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Bienvenue pour les Highlights revenant sur les sorties VO de DC du 3 août. Avec la sortie du film de James Gunn, on a mangé pas mal de Suicide Squad, pas toujours très intéressants. Il y a aussi le début de la mini-série Harley Quinn qui fait suite à la saison 2 de sa série animée.

LES COUPS DE CŒUR

Highlights de la semaine #140 (Suicide Squad : Get Joker, Harley Quinn TAS,...) 15

The Nice House on the Lake #3

Scénario : James Tynion IV

Dessins : Alvaro Martinez Bueno

Le temps passe et les numéros progressent, mais l’intérêt et la qualité de cette nouvelle série Black Label ne diminuent pas. Tous les mois, on prend un grand plaisir à revenir à la Nice house on the lake, et cette semaine est particulièrement réussie. Centré (un peu comme chaque numéro, mais ici de manière particulièrement appuyée ici) sur un personnage en particulier, celui de Sam, il fonctionne davantage comme une exploration intérieure qui s’étend vers une exploration de territoire. 

Nous en découvrons davantage sur l’environnement qui entoure la maison, avec ses bois inquiétants et ses sculptures étranges, et un deuxième bâtiment mystérieux. Tynion IV utilise l’aspect terre-à-terre du personnage de Sam, qui refuse de simplement profiter de la situation de fin du monde dans un cadre idyllique, pour nous faire découvrir l’univers qu’il a forgé avec Martinez Bueno. D’une main, il nous attache à son histoire à travers le portrait d’un personnage touchant, et en quoi il a été marqué par Walter, et du revers, il utilise justement les qualités de ce personnage pour nous intriguer sur l’univers général de sa série. Intrigue et psychologie se répondent pour un résultat formidable. 

Alvaro Martinez Bueno et Jordie Bellaire font encore des merveilles sur cet épisode, et on espère ne pas avoir de changements de dessinateurs (ou alors seulement de manière occasionnelle, sur un numéro seulement) dans l’intégralité du run de cette série, tant la synergie est parfaite. Pour donner un exemple concret : le dessinateur et la coloriste apportent une ambiance inquiétante à ces bois qui entourent la maison, parcourus par Walter, et aident à retranscrire visuellement cet effet d’enfermement représenté par le personnage. On continue d’apprécier les documents annexes, comme le carnet de Sam, qui renforcent l’impression d’assister à la reconstitution d’une enquête dont nous serions un élément extérieur, qui serait là pour comprendre ce qu’il s’est passé à la Nice House on the Lake, comme un détective qui interroge des témoins et analyse des pièces à conviction. Ce point de vue offert au lecteur participe pleinement à l’intérêt de la série. Vite, le #4 !

– myplasticbus

LES VALEURS SURES

Highlights de la semaine #140 (Suicide Squad : Get Joker, Harley Quinn TAS,...) 16

Harley Quinn : The Animated Series : The Eat. Bang! Kill. Tour #1

Scénario : Tee Franklin

Dessins : Max Sarin

Pour ce premier numéro plutôt long pour un Digital First, le principal est là. On retrouve l’esprit de la série animée dans l’écriture, même si on passe le clair de son temps à nous rappeler les événements de la saison 2. Poison Ivy est touchante, les dessins collent avec le ton et on a surtout un moment marquant dans l’histoire de ces personnages en comics. On a le bisou (bien langoureux) entre Ivy et Harley. C’est pas encore dans l’univers principal, mais on s’en rapproche.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #140 (Suicide Squad : Get Joker, Harley Quinn TAS,...) 17

The Swamp Thing #6

Scénario : Ram V

Dessins : Mike Perkins

Après un numéro particulier et à part, Swamp Thing revient pour un nouvel arc crossover avec la Suicide Squad (Qui s’incruste dans tous les titres de l’univers DC car son auteur n’est pas capable de créer une histoire intéressante tout seul… ou parce qu’il y a un film à vendre… bref, pas pour de bonnes raisons). Ram V en profite cependant pour développer les membres de l’équipe et leur donner une personnalité bien plus captivante que dans le titre principal.

Des êtres guidés bien plus par leur instinct que par leur conscience. C’est en effet un des points centraux du run de l’auteur sur The Swamp Thing, qui évolue encore et toujours vers quelque chose de plus grand et des thèmes toujours plus passionnants. Ram V profite également des répercussions du numéro précédent pour développer plus en profondeur le passé du héros. S’il avait été très secret à ce sujet, on découvre un peu plus qui est Levi Kamei, son attachement à ses racines et l’influence qu’a eu le monde sur sa vision de la nature. On retrouve, très présent, le thème de la mémoire, déjà largement évoqué dans les numéros antérieurs.

C’est également le retour de Mike Perkins aux dessins, toujours aussi talentueux, qui nous émerveille avec des planches sublimes et une composition qui convient tout à fait à l’ambiance développée par Ram V. The Swamp Thing est un incontournable de la relance Infinite Frontier et il serait dommage de passer à côté.

– Justafrogg

Highlights de la semaine #140 (Suicide Squad : Get Joker, Harley Quinn TAS,...) 18

Justice League Infinity #2

Scénario : J.M. DeMatteis, James Tucker

Dessins : Ethen Beavers

DeMatteis et Tucker continuent d’explorer les limites de l’univers DC avec Amazo, tout en s’amusant avec le Multivers pour développer les personnages de Superman, Lois et Martian Manhunter, qui a toujours une place spéciale dans le DCAU. Ils ont bien bossé leur sujet, sortant des références à des épisodes de Justice League et de Superman. Bien raconté quoiqu’un peu trop bavard, Justice League Infinity reste bien plus poussé qu’on aurait pu le croire et devient vraiment de plus en plus captivant.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #140 (Suicide Squad : Get Joker, Harley Quinn TAS,...) 19

Batman #111

Scénario : James Tynion IV

Dessins : Jorge Jimenez, Ricardo Lopez

On arrive doucement à la fin du premier arc de Tynion IV dans la nouvelle ère de Gotham, introduisant l’event qui nous occupera dans la ville sombre pour les prochains mois, Fear State. On connaît maintenant l’approche du scénariste sur Batman. On sait que c’est pas hyper profond, qu’il n’y a pas de surprises fondamentales ou d’enquêtes incroyables. L’auteur intensifie en sous-main son propos vaguement politique autour des corporations et des politiques qui s’allient à des agitateurs pour utiliser la peur afin d’imposer leur loi et gonfler leurs profits… malheureusement, c’est fait avec tellement de subtilité que ça ne convaincra probablement personne. 

Néanmoins, le numéro dispose de belles qualités, à commencer par les dessins de Jimenez et la colorisation de Tomeu Morey, qui sont toujours aussi spectaculaires et contribuent à l’ambiance de blockbuster. Cet épisode est chargé en bastons, et pour cela, le dynamisme de l’espagnol convient parfaitement. Son talent pour le redesign est toujours au point, avec ici quelques jolis apports sur les visions horrifiques dû à la fear toxin. Je fais aussi partie des rares amateurs de Miracle Molly et de sa bande de trans humanistes fluos de l’Unsanity Collective, et je suis content de les voir ici au centre de l’histoire. Porté par une efficacité un peu beubeu, le Batman de Tynion IV est peut-être l’une des pires itérations que l’on ait eu depuis 15 ans, mais elle n’en reste pas moins charmante par sa volonté d’aller de l’avant et ses quelques qualités. Beaucoup plus que le back-up toujours aussi peu intéressant sur Ghostmaker, le personnage forcé par excellence, qu’il ne me tarde pas de croiser dans le prochain annual.

– myplasticbus

Highlights de la semaine #140 (Suicide Squad : Get Joker, Harley Quinn TAS,...) 20

Suicide Squad : Get Joker! #1

Scénario : Brian Azzarello

Dessins : Alex Maleev

Depuis quelques années, voir Azzarello sur un titre me fait lever les yeux au ciel d’avance. L’avantage d’écrire comme un beauf, c’est que ça se prête déjà mieux à la Suicide Squad qu’aux Birds of Prey par exemple. Ca reste cringe par moments, plutôt sage dans la violence toutefois, et le reste est la sempiternelle présentation de la nouvelle Squad et du début de mission lambda avec finalement très peu de Joker pour ce premier numéro. On a une ou deux personnalités qui se dégagent dans le groupe, le plus intéressant restant Red Hood dans un rôle à la Rick Flag.

On a donc rien d’exceptionnel d’un point de vue scénario, très classique voire trop facile, surtout quand on a autant d’arguments de vente. Alex Maleev apporte par contre une ambiance gritty comme il sait les faire. Sans sortir son chef d’œuvre, son travail rend à lui seul la lecture plutôt agréable. Ca plaira à un certain public, en tout cas.

– Sledgy7

LES DÉCEPTIONS

Highlights de la semaine #140 (Suicide Squad : Get Joker, Harley Quinn TAS,...) 21

The Conjuring : The Lover #3

Scénario : David Leslie Johnson-McGoldrick, Rex Ogle, Tim Seeley

Dessins : Garry Brown, Kelley Jones

The Conjuring: the lover n’est pas foncièrement mauvais. Les thèmes de la dépression, de l’acceptation de soi, de la différence sont plutôt bien exploités. On comprend facilement que les démons qui hantent Katie sont en réalité les propres démons qu’elle se crée du fait d’un monde peu enclin à accepter sa différence. Katie est homosexuelle. Mais à cause de cela elle est seule. Le peu de personnes qui s’intéressent à elle disparaissent lorsqu’ils l’apprennent. En tout cela, l’horreur est parfaitement utilisée et sert un propos bien plus intéressant que ce que cela semble au premier regard. C’est sur le reste que le bât blesse.

On se retrouve avec des clichés énormes, des éléments qui servent le scénario mais ne nous permettent pas de croire à un monde réaliste (la bibliothèque scolaire qui contient un rayonnage secret avec des livres occultes, une bibliothécaire psychopathe…). Tout est grossier et on aimerait un peu plus de finesse dans l’écriture. Ceci est d’autant plus dommage que le fond est poignant et témoigne de sujets encore aujourd’hui trop peu abordés. 

On retrouve également, en plus des habituelles fausses publicités (toujours aussi amusantes), un récit très court de Tim Seeley et Kelley Jones. Celui-ci est loin d’être exceptionnel et j’avoue avoir beaucoup de mal avec le style graphique de l’artiste (qui m’avait déjà fait abandonner Daphne Byrne sorti il y a peu sous le label Hill House Comics). 

Malgré tous ces défauts, je vous encourage à lire ce récit. La forme est largement améliorable, mais le fond prévaut. Il est rare de voir des comics (qui plus est tirés de licences commerciales) porter des messages aussi forts et indispensables. Profitons-en.

– Justafrogg

Sledgy7

Sledgy7

Comme tout enfant des années 90, Sledgy a grandi avec Batman et DC Comics, à travers les séries et les films, avant de dilapider son argent dans les comics une fois adulte. Outre Batman et quelques héros comme Aquaman, son admiration se porte surtout sur les super-vilains. Avec sa soif de connaissances pour cet univers si riche, il aime être au courant de tout, ce qui l’a amené à rejoindre les rangs de DC Planet en tant que newseur.