On se retrouve comme chaque semaine pour les Highlights, le bilan de nos lectures hebdomadaires chez DC Comics, avec en l’occurrence les sorties du 20 octobre 2020. On continue la routine Death Metal, mais on accueille aussi la nouvelle mini-série de l’univers White Knight sur Harley Quinn qui a eu droit à sa critique à part.

LES VALEURS SURES

Highlights de la semaine #101 (Batman, Nightwing, Justice League...) 1

Batman #101

Collection : Rebirth

Scénario : James Tynion IV

Dessins : Guillem March

Tout ça pour ça. En un seul numéro, Tynion IV donne un sens à toutes les extravagances qu’il s’est permis depuis le début de son run. La Joker War, les gadgets à foison, les véhicules plus imposants les uns que les autres, la mort d’Alfred souillée. Autant d’éléments qui m’ont fait détester la série Batman depuis janvier dernier. Et tout ça pour quoi ? Tout ça pour que l’auteur nous dise au final : « C’est nul un Batman comme ça ! On va tout lui enlever, ce sera beaucoup mieux ! ». Cependant, il est difficile de justifier sa manière de faire. Là où King avait mis 50 numéros pour arriver à peu près au même statu quo, faisant monter la pression progressivement jusqu’au climax inattendu (sauf spoilers orchestrés par DC) et éblouissant, Tynion IV a voulu tout mettre en très peu de pages. Comme pour rompre avec tout élément introduit par son prédécesseur. Nous servir un Batman classique pour le retransformer lui-même en quelque chose d’autre.

Cela dit, ce premier numéro post Joker War donne de l’espoir. L’espoir que, maintenant qu’il en est enfin où il veut être, Tynion IV raconte réellement quelque chose. On sait que Future State va  venir entacher tout cela. On en voit déjà les prémices dans ce numéro avec Grifter qui n’a absolument rien à faire ici sinon faire de la pub pour son titre perso à venir.Ce numéro n’est qu’une introduction à ce qui va suivre. Mai une introduction correcte, qui lance plusieurs pistes intéressantes pour le futur : l’intrigue sur Punchline et l’influence des réseaux sociaux, le départ de Catwoman dont l’auteur ne savait pas quoi faire, les mystères de la famille Fox et le fameux Halo. Antant de choses qui donnent enfin envie de découvrir ce que Tynion IV a prévu pour le Chevalier Noir et Gotham City dans la suite de la série.

– Justafrogg

Highlights de la semaine #101 (Batman, Nightwing, Justice League...) 2

Nightwing #75

Collection : Rebirth

Scénario : Dan Jurgens

Dessins : Travis Moore, Ronan Cliquet

Les répercussions du recouvrement de la mémoire de Dick Grayson. Les Titans restants font un passage, profitons du si peu visible Tempest. Et les proches de Dick. En miroir avec la perte de mémoire, tout le monde veut repartir comme si de rien n’était et Dick fait sa petite rébellion. C’est très long pour insister sur le fait qu’on a, malgré l’amnésie, suivi un titre sur le même héros depuis tout ce temps. Les retrouvailles sont agréables mais beaucoup trop superficielle. Le vrai moment émotion reste le recueillement sur la tombe d’Alfred. Même la conclusion de la Team Nightwing semble soit forcée soit incomplète. Les scènes d’action viennent secouer ces 40 pages qui auraient pu paraître un peu longues. C’est preuve que l’écriture était un peu faible. J’aime bien l’idée de la vengeance de KGBeast. Et les dessins, autant l’un que l’autre ça jongle entre l’excellent et le moins bon. L’intro de Travis Moore est vraiment pas à la hauteur de son talent qui se révèle à la suite. Et Ronan Cliquet nous offre une arrivée de Nightwing des plus classes. Ça fait plaisir, mais c’est pas non plus la plus grande lecture du moment. Mais un bon moment à lire.

– James Edge Grayson

Highlights de la semaine #101 (Batman, Nightwing, Justice League...) 3

Justice League #55

Collection : Rebirth

Scénario : Joshua Williamson

Dessins : Robson Rocha

Une fois de plus, l’arc Doom Metal m’a berné. Peut-être que j’étais juste de bonne humeur, ou que j’ai baissé mes niveaux d’exigence… Peut-être est-ce parce que j’écoutais Lou du groupe L’épée, dont le refrain se ponctue d’un « Je perds l’espoir » qui fonctionne particulièrement bien en bande-son de ce numéro. Peut-être que je me laisse aveugler par les double-pages efficaces de Robson Rocha. Mais vraiment, une fois de plus, ce numéro dispose d’un vrai coeur, qui manque souvent à l’évent Death Metal dans sa globalité. 

On est déchiré avec Détective Chimp, même si on partage le souci du reste de l’équipe. On serre les dents avec l’équipe de devoir collaborer avec Luthor. Et on reste bouche-bée devant le cliffhanger final, malgré sa prévisibilité. La dynamique d’équipe est bien menée, et il y a quelques belles trouvailles en terme de concepts, malgré leur côté gimmicky (souvent indivisible de tout ce qui touche de prêt ou de loin Scott Snyder). Il y a toujours pas mal d’exposition dans les dialogues, mais qui ne sont pas trop dérangeants. Pour peu qu’on sache se laisser porter par le contexte Death Metal (et on peut comprendre que ce ne soit pas le cas pour beaucoup…), on passe un moment agréable. Et dans Justice League, c’est déjà un beau début…

– myplasticbus

DECEPTIONS

Highlights de la semaine #101 (Batman, Nightwing, Justice League...) 4

Dark Nights : Death Metal : Robin King #1

Collection : Rebirth

Scénario : Peter Tomasi

Dessins : Riley Rossmo

Commençons par le positif ! Un peu de deçà de ses capacités normales, Riley Rossmo offre malgré tout quelques très belles constructions de pages, malgré des visages parfois un peu trop difformes, même en rapport aux habitudes du dessinateur. Voilà pour le positif. 

Le reste ne vaut vraiment pas le coup. Le Robin King est une répétition inintéressante du déjà pas très fascinant Batman Who Laughs. Ses motivations sont nulles, l’histoire n’a rien à apporter et le tout est écrit avec les pieds. Tomasi déçoit beaucoup sur ce coup-là. En même temps, il est vrai que peut-être n’avait-il rien à raconter avec ce personnage très léger… Mais là, même la forme est mauvaise. Le scénariste essaye d’apporter l’esprit léger d’un Robin, mais n’y parvient pas. Tout est lourd, un peu trop premier degré et rien ne donne envie d’être lu. Surtout à ce prix-là, ce one-shot n’en vaut vraiment pas la peine, à part si vous êtes tombés amoureux du Robin King à la lecture de Death Metal (chacun ses kinks). 

Les fans de Duke Thomas seront contents de lire un back-up anecdotique, avec un dark-Batman plutôt créatif, mais pas plus intéressant.

– myplasticbus

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