Hal Jordan revient enfin dans les rayons librairie avec le deuxième tome de Green Lantern Terre-Un. Sortie en octobre 2019, le premier tome posait les nouvelles bases du chevalier d’émeraude dans l’univers de Terre-Un. La découverte de l’anneau, la rencontre des autres Green Lanterns et le combat face à la menace des Traqueurs laissaient présager l’avènement des futurs Yellow Lanterns. Et c’est sur ce point que va se concentrer le couple, Corinna Bechko et Gabriel Hardan, dans l’écriture du deuxième volume. Mais dans cet univers, où les origines ne correspondent pas exactement à celles des autres récits Green Lantern, qu’en est-il de ces nouveaux Lanterns ? Quelles sont leurs intentions et sous l’égide de qui agissent-ils?

CONSPIRATION ET ZIZANIE CHEZ LES LANTERNS

Tout d’abord, le premier constat est qu’il s’est écoulé trois ans après les événements de fin du premier tome. Hal Jordan a réussi à retourner sur Terre en possession de son anneau de pouvoir. Au travers de quelques cases qui font office de flashback, on apprend que la Terre a subi une invasion des Traqueurs, heureusement repoussée par les Green Lanterns. Bien que certains lui soient reconnaissants, d’autres se méfient de Hal car la Terre n’avait jamais été confrontée à des menaces spatiales avant son arrivée. Qui plus est, cela n’a pas empêché la planète de s’ouvrir à d’autres civilisations. Et c’est ainsi que débute l’histoire avec Ferris Galactic, l’entreprise pour qui Jordan travaillait autrefois. Sous la direction de Carol Ferris, une équipe tente de prendre contact pour la première fois avec l’ambassade extra-terrestre de la planète Llar. Mais lorsque la mission se solde par une attaque terroriste inconnue, les premiers soupçons se tournent vers la Terre. Au bord d’une guerre totale, Hal Jordan va tout tenter pour trouver des réponses sur Llar. En s’approchant de la planète, le Green Lantern est confronté à l’hostilité d’un nouveau type d’individu : un Yellow Lantern.

Après les Traqueurs, c’est au tour des Yellow Lanterns, grands ennemis des Green Lanterns, de faire leur apparition dans l’univers de Terre-Un. Lancés au cœur de l’intrigue de ce deuxième tome, leurs intentions floues causent des dissensions au sein des Green Lanterns. Sinestro, Kilowog ou bien Arisia partagent et justifient leurs jugement. Bien que faisant partie d’un groupe, Hal Jordan parait toujours seul en fin de compte, sur le plan personnel comme professionnel. En parallèle, on peut découvrir la présence notable de Carol Ferris, du Gardien et de John Stewart. A leur niveau, chacun fera progresser le personnage dans sa caractérisation de héros. Quant à John Stewart, il est celui qui est le plus mis en avant, en particulier grâce au trio qu’il forme avec Muturi et Rivas. Mais en somme, rien de bien original, surtout si vous êtes déjà familiers avec les personnages. La lecture reste correcte bien que les éléments clés de l’intrigue soient globalement prévisibles.

green lantern earth one john stewart

PLUS D’OUTILS QUE DE PROTAGONISTES

Contrairement au premier tome, ce deuxième tome dispose de beaucoup de personnages. Un point positif qui vise à enrichir l’univers autour de Green Lantern, mais qui se ressent dans la qualité de la caractérisation. L’exemple le plus marquant est la quasi-disparition de Kilowog pendant toute l’intrigue, se contentant du rôle de simple allié, bien loin de celui d’un ami. C’est également le cas de John Stewart, qui ne se remarque principalement que par ses actes. Il n’y a pas d’exploration de son passé, tout ce que l’on sait de lui, c’est qu’il est spécialiste d’on ne sait quoi. Quant aux personnages tels que Carol Ferris, le Commandement Mondial, ou même Arisia, on apprend des événements importants sur eux par le biais de quelques bulles de dialogues seulement. Un peu maigre comme information, c’est bien dommage. Enfin, du côté des antagonistes, on s’en sort un peu mieux car leurs intentions sont distillées à plusieurs reprises tout au long de l’histoire.

En couple dans la vraie vie, Corinna Bechko et Gabriel Hardman ont confié que l’histoire passait avant tout au premier plan. C’est pour cela que Hardman travaille avec un style de narration visuelle basé sur des illustrations et des dessins au service du scénario et non l’inverse. Green Lantern Terre-Un, comme ses anciens travaux, dispose de ce style épuré et expressif. Il y a beaucoup de motifs sombres dans ses planches, l’utilisation du pinceau sec offre certes un rendu qui peut paraître sale, mais qui délivre correctement son message.

qwardien et hal jordan

Avec ce deuxième tome, Corinna Bechko et Gabriel Hardman poursuivent dans leur lancée de réécriture du personnage et de son univers. Plus réaliste comme dans le premier tome, cette version de Green Lantern est ce qui pourrait se rapprocher le plus d’une version cinéma un jour. Légèrement en deçà du tome précédent, à cause d’une caractérisation misant plus sur la quantité que la qualité, l’histoire parvient quand même à nous transporter dans une intrigue galactique cohérente et compréhensible. Quant à la cohérence de l’univers avec les autres séries Terre-Un (Batman, Superman, Wonder Woman), sachez qu’il n’y a toujours pas d’allusions, de clins d’œil ou de caméos avec ces héros-là, ce qui signifie que Justice League Terre-Un n’est pas encore prêt de voir le jour dans nos bibliothèques. Il n’y a plus qu’à se repaître du futur troisième tome de Green Lantern, en espérant ne pas attendre trop longtemps cette-fois.

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