On se retrouve comme chaque semaine pour les Highlights, le bilan de nos lectures hebdomadaires chez DC Comics, avec en l’occurrence les sorties du 24 novembre 2020. Le premier numéro de The Other History of the DC Universe a eu droit à une critique à part.

LES VALEURS SURES

Highlights de la semaine #106 (Red Hood, JL Dark, Death Metal...) 1

Red Hood #51

Collection : Rebirth

Scénario : Shawn Martinbrough

Dessins : Tony Akins

Scott Lobdell lâche enfin Red Hood après presque 10 ans, et voilà le premier numéro de ce nouveau départ. L’équipe créative le ramène à Gotham, dans un quartier précaire et multi-culturel nommé simplement The Hill. On nous introduit de nombreux personnages dès ce premier chapitre, que ce soit des dealers ou des gangs qui font régner la loi. En termes d’ambiance, on se rapproche clairement des films sur les banlieues de Los Angeles avec une petite dose de The Warriors.

Jason Todd est finalement peu intéressant à suivre dans toutes ces nouveautés, mais il est pas plus mal de leur laisser de la place. C’est donc assez fourre-tout pour une introduction, mais c’est plutôt efficace sur l’écriture et les dessins sont corrects. En tout cas, ça change beaucoup de voir Red Hood dans un récit urbain.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #106 (Red Hood, JL Dark, Death Metal...) 2

Legion of Super-Heroes #11

Collection : Rebirth

Scénario : Brian M Bendis

Dessins : Ryan Sook

En toute honnêteté, j’ai failli mettre ce 11è épisode de la Legion en déception, une fois de plus. Mais cela serait injuste pour deux raisons. D’une part, la partie artistique est une fois de plus très inspirée. Ryan Sook fait un travail formidable sur le dessin et la construction des planches, et Jordie Bellaire l’accompagne avec brio sur les couleurs. Elle parvient à donner une ambiance à chaque lieu et chaque histoire, et elle s’en sort très bien. D’autre part, tout n’est pas à jeter là-dedans. Bendis essaie de faire de son mieux (contrairement à Action Comics, où très clairement il s’en balek), et certains segments de son histoire globale ne suscitent l’intérêt. 

Mais le problème reste toujours le même. On pourrait d’ailleurs même mettre le mot problème au pluriel. Bendis en fait beaucoup trop, joue avec un casting trop grand, qu’il n’arrive pas à gérer. On se retrouve avec 5 ou 6 histoires parallèles, qui doivent chacune connaître des rebondissements. Sur 25 pages, c’est beaucoup trop. Rajoutez à ça des dialogues Bendisiens qui s’accumulent, et vous obtenez une sensation de lourdeur infinie, qui ne quitte pas le titre depuis pratiquement ses débuts. Ce run manque cruellement de cohésion et d’unité, souffre d’être trop léger pour les amateurs de longue date et trop abscons et foisonnant pour les nouveaux lecteurs. Malgré quelques jolies qualités, on reste très loin du génie. Mais Ryan Sook et Jordie Bellaire ne méritent pas les foudres de la déception complète.

– myplasticbus

Highlights de la semaine #106 (Red Hood, JL Dark, Death Metal...) 3

Justice League Dark #28

Collection : Rebirth

Scénario : Ram V

Dessins : Amancay Nahuelpan

Nous sommes à la fin de l’arc entourant l’Upside Down Man, et bien que cette aventure aura ses hauts et ses bas et que le final est plutôt timide, on reste sur quelque chose de satisfaisant. Ram V se concentre sur Zatanna dans un duel de volonté contre son ennemi : l’occasion d’une petite introspection, on annule tous les enjeux et tout le monde rentre chez soi. On voit où tout le monde en est après cette victoire avant de teaser en trois cases Endless Winter, car oui ça commence déjà. On est loin du numéro plein d’héroïsme du mois dernier, mais ça reste la conclusion d’une bonne histoire.

– Sledgy7

DECEPTIONS

Highlights de la semaine #106 (Red Hood, JL Dark, Death Metal...) 4

Batman Beyond #49

Collection : Rebirth

Scénario : Dan Jurgens

Dessins : Paul Pelletier

Dan Jurgens nous livre ici un cas d’école du problème des comics mainstream. Dans ce dernier chapitre de l’arc où Terry devait rencontrer le Batman du présent, l’auteur propose un team-up sans saveur amenant à une résolution sans impact, propose un twist stupide pour annuler l’élément déclencheur et complexifie une origin story inutilement en ne sachant pas utiliser le voyage dans le temps. Il vend donc un concept sans raconter quoique ce soit avec, sauf une chose qui contredit scandaleusement le principe de Batman. Un comics digne des années 90, dans ce qu’elles ont apporté de pire.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #106 (Red Hood, JL Dark, Death Metal...) 5

Dark Nights : Death Metal : The Multiverse Who Laughs #1

Collection : Rebirth

Scénario : Collectif

Dessins : Collectif

Est-ce que nous n’aurions pas ici l’anthologie Death Metal la plus inutile qui soit ? Il semblerait qu’on me réponde oui, dans mon oreillette. Le concept de base, c’est de vouloir raconter des histoires tordues et malsaines. Du coup on se paye une anthologie entière de Batman who laughs version Multiverse, avec des twists sur des personnages variés. Même si en soi, ce n’est pas nécessairement ma came, sur le papier, je me dis : pourquoi pas ? Potentiellement, il y a de quoi s’amuser.

Concrètement, ce n’est pas vraiment le cas. Comme beaucoup d’anthologie, on oscille entre le très moyen et le mauvais, et peu d’arcs parviennent à sortir du lot au point qu’on se dise « Ah, mais ne serait-ce que pour cette histoire-là, ça vaut le coup ! ». Celles qui pourraient jouir d’un vague potentiel ne reçoivent malheureusement pas l’espace pour respirer et développer leur univers intriguant, ou intéressant. Même le segment sur les Super-Pets est difficilement à la hauteur, c’est dire…

Au scénario comme au dessin, certains segments ne sont même pas passables et on se demande si les éditeurs n’ont pas dû combler des vides avec des dessinateurs et scénaristes en urgence tellement certaines pages sont bâclées, dans les dialogues comme dans les planches. C’est malheureusement assez scandaleux d’en arriver là.

– myplasticbus

Highlights de la semaine #106 (Red Hood, JL Dark, Death Metal...) 6

Action Comics #1027

Collection : Rebirth

Scénario : Brian M Bendis

Dessins : John Romita Jr.

Des fois, je me demande pourquoi je lis encore Action Comics. Peut-être que c’est un peu ce côté masochiste, une sorte de test de Milgram envers moi-même… Je suis allé trop loin dans la torture pour reculer maintenant, donc il faut que je subisse jusqu’au bout. Tout ça pour dire que cette lecture était une fois de plus absolument nullissime. Il n’y a rien à sauver de ce numéro, si ce n’est peut-être le twist final qui peut laisser augurer des choses assez marrantes (comme le pire).

Le dessin de Romita Jr est à son pire niveau. On peine à distinguer les visages de Superman ou des Superboys. C’est un numéro esthétiquement profondément laid. L’écriture ne sauve rien. Elle me fait penser à un vieux britannique bourré un soir de jour de l’an, qui pense être en train de te conter une histoire épique et grandiose alors qu’il passe du coq à l’âne en te racontant de la merde. Pour une conclusion d’arc, prélude à une conclusion de run, c’est médiocre. Clairement, Bendis avait plus de choses à raconter et il a dû terminer précipitamment, je ne vois pas trop comment il peut en être autrement. Tout s’achève sur un pschit général, foncièrement mauvais, et ne laisse qu’une vaste odeur de gâchis. Pour un scénariste de la trempe de Bendis, c’est non seulement une honte, mais c’est même un peu pathétique.

– myplasticbus

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