Surprise les amis, et bienvenue dans cette « nouvelle » rubrique hebdomadaire ! Je dis « nouvelle », avec les guillemets de rigueur car en fait, on triche un peu sur ce coup là. Vous vous souvenez du Daily Christmas ? Hé bien là c’est pareil, à ceci près que nous nous servons grossièrement de la date de publication du Showcase pour revenir sur un comics du passé (parce que du futur, c’est un peu galère pour le moment, mais on travaille dessus). Et je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer la raison de l’intitulé de la rubrique !

Aujourd’hui donc, nous sommes le 6 Février 2014. Petit voyage dans le temps… Et paf ! Me voilà arrivé le 2 Février 1988. Ha mince, à trois jours près j’y étais presque. Mais que vois-je ? Le numéro anniversaire d’Action Comics, le numéro 600 ! Oui bon, ça fera bien l’affaire… Hem !


Action Comics #600 Variant

Vous l’aurez compris, le principe de la rubrique est de présenter sommairement le comics désigné, sans trop rentrer dans la critique, mais en spoilant à mort, juste pour rappeler au monde combien c’était mieux avant et ce genre de choses ! Tout ça… Aujourd’hui donc, nous avons retenu ce numéro d’Action Comics qui est assez particulier. Déjà parce qu’il nous rappelle, sur sa couverture, que Superman a eu un jour 50 ans, et non 75, et c’était en 1988. J’imagine que pour certains, vous allez prendre une petite claque sur le temps qui passe et toutes ces joyeusetés. De rien, c’est gratuit.

Ce numéro est assez spécial (et assez connu, il faut le dire) car il nous renvoie forcément à une oeuvre plutôt récente, puisqu’on y parle ici d’une relation possible entre Superman et Wonder Woman (ce numéro de 80 pages contient plusieurs histoires, mais je vais m’attarder sur celle-ci). Cette histoire est incluse dans la continuité post-crisis, et peu de temps après la première rencontre en les protagonistes. Superman et Wonder Woman se retrouvent en dehors du combat, ce qu’ils n’ont jamais eu l’occasion de faire, et font plus ample connaissance. D’ailleurs, question connaissance, on y va très fort puisque le numéro débute directement par un baiser.

Il faut noter qu’à cette époque, nous sommes en plein reboot post-Crisis de l’univers DC, et notamment ces deux figures que sont Clark et Diana qui connaissaient tous deux de drastiques changements dans leurs histoires respectives. Le premier avec la série Man of Steel de John Byrne. La seconde avec la série Wonder Woman de George Pérez. Fait amusant, les deux auteurs sont réunis ici pour écrire et dessiner cette histoire.

Ainsi, Superman expose à Diana qu’il a des sentiments pour elle. De manière non feinte et assumée, Diana admet elle aussi que Superman ne lui est pas indifférent. Même si le premier semble plus enthousiaste à l’idée de former un couple avec elle. Cette scène me renvoie à celle, peut-être un peu plus crue, que Johns a écrit dans le fameux Justice League #12, mais qui marchait un peu à l’inverse : Diana et Clark se convainquent l’un et l’autre d’être ensemble et finissent par s’embrasser. Ici, ils commencent par s’embrasser et finissent par comprendre qu’ils ne peuvent pas être ensemble (c’est un peu comme si ce numéro #600 faisait suite au JL #12… d’une étrange manière). Dans ce numéro, Wonder Woman va finalement essayer de se laisser porter par ses sentiments lorsque qu’un évènement incongru se produit.

Hermès, visiblement en danger, appelle Diana au Mont Olympe, et Superman, surpris de la voir partir dans la précipitation, la suit. S’ensuit un affrontement entre Clark et une fausse Diana, et Diana et un faux Clark. Personnages qui ne sont en fait qu’Amazing Grace et Kalibak, les pions de Darkseid. Ces deux derniers vont essayer de réunir Clark et Diana dans un combat à mort en se faisant passer l’un pour l’autre et disparaissant le moment opportun. Les deux prétendus tourtereaux finissent par se taper dessus allègrement pour finir au pied d’un Darkseid qui jubile de sa réussite. Mais, Superman et Wonder Woman n’étaient pas dupes, et lui ont tendu un piège. Véxé comme un poux, Darkseid commence à s’énerver mais leur rappelle qu’il a main mise sur le Mont Olympe.

De manière assez juste, Diana et Clark lui montrent que les dieux ne sont pas présents et qu’ils ont laissé Darkseid agir. Et qu’il avait donc pris la possession d’un territoire inutile. Enervé mais toujours un peu bougon, Darkseid s’en va via son Boom Tube tout en pestant qu’il n’était de toute façon pas venu pour rien. En effet, il a posé des bombes un peu partout sur le Mont Olympe (Darkseid n’est qu’un terroriste en fait, quand il est vexé, c’est un peu navrant…). Seulement, le pouvoir des dieux aidant, le mont n’est aucunement affecté par la bombe, comme si elle n’avait jamais explosé, au grand étonnement de Clark qui ne comprend toujours pas les règles du monde de Diana.

Clark réalise à quel point il est lointain de la culture de l’amazone, et qu’il est loin d’être aussi puissant qu’un dieu, comme tout le monde le prétend, il considère Diana comme hors d’atteinte pour lui. Ainsi, il comprend à présent la réticence de Wonder Woman, qui, si elle n’est pas réellement d’accord avec sa logique qui fait que leurs cultures et provenances les empêchent d’être ensemble (et cette histoire ne date que de 25 ans), accepte tout de même sa décision avec soulagement. Et une nouvelle amitié est née.


Le reste du numéro regorge de richesse tournant autour de la mythologie de Superman. une histoire sur Lois Lane, plus forte que jamais. Une histoire sur Lex Luthor, plus déterminé que jamais. Et une confrontation assez singulière entre Superman et Man-Bat, ce qui est assez curieux en soi (et histoire qui précède Superman #18, numéro qui débute un arc où Superman « retourne sur Krypton »). Tiens donc, ça me dit quelque chose ça…

À noter la présence de quelques dessins pleine page vraiment sympathiques présents dans le numéro, dont un que je ne peux résister à vous mettre en guise d’image bonus et qui présente les têtes d’affiche de l’époque…

Action Comics #600 Art

Et le saviez-vous ?

À partir du numéro #601 et ce jusqu’au numéro #642, Action Comics est devenu Action Comics Weekly et était, comme son nom l’indique, à parution hebdomadaire. Comme cette chronique ! Le monde est bien foutu des fois ! En espérant que les Showcases version DC Planet survivent à leur première année de publication quand même…