[Review VO] Grifter Vol. 1: Most Wanted 1
Les points positifs:
  • Un peu d’action décomplexée
  • Un personnage fort attrayant…
Les points négatifs:
  • … mais caractérisé grossièrement
  • Trop de questions en suspens
  • C’est trop manichéen…

“He cannot escape us.” – The Daemonites


  • Scénario : Nathan Edmondson – Dessins : Cafu, Scott Clark, Daniel G. Sampere – Couleurs : Andrew Dalhouse
  • DC Comics THE EDGE – Grifter Vol. 1: Most Wanted – 25 Juillet 2012 – 192 pages – 16,99$ – Softcover – Collectionne: Grifter #1 à #8

Cole Cash, petit escroc à la semaine, se trouve embringué dans une histoire d’invasion extra-terrestre des plus oppressantes suite à un kidnapping de sa personne par ses derniers, à partir de là, pas de confusion possible. Le mec n’est pas dingue, ça s’est vraiment produit, ses souvenirs sont là pour témoigner ! Les aliens en question, les fameux Daemonites, ont fait quelques expériences sur Cash. Parce que c’est bien connu, les ET ne vous enlèvent jamais sans vous faire subir deux trois petits tests ou vous enfoncer une antenne parabolique dans le derrière. Dans le processus, il peut donc communiquer avec ses ravisseurs par télépathie (c’est leur façon conventionnelle de converser apparemment, et non, cela n’a aucun lien avec une quelconque antenne parabolique). D’un drame à l’autre, Cole Cash, connu sous le nom public de The Grifter, va poursuivre ces aliens jusqu’à son dernier souffle pour toute la peine et les galères causées par leur très vilaine faute. Car au passage, il va perdre quelques proches et être activement recherché par la police pour meurtre violent sur des personnes de passage (mais accessoirement possédées par ces fichus aliens).

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Je voudrais vous dire que j’ai aimé ce titre. J’ai quelques affections pour le personnage. Pourtant, l’histoire ne tient pas la route, en plus d’être totalement conventionnelle. Le coup des aliens qui se sont incrustés parmis les humains sans se faire voir, c’est d’un classicisme convenu. En plus, ils sont totalement belliqueux. Bonjour le manichéisme. Peut-être que ces aliens seront plus développés dans les tomes suivants (ou dans les autres “nombreuses” séries dans lesquelles ils apparaissent). Mais dans le cas présent, on peine un peu à comprendre le pourquoi du comment, même pas le moindre indice et des questions viennent se rajouter sur la dernière page avec un cliffhanger douteux. Y’a bien la série Voodoo qui de son côté donne quelques pistes, mais bon, ce n’est pas encore ça.

Cole Cash quand à lui, même si j’apprécie le bonhomme, manque complètement de réalisme. Il passe du coq à l’âne, autant en terme de position géographique que d’humeur. Alors oui, subir des expériences commises par les aliens, ça aide pas à la stabilité, mais on a du mal à y croire. Il part souvent en live quand il ne faut pas, et en cas de drame, même si Nathan Edmondson (l’auteur, pour ceux qui ne suivent pas à fond, toujours les mêmes d’ailleurs !) essaye de nous faire passer le message contraire avec des pensées affichées et plutôt classiques, il réagit un peu bêtement et sans étalage (sauf peut-être sur la fin, le dernier chapitre restant malgré tout le meilleur, et sans doute le seul potable, sur 8 ça fait peu).

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Pas la peine d’alourdir la critique en parlant des personnages secondaires, y’en a pas. Enfin si, un, ou plutôt une. La copine de Grifter. Mais l’auteur en fait tellement peu de cas et traite tellement ça par dessus la jambe que ça en devient ridicule, tout ça d’ailleurs pour qu’elle termine par devenir “la demoiselle en détresse” type. Génial. Oh et puis si, on a droit aussi à une apparition de Green Arrow puisque Grifter se retrouve à Seattle à un moment. Rassurez-vous, sa caractérisation est aussi dramatique qu’ailleurs.

Les dessins de Cafu puis Scott Clark sont plutôt corrects, surtout Cafu à dire vrai, mais il ne reste pas longtemps. Par contre, gros bémol sur la représentation des daemonites, avec une espèce de fausse transparence qui rend par moment l’action illisible. C’est plutôt ici la colorisation qui est à mettre en cause je pense, surtout que le rendu n’est pas le même sur tous les chapitres, c’est encore plus étrange. Alors que dans Voodoo, je trouvais au contraire qu’ils passaient bien.

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Avec un peu de chance, le deuxième tome rendra de l’intérêt à cette histoire d’invasion extra-terrestre et à ce personnage atypique qu’est Cole Cash. Il rencontrera d’ailleurs le personnage de Voodoo à ce que j’ai cru comprendre. Liant pour de bons les deux séries sans faire de détours ou de clins d’oeil vaseux. Par contre, gros bémol, Rob Liefeld va passer par là… (et là normalement, tous vos espoirs s’effondrent). Sinon, à noter en passant, que je ne connais pas ce qui a été fait chez Wildstorm avec ce personnage… Un titre tout de même bourré d’action et assez bas du front qui pourra plaire au plus indulgent d’entre nous. 

5 Commentaires

  1. Je sais pas si je suis le plus indulgent, mais j’ai carrément bien aimé. Certes c’est pas le personnage le plus attrayant psychologiquement, ou le scénario le plus dingue mais ça se tient les questions en suspens y en a pas trop, y en a 2.

    • Plusieurs questions se recoupent sans doute. Mais les mystères s’enchainent quand même j’ai trouvé et on ne sait vraiment pas où l’on va au final. Je trouve ça un peu frustrant. Mais même si je le note “mal”, j’ai quand même au fond, pas détesté non plus.

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