fogel

Story Editor sur la seconde série.

Scénariste des épisodes : Sins of the Father, Torch Song, Old Wounds, Judgment Day

Stan Berkowitz

Story Editor sur la seconde série.

Scénariste des épisodes : Never Fear, Cult of the Cat, The Demon Within, Chemistry

Steve Perry

Scénariste et co-scénariste sur les épisodes : Night of the Ninja, Day of the Samurai, Terror in the Sky, Mudslide, The Mechanic, Time Out of Joint, The Lion and the Unicorn

Brynne Stephens

Scénariste et co-scénariste sur les épisodes : Heart of Ice : Part 1 et 2, Birds of a Feather, Shadow of the Bat: Part 1 et 2, Sideshow, Batgirl Returns

Hilary J. Bader

Scénariste sur les épisodes : Cold Comfort, You Scratch My Back, The Ultimate Thrill, Mean Seasons, Animal Act, Girls’ Night Out

Jules Dennis

Scénariste et co-scénariste sur les épisodes : The Underdwellers, The Forgotten, The Cat and the Claw : Part 1 et 2

Richard Mueller

Scénariste et co-scénariste sur les épisodes : The Underdwellers, The Forgotten, The Cat and the Claw : Part 1 et 2

Tom Ruegger

Scénariste sur les épisodes : The Underdwellers, It’s Never Too Late, Beware the Gray Ghost

Joe R. Lansdale

Scénariste ou co-scénariste sur les épisodes : Perchance to Dream, Read My Lips, Showdown, Critters

Len Wein

Scnéaristes ou co-scénariste sur les épisodes : Moon of the Wolf, Off Balance, Blind as a Bat, The Demon’s Quest: Part 2

Mitch Brian

Scénariste sur les épisodes : On Leather Wings, P.O.V., Bane

David Wise

Scénariste sur les épisodes : The Clock King, The Strange Secret of Bruce Wayne et If You’re So Smart, Why Aren’t You Rich?

Judith et Garfield Reeves-Stevens

Scénaristes sur les épisodes : Dreams in Darkness, The Strange Secret of Bruce Wayne et Fire From Olympus

Marty Isenberg

Scénariste sur les épisodes : What Is Reality?, His Silicon Soul, Lock-Up

Robert N. Skir

Scénariste sur les épisodes : What Is Reality?, His Silicon Soul, Lock-Up

Robert Goodman

Scénariste sur les épisodes : Double Talk, Growing Pains, Legends of the Dark Knight

Steve Gerber

Scénariste sur les épisodes : Love is a Croc, Critters, Beware the Creeper

Marv Wolfman

Scénariste sur les épisodes : Feat of Clay : Part 1 et 2

Garin Wolf

Scénariste sur les épisodes : It’s Never Too Late et Beware the Gray Ghost

Gerry Conway

Scénariste sur les épisodes : Appointment in Crime Alley et Second Chance

Dennis O’Neil

Scénariste sur les épisodes : The Demon’s Quest: Part 1 et 2

Eddy Gorodetsky

Scénariste sur l’épisode : Christmas with the Joker

Henry T. Gilroy

Scénariste sur l’épisode : Nothing to Fear.

Carl Swensson

Scénariste sur l’épisode : The Last Laugh

Ted Pedersen

Scénariste sur l’épisode : Be a Clown.

Steve Hayes

Scénariste sur l’épisode : Be a Clown.

Sam Graham

Scénariste sur l’épisode : I’ve Got Batman in my Basement

Chris Hubbell

Scénariste sur l’épisode : I’ve Got Batman in my Basement

Dennis O’Flaherty

Scénariste sur l’épisode : Beware The Gray Ghost

Dennis Marks

Scénariste sur l’épisode : Prophecy of Doom

Samuel Warren Joseph

Scénariste sur l’épisode : Fear of Victory

Beth Bornstein

Scénariste sur l’épisode : Eternal Youth

Eliott S. Maggin

Scénariste sur l’épisode : The Cape and Cowl Conspiracy

Steve Englehart

Scénariste sur l’épisode : The Laughing Fish

Buzz Dixon

Scénariste sur l’épisode : Cat Scratch Fever

Cherry Wilkerson

Scénariste sur l’épisode : « Tyger, Tyger »

Mark Saraceni

Scénariste sur l’épisode : Terror in the Sky

Chuck Menville

Scénariste sur l’épisode : Birds of a Feather

Mike W. Barr

Scénariste sur l’épisode : Paging the Crime Doctor

Mike Underwood

Scénariste sur l’épisode : Blind as a Bat

Diane Duane

Scénariste sur l’épisode : The Lion and the Unicorn

Peter Morewood

Scénariste sur l’épisode : The Lion and the Unicorn

Rusti Bjornhoel

Scénariste sur l’épisode : The Demon Within


Quelques studios d’animation

Les producteurs de la série feront appel à de nombreux studios d’animations pour produire leurs différents épisodes. De tous les horizons (et souvent asiatiques, il faut le dire), l’influence de ces derniers se fera parfois sentir sur certaines animations ou style d’épisode. Les choix étaient souvent fait avec pertinence et l’ensemble donne un résultat suffisamment homogène pour que le profane ne réalise pas le nombre de participants sur le projet. Certains commentaires évoqueront parfois le travail avec ces studios d’animations, souvent très volontaires (comme le Spectrum Animation Studio), ayant un souci fort prononcé du détail. Comme par exemple, nous décrira Bruce Timm, dans l’épisode Heart of Ice, le souffle de Mister Freeze qui se diffuse sur la visière de son casque, sera travaillé avec justesse à chaque frame où le personnage apparaît… Un travail titanesque s’il en est. D’autres studios (comme Akom Production) posèrent, quant à eux, problème et des épisodes ont du être ré-animés intégralement… Voici une liste (non exhaustive, et sans détail) des différentes boîtes de productions qui ont travaillé sur la série :

  • Spectrum Animation Studio (studio japonais)
  • Akom Production (studio coréen)
  • Dong Yong Animation (studio coréen)
  • Koko Enterprise (studio corréen, travail souvent de paire avec Dong Yong Animation)
  • TMS Entertainment (studio japonais)
  • Studio Junio (studio japonais)
  • NOA Animation (studio canadien)

Les musiciens

Shirley Walker

Avec les compositeurs : Micheal McCuiston, Lolita Ritmanis, Stu Balcomb, Lars Cutterham, Todd Hayen, Harvey Cohen, Wayne Coster, Carl Johnson, Jeff Atmajian et d’autres…

Ce Qui Vient Après…

Quelques comics

Comme je l’ai expliqué dans la partie Batman TAS dans le DCAU, la série a connu une déclinaison en comics. Intitulée Batman Adventures, elle reprenait la continuité, le style graphique et les personnages de l’animé pour de nouvelles histoires. Apportant parfois son lot de surprises et de nouveautés. La série eut un succès somme toute relatif puisqu’elle dura tout de même 35 numéros, du temps de la diffusion de la série (de 1992 à 1995), en plus de deux annuals et deux numéros spéciaux, dont le très célèbre Mad Love (par Paul Dini et Bruce Timm) qui introduisait les origines d’Harley Quinn dans l’univers des comic-books. À noter d’ailleurs que cette histoire est parue en 1994 avant son adaptation dans la seconde série de 1997. Harley Quinn a bien vu le jour dans la série animée, mais ce sont les comics qui contribuèrent à la populariser ! Bien que lancés par des auteurs étrangers à la série animé, de manière occasionnelle, certains épisodes du comic book seront traités par des auteurs de la série (comme le démontre Mad Love donc). En dehors de Mad Love qui a été souvent collecté et réédité, c’est délicat de trouver l’intégrale de cette série. Comixology a édité les numéros de cette série jusqu’au #22, sans les annuals, pour le prix de 0.99$ le numéro.

batman_adventures

Pour faire suite à ce comics, lorsque la série Batman TAS fut renommé pour sa « seconde saison » en Batman and Robin Adventures, une série on-going du même nom vit le jour pour remplacer Batman Adventures. Elle dura vingt-cinq numéros plus deux annuals, et un numéro spécial adaptant le film SubZero, jusqu’en fin d’année 1997. Paul Dini participa à l’écriture de nombreux numéros de cette série. On peut trouver l’ensemble de cette série (sauf les numéros annuals et le spécial) sur Comixology, toujours à 0.99$ l’issue.

Pour faire suite et toujours sans interruption avec la précédente série, une mini série en cinq numéros, intitulée cette fois-ci Batman Adventures : The Lost Years, retrace les événements qui se sont déroulés entre les deux séries animées composant Batman TAS. Le style graphique est par contre ici inspiré de la série de 97. Une partie de ces numéros trouvent aussi leur place dans des épisodes de la série, notamment les explications sur les origines de Tim Drake et le passage de Robin en Nightwing de Dick Grayson (dans les épisodes Sins of the Father et Old Wounds). Dans le même temps, un one-shot intitulé Batgirl Adventures, écrit par Paul Dini, verra le jour. Pas de trace de la mini sur Comixology, mais on, peut y dénicher le one-shot sur Batgirl.

Batman Adventures : The Lost Years

Toujours sans interruption de publication, une nouvelle série vient remplacer la précédente mini, au début de l’année 1998. Elle s’intitulera Batman : Gotham Adventures et perdurera durant pas moins de soixante numéros et prendra fin début 2003 ! Paul Dini et Bruce Timm seront très impliqués dans cette série, alors qu’à la télé, le DCAU continuera sa route, bien au delà de la frontière de l’univers de Batman. L’intégralité de cette série peut aussi être trouvée sur Comixology. À noter qu’entre 2002 et 2003 est apparue en parallèle une mini-série en cinq épisodes, intitulée sobrement Gotham Girls (comme la web-série de courts épisodes en flash que j’évoquerai plus tard), mettant en scène les héroïnes (et vilaines) fétiches de l’univers TAS : Harley Quinn, Poison Ivy, Batgirl, Catwoman et Renee Montoya. Cette mini-série est aussi disponible sur Comixology.

La série de comics sera renommée en simple Batman Adventures comme à ses débuts. Elle sonnera la fin de l’aventure Batman TAS en comics (si l’on exclut les comics dédiés à la série Batman Beyond). Elle ne dura que dix-sept numéros et prendra fin courant 2004. Dans le même temps, une mini-série en trois épisodes verra le jour début 2004, cette mini s’intitule sobrement Batman : Harley and Ivy, elle sera écrit par Paul Dini et dessiné par Bruce Timm, signant là leur dernier travail collaboratif sur un produit dérivé de Batman TAS, si l’on exclut bien sur le reste du DCAU. De 1992 à 2004, on peut considérer que l’esprit de la série animée  Batman TAS aura bien vécu. La série on-going peut se trouver en intégralité sur Comixology. Pour la mini-série, il va falloir patienter (j’espère pendant pas trop longtemps) ou débourser une quantité d’argent pharamineuse à un voleur pour la récupérer en TPB (édité en 2007).

Batman : Harley and Ivy

Le DCAU

J’en ai déjà parlé en long en large et en travers, mais la série Batman TAS sera la pionnière du DCAU, ou le DC Animated Universe, qui englobe dans sa continuité nombreuses séries des années 90 et 2000. En voici une petite liste exhaustive.

La première série Batman : The Animated Series stoppa sa diffusion en septembre 1995 (trois ans après son lancement). Il fallut attendre une année supplémentaire pour voir débarquer à la télévision la fabuleuse série Superman : The Animated Series qui continua de fort belle manière la mise en place du DCAU. Si les univers des deux séries étaient à la base différenciés, des crossovers entre les deux séries débarquèrent lorsque la seconde série Batman, The New Batman Adventures vit le jour en 1997. Donnant ainsi vraiment naissance au DCAU tel qu’on le connaît aujourd’hui. La diffusion de nouveaux épisodes de la série animée sur Superman pris fin en février 2000, et celle sur Batman en janvier 1999.

Superman : The Animated Series

Mais la Warner et l’équipe de Bruce Timm ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Parallèlement, en janvier 1999, pour faire suite à The New Batman Adventures, la compagnie lancera la fameuse série Batman Beyond, ou Batman, La Relève en français (et ne vous inquiétez pas, DC Planet ne l’a pas oubliée). Cette dernière prendra fin après une belle vie en décembre 2001. De plus, et peu de gens s’en souviennent malgré sa diffusion en France sur la chaîne France 3, Batman Beyond a connu une série spin-off assez intrigante intitulée The Zeta Project, qui a tout de même connu deux saisons. Elle met en scène un robot tueur, Zeta, qui refuse de tuer. Un peu grâce aux enseignements de Batman (Terry McGinnis) soit dit en passant. Création originale s’il en est, elle aura connu d’ailleurs un crossover avec la série Batman Beyond (en plus d’être une spin-off donc), le temps d’un épisode.

Parallèlement, courant 2000, nos amis Paul Dini et Boyd Kirkland s’essayèrent à un nouveau format, l’animation flash, très très en vogue à l’époque (quand les vidéos étaient encore trop lourdes à charger sur Internet vous voyez…). Ainsi naquirent respectivement les petites web-séries Gotham Girls mettant en scène, et bien… les filles de Gotham (héritant du design de la série Batman de 1997, avec Batgirl en ligne de mire) et l’étonnante série un peu trash mais toujours sur le thème de l’humour, Lobo, mettant en scène le personnage du même nom. Plus ou moins interactive mais avec une animation un peu à la ramasse, elles restaient globalement assez amusantes à regarder. Le meilleur moyen de regarder encore l’intégralité de ces deux séries gratuitement, c’est sur l’excellent site français basé sur le DCAU, La Tour des héros.

gotham_girls

Peu de temps après, dans cette période très prolifique pour le studio d’animation de la Warner, nous voyons apparaître, à la rentrée 2000, la série Static Shock mettant en scène le héros Static d’une ancienne franchise de comics étrangère à DC, Milestone Media. Si la fusion entre Milestone et DC n’eut lieu qu’en 2008, la série animée, elle, fut absorbée dès sa deuxième saison dans le DCAU, alors qu’elle était restée stand alone jusque là. Cela paya bien car la série dura quatre saisons pour un total de 52 épisodes. Elle prit fin en Mai 2004.

Mais c’est en novembre 2001 qu’arrivera à point nommé la série Justice League, véritable ambassadrice du DCAU (ou du Timm Verse, Bruce Timm participant toujours à la création du projet, il n’a « raté » que Static Shock en fait), et réunissant tous les héros et vilains des séries précédentes plus les inédits (incluant donc le Batman de Batman TAS, qu’on ne voyait plus que tout vieux dans Beyond) dans un combat sans égal contre les vilains de cet univers, à une époque où les États-Unis avait bien besoin de super-héros (peut-être que cela explique aussi son succès). La série perdurera jusqu’en Mai 2004 et connaîtra une seconde jeunesse en juillet 2004 quand elle fut renommée en Justice League Unlimited, intégrant ainsi plus de personnages dans son cast (et faisant revenir de vieux personnages comme Zatanna au passage). C’est en mai 2006 que s’éteignit le DCAU de l’époque.

Justice League Unlimited

Ou presque… puisqu’aujourd’hui, il vit encore à travers les comic book Batman Beyond 2.0 et Jutice League Beyond 2.0. Un univers increvable donc, un héritage conséquent et honorable pour la grande série animée que fut Batman : The Animated Series. Et moi, ben, ça me donne envie de pleurer tellement c’est beau !

Des produits dérivés en pagaille et surtout des LEGO (oui j’aime les LEGO) !

Je ne vais pas m’attarder ici (qu’est-ce que j’ai pu trop parler dans ce dossier), mais il est évident que la popularité de Batman : The Animated Series a permis aux fabricants de jouets de s’en mettre plein les poches. Tout ceux de ma génération qui ont suivi un tant soit peu la série (même de loin) ont eu des jouets à l’effigie des personnages de la série. un Batman super high-tech avec des gadgets de fou. Des batmobiles ou des motos avec l’autocollant de l’étiquette de Batman TAS dessus, et j’en passe et des meilleures. J’ai déjà fait des listes exhaustives et pénibles à faire pour ce dossier rien que vous votre bon plaisir, mais ça, heu, non, je passe mon tour. Une prochaine fois peut-être !

jouet_batman_tas

On notera tout de même des figurines Heroclix, les premières à l’effigie de Batman, qui seront inspirées par les modèles de la série animée. Les figurines Heroclix, c’est des figurines avec des points et tout ça, on peut même « jouer » avec, y a tout plein de règles qui permettent de les utiliser, et j’en passe et des meilleures. Il faut juste savoir qu’Heroclix, ils font des séries de figurines sur toutes les séries de héros existantes, quelques soient leur provenance, donc des Heroclix Batman TAS, c’était sans doute très logique.

Mais bien plus important encore, la licence Batman dans les LEGO, ça a aussi débuté avec Batman TAS ! La figurine Batman ou encore Poison Ivy et tout plein d’autres, de part le design assez simple de la série animée, servirent de modèle pour créer les figurines LEGO, qui aujourd’hui encore, font un carton et connaissent de nombreuses déclinaisons (pour les Batman de Nolan par exemple). De plus, je ne saurais dire si c’est un clin d’oeil évident ou un hommage évocateur de toute une époque, mais dans les jeux vidéos LEGO Batman, le thème retenu, c’est celui de la série animé. Aujourd’hui encore, il existe un média qui gratifie nos cages à miel de ce superbe thème composé par Danny Elfman, en rapport avec une époque incroyable pour le chevalier noir.

lego_batman

Confidences et Conclusion

Premiers aveux

Et bien… Si avec tout ça vous n’êtes toujours pas convaincus que Batman : The Animated Series, c’est un monument historique à la gloire du Dark Knight (pas si dark que ça d’ailleurs), je ne sais pas ce qu’il vous faut (à part peut-être un meilleur rédacteur que moi…). Je ne vais pas répéter ce que je vous ai déjà dit sous toutes les formes possibles et imaginables ou sur la grandeur et l’intelligence de cette série. Je vais juste « copier » un peu mes petits camarades sur les précédents dossiers et vous proposer une liste de mes épisodes favoris… Pas un top, je ne saurais pas les classer, je les listerai en fonction de leur numéro de production. Et y’en aura douze, pas dix… parce que je ne sais tout bonnement pas comment en enlever deux dans cette liste (qui m’appartient rien qu’à moi). Et puis les “Top Twelve”, c’est l’avenir! Ces épisodes que je peux voir et revoir et dont je ne peux me lasser tellement ils sont intenses et beaux et trop sexy et … enfin bref… vous avez compris l’idée. Ha, et vu que je ne l’ai pas fait jusque là, je vous gratifie des titres français des épisodes… Tout de même. Accompagnés, chacun, d’une petite confidence d’un trentenaire nostalgique qui renvoi à un premier visionnage, il y a de ça des années…

Mes épisodes favoris

P.O.V. (Version Originale)

P.O.V. (Version Originale)

Gamin, cet épisode m’avait fasciné. Il n’était pas comme les autres, avec ce découpage qui prenait le temps de raconter ce que des « trouffions » de la police avaient vécu un soir de patrouille. Enfin trouffions… On parle de Bullock et Montoya, mais à l’époque moi, je ne voulais que du Batman. Je crois que c’est le premier épisode qui m’a fait prendre conscience que je regardais une série exceptionnelle et différente de tout ce que je regardais ailleurs. Une série trop bad-ass avec Batman et tout, mais une série super sérieuse et intelligente, qui ne néglige pas ses personnages secondaires.

Two-Face (Double Jeu)

Two-Face (Double Jeu)

Que dire, si ce n’est que c’est finalement mon histoire favorite avec le personnage de Double-Face, (et pas Pile ou Face, je veux oublier cette traduction approximative). Histoire favorite tout média et support confondu. Une histoire fascinante qui m’a fait découvrir l’existence de la schizophrénie. Oui, je ne savais pas que Batman en souffrait (peut être?) aussi à l’époque ! Un épisode que je rattache forcément à Pretty Poison, pour le personnage d’Harvey Dent, si bien défini dans ces deux histoires…

Heart of Ice (Amour on Ice)

Heart of Ice (Amour on Ice)

Cet épisode est souvent considéré comme le meilleur, de manière entendue et appuyé par les grands sages de ce monde. Sur ce coup, j’aurais du mal à les contredire (même si je ne sais pas s’il figurerait au top de ma liste, si celle-ci était un top…). C’est aussi la première véritable collaboration entre Bruce Timm et Paul Dini. Et que dire… à part que c’est juste beau. Très beau. Mister Freeze a la côte rien que pour cet origin story parfaite.

Beware the Gray Ghost (Le Plastiqueur Fou)

Beware the Gray Ghost (Le Plastiqueur Fou)

Vous noterez avec quelle aisance le titre français passe à coté de l’intérêt de l’épisode ? Le méchant est tout au plus anecdotique dans cet épisode… Mais le personnage du Fantôme Gris a généré chez moi une fascination assez incroyable. Batman avait lui aussi son héros, c’était complètement fou ! Et forcément, si lui était pour Batman ce que Batman était pour moi, quelle autre réaction pouvais-je avoir face à ce personnage…

Perchance to Dream (Rêve ou Réalité ?)

Perchance to Dream (Rêve ou Réalité ?)  030_perchance_to_dream

Lui, il se trouverait certainement au top de ma liste, ou pas loin… À peu de chose près. Un épisode tout aussi fascinant pour l’enfant que j’étais qui nous laissait croire, l’espace d’un instant, que notre héros allait enfin trouver la paix auprès de ses parents ressucités. Quelle idée géniale, mais quelle épisode tragique… À noter qu’il fera gagner un intérêt énorme pour le Chapelier Fou à mes yeux. Et j’aurais aussi appris qu’il est impossible de lire dans les rêves. Y’a des choses comme ça, qui marquent sans raison apparente.

Robin’s Reckoning (Robin se Rebiffe)

Robin's Reckoning (Robin se Rebiffe)

Si j’aime Dick Grayson aujourd’hui, et que je me délecte d’une lecture jugée pourtant moyenne par le consensus des « bons lecteurs de comics » tel que la série Nightwing des New 52, ce n’est pas par le plus grand des hasards… Ce double épisode m’aura fait aimer Robin. Car comme la majorité des gamins, je suis tombé dans le piège de l’identification du personnage. J’ai été largement aidé par un point commun de nature personnelle que je partage avec Dick et qui m’a tant touché pendant mon enfance… Non, je ne suis pas un enfant du cirque… Dans cet épisode, j’ai non seulement appris à aimer Robin, mais j’ai aussi appris à être en colère contre Batman, ce vieux bougon qui nous empêche de régler nos problèmes nous-mêmes !

Almost Got ‘Im (Il s’en est fallu de peu)

Almost Got 'Im (Il s'en est fallu de peu)

Cet épisode dans le top, un autre épisode écrit par Dini, la raison est simple : déjà, il est super drôle, on a du Croc débile, du Harvey et Ivy qui règlent leurs comptes, du Joker qui bâche tout le monde, du Penguin qui sait pas trop se positionner parmi tous ces fous, une Harley et une Catwoman qui font la bagarre… et c’est un peu le premier épisode qui réunit tout ce beau monde en un seul épisode. C’était du fan service en barre d’or massif. Comment résister ? Aujourd’hui encore, l’épisode est si drôle et percutant (avec ce coup fumeux du Batman juste tellement drôle), c’était irrésistible de le placer ici.

Harley and Ivy (Harley & Ivy)

Harley and Ivy (Harley & Ivy)

Toujours du Dini (ben oui, on se refait pas). Encore un épisode tellement drôle et fun. Et c’est un peu beaucoup la genèse des Gotham City Sirens. Et c’est aussi l’épisode où Harley apprend gentiment à s’émanciper du Joker et a devenir une vilaine accomplie sans son aide (bon ok… afin de lui prouver qu’elle vaut le coup, certes). Tout un tas d’éléments croustillants dans cet épisode qui participe à l’identité propre à Dini que gardera l’univers de Batman pendant longtemps à travers ses comics.

His Sillicon Soul (Une Âme de Sillicone)

His Sillicon Soul (Une Âme de Sillicone)

Dans les années 90, moi, j’étais trop fan des robots. J’étais surtout vachement fan des robots qui devenaient gentils… Terminator (le 2 hein), Short Circuit, tout ça… Avec cet épisode, qui fait suite au non moins excellent double épisode Heart of Steel (Coeur d’Acier), on est en plein dans le thème. Ce robot Batman qui essaye de lutter contre la nature de celui qui lui a servit de modèle, c’est beau, c’est touchant, et même si c’est scientifiquement irrecevable, ça marche encore avec moi. On avait vraiment de tout et n’importe quoi dans cette série, cet épisode en est la preuve formelle.

Showdown (Révélation ou Souvenir, Souvenir)

Showdown (Révélation ou Souvenir, Souvenir)

Un épisode absolument surprenant auquel je ne m’attendais pas. Tout comme je ne me rendais pas compte que ce vieillard absolument génial prénommé Jonah Hex était une figure emblématique du DC Verse. J’ai toujours adoré les Westerns et leur ambiance au parfum d’aventure. Cet épisode regorge d’aventures, et même si Jonah est vieux, dans ses souvenirs racontés par Ra’s Al Ghul, il n’en est pas moins impressionnant que dans ses comics (et il est toujours autant un aimant à femmes, ce qui semble pourtant impossible avec sa gueule de porte-bonheur). C’est l’épisode qui m’a permis d’être curieux sur le reste du DC Verse. Car oui, avant même Booster Gold, c’est en voyant qu’il existait un comics sur Jonah Hex que j’ai décidé de prendre autre chose que du Batman, grâce à mes souvenirs de cette épisode si amusant et tout plein d’action qui en jette.

Sins of the Father (Le Retour de Robin)

Sins of the Father (Le Retour de Robin)

Je crois que j’ai toujours eu une fascination pour les Robins (deux origins story de Robin dans cette sélection, je crois que c’est plutôt clair). J’étais déjà plus grand quand j’ai découvert cet épisode. Pourtant, cette version tête brûlée de Tim Drake m’a tout de suite charmée. C’est aussi mon premier contact avec le personnage. Et je pense que l’implication de Two-Face dans l’histoire n’est pas étrangère à mon enthousiasme général vis-à-vis de cet épisode. Même s’il faut le dire, le méchant n’est pas forcément brillant dans celui-ci. Mais quand on est jeune, on ne recherche pas toujours la complexité ! Ce que j’aime surtout, c’est l’acceptation de Bruce face à l’insistance de ce garçon débrouillard, alors que depuis quelques temps, je le sentais plus renfrogné, moins drôle et ouvert. Même si ça défrise la logique (genre tout le monde est content d’impliquer un gamin de la rue dans une aventure dangereuse et meurtrière), je ne peux m’empêcher de trouver ça magique. La simple idée que le moindre petit gamin abandonné peut devenir un héros… ça me fascine. Même s’il paraît que je suis adulte et responsable maintenant…

Mad Love (Amour Fou)

Mad Love (Amour Fou)

Et voici l’autre collaboration parfaite entre Bruce Timm et Paul Dini qui aura longuement fait parler d’elle, autant en comics qu’en version animée, nous avons droit à un petit chef-d’œuvre de folie en culotte de velours. Le Harley Quinn show saupoudré d’un peu de Joker. Un épisode qui se propulserait en haut d’un top sans aucun souci, et je pense que ma chère collègue HarleyHuntress serait d’accord avec moi. Une histoire drôle, touchante, percutante, et même les talents de Batman, finalement assez cruel avec Harley ici, malgré lui, ne sont pas en reste. Un petit chef-d’œuvre… et dire que c’est un des derniers épisodes de la série, ça en dit long sur la constante qualité de celle-ci !

Voilà pour cette sélection et ces petits témoignages plutôt personnels. Et parce que c’est plus fort que moi, en voici une pelleté d’autres épisodes que je conseille plus que fortement (là aussi, la sélection fut difficile) : Pretty Poison (Poison d’Amour), The Forgotten (Les Oubliés du Nouveau Monde), Mad as a Hatter (Le Pays des Merveilles), Appointment in Crime Alley (Rendez-vous dans la Rue du Crime), The Laughing Fish (Heureux Comme un Poisson dans l’Eau), Night of the Ninja (La Nuit du Ninja), Heart of Steel (Cœur d’Acier), If You’re So Smart Why Aren’t You Rich? (L’Enigme du Minotaure), I Am the Night (Je Suis la Nuit), Zatanna (Zatanna), Shadow of the Bat (Jeux d’Ombres), The Demon’s Quest (La Quête du Démon),  Harlequinade (Harlequinade), Harley’s Holiday (La Journée d’Harley), Baby-Doll (Baby-Doll), Growing Pains (Destinée), The Ultimate Thrill (Le Grand Frisson), Old Wounds (Blessures Anciennes), Girls’ Night Out (Une Soirée Entre Filles), Judgment Day (Le Jour du Jugement), et tout les autres épisodes en fait…

Remerciements

Je conclus (enfin, oui, je sais) en remerciant une nouvelle fois la personne anonyme à qui je dois tant… Comme notamment la possibilité de sortir ce dossier dans les temps (ou presque… enfin pendant le mois Batman du moins, hem). Cette même personne a aussi écrit quelques paragraphes de ce dossier (enfin… beaucoup de paragraphe de ce dossier), sauriez-vous deviner lesquels ? À mes petits correcteurs de l’extrême (Maddy et ArnoKikoo) qui sont repassés derrière tout cet amas de mots et de pavés sans fin. À l’équipe de DCP, qui m’ont gentiment laissé la charge de ce dossier sur cette série animée qui nous est pourtant à tous si chère. Et à vous, qui avez réussi (même si vous faites semblant, je vous en voudrai pas) à lire l’intégralité de mon travail ! Et … non, je vous épargne le couplet sur la famille et la paix dans le monde.

Quelques sources…

Et histoire de rester professionnel jusqu’au bout, voici les différentes sources que j’ai utilisées pour compléter ce dossier : – Les DVD US de la série (les 4 coffrets individuels des « saisons »), parce qu’on est jamais mieux servi que par soi-même (j’ai passé plus de temps à (re)regarder des épisodes qu’à écrire, alors je vais éviter de trop me plaindre). A noter que toute les captures d’écrans ont été faites par mes soins (même si je me rend compte que pour certaines images, des équivalentes existaient déjà sur le net). Les DVD US (surtout sur la première saison), ne sont pas toujours de bonne qualité, ce qui explique parfois que certaines images soient un peu floues. – Incluant les bonus des dits DVD, qui regorgent d’informations croustillantes. – Et des tas de sites webs :

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