Review VF – Joe Kelly présente Justice League of America Tome 1 : L’Âge d’obsidienne

Joe kelly presente JLA t1 cover
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Joe Kelly présente Justice League of America Tome 1 – Urban Comics – 35€

  • Scénario : Joe Kelly
  • Dessin : Doug Manhke

Il aura pris son temps, mais Urban Comics nous gratifie enfin un nouveau titre estampillé Justice League à nous mettre sous la dent. Et même plus encore, il s’agit ici de (re)découvrir le run de Joe Kelly après l’ère de Grant Morrison et de Mark Waid (cf les titres JLA dans la collection DC Classiques). L’éditeur a annoncé d’ailleurs qu’il publierait l’ensemble de ses 30 épisodes sous la forme de 2 intégrales. Bref, autant dire qu’il y aura de quoi lire pour les aficionados de l’équipe la plus emblématique de l’écurie DC. Et autant vous le dire de suite, Joe Kelly possède quelques idées intéressantes à exploiter, mais est-ce suffisant pour y laisser son empreinte?

LA PLACE DE CE TOME DANS LA CHRONOLOGIE

Si on exclut les events et les crossovers comme les guerres qui impliqueraient beaucoup de héros, et bien entendu les fameuses Crises, il faut savoir que dans les années 90 et début des années 2000, la plupart des arcs narratifs propres à la Justice League pouvaient se lire de façon indépendante, un peu à l’image du format épisodique qu’on croise dans les séries TV populaires. Et c’est le cas de volume. Bien sur, des éléments peuvent se mettre en place au fur et à mesure, mais le fil rouge narratif de chaque récit se limitait bien à quelques chapitres. Tout cela pour vous dire que ce tome 1 de Justice League of America par Joe Kelly se situe entre les évènements de Superman New Metropolis et de Justice League : Crise d’identité, mais qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu.

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Pour ce qui est du contenu, ce premier volume est composé de 4 récits, dont un majeur, et d’un dernier chapitre qui fait office d’épilogue et de morale. On retrouve les codes chers à la Ligue, c’est à dire des aventures qui mènent aux quatre coins de la Terre, du Temps et même de la Réalité. Il y a aussi un nombre de personnages qui peut rapidement gagner en importance et en effectif (je vous laisse faire le compte de tout ce beau monde une fois le tome terminé), ce qui risque d’en perdre plus d’un en cours de lecture si vous n’avez pas l’habitude de ce type de narration qui frôle la folie créative. On est loin des publications récentes post-Flashpoint de la Ligue où tout est très calibré pour ne pas froisser le statut quo des personnages.

LES AVENTURIERS DE L’ATLANTE DISPARU

Vous l’aurez compris, malgré ses multiples récits, c’est celui intitulé « L’âge d’obsidienne » qui constitue le gros morceau de ce tome. Tout commence lorsque la Ligue doit enquêter sur deux affaires. L’une concerne la disparition d’enfants et l’autre l’apparition de cadavres d’animaux marins au milieu des villes. Ces deux affaires sont pourtant liées entre elles, et lorsque deux guerriers méta-humains apparaissent pour en découdre avec la Ligue, c’est là que les choses commencent à s’envenimer. Leur apparence, leur discours et même leurs pouvoirs… En effet, tout semble indiquer qu’ils viennent d’une autre époque.

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Après les avoir repoussé une première fois, les héros tentent ensuite de remonter leur piste jusqu’au point de leur disparition, mais ils sont stupéfaits lorsqu’ils constatent qu’Atlantis est réapparue. Malheureusement, la cité n’abrite aucun habitant et semble avoir supporté les affres du temps. Enfin, avec l’aide de Tempest, fils d’Aquaman et puissant magicien, la JLA comprend qu’Arthur est probablement encore en vie, et qu’il est retenu d’une quelconque manière par les deux mystérieux antagonistes. À partir de là, le récit prend une dimension de plus grande ampleur qui va mêler fanatisme, vengeance et même les origines de l’Atlantis. L’écriture de Joe Kelly ne déroge pas à celle d’un Grant Morrison ou d’un Mark Waid. Il y a beaucoup de ressemblance dans la forme, mais ce qui la différencie c’est l’ajout de détails et d’éléments assez appréciables, d’autant plus qu’ils touchent les membres de l’équipe individuellement.

DES ENJEUX INDIVIDUELS INTÉRESSANTS

En effet, l’auteur met un point d’honneur à montrer les aléas du quotidien des membres de la Ligue. Que ce soit Kyle Rayner qui ne peut pas se payer un simple café car il n’est pas rémunéré lorsqu’il agit en tant que Green Lantern, de Clark qui concilie difficilement le devoir et sa vie de couple ou d’un Plastic Man qui doit faire face à ses responsabilités paternelles malgré lui, les héros semblent loin de correspondre à l’image des dieux que les humains leur donnent. Et ces aspects cités ci-dessus sont loin de ceux qui touchent Wonder Woman, Martian Manhunter, Batman ou Aquaman que je vous laisse découvrir au cours de la lecture du tome. D’ailleurs ce ne sont pas que les seuls concepts apportés par Joe Kelly. En effet, si vous avez lu les runs de Grant Morrison sur Batman, ou de Geoff Johns sur Green Lantern et Aquaman (qui seront écrits bien des années après), il y a quand même de sacrés inspirations tirées de ce titre JLA.

Et enfin quelques mots sur la partie graphique. Le scénariste est accompagné du grand Doug Manhke pour la quasi-totalité des 424 pages de ce volume. Certes l’artiste est loin de son niveau de ces dix-quinze dernières années (Final Crisis, Green Lantern, Superman ou Detective Comics), mais son style possède déjà un squelette de base relativement reconnaissable si vous êtes familiers avec. De même pour la colorisation, on est sur un rendu très mainstream avec des images très saturées.

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Joe Kelly présente Justice League of America, en plus de marquer le retour de la collection DC Signature (car on sait qu’on est partis pour se contenter plus que d’un seul tome) est l’occasion de découvrir le scénariste et son travail que l’histoire a moins retenu que d’autres. Pourtant son travail est plus que correct et assez accessible pour les nouveaux venus, notamment une caractérisation satisfaisante et équitable entre les personnages. Bien sûr, il y aura quelques vérités et des faits qui vous échapperont, notamment si vous êtes passés à côté de la serie Superman New Metropolis, mais ce n’est pas impactant pour la compréhension de l’histoire. La fin de ce premier tome semble annoncer un « soft reboot » pour la suite, alors rendez-vous pour la sortie du deuxième tome.

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