Alors que les lecteurs VO sont toujours sans nouvelles des Super Sons, les adeptes de la VF étaient également dans l’attente. Cela fait plus d’un an que le dernier tome du run de Peter Tomasi a été publié chez Urban Comics, il était donc grand temps de proposer enfin les dernières aventures de ce duo pas comme les autres.

Un tome un peu à part

En toute logique, si vous en êtes à faire l’acquisition de ce quatrième tome, c’est que les précédents vous ont plu (en même temps, comment ne pas succomber au charme des Super Sons ?). La question n’est donc pas tant de savoir ce que vaut le run de Tomasi, la qualité étant toujours au beau fixe (on y reviendra). Non, les différences notables se trouvent ailleurs, à commencer par le changement de dessinateur.

Jorge Jiménez, l’artiste avec qui tout a commencé, n’est maintenant plus de la partie. C’est Carlo Barberi qui le remplace dans ces quatre derniers numéros (et dans la maxi-série qui a suivi), et il le fait avec brio. Les amateurs de Jiménez ne seront pas dépaysés puisque Barberi s’inscrit purement dans sa lignée, que ce soit dans la composition ou le trait. Les visages des personnages sont toujours aussi expressifs et juste dans leurs émotions, permettant de continuer à sublimer les échanges écrits par Tomasi.

Super Sons #13

Là où ce tome se montre un peu particulier, c’est surtant dans son aspect anthologique. Les lecteurs qui n’apprécient pas les courts récits pourraient être déstabilisés par cette lecture qui les multiplie. Ce tome 4 s’ouvre avec un extrait du DC Rebirth Holiday Special, un recueil de contes de noël publié en 2016. Urban semble vouloir proposer aux lecteurs VF l’expérience complète des Super Sons en ajoutant cette sympathique histoire de course aux jouets menée par Superman. Ce n’est pas transcendant, mais ça ouvre l’appétit aussi bien pour le reste de l’ouvrage que pour les fêtes de noël qui se rapprochent à vive allure.

La lecture se poursuit en crescendo avec l’unique annual écrit pour la série Super Sons, qui délaisse le duo pour proposer un revival des Super Pets ! Ici, Tomasi se donne pour défi de raconter une véritable aventure sans paroles (si ce n’est Detective Chimp) de la réunion de l’équipe à leur victoire sur un kidnappeur de chiens. Un pari réussi notamment grâce au retour de Patrick Gleason aux dessins, son compère de toujours, qui propose un travail tout en justesse permettant d’exprimer tout ce qu’il faut sans mot. La grande réussite de ce numéro réside dans sa capacité à parvenir à un parfait équilibre : les Super Pets ne sont ni tournés au ridicule, ni pris trop au sérieux.

Super Pets

Les Super Sons nous quittent bien trop tôt

Ce n’est qu’ensuite que s’ouvre à nous le cœur de l’ouvrage avec les quatre derniers numéros de Super Sons qui, à eux seuls, constituent deux histoires. Le premier arc commence alors que Jon et Damian sont désormais inscrits dans la même école. Un contexte génial que Tomasi ne manque pas d’exploiter avec beaucoup d’humour, ses dialogues étant toujours aussi savoureux, bien qu’on aurait aimé profiter davantage de cette ambiance scolaire avant que le récit ne s’assombrisse.

Super Sons, c’est la série feel-good à l’état pur, à tel point qu’on en oublierait presque la part d’obscurité qui surplombe le passé de Damian. L’auteur continue ainsi à mettre à l’épreuve la dynamique des Super Sons, à la construire, et ce, en prenant en compte tous les aspects des personnages, quitte à créer un contraste assez radical. Les amateurs du jeune Wayne seront ainsi ravi de voir le titre le mettre au cœur des enjeux, aussi intimistes et introspectif soient-ils, là où Jon l’était précédemment.

Super Sons #14

Le second arc, quant à lui, ne se nomme pas “La fin de l’innocence” pour rien. Un titre qui se voulait annonciateur d’un bien triste futur pour les Super Sons, qui ne faisaient alors plus partie des plans de DC suite à l’arrivée de Brian Bendis. Avec cet arc, Tomasi boucle la boucle en rappelant le premier vilain de la série, Boy Amazo, qui devient un boss de fin, une façon de prouver que les Super Sons sont bien les héros de demain, la relève de la Justice League. Si la menace en elle-même n’est pas des plus intéressantes, elle permet de mettre en avant l’évolution du duo, plus complice que jamais.

Sans surprise, ce tome 4 de Super Sons s’avère être une lecture très plaisante, toujours aussi feel-good et représentative du meilleur de DC. Peter Tomasi est toujours excellent dans la caractérisation du duo et l’écriture de leurs échanges, tandis que Carlo Barberi remplace merveilleusement Jorge Jiménez. Néanmoins, un goût amer se fait ressentir tant la fin du titre semble prématurée. Les Super Sons sont privés de leur enfance, la fin de l’innocence n’a pas lieu d’être. Espérons tout de même qu’Urban prolongera le plaisir en publiant la maxi-série Adventures of the Super Sons, une dernière parenthèse avant la dissolution de l’équipe.

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Une dynamique toujours parfaitement écrite
Carlo Barberi fait honneur à Jorge Jiménez
Les Super Pets à l'honneur !
La promesse d'un avenir radieux (même si lointain)
Les -
Format "anthologique" qui ne plaira pas à tous
C'est déjà fini
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