1. Comprendre la genèse du projet

4. Un re-boot-launch

2. Une tâche difficile

5. La mythologie

3. Flashpoint

6. séries et vagues


Une tâche difficile : attirer des nouveaux lecteurs tout en conservant les anciens.

En reprenant leurs  titres y compris historiques comme Action Comics ou Detective Comics  au numéro #1, en rebootant les origines des personnages, en les rajeunissant DiDio sait qu’il va faire un coup marketing énorme.  Au moment de l’annonce des New 52 les médias y compris français ont repris l’information.  Les lecteurs qui ont trouvé DC impossible d’accès jusque-là peuvent enfin trouver leur point d’entrée dans un univers qu’on annonce tout neuf et qui ne demande pas d’avoir au moins 40 ans de continuité niveau connaissance derrière soi. Il n’y a pas de multiverse annoncé à l’époque. Tout le monde pourra donc découvrir les débuts de Flash, Superman ou Wonder Woman. Il y a 3 exceptions majeures qui font que les new 52 sont un hybride entre relaunch et reboot : Batman, Green Lantern et La Légion des Super Héros garderons presque toute leur continuité. Mais on y reviendra. C’est un pari risqué si ça ne décolle pas.

Pour garder les anciens lecteurs, que faire ? La grande force de DC qui possède des fans hardcore comme pour tout vont sûrement mal prendre la nouvelle même si on ne touche pas à des icônes. Toutefois l’abandon du multiverse et de la continuité, des crises fait grincer des dents plus d’un fan. Car c’est aussi ça DC pré New 52, l’amour de la continuité, du costume et des crises. La disparition au départ de personnages plus secondaires pour le grand public mais très appréciés comme la nouvelle question (Renée Montoya), les héros de la JSA avec en tête les super boobs de Power Girl, ou d’une partie de la bat family et surtout des Batgirls telles Cassandra Cain ont fait du bruit. Pourquoi diable avoir appris tant de choses sur des terres parallèles multiples si tout cela se révèle vain. La première réaction du fanboy est de se sentir trahi. Et si eux lâchent l’affaire c’est fini.

Au final les vieux de la vieille sont curieux, les nouveaux venus sont nombreux, 300 000 ventes pour Justice League #1 signent le début d’un gros succès. Pari réussi Mr DiDio.