C’est l’heure des dernières Highlights de l’année, le bilan de nos lectures hebdomadaires chez DC Comics et nous combinons cette fois les deux dernières semaines de 2020, donc les sorties des 22 et 29 décembre. C’est notamment la fin d’Endless Winter et de certains runs, puisque les titres normaux ne reviendront qu’en mars, après Future State. Il y a évidemment du Death Metal, comme d’habitude.

LES COUPS DE CŒUR

Highlights de la semaine #110 (Death Metal, Endless Winter) 1

Dark Nights : Death Metal : The Secret Origin #1

Collection : Rebirth

Scénario : Scott Snyder, Geoff Johns

Dessins : Jerry Ordway, Francis Manapul, Ryan Benjamin, Paul Pelletier

J’ai rencontré Superboy Prime à travers les pages d’Infinite Crisis. Je trouve que c’est l’un des meilleurs personnages de DC, fort heureusement sous-exploité, ce qui lui permet de ne pas devenir trop souvent un gimmick lourd et répétitif. Tant et si bien que lorsque j’ai écris un pitch d’event pour DC pour un podcast DCPlanet qui n’a jamais vu le jour, le grand vilain de l’aventure était inspiré par Superboy Prime. Bref, j’aime beaucoup ce personnage. Et laissez moi vous dire que nous sommes ici dans une histoire qui fera sans doute date pour lui. 

C’est assez ironique de se dire que c’est dans Death Metal ce Clark Kent de feu-Earth Prime voit enfin sa rédemption intervenir, après toutes ces années passées à être enfermé dans le rôle du vilain adolescent mesquin et un peu arriéré. Johns et Snyder creusent le sillon du métatexte, et surtout celui de la nostalgie, mais uniquement pour mieux la dépasser et l’emmener plus loin, transformant au passage Superboy Prime en héros inconnu, qui sauve le monde sans que personne ne le sache. En quelque sorte, il se pose dans Death Metal comme le pendant à Supergirl dans Crisis on infinite earths, comme l’incarnation d’un héroïsme anonyme et désintéressé, qui se contente de faire ce qui est juste même si personne ne le sait. 

Les deux scénaristes sont accompagnés d’artistes de bon calibre, qui parviennent à jouer la carte de la nostalgie ou à la dépasser pour offrir à ce one-shot tout ce qu’il faut pour être juste. Quand on pense que Krypto joue un rôle important dans cette histoire, on ne peut que l’approuver comme un petit coup de cœur, qui n’a rien d’original ni de vraiment profond, mais fait du bien et touche là où il faut !

– myplasticbus

LES VALEURS SURES

Highlights de la semaine #110 (Death Metal, Endless Winter) 2

Action Comics #1028

Collection : Rebirth

Scénario : Brian M Bendis

Dessins : John Romita Jr.

Beaucoup moins mauvais que Superman #28, cette dernière livraison de Bendis pour Action Comics ne séduit pas pour autant complètement. Le dessin de Romita Jr continue d’être au point le plus bas, notamment sur cette planche où il dessine un monologue de Jimmy Olsen sur 6 cases, sans parvenir à y fournir la moindre expressivité ou à dessiner deux fois correctement le personnage ; on est encore envahis de dialogues hyper bendisiens ; à un moment, il n’hésite pas à insulter en creux le public qui a exprimé son mécontentement sur l’évolution de Jon Kent. Bref, il ne part pas gagnant. 

Et pourtant, en tant que fin de run, il se pose beaucoup mieux que sur la série Superman, en écrivant une intrigue moins incohérente et plus attachante. Même si elle est très très loin d’être parfaite, on a l’impression de lire une conclusion qui ferme des pistes et lie la gerbe d’une histoire. On retrouve des clins d’œil qui sonnent un peu comme du fan service de bas étage à certains moments, mais qui fonctionnent plutôt bien sur d’autres. Bien qu’alourdi par le style de Bendis, le rythme est rapide et l’on passe d’une scène à l’autre peut-être un peu vite, mais aussi sans déplaisance. On aurait pu espérer néanmoins une histoire un peu plus décompressée pour laisser davantage l’émotion respirer. Cela fait plaisir de voir Bendis partir du titre, sur lequel il est resté un peu trop longtemps au point de se fatiguer. Ce numéro reste ainsi un bon résumé de ce qu’il a fait sur son run de l’homme d’acier : de bonnes idées, souvent mal exécutées.

– myplasticbus

LES DECEPTIONS

Highlights de la semaine #110 (Death Metal, Endless Winter) 3

Dark Nights : Death Metal The Last 52: War of the Multiverses #1

Collection : Rebirth

Scénario : Collectif

Dessins : Collectif

Certains tie-ins de Death Metal font partie des meilleures pages de l’event blockbuster de 2020. Je pense par exemple à l’assez satisfaisant Speed Metal, The Secret Origin, ou à The Last Stories. Malheureusement, The last 52 n’en fait pas partie. 

Sans être catastrophique, ce numéro anthologique n’apporte pas grand chose à l’histoire principale en terme de valeur ajoutée. Grosso-modo, on se contente d’observer des héros DC (dont certains trop souvent mis de côté, comme The Atom) rencontrer leur version d’eux-mêmes en mode dark multiverse. Cela donne parfois lieu à un affrontement des plus plats, parfois à quelques légères réussites. 

Nous avons par exemple le segment autour de Constantine, qui est loin d’être une réussite, mais qui est suffisamment plaisant et original pour être apprécié. Il y a également un certain charme autour du segment Reign of the Swamp Thing, qui clôt le numéro. Mais malheureusement, le tout ressemble à un méli-mélo de bric et de broc, avec beaucoup d’action punchy et stérile, conventionnelle et planplan. Ça fait cher au vu d’un contenu aussi léger…

– myplasticbus

Highlights de la semaine #110 (Death Metal, Endless Winter) 4

Red Hood #52

Collection : Rebirth

Scénario : Shawn Martinbrough

Dessins : Tony Akins, Moritat

Après un numéro qui semblait amorcer un nouveau départ pour Red Hood avec un nouvel entourage et des criminels inconnus dans un quartier encore inexploré de Gotham, les sollicitations de mars 2021 présageaient que Martinbrough n’aurait finalement pas le temps d’en profiter. Red Hood #52 semble en effet être son dernier numéro, déjà, avant même qu’on voit le potentiel de son histoire.

C’est donc une grande déception, d’autant plus que ce deuxième numéro ne raconte pas grand chose, du coup. Pas le temps de développer la jeunesse de Jason Todd dans ce quartier, pas le temps de complexifier le réseau de gangsters ou des groupes de justiciers nés de la Joker War. J’espère que ce sera fait ailleurs ou juste plus tard, car il y avait de l’idée et le seul personnage qui se démarque a son arc narratif qui est déjà terminé avec ce numéro.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #110 (Death Metal, Endless Winter) 5

Justice League : Endless Winter #2

Collection : Rebirth

Scénario : Andy Lanning, Ron Marz

Dessins : Carmine Di Giandomenico, Howard Porter

Le dernier crossover de 2020 n’aura pas été d’une grande qualité. Dépourvu d’originalité, le récit se déroule avec le moins d’effort possible. Tout se passe comme le pitch nous laissait l’imaginer, comme écrit par un ordinateur. Si le frisson est absent du scénario, il est également maigre sur l’action sur ce dernier chapitre, le grand combat étant l’affaire d’un Howard Porter qui ne semble pas avoir sorti un numéro digne de ce nom depuis un moment.

Pas inintéressant s’il n’était pas en mode automatique, Endless Winter a tout de même son importance pour la continuité en plaçant les quelques pions amenant aux nouveaux runs de Justice League et Swamp Thing.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #110 (Death Metal, Endless Winter) 6

Tales of the Dark Multiverse : Dark Nights : Metal #1

Collection : Rebirth

Scénario : Scott Snyder, Jackson Lanzing, Joe Kelly

Dessins : Karl Morstet

Pour cette Snyderception, vous aurez exactement ce que vous attendiez. Le monde est détruit et il ne reste que Duke Thomas sur Terre, déjà à ce moment, on sait que Scott est impliqué puisque le personnage n’intéresse que lui. Mais en fait, il reste quelques héros dont Dick Grayson qui joue de la guitare transdimensionnelle et arrive à repousser les monstres géants que sont devenus la Justice League, Chimp qui porte Red Tornado en armure ou Hawkgirl et son Hawkman géant.

Je suis désolé de vous spoiler ce chef d’œuvre qui a demandé trois auteurs tout de même, mais à la fin, il y a un gros combat et grâce au pouvoir de la volonté, Duke devient un Batman Monitor et rencontre Tempus Fuginaut, l’observateur de ces what if qui lui dit qu’il est le vrai héros du Dark Multiverse. Duke n’est pas content que Tempus n’intervient jamais et le met en pls. J’en aurai presque des frissons, c’était incroyablement nul.

– Sledgy7

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