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injusticeboxart
Les points positifs:
  • Du fun à l’état pur
  • Des combats dantesques
  • Plein de choses à faire et à débloquer
  • Un vrai mode histoire
Les points négatifs:
  • L’équilibrage approximatif
  • Direction artistique…spéciale
  • Les voix françaises


  • Développeurs : NetherRealm – Éditeur : Warner Bros. Entertainment
  • PS3, Xbox360, WiiU – 18 Avril 2013 – 60€


Depuis le temps qu’il nous faisait de l’œil celui-là, voilà qu’il est maintenant disponible. Injustice : Les Dieux Sont Parmi Nous se laisse enfin tâter par tous et presque pour tous. Qui n’a jamais rêvé de pouvoir mettre une rouste à Superman ou Batman, de pouvoir vérifier qui a raison lors des débats endiablés sur qui est le plus fort à entre Hal Jordan et Sinestro ? Pour tous ceux-là le studio NetherRealm et Warner Bros. vous proposent Injustice : Les Dieux Sont Parmi Nous, jeu de combat où les héros et les vilains se mettent joyeusement sur la tronche dans des joutes monumentales.

Plus on est de fous…

Tous les fans de DC souhaitent voir leur personnage favoris dans un tel jeu. Malheureusement il est impossible de contenter tout le monde, surtout lorsque l’on sait que l’univers de DC comporte de multiple versions d’un même personnage. C’est tout de même un panel de base de 24 combattants vraiment uniques qui est disponible. 12 héros et 12 vilains sont présents pour se tirer la bourre. Des plus célèbres comme Batman, Superman et Wonder Woman aux plus discrets comme Killer Frost, les développeurs ont quand même essayé de contenter le plus grand nombre. Il est toutefois vrai que le nombre de personnages issus de l’univers Batman est un peu élevé par rapport au reste. Il en est de même avec les arènes où il faut compter 14 lieux uniques et une variante dont 5 en rapport avec la chauve-souris. Ce n’est pas handicapant en soit mais ça donne un coup à la variété des lieux, surtout que très peu se déroulent de jour donnant à l’ensemble une atmosphère plutôt sombre et terne. Du coup à ce niveau, la richesse de l’univers DC n’est pas très représentée.

Du Mortal Kombat déguisé ?

N’en déplaise à toutes les mauvaises langues, Injustice n’est en aucun cas un Mortal Kombat déguisé. Les mécaniques de jeu sont peut-être inspirées mais les différences entre les deux jeux sont subtiles mais notables. On note ainsi la disparition du bouton de protection pour le voir arriver à la pression de la touche directionnelle « arrière ». Le bouton libéré sert à actionner les pouvoirs uniques des personnages avec lesquels il faudra apprendre à jouer. Un système de Wager débarque, système qui permet de réinitialiser le placement des joueurs qui parient leurs barres de pouvoir chèrement gagnées et rajoute du piment aux combats en fonction du résultat. Parce que le Wager sert également à donner un petit bonus à celui qui paye le plus. Celui-ci ne s’active que lorsque l’un des combattants a déjà perdu l’une de ses deux barres de vie et dans un temps impartie il faut parier un certain nombre de barres de pouvoirs. Celui qui en parie le plus est le vainqueur. En fonction de la position du joueur lors du Wager, soit offensif soit défensif, le bonus obtenu est différent. En attaque c’est des dégâts bonus alors qu’en défense il s’agit d’un certain pourcentage de vie regagnée. Ces pourcentages sont fonction du nombre de barres de pouvoirs engagées.

Il y également les interactions avec le décor qui se déroule en deux temps. Le premier est classique, vous pouvez vous servir du décor qui vous entour pour prendre l’avantage sur votre opposant. Cette interaction dépend du type de personnage que vous utilisé. Par exemple, à côté d’une voiture, Superman s’en emparera pour vous la poser brutalement sur la tronche alors que Batman la fera exploser et s’en servira de tremplin. Le deuxième temps c’est les arènes aux multiples facettes. En fonction de là où vous vous situé et en plaçant le bon coup vous allez déclencher une scène de transition dans laquelle la victime va tout simplement traverser des murs, se faire percuter par des satellites ou être agressé par des monstres avant de se retrouver dans une nouvelle partie de l’arène. Toutes les arènes ne bénéficient malheureusement pas de plusieurs divisions mais la plupart peuvent en compter deux ou trois. Et ce ne sont pas toutes les nouveautés/différences que l’on peut noter avec Mortal Kombat. Tout ici est au service du spectacle afin de rendre toute la justice à la puissance des coups échangés. Avec Injustice vous allez vraiment vous sentir puissant!

Un vrai mode histoire

Oui, vous avez bien lu, Injustice : Les Dieux Sont Parmi Nous bénéficie d’un vrai mode histoire. Pas celui où on enchaîne les combats avec du texte qui défile pour tenter de justifier un affrontement. Non, un vrai mode histoire, avec scènes cinématiques, dialogues (parfois bien kitch) et scénario original écrit pour l’occasion avec de vrais auteurs. Elle se découpe en 12 chapitres, composés eux mêmes de 4 combats. Cela peut paraitre court mais pour un jeu de combat, un mode histoire qui tient entre 4 et 7 heures en fonction du joueur et de la difficulté ça ne se trouve pas à tous les coins de rues. D’autant plus que l’histoire tient bien la route même si on nous ressort l’immanquable de DC, les terres multiples. Si l’ensemble est vraiment réussi on pourra toutefois pester contre des doublages français qui sont assez risibles (sauf certains personnages), des cutscènes horribles (d’autres sont géniales) et des mini-jeux qui tentent de casser le schéma classique scène-combat-scène-combat mais quelque peu ratés. Fait sympathique, de très nombreux clins d’œil aux comics sont placés tout au long de l’histoire!

Pour du Solo…

Pour du solo et des joueurs peu exigeants. Cela peut paraitre assez fou que le solo soit aussi important dans un jeu de combat, qui logiquement s’apprécie un peu plus en multijoueurs, et pourtant. Entre le mode Histoire et le reste il y a de quoi faire. Le mode Arcade est un enchainement de 10 combats au bout desquels une petite histoire s’enclenche. Rien de bien folichon sauf qu’il existe une bonne dizaine de variantes comme combattre uniquement des héros, ou des vilain, des personnages féminin, ou se faire tout le roster du jeu avec une seule barre de vie ! Il faut aussi compter sur le mode STARLABS qui est l’équivalent de la Tour des Défis de MK9. Ce sont en tout 10 missions par personnages totalisant 240 missions. Ces 10 missions représentent une histoire avec un début et une fin. Ceux qui possèdent le DLC Red Son ont 20 missions de plus. Elles se composent de combats classiques ainsi que de mini-jeux plutôt variés et certaines vont vous rendre fou ! Surtout que des objectifs supplémentaires sont à réaliser afin d’obtenir le score parfait de 3 étoiles. Autant vous dire que vous en avez pour des heures et des heures de jeu avant de tout terminer. En plus de cela, le fan sera aux anges avec les Archives du jeu, qui est une mine d’informations et de secrets. C’est là que vous pourrez dépenser des cartes afin de débloquer des artworks sur les personnages, les arènes, etc. Elle sert aussi de base de données avec des informations divers et variées sur l’histoire des héros et vilains.

…mais pas vraiment compétitif

NetherRealm nous avait pourtant promis que le jeu était taillé pour le compétitif et il avait tout intérêt à tenir cette promesse. En effet, après la sortie du jeu, ce sont les joueurs et les tournois qui gardent véritablement le jeu vivant. Cette promesse n’est pas tenue. Plusieurs raison à cela. D’abords le net code qui fait qu’en multijoueurs en ligne il y à toujours cette petite latence qui fait que certains combos qui nécessitent un timing très serré ne sortent pas. Même si cela n’handicapera certainement pas les joueurs moins exigeants (sans doute la majorité en fait) il faut avouer que pour les autres, et donc ceux qui se destinent à la compétition, c’est plutôt mal vu. Le problème n’est plus dès lors que vous invitez les copains et les copines à la maison pour jouer sur le même écran ! L’autre problème vient de l’équilibrage des personnages qui a été fait à la grosse louche. C’est sans compter sur l’apparition de combos infinis ou de spam non punissable de manière rentable et vous obtenez une vraie déception de ce côté-là.

NetherRealm touch

Pour les habitués du studio de Chicago, Injustice leur rappellera Mortal Kombat par bien des aspects. Les autres seront sans doute marqués par ce qui est aujourd’hui la marque de fabrique du développeur. En effet visuellement le titre possède une patte particulière qui ne plaira vraiment pas à tout le monde. Certains aimeront peut-être, d’autres feront avec ou détesteront. Je veux bien évidement parler de la direction artistique du jeu qui est l’élément qui frappe tout de suite. Les costumes de bases sont d’un goût douteux, dans le plus pur style kitch américain, les animations des personnages sont rigides à souhait et Wonder Woman ressemble à un homme. C’’est ça la patte NetherRealm et plutôt que de rassembler, elle divisera surement. Toutefois le jeu n’est pas moche. Il n’est certes pas le plus beau jeu de combat sorti à ce jour sur nos consoles mais il est graphiquement très acceptable, surtout qu’aucun ralentissements ne vient gêner les combats (du moins pas pendant les phases jouées). C’est sans doute là la réussite technique du titre, faire en sorte qu’avec tout ce qu’il se passe dans le fond de l’arène ainsi qu’au premier plan, les combats reste fluides, lisibles tout en étant très spectaculaires et cinématographiques.

Il est trop tard maintenant de demander à NetherRealm de faire les choses autrement puisque depuis le temps qu’il le font de cette manière il s’agit de leur identité. Il vous faudra donc faire avec ou simplement passer votre chemin.

Injustice : Les Dieux Sont Parmi Nous est un jeu de combat grand spectacle qui s’adresse avant tout aux fans et aux joueurs qui veulent du fun immédiat. Il n’est pour l’instant pas calibré pour la compétition même si cela peut se corriger à coup de patch. Fun, facile d’accès et pourtant riche, simple mais pas simpliste, il offrira au joueur qui passera au-dessus d’une direction artistique assez calamiteuse des heures de jeu en solo et en multi-joueurs. Les autres se demanderont finalement ce qu’il peut apporter de plus et là c’est une affaire de gout. Il ne plaira pas à tout le monde c’est une certitude et malgré ses défauts Injustice est un jeu ultra kiffant, sur lequel vous vous taperai de bonne barre de rire avec vos potes !


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Nathko

Nathko