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Bienvenue pour les Highlights revenant sur les sorties VO de DC du 22 mars. Joshua Williamson propose sa vision du futur des Rogues dans un récit hors continuité du Black Label tout en préparant son event Shadow War, pendant King et Smallwood sortent le dernier numéro de The Human Target avant une pause de quelques mois.

LES VALEURS SURES

Highlights de la semaine #173 (Rogues, The Human Target,...) 10

The Human Target #6

Scénario : Tom King

Dessins : Greg Smallwood

Dommage de faire une pause avec ce numéro qui, s’il reste d’une grande qualité graphique et narrative, est le moins bon jusque là. La dispute qui ne dure pas très longtemps semble seulement ralentir l’histoire, l’objectif d’Ice ayant déjà été montré dans le précédent. Il y a aussi la redondance de Guy Gardner, qui risque de faire crier certains fans : on rappelle que c’est hors continuité et que c’est un rôle classique des films noirs qui lui sied (et pourtant Guy dans mon cœur à tout jamais). On tourne donc un peu en rond avant le choc et la promesse de la deuxième partie du récit s’annonçant très chaude.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #173 (Rogues, The Human Target,...) 11

Action Comics #1041

Scénario : Phillip Kennedy Johnson

Dessins : Dale Eaglesham

Encore et toujours un plaisir à lire, comme chaque nouveau numéro de la Warworld saga. La raison pour laquelle celui-ci n’est pas dans la catégorie des coups de cœurs est l’équipe graphique le dessine. Dale Eaglesham et Will Conrad sont bien évidemment très loin d’avoir à prouver leur talent, mais ils sont en dessous de la maestria d’un Riccardo Federici. D’un style plus conventionnel, ils produisent des pages plutôt solides notamment pour les passages d’action. Malgré les nombreux artistes au styles variés qui s’alternent depuis le début de cette saga, tous maintiennent une bonne cohésion sur l’ensemble.

C’est d’autant moins désagréable que ce changement graphique le temps de ce chapitre est parfaitement justifié narrativement. Le scénariste sait s’adapter en s’accordant des choses différentes selon ses collaborateurs, ici en laissant plus de place à de l’humour et du sang. Mais aussi il s’agit d’un numéro un peu à part, centré sur le personnage secondaire mais populaire de Midnighter. Comme Superman lors des précédents chapitres, nous le suivons avancer au milieu de Warworld et sa population alors qu’il continue à lutter contre Mongul, mais avec des méthodes et une mentalité bien différente. Plus de violence, moins de souci envers les dégâts collatéraux et une allégeance envers son mari et ses camarades de l’Authority avant quiconque d’autre. Il libère des esclaves et en rallie à son combat, en organisant une véritable résistance dans le but de mener une guérilla contre les warzoons et sauver le pauvre Apollo.

Superman est quasiment absent de ces pages, mais sa présence se ressent tout de même à travers les autres personnages. Midnighter le premier à se comparer où être comparé à lui, mais aussi les autres personnes que l’homme d’acier inspire, par ses actions singulières en tant que gladiateur ou par les histoires qui circulent sur lui. Le personnage de Byla, un conteur au sein des Phaelosiens, s’avère alors d’une importance centrale dans cette saga. Car qu’est-ce que ne serait une bataille idéologique à l’échelle d’une population sans le pouvoir des récits qui y circulent et nourrissent l’esprit de ses membres ? C’est d’ailleurs en ça que Superman est le superhéros par excellence dans notre monde réel : Il est une histoire, une idée puissante, il est une source d’inspiration des plus pures.

– EtiennePatate

Highlights de la semaine #173 (Rogues, The Human Target,...) 12

Robin #12

Scénario : Joshua Williamson

Dessins : Roger Cruz

Petit numéro de transition avant Shadow War, mais qui n’est pas dénué de qualité. Le pitch pouvait faire peur, mais il permet finalement une introspection de Damian sur sa culpabilité, sa gestion du deuil et son identité perturbé par ce double héritage familial. Il est également important pour Talia qui a, de façon moins bien amenée en vérité, changé son point de vue sur leur famille après le tournoi. Les dessins sont légèrement moins bons que d’habitude, même si le dessinateur essaie de sa caler sur la narration de Melnikov.

Williamson nous réserve encore quelques surprises autour des Al Ghul, et ça passera ou ça cassera. On a tout de même envie de lui donner sa chance de raconter ce qu’il souhaite, puisqu’il fait les choses biens pour l’instant, sans trop ruiner l’expérience des autres créateurs (pas comme notre ami Scott).

– Sledgy7

Highlights de la semaine #173 (Rogues, The Human Target,...) 13

Task Force Z #6

Scénario : Matthew Rosenberg

Dessins : Jack Herbert, Eddy Barrows

C’est encore un numéro plutôt cool où l’histoire avance d’un cran tout en nous révélant la création de l’équipe, mais il subit une baisse de qualité au niveau des dessins et il faut avouer que la scène avec Batman tombe à plat. On ressort une relation compliquée entre Bruce et Red Hood, à croire que chaque récit sur ce dernier qui le rapproche de son mentor n’a servi à rien (un défaut qu’on retrouve aussi sur Deathstroke cette semaine, toujours en conflit avec sa famille). On devrait également arrêter de faire croire que Batman détestait Jason. Le scénariste fait aussi passer Batman pour quelqu’un qui ne semble pas croire en la rédemption, ce qui est fondamentalement l’inverse de la pensée de Bruce. Un raté qui est cependant anecdotique dans le récit.

– Sledgy7

LES DÉCEPTIONS

Highlights de la semaine #173 (Rogues, The Human Target,...) 14

Rogues #1

Scénario : Joshua Williamson

Dessins :  Leomacs

Nouvelle série Black Label, on nous y raconte la préparation d’un casse par un vieux super-vilain dépassé et qui cherche à retrouver une certaine gloire en faisant équipe avec ses vieux potes de l’époque. Oui, c’est plus ou moins la même chose que Catwoman : Lonely City en moins beau et en moins bien écrit.

Les dessins restent bons avec quelques fulgurances de découpage et l’histoire est pas mal, mais la redondance ajoutée à une vision des Rogues différente font que le plaisir de lecture est amoindrie. Cette équipe possède à la base une ligne de conduite (comme ne pas tuer, ce qui n’est plus respecté) et un certain sens de la camaraderie, ils ne sont des criminels que parce qu’ils cherchent à réussir dans un monde qui leur a interdit par le passé.

C’est là que Rogues s’en sort le mieux. Lors de la présentation ultra-classique et stéréotypée des membres du casse, on voit qu’ils sont des cols bleus exploités, des gens dans le besoin d’aide médicale dans une Amérique où tout se paie au prix fort ou des artistes à obsolescence programmée lorsqu’ils seront passés de mode. Leur capital sympathie est pourtant trop bas, notamment pour Len, et c’est peut-être le but du récit, mais ça ne me plaît pas autant que je le voudrais, en tout cas. J’espère mieux apprécier les prochains numéros, et j’invite tout de même à lire Rogues, car certains y trouveront probablement leur bonheur, la narration de type Black Label étant tout de même plus intéressante.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #173 (Rogues, The Human Target,...) 15

Harley Quinn #13

Scénario : Stephanie Phillips

Dessins : Riley Rossmo

Ça fait longtemps qu’on a pas parlé de ce titre, mais il faut dire qu’il n’y a pas de quoi en faire des caisses. Le dessins de Rossmo sont l’argument principal de Harley Quinn, c’est dynamique, coloré avec une mise en page parfois originale. Un style qui colle bien au personnage finalement, tout comme le fait que c’est très bavard.

Il y a des moments où ça devient insupportable d’avoir les bulles des dialogues à voix haute qui n’ont rien d’intéressant à dire et qui sont donc comblés par des monologues intérieurs. Au moins, quand Batman fait des introspections d’une heure sur sa gargouille, il parle à personne en même temps. Au moins, on y aborde les ressentis du personnage, sa relation avec Harley, son amitié avec l’ancien sbire du Joker dont j’oublie le nom. L’intrigue du doppelganger maléfique, par contre, c’est ultra sommaire, et c’est un peu le reproche qu’on peut faire à ce numéro globalement, ça ne s’élève à aucun moment et c’est très oubliable.

– Sledgy7

Sledgy7

Sledgy7

Comme tout enfant des années 90, Sledgy a grandi avec Batman et DC Comics, à travers les séries et les films, avant de dilapider son argent dans les comics une fois adulte. Outre Batman et quelques héros comme Aquaman, son admiration se porte surtout sur les super-vilains. Avec sa soif de connaissances pour cet univers si riche, il aime être au courant de tout, ce qui l’a amené à rejoindre les rangs de DC Planet en tant que newseur.