Batman & Robin Vol. 2 : Pearl
Les points positifs :
  • Les différends entre les Robins
  • Damian Wayne et son père
  • Batman & Robin #0
Les points négatifs :
  • Certains changements de dessinateurs très marqués
  • Le segment “Night of the Owls”

“… Damian… I’m proud of you.” – Bruce Wayne


  • Scénario : Peter J. Tomasi – Dessins : Patrick GleasonLee GarbettAndy ClarkeTomas Giorello – Encrage : Mick Gray et d’autres – Couleurs : John KaliszAllen PassalaquaHi-Fi


Après un premier volume tout simplement excellent, Batman & Robin nous reviennent dans un second tome qui s’annonce des plus intrigants, avec une couverture qui laisse songeur. Le duo Peter J. Tomasi – Patrick Gleason est toujours aux commandes même si on observera quelques changements d’artistes par moments. Au programme donc, les origines de Robin, la “Night of the Owls”, ainsi que deux arcs narratifs bien distincts et, vous verrez, très bien fichus ! La critique, c’est tout de suite !

On commence donc avec un Batman & Robin #0 qui faisait partie de l’opération spéciale du Zero Month. Le retrouver en début de tome est plutôt bienvenu car cela n’entraînera pas de coupure avec le reste des histoires. On y découvre un Damian Wayne depuis sa naissance, étant entraîné par sa mère à devenir l’assassin ultime, et qui cherche à savoir qui est son père. L’histoire est bien ficelée et possède quelques scènes géniales (voir l’illustration un peu plus bas) et fait bien le lien avec l’arc Batman & son de Grant Morrison. La boucle est bouclée de ce côté là. Et de façon plus générale, la série, par ses dialogues ou ses scènes, arrive très bien à exister par elle même tout en faisant le lien avec des évènements survenus ailleurs (Batman, Inc. principalement mais aussi la série mère de Snyder et Capullo). Je passe maintenant aux deux arcs principaux contenus dans ce livre. Le premier montre un nouvel ennemi, Terminus, qui attaque Gotham aidé par une poignée de “Bat-freaks” qui ont pour point commun d’avoir tous étés “marqués” par le Chevalier Noir ; et c’est maintenant à leur tour de lui rendre la monnaie de sa pièce. Le côté le plus mis en valeur dans cet arc est la relation qu’entretient Damian avec les 3 autres ex-Robins, DickJason (qui est resté un peu à Gotham avant de partir dans l’espace !) et Tim. Et Damian de vouloir les confronter un-à-un pour leur faire accepter que malgré son ascendance, il est un Robin lui aussi, et meilleur que tous les autres. L’occasion de joutes verbales (dans une scène familiale hilarante) et plus musclées dans lesquelles on voit vraiment que l’attitude de Damian face à chacun de ses “opposants” n’est pas la même. On retrouve à nouveau un très bel effort de caractérisation qui fait mouche. Et le fait encore plus quand les 4 Robins en viendront à s’aider, là aussi pour un grand moment de bravoure.

L’aspect relationnel est donc toujours aussi bien travaillé, et on s’attache de plus en plus à Damian. Le second et dernier arc du volume se recentre plus sur la relation Batman/Robin avec une horde de “zombies” qui attaque les citoyens de Gotham. Comme il en a la mauvaise habitude, Damian voudra s’occuper de cette affaire malgré les avertissements de son père, pour une situation qui risque de très mal tourner. C’est juste que Damian cherche toujours à rendre son père fier de lui, et donc à appliquer avec beaucoup de zèle ce qu’il lui a enseigné, qu’importent les risques. Et Bruce de son côté qui ne cesse de s’inquiéter pour son fils, malgré ses capacités, le traumatisme Jason Todd restant toujours très présent dans sa tête – surtout avec Joker qui est revenu (on fait donc mention à la série de Snyder). Mais Bruce a bien tort de croire que son fils ne pense qu’à lui, n’est qu’un petit égoïste, et l’amour mutuel qu’ils se vouent se trouvera quand même exposé, dans une dernière page qui vous retournera l’estomac. Pour être le plus sincère, je suis grandement influencé par ces moments par ce que je sais ce qu’il va lui arriver ensuite, et revoir ce genre de scènes en y pensant, c’est vraiment, vraiment terrible. C’est une question de sensibilité, mais Tomasi et Gleason ont vraiment réussi à construire un personnage hyper-charismatique et attachant, qu’on adore suivre dans ses moments de grandeur et de faiblesse, et de savoir que Morrison… Ha, ça m’énerve.

Et puisque je parlais de scènes, voilà la transition espérée pour vous parler des dessins. J’ai choisi pour illustrer cette critique trois passages qui pour moi sont les moments forts de ce second volume, tous illustrés par Patrick Gleason qui livre un travail vraiment superbe, aidé à l’encrage par Mick Gray, comme depuis le début de la série. Le découpage n’est pas forcément extraordinaire mais ses traits arrivent à vous faire vivre l’histoire pleinement, et notamment ses pages pleines dont l’utilisation est toujours pertinente. On appréciera également le design qu’il a apporté à sa galerie de “Bat-freaks” ainsi qu’à Terminus, qui est un personnage misérable et par moments vraiment dégoûtant à regarder. Comme je l’ai dit dans l’intro, il y a quelques changements d’artistes ; le plus frappant est celui de Tomas Giorello (sur l’arc des “zombies”) qui contraste beaucoup avec ce que fait Gleason – au niveau des dessins et même de la colorisation, on a limite l’impression que les dessins n’ont pas été imprimés sur le même papier. L’ensemble est plus fade, les couleurs moins vives, enfin bref c’est assez étrange et ça m’a perturbé dans la lecture. Les autres changements surviennent sur le segment “Night of the Owls” mais ils sont plus nuancés et utilisés également à des fins scénaristiques (flash-backs essentiellement). Et puisque je parle de ce chapitre, sachez que c’est le vrai point faible du volume, puisqu’il tombe comme ça, sans introduction ni rien, et qu’il n’apporte pas grand chose, à part une scène finale bien classe – mais se taper 20 pages qui n’auront aucune importance par la suite juste pour une case, c’est cher donné.

Comme pour le premier volume, la fin de ce livre comporte son lot de bonus – et c’est assez curieux de voir à quel point il y en a pour cette série par rapport aux autres TPBs New 52. On a donc une sorte de making-of du Batman & Robin #0 avec extraits de scripts, puis les versions non lettrées des pages mentionnées dans le script. Vous aurez également droit à des sketchs préparatoires des “Bat-freaks” ainsi que d’autres personnages, et une demi-douzaine de pages ou d’extraits de pages en version crayonnées – et notamment la superbe scène qui clôt le volume. Si ça manque toujours de commentaires et d’annotations, on ne peut qu’apprécier la démarche d’inclure tous ces bonus, et qui devrait être suivie dans le même genre chez les autres !

Malgré un chapitre bancal et quelques pages un peu en dessous du reste, Batman & Robin Vol. 2 persiste et signe sur sa lancée de haute qualité. Qualité en termes d’histoire, avec l’aspect relationnel de Damian (la vraie star de la série) vis-à-vis des autres membres de la Bat-Family. Qualité en termes artistiques, avec des dessins soignés et une mise en scène travaillée qui offre son lot de scènes mémorables, de celles qui vous restent en tête longtemps après avoir fermé le livre. On reste donc dans le haut du panier et si vous n’avez toujours pas commencé la série, vous savez très certainement ce qu’il vous reste à faire. Oui, je sais, avec les fêtes qui approchent, votre porte-feuille souffre – mais justement ! Vous savez maintenant ce que vous pouvez vous faire offrir ! 

UN DEUXIÈME AVIS C’EST BIEN AUSSI !!

Certainement moins fort émotionnellement que le premier tome, celui-ci fait tout de même la part belle à Damian (aka PITCHOUNE <3 pour les intimes), qui va tout faire pour se racheter auprès de son père et prouver sa valeur au reste de la bat-family. Tout en nous rappelant, une fois de plus, que ce n’est qu’un enfant, et c’est d’ailleurs ce qui rend ce personnage si touchant, sa part de naïveté, cachée derrière un cynisme pourtant très adulte et une manière de combattre assez extrême. Si on peut se questionner sur la pertinence des numéros avec les autres Robins, ils n’en sont pas moins fun et drôles, chaque Robin ayant sa propre personnalité et son apport à la Bat-Family, comme essaye de le montrer subtilement Tomasi à travers les interactions qu’ils ont avec Damian. De plus, nous avons droit aux origines de Damian avec le numéro #0, qui, s’il n’arrange en rien les problèmes de continuité que pose le personnage (bien au contraire !), est vraiment très plaisant à lire et aide là aussi, à renforcer la ténacité et la force du personnage. Avec en prime, LA fameuse planche de Gleason tout à fait fondante (et qui nous a tous transformé en HarleyHuntress l’espace de quelques instants) avec ce très jeune Damian qui s’amuse avec la cape de son pôpa. À noter d’ailleurs que Gleason s’améliore dans ce tome (à mon goût), et ce continuellement au fil de la série. Un vrai plaisir à lire et à regarder !

 – Freytaw

7 Commentaires

  1. Plutôt d’accord même si j’ai trouvé le segment de Night of the Owls vraiment sympa, mais le problème de cette série et je trouve que les menaces qu’affronte nos héros son assez moyenne (hormis Nobody mais je parle de ce tome),
    Enfin voilà Terminus quoi… (même si l’aspect relationnels est vraiment (bien) travaillé)

  2. Damian n’est pas un Robin comme les autres, il pousse jusqu’à la limite son mental et son physique pour un enfant de 10 ans. Prochainement il aura de gros changements pour Nightwing, je ne sais pas si on fera un lien avec Damian/Nightwing concernant ça.

  3. Putin mais Damian est mort depuis février 2012 et il faut encore des choses dessus ? Il pourrait pas y’a avoir une vrai mort pour une fois :o ?

    • Février 2013. Les numéros présents dans ce tome sont antérieurs à Batman Inc #8. Il n’est pas revenu pour le moment (à part dans la mini-série Damian : son of Batman). Sa mort est donc plutôt “vraie” !

      Mais peut-être voulais-tu dire autre chose ?

      • Nan nan c’est bien ça X).
        Mais juste je trouve qu’ils publient des trucs après sa mort , moi je m’y retrouve plus :’)

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