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Hawk and Dove Vol 1 review
Les points positifs :
  • De l’action bien bad-ass, enfin si on veut…
Les points négatifs :
  • Deadman très mais mal utilisé.
  • C’est du Liefeld, et c’est moche, vraiment…
  • La caractérisation est aux fraises.

« Hawk ! » – Hank HallHawk.

« Dove ! » – Dawn Granger, Dove.


  • Scénario : Sterling Gates et Rob Liefeld – Dessins : Rob Liefeld et Marat Mycheals (dessins additionnels) – Encrage : Rob Liefeld, Adelso Corona (encrage additionnel) et Jacob Bear (encrage additionnel) – Couleurs : Matt Yackey, Ross Hugues et Andy TroyCouverture : Rob Liefeld et Hi-Fi


Hawk & Dove combattent des zombies en plein vol. Cela n’a aucun sens, mais ce n’est pas grave. Ensuite, Deadman aka Boston Brand, le petit ami « décédé » de Dove aka Dawn Granger, vient leur rendre une petite visite. Ca irrite Hawk, aka Hank Hall (aucun lien avec Carter Hall et pourtant on aurait pu y croire), et ils combattent pour leur mission suivante : des types qui sont leurs copies conformes, Condor et Swan (c’est le bal des ornithologues déguisés je crois) foutent le bazar et attaquent même le président Obama ! Ouais, truc de fou. Et même qu’après, ben, le méchant, il est tout chauve, et il mange la tête des policiers. Et après, après, il devient tout gros et tout fort, avec plein de plumes et pleins d’yeux et c’est un Condor trop balaise ! Ha et Deadman on s’en fout, il est nul, il dégage à la fin… Pff. Et non, je n’ai pas dix ans, mais quand je raconte cette histoire, mon cerveau commence doucement à s’atrophier…

Le pire des New 52

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Oui, ceci est une affirmation. Nous remontons à 2011, cette série étant l’une des 52 premières séries des New 52. Des fois vous savez, on râle parce que des super séries comme O.M.A.C. meurent au bout de huit numéros. Mais d’autre fois nous devrions hurler de joie quand des séries comme Hawk & Dove meurent en autant de numéros. Bon, dans l’absolu, ce n’est jamais une bonne nouvelle, une série annulée (sauf quand c’est du Batman ?), car ça remet en doute l’importance des personnages concernés. Et comme la série Static Shock (mais en pire), c’est bien ça le problème : c’est que Hawk et Dove vont prendre cher pour ne plus jamais revenir, si ce n’est en caméo d’une série obscure pour ne pas oublier qu’ils existent quelques part dans un coin du DC Verse. Et pour les fans des personnages concernés, c’est bien le pire qui puisse arriver ! Surtout que le retour de ces deux héros au devant de la scène, qui était un héritage (comme l’était le retour de la JLI) de l’event Brightest Day pré-New 52, méritait mieux que ça. Comme la relation entre Deadman et Dove, toujours installée dans l’event pré-cité, qui était merveilleusement bien construite pour terminer ici franchement n’importe comment. DC Comics ont voulu faire confiance à Rob Liefeld pour cette série, afin de lui donner un côté punchy, de l’action et dynamiser ces personnages assez peu connus du grand public (si ce n’est pas du tout) et les remettre au gout du jour. Mais c’est là que le bât blesse, c’est que ça pue tellement les années 90 (et ce qu’elles ont pondu de pire) que l’idée visée au départ est un raté complet.

Mais vraiment le pire, en tout cas visuellement, c’est confirmé

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Nous sommes donc en présence d’un duo de choc, Rob Liefeld et Sterling Gates, plus fort encore que les héros qu’ils écrivent et dessinent. Et malheureusement, ça commence mal. Liefeld se traine une réputation assez catastrophique, et Sterling Gates est capable du meilleur (Supergirl) comme du pire (War of the Supermen). Et quand on regarde la couverture signé là aussi par Liefeld, voilà un argument de non-vente, surtout que les intérieurs sont dans la même veine. Allez, c’est peut-être un poil mieux que les couvertures (peut-être que les encreurs occasionnels arrive à corriger le plus gros des défauts des traits de Liefeld). Mais cela reste très vilain avec des personnages caricaturaux aux proportions qui n’ont aucun sens et des traits grossiers sur les visages… Et tous ces sourires de constipés, mon dieu quelle horreur ! Même si allez, soyons pragmatiques, Liefeld s’en sort quand même pas trop mal sur certaines planches, notamment sur le visage de Dawn. Par contre, quand elle porte des habits mais qu’on a encore l’impression qu’elle est à poil, c’est qu’il y a un petit problème (accessoirement cela veut dire que la colorisation est pas top non plus). Et pour finir, on a droit à une apparition de Batman et Robin dans ce TPB (quelle chance !). Mais bien que Robin ne soit plus Tim Drake, visiblement, Liefeld n’était pas au courant. Son « Damian » est trois fois trop grand pour son âge et ne ressemble en rien à ce que l’on a pu voir ailleurs… À part peut-être la capuche jaune. Ca en dit long sur le soin apporté par Liefeld sur ces dessins. On dirait qu’il s’en cogne et qu’il fait ce qu’il a envie de faire, sans perdre de temps par contre ! Faut pas déconner !

Et sinon le scénario, désolé mais ce n’est pas mieux !

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On sent pourtant l’effort que les auteurs essayent d’appliquer pour rendre leur intrigue intéressante. Ils essayent de distiller un semblant de mythologie derrière tout ce binz abracadabrant. Mais, c’est tellement bateau. C’est comme s’ils avaient de grandes idées mais qu’ils ne savaient pas comment les mettre en oeuvre. On imagine une énorme mythologie derrière l’incarnation de la Guerre et de la Paix que sont Hawk & Dove. Seulement, tout ceci n’est que suggéré. Et l’on se retrouve avec un grand type colérique a souhait qui ne pense qu’à foncer dans le tas, et une ingénue un peu coconne qui ne sait pas comment gérer son statut de super-héros. Vous comprenez, elle est l’avatar de la paix, mais elle doit donner des coups, ça n’a pas de sens pour elle ! Oui, le postulat de base est loin d’être idiot, mais le personnage est tellement mal écrit que je ne peux qu’ironiser sur cet état de fait ! Un véritable carnage (les citations en haut de l’article sont là pour démontrer avec une pointe d’ironie toute l’étendue de leur caractérisation). Et je ne parle par des méchants, Condor et Swan qui ont visiblement les mêmes pouvoirs que nos héros, bien que n’arrive jamais à comprendre pourquoi (et s’ils essayent de nous l’expliquer, je n’ai pas dû comprendre), sont juste de gros vilains sans aucun background. Inintéressant au possible. Et que dire du traitement de Deadman ? Le couple qu’il formait avec Dove était sans doute un apport considérable pour l’acrobate lors de l’event Brightest Day. Et ici, ce même Deadman devient juste un personnage gênant, qui se fait capturer comme le dernier des imbéciles (on dirait la princesse Peach sérieusement), en plus d’être plus ou moins rejeté par sa petite amie qui ne voit qu’elle et son nombril de problème de super-héroïne. C’est tellement horrible. Et leur séparation, plus anti-climatique, tu ne peux pas faire mieux… Un véritable gâchis. Et si c’était le but inavoué de cette série (c’est à se demander vu la médiocrité et l’inconsistance du bouquin), c’est un grand succès pour le coup… Et non, je n’évoquerais pas plus la présence de Batman & Robin dans cet arc en deux partie (les chapitres 6 et 7), qui débarquent dans le numéro en mode « placement produit » et qui ne servent strictement à rien. Et ce n’est pas ça qui a sauvé le titre d’une mort certaine…

Bref, comme dirait un ancien collègue… C’était franchement nul et une belle perte de temps. Si jamais vous avez la curiosité de lire cette chose, pour vous moquer ou par pur masochisme, on peut le trouver neuf à moitié de son prix d’origine. Donc au pire, c’est toujours ça de gagné, mais ça en dit long sur la réception de cette série. Les idées des auteurs ne sont pas claires, et il n’en transpire que violence et mauvaise caractérisation. Je vous aurais prévenus !

Freytaw

Freytaw