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Les points positifs:
  • Le respect du travail de Tim Burton
  • Un BON beat them all Batman
  • La bande son de Danny Elfman
Les points négatifs:
  • Un mode 2 joueurs cruellement absent…

1. Introduction

6. Scene 5

2. Scene 1

7. Scene 6

3. Scene 2

8. Scene 7

4. Scene 3

9. Mot de la fin

5. Scene 4


Il arrive parfois que la routine et le mauvais temps viennent à bout de votre bonne humeur habituelle. Il y a des soirs où on rentre tard chez soi, lessivé d’une journée éreintante au boulot et agacé du rythme de nos grandes métropoles. On ouvre la porte de chez soi, on allume la lumière – « Chéri, j’suis rentrée ! Ah ! J’oubliais, j’suis pas mariée. » On traîne son corps jusqu’au canap’, on salue notre Miss Kitty à nous, et on se laisse tomber comme un poids mort. C’est là que je me suis dit: « Bouge toi coco, t’as une chronique à boucler. Et essaye de ne pas dire de la merde pour une fois ». Avant ça faudrait que j’aie une idée de jeu. Et même pire, faudrait que j’aie l’envie de jouer, et ça, c’est pas gagné. Chose que je ne fais jamais, j’ai allumé la télé. Nabilla passe encore à la télé. Je me suis alors souvenu pourquoi je ne l’allumais jamais. Off.

Batman Returns 000

Je me suis alors décidé d’attraper l’ordi portable deux coussins à ma droite. L’effort fut rude mais j’ai réussi à m’en saisir sans bouger mon cul. Nouvelle page word. Je profite alors de la blancheur affichée à l’écran pour repérer mes traces de doigts. Comme un con j’essaye de les nettoyer, avec mes doigts bien sur – c’est là que le concept de « con » prend tout son sens – jusqu’à ce que je me rende compte que je ne fais que rajouter des traces. Après je me suis mis à fureter sur word. Vous savez tous ces onglets qu’on n’ouvre jamais parce qu’ils servent à rien. J’tombe vraiment sur des options wtf. C’est amusant. Je commence à faire des graphiques sur tout et n’importe quoi, comme la comparaison entre l’évolution de la parole des homophobes et le marché des chasses d’eau en France. Je pense qu’à ce moment là on pourrait rire de tout en fait. On détache ses yeux de l’écran, on se marre tout seul comme un con. Puis on arrête et on se dit qu’on est vraiment con. J’efface tout. Je met un titre: « Retrogaming pour les nuls ». J’efface à nouveau. « Retrogaming #4 ». C’est un bon début, maintenant faut que je trouve un jeu, bordel ça m’énerve. La fatigue laisse place à de l’agacement progressivement. « Je me ferais bien un versus fighting tiens! ». Fait chier, j’en ai fait un le mois dernier. Bah, un beat them all alors! Ouais ! Go ! L’excitation retombe.

Lequel ? Et puis là c’est le drame, sa pochette apparaît dans ma tête *bruit de tonnerre* Batman Forever d’Acclaim sur Megadrive. Obligé de courir aux chiottes. Et puis là, aux toilettes, mon regard se pose par hasard sur la couverture d’un Studio Ciné Live avec Dark Shadows en une. La révélation. Je vais faire l’adaptation vidéoludique du chevalier noir de Tim Burton: Batman Returns sur Super Nintendo ! Pas le temps de remonter le fut’, je cours sur le canap’ pour ajourner le titre: « L’excellente chronique retrogaming est fière de vous présenter le meilleur jeu de tous les temps ! ». Puis là j’sais pas pourquoi, j’ai imaginé un mail d’Edge « Merci Baccano pour ton travail… mais… comment dire… on peut plus se permettre d’afficher les conneries que t’écris pour le site… hum… Parce que… hum… c’est de la merde. » L’excitation est à nouveau retombée. Puisque c’est comme ça, titre, genre, éditeur, développeur, plate-forme, date et me faites plus chier !

Batman Returns est un jeu vidéo de type beat them all développé et édité par Konami sur NES et Super Nintendo en 1993. Il est inspiré du film du même nom sorti en 1992, Batman Returns (Batman, le défi), et oui je suis allé sur Wikipédia et alors!

Batman Returns 01

Je lance le jeu. Le logo Konami n’a même pas encore disparu de l’écran que la musique d’intro se lance et que la neige tombe sur Gotham. D’ailleurs faudrait m’expliquer le concept des saisons à Gotham. Il y a bien que ce taré de Miller pour imaginer Gotham en pleine canicule. Enfin bref, revenons à l’intro, le texte défile et… hein ?! C’est quoi ce fond sonore ! Des pleurs saccadés et répétés de bébés. D’accord. « Allo les autorités japonaises, oui heu, je crois que le psychopathe que vous cherchiez en 1993, il travaillait chez Konami à l’époque. Mais je vous en prie, bonne soirée. » Bon alors, où en étions-nous « The Darkness amplifies the chill of the falling snow. A shrill scream pierces the cold as we look upon the cobblepot household. The parents, horrified by their disfigured child’s appearance and behavior, threw him and his carriage into the Gotham river (…) » Bla bla bla. Bon, le jeu reprend exactement la trame du film. Vous avez tous vu ce film, et si non, vous avez raté votre vie, j’peux reprendre Wikipédia na!

« Abandonné à la naissance à cause de sa difformité, le surdoué et richissime héritier Oswald Cobblepot grandit dans les égouts de Gotham City parmi une troupe de saltimbanques et se fait appeler Le Pingouin. Des années plus tard, il s’associe à l’homme d’affaires Max Shreck pour corrompre les habitants de Gotham et devenir maire. » La sale tronche de Danny DeVito en Cobblepot nous force un petit rire sadique quand le symbole de Batman apparaît dans le ciel, et là, orgasme, changement de musique. Mais pas n’importe quelle musique, celle mythique de Danny Elfman. On attend fébrilement Batman youhou! Allez les filles ! Donnez moi un « B », un « A », je veux un « T », un « M », un « A », eeeeet un « N », youhou « BATMAN« ! Michael Keaton sous le masque de Batounet fait donc son apparition à l’écran. Mais c’est sans oublier la présentation de Michelle Pfeiffer dans ce costume tellement culte de Catwoman. Miaou. On en est là: « The Bat, the Cat, the Penguin » Casting de choc. Let’s go !

Batman Returns 02

Baccano

Baccano

Membre du staff DC Planet depuis septembre 2012.