PARTAGER
Share on facebook
Share on twitter
Share on pinterest
Share on email
Gotham City Sirens Union
Critique Gotham City Sirens Union
Les points positifs:
  • Le trio infernal
  • Oui pour le girl power
  • Paul Dini principalement aux manettes
Les points négatifs:
  • Un intrus déplaisant pour le #3
  • Une histoire peut être un peu girly  pour les messieurs

« There’s no place like home !  » – Harley Quinn


  • Scénario : Paul Dini, Scott Lobdell (#3) Dessins : Guillem March, David et Alvaro Lopez (#7) – Couleurs : Jose Villarrubia, Tomeu Morey, Guillem March

Depuis quelques temps, avec toute l’effervescence autour du personnage d’Harley Quinn, il y a une série qui peut être citée par endroits, bien que plus vraiment d’actualité. Il s’agit de la série Gotham City Sirens. Comme vous vous en doutez, elle rassemble toutes les demoiselles emblématiques de Gotham, mais rassurez-vous messieurs, les personnages masculins ne sont pas en reste. De plus, nous sommes toujours en plein Vilains Month, alors sautons sur l’occasion avec une série qui en rassemble pas mal.

Clarifions un peu les circonstances de ce titre paru il y a de ça 3 années. Batman n’est plus, enfin si mais c’est compliqué, et du coup c’est l’anarchie à Gotham. Un alliance détonante va alors se créer, peu importe leur sens du bien ou du mal, pour recentrer un peu tout ça. Cette alliance, nous l’avons déjà vue, comme nous l’avons déjà vue se déchirer également. Les trois drôles de dames : Catwoman, Harley Quinn et Poison Ivy. Ce trio, et leur amitié surtout, sera la pierre angulaire du titre.

GothamCitySirens_1

Dans le tome 1, nous les suivons dans diverses aventures, qui mettent en scène des personnages tels que Bonebreaker, The Riddler, Batman, le Joker, ou encore l’ex-numéro 1 du Joker. Côté demoiselles, Zatanna (dans une scène sexy sexy) et Talia al Ghul font aussi une apparition rapide dans le tome.

Dit comme ça, on se retrouve avec un fond qui peut paraître fade, mais vous vous doutez bien que les personnages principaux ont déjà leur histoire personnelle. Catwoman est brisée, elle se remet difficilement de son affrontement avec Hush, qui lui a fait énormément de mal physiquement, mais surtout psychologiquement. C’est pour cette raison qu’elle a besoin d’être entourée. Elle ne peut plus tenir le rythme, et ça, Poison Ivy compte bien l’utiliser. Catwoman possède un secret terrible, qu’Ivy et Harley chercheront à percer dès le début de l’histoire. Qui est Batman ? Cependant, comme nous le verrons plus tard, à cette époque là, Batman n’est plus Bruce Wayne, mais bien Dick Grayson.

Ainsi le girl power va doucement se mettre en place. Le soutien pour Catwoman et pour Harley est omniprésent. Harley qui d’ailleurs va en faire vivre des vertes et des pas mûres à l’équipe. Je vous le donne en mille : à cause de Mr. J. On sent que les caractérisations sont très bien travaillées, chacune possède les caractéristiques qui les rendent uniques. Paul Dini connaît bien ses personnages, et les travailler ensemble, dans une histoire pleine de tendresse, lui réussit plutôt bien. L’histoire peut bien parfois paraître un peu niaise, mais étant une fille, j’aime retrouver cet aspect, des nanas qui s’en sortent en se soutenant les unes les autres. Attention messieurs, je n’ai pas dit que ça ne pouvait pas vous plaire.

Au milieu de tout ce girl power, un ovni. Oui oui, le monsieur Scott Lobdell, il arrive sur le numéro 3, centré sur le Riddler, Angela, Conundrum et Batman. Nous retrouverons quelques liens quand même avec la trame principale, mais monsieur n’avait semble-t-il pas envie de faire comme Paul Dini. Cette cassure se fait quand même ressentir. On veut lire la suite de l’histoire, pas l’histoire du personnage Conundrum qui cherche à falsifier des scènes de crime pour la police. C’est dommage, ces pages auraient pu être utilisées d’une meilleure façon.

GothamCitySirens_2

Côté planches, c’est joli, c’est féminin, il y a de la force dans les dessins. Il faut dire que Guillem March aime travailler les personnages féminins et ça se voit, même si parfois, les personnages en second plan souffrent de manque de détails. On sent la naïveté d’Harley sur son faciès, Ivy est vénéneuse, et Catwoman est blessée. On le devine rapidement rien qu’en regardant les planches.

Bien qu’il ne soit pas seul, car Alvaro et David Lopez prennent les manettes pour le numéro 7, le dernier du volume. Leur style bien que différent ne dénature pas les personnages, et la passation de crayon se fait donc facilement. De plus, cette atmosphère sombre correspond bien à l’histoire exploitée.

GothamCitySirens_3

Pour conclure, je dirais que Gotham City Sirens : Union est une bonne introduction à la série. On y découvre les personnages avec leurs points forts et faiblesses. Ce n’est pas un immanquable, mais une jolie lecture qui saura ravir le cœur des fans des Sirens. 

On se retrouve bientôt pour la suite de leurs aventures… 

Harley

Harley

Nul ne saurait décrire le monstre, aucun langage ne saurait peindre cette vision de folie, ce chaos de cris inarticulés, cette hideuse contradiction de toutes les lois de la matière et de l'ordre cosmique.