En rétablissant l’équilibre entre la Force Véloce et les Forces Nouvelles, Flash et les autres speedsters sont parvenus à recouvrer leurs pleins pouvoirs. Pour autant, l’heure n’est pas au repos car les Lascars sont de retour en ville avec des capacités qui les ont rendu plus puissants que jamais. Sous l’autorité de Captain Cold, Central City est plongée en pleine ère glaciaire et ses habitants complètement livrés à eux-mêmes.

LIBÉRER, DÉLIVRER CENTRAL CITY

La première partie de ce volume est consacrée à un arc se déroulant durant Year of the Villain. Pour rappel, cet event marquait la période où Lex Luthor, alors devenu Apex Lex, se permettait de booster les compétences des personnes les plus méritantes, à ses yeux bien sûr. Inutile de dire que son attention se porta principalement sur des super vilains, parmi eux les Lascars. Ainsi, pendant que Flash tenta de réparer la Speed Force, Captain Cold en profita pour recruter et attaquer Central City. L’environnement devint celui d’une ville abandonnée de ses héros et livrée à la merci de sa milice sur-armée.

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Si l’histoire reste classique, car ce n’est pas la première fois que le fief de Flash est la proie des Lascars, il n’empêche que le fait de lui donner un cachet de Le Jour après demain offre un rendu assez esthétique. De plus, montrer sur quelques cases le quotidien que subissent les habitants renforce l’immersion. Malheureusement, tout ceci reste bien superficiel et sans réel impact pour la suite. L’intrigue ne creuse jamais bien profondément, la présence de Wallace West et d’Avery est anecdotique, tout comme Iris ou Commander Cold. L’accent est mis sur Flash ou les Lascars seulement, et c’est bien dommage. En effet, Joshua Williamson n’accorde du temps et des pages à cette histoire arc que pour contribuer à la ligne éditoriale de Year of the Villain. Pour une des rares fois que Barry sortait de sa zone de confort.

FLASHPOINTS ET PARADOXE

L’autre arc de ce tome revient sur l’histoire d’un certain Paradoxe. Et si vous n’aviez jamais entendu parler de lui, c’est parce que son existence repose tout simplement sur le principe de la continuité rétroactive. Sans aller bien plus loin dans les explications, ce personnage devient malgré lui l’ennemi de Flash et donc un dommage collatéral de l’utilisation de ses actions. Disposant d’un pouvoir assez particulier, Paradoxe peut canaliser et se délecter de l’énergie émise par les changements temporels causés par Flash. Autant dire que si vous en aviez déjà eu un aperçu dans les tomes précédents de Flash Rebirth, ce n’est rien à côté de ce qui fut depuis Crisis on Infinite Earths. De quoi satisfaire l’appétit de Paradoxe et obligera Barry à faire appel à Godspeed, mais aussi à Zoom pour lui porter main forte.

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Contrairement au premier, cet arc met bien plus en avant les speedsters, que l’on avait pas vu aussi déchaînés depuis Flash War. Il sera question de voyages dans le temps, de passages entre les dimensions et de revenir (brièvement) sur les paradoxes créés par Flash. Toute cette partie reflète le grand spectacle, à commencer par l’antagoniste. Paradoxe est un personnage à l’apparence grotesque dont la puissance évolue au fur et à mesure de sa quête. Même si on a du mal à cerner le niveau de danger que cela représente, les décharges et explosions d’énergie ressemblent beaucoup au style des mangas mainstreams. Et que dire lorsque les speedsters entrent à leur tour en scène, le tout sublimé par un Rafa Sandoval en très grande forme.

Après des débuts trop discrets sur le titre depuis le tome 7, Rafa Sandoval est (enfin) à la hauteur du talent qu’il nous avait montré dans Green Lantern Rebirth. Le rendu d’ultra vitesse est incroyable. Si on prend l’exemple de Flash, et cela équivaut aussi pour Zoom et Godspeed, le personnage baigne complètement dans les éclairs et la Speed Force. On ressent par l’illustration la toute puissance de Barry lorsqu’il courre, se bat ou se cogne. Certaines splash pages éblouissent tellement la rétine qu’elle n’ont rien à envier aux plus grands artistes.

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Comme le précédent, ce tome 10 de Flash Rebirth dispose d’un contenu bien épais par son double arc. Si le premier s’avère décevant et dispensable, c’est bien le deuxième qui justifie l’intérêt. Et ce n’est pas le scénariste Joshua Williamson qu’il faut remercier pour cela, mais plutôt l’équipe des dessinateurs. Le côté enquêteur est mis de côté pour laisser place à un florilège de séquences de sprints, de voyages dans le passé/présent/futur, et d’une démonstration simplette (mais efficace) du proverbe « les ennemis d’hier sont les amis de demain. » Du bon divertissement, même si cela reste fidèle à ce que le scénariste nous a déjà présenté. Il n’y a plus qu’à espérer que le onzième et dernier tome qui conclura la série soit à la hauteur de ce tome et à son cliffhanger.

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