On se retrouve comme chaque semaine pour les Highlights, le bilan de nos lectures hebdomadaires chez DC Comics, avec en l’occurrence les sorties du 10 novembre 2020, une semaine assez maigre en sortie marquée par le one-shot Punchline et, vous vous en doutez, pas mal de déceptions.

LES COUPS DE CŒUR

Highlights de la semaine #104 (Punchline, American Vampire, Death Metal...) 1

American Vampire 1976 #2

Collection : Black Label

Scénario : Scott Snyder

Dessins : Rafael Albuquerque, Dave McCaig

Dans ce numéro trois parties distinctes se dessinent pour un funeste final. Les pièces continuent de se mettre en place, bien que de façon un peu grossière. Cela étant dit, le numéro revient sur les événements historiques de American Vampire en revenant sur les histoires des personnages principaux.Ainsi, les lecteurs qui auraient raté certains wagons (sans jeu de mot) pourront rattraper certains faits marquants liés à l’histoire générale. Maintenant, le twist final et certains noms évoqués dans le numéro me poussent à vouloir en lire plus, à vouloir voir la suite, et c’est tout de même l’essentiel.

– Harley

DECEPTIONS

Highlights de la semaine #104 (Punchline, American Vampire, Death Metal...) 2

Detective Comics #1030

Collection : Rebirth

Scénario : Peter Tomasi

Dessins : Bilquis Evely

À l’instar de Batman, la série prend un élan qui me plaît et commence déjà à décevoir. Malgré les dessins très agréables d’Evely, l’histoire qu’on y raconte se perd un peu. La partie sur Nakano, candidat à la mairie, illustre la même chose que les précédents numéros, tandis que Batman ressasse le pire développement narratif du Rebirth, à savoir l’arc de Damian Wayne et de ses Teen Titans. Pourtant, un retour du Dynamic Duo sous Tomasi devrait m’enchanter, mais l’auteur galère à les faire se retrouver.

Sans que l’on sache encore pourquoi, l’ancien Robin décide d’enquêter sur un dossier non classé de Batman et pense que son père n’aurait pas été assez malin pour interroger les personnes citées en bas d’un fichier du GCPD. La foule anti-justiciers est aussi un élément grossier d’un arc qui aurait pourtant un certain potentiel. J’espère que la suite nous réserve quelque chose de mieux construit.

– Sledgy7

Highlights de la semaine #104 (Punchline, American Vampire, Death Metal...) 3

Dark Nights : Death Metal : Infinite Hour Exxxtreme #1

Collection : Rebirth

Scénario : Frank Tieri, Becky Cloonan, Sam Humphries

Dessins : Tyler Kirkham, Rags Morales, Denys Cowan

Au début, c’est marrant, au début ça part sur du Lobo vs Batmain Man (aka Batlobo quoi). Mais en fait, même si j’aime Lobo, même si j’aime son implication ces derniers mois, trop c’est trop. Ici, c’est too much. Plusieurs parties, mais qui n’apportent rien d’intéressant. Même les parties où il réinvente l’univers sont lourds et n’ont rien de fun. Pourtant, je suis un public facile. Mais trop, c’est trop. Par contre, les planches de Kirkham sur l’histoire de Frank Tieri sont superbes (violentes mais superbes) et ça rend la lourdeur plus agréables à lire.

– Harley

Highlights de la semaine #104 (Punchline, American Vampire, Death Metal...) 4

Superman #27

Collection : Rebirth

Scénario : Brian M Bendis

Dessins : Ivan Reis

La fin de run arrive doucement pour Brian M Bendis sur Superman. Est-ce une raison de se réjouir ? Oui, clairement. Ce numéro, s’il est un peu mieux rythmé que ce qu’on a l’habitude de voir chez le scénariste ces derniers temps, continue de nous montrer combien il est fatigué, enfermé dans ses tics de dialogues et sa narration ampoulée. Ce numéro ne fait pas exception à la règle. 

Néanmoins, il reste un peu plus agréable que d’habitude. Ce qui est malheureux, c’est que nous connaissons les motivations de l’antagoniste de Superman, qui nous ont été présentées dans le #25. La révélation finale aurait été beaucoup plus percutante si le lecteur, à l’image du héros, était resté dans le flou. Malheureusement on ne parvient pas à se laisser berner comme notre grand naïf, et cela nuit à l’impact de la révélation : on a juste l’impression de suivre le gentil Superman, un peu innocent, qui croit bien faire. 

C’est peut-être le propos que Bendis essaie de développer sur le personnage : il fait le bien pour les autres, ne se méfie pas assez, et finit mal ? Quoi qu’il arrive, c’est un peu raté, en terme de message comme en terme de structure, vu que la seule conséquence est de rendre le personnage plus fade. Autrement, Ivan Reis offre quelques très belles planches, malgré des visages parfois bâclés. Si vous appréciez ce style, il se peut que vous soyez contents… Pour ma part, je trouve son style de plus en plus vieillissant, avec un cachet à l’ancienne, mais pas dans le bon sens du terme. Ce n’est pas vraiment le genre de dessins que j’aspire à voir… un peu comme l’écriture de Bendis, qui me semble aujourd’hui bien décalée.

– myplasticbus

Highlights de la semaine #104 (Punchline, American Vampire, Death Metal...) 5

Punchline #1

Collection : Rebirth

Scénario : James Tynion IV, Sam Johns

Dessins : Mirka Andolfo

Si vous n’aimez pas Punchline, vous n’allez pas changer d’avis avec ce numéro. Ce que veut faire Tynion IV avec est louable : raconter un autre genre de relation toxique causé par l’homme le plus toxique, le Joker. Plutôt qu’une Harley qui avait une approche salvatrice et voyait le Clown comme une victime, Punchline le voit comme le porteur d’un message, comme le pense beaucoup de gens dans la vraie vie, d’ailleurs.

Malheureusement, malgré cette volonté et des dessins réussis, ce n’est pas un bon personnage, ni un bon one-shot. Ses dialogues sont ennuyants et on ne sait pas si l’auteur dénonce ou non son manque de personnalité. Il se répète et tente de montrer une substance au personnage qui peine à captiver. C’est long pour dire la même chose que Joker War, avec en prime une Leslie Thompkins sous anti-dépresseurs et le retour de Harper Row, que personne n’avait demandé et qui peine à être crédible. On y croit pas une seconde, ni à Row, ni à Punchline, ni à sa gloire sur les réseaux sociaux. Ce n’est malheureusement pas la fin de son histoire.

– Sledgy7

4 Commentaires

  1. Evidemment, on oublie de parler de la fin de la meilleur série de cette semaine: Hawkman ! Pour critiquer du Batman et CO. il y a du monde, mais rien pour les SH + importants. :sleep

    Blague à part c’était pas une mauvaise fournée cette semaine à part pour Punchline que j’ai vaguement feuilleté. Et WW et Flash que je n’ai pas lu.

  2. Mon commentaire ne sonnera pas très objectif, mais je ne comprend pas toute cette aversion autour de Punchline. Bien que DC la mette énormément en lumière, et ce, malgré le fait qu’elle soit encore toute récente (ce qui peut en agacer plus d’un), elle a un énorme potentiel.

    Premièrement, la comparer à Harley est déjà une erreur en soi. Elles n’ont en commun que d’être (et d’avoir été) les “comparses” du Joker, et ça s’arrête là. C’est comme si vous répétiez continuellement qu’une fille ressemble à une autre sous prétexte qu’elles ont un ex en commun, c’est débile.

    Deuxièmement, je ne comprend pas pourquoi on parle de relation toxique ici. Qu’il s’agisse de ses apparitions dans la Joker’s War ou ce One-Shot même, rien ne démontre une relation toxique. Harley était dans ce cas de figure : manipulée et séduite par le Joker dès son arrivée à Arkham qui l’a vu comme un ticket de sortie, puis bafouée, continuellement humiliée/battue et brisée psychiquement dans son costume d’Arlequin.
    Punchline ? Prise en otage de manière totalement aléatoire par le Joker, puis sauvée par Batman. Elle était vouée à être une nobody, une victime de plus pour lui, mais elle en a décidé autrement. Elle a développer elle même un comportement obsessionnel et psychotique et a tout fait d’elle même pour attirer le Joker dans ses filets. Ici, la seule similitude entre les deux personnages et qu’elles ont fait toutes les deux le choix de devenir complices du Joker, sauf que l’une va devenir malgré elle un boulet pour lui (car elle n’a jamais réellement eu le tempérament d’une vilaine), quand l’autre va devenir un atout, une alliée de taille qui prend réellement plaisir à pousser le Joker dans ses méfaits.

    Ma seule déception vis à vis de ce One shot, c’est la pauvreté de développement quant à l’origin story de Punchline. Je m’attendais à quelque chose de plus profond, un traumatisme d’enfance, une histoire lourde, quelque chose de crédible pour expliquer son évolution. Ca a vaguement été évoquée par L.Thompkins pendant son procès, mais c’est tout. Je ne peux pas croire qu’une fille tranquille, ” banale” puisse prendre un tel virage d’elle même sans manipulation. J’espère que le temps me contredira sur ce point là. De ce fait, je comprend que certains la trouvent “fade” en terme de personnalité, bien que j’apprécie sa froideur et son tempérament de vilaine. Là aussi, 2021 pourrait nous surprendre ?

    Ah, et je ne comprend pas la présence d’Harper Row ici. Pas crédible oui.

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