Ce mois de juin signe le retour de Flash Rebirth avec la sortie du huitième tome. On pourrait même ajouter que c’est un double tome au vu de son contenu. Alors, qu’il y a t-il au programme? Les dangers d’une obsession et l’arnaque de l’année. Réponse plus en détails dans la review ci-dessous.

CE À QUOI ASPIRE UN HÉROS

Cela fait plus de six mois que l’on n’avait plus eu de récit Flash Rebirth. Et maintenant que le huitième tome pointe le coin de sa page, il est nécessaire d’avoir un court rappel. Dans le septième tome, on suivait Barry Allen et Iris West en road trip à travers le monde. Le couple était en quête de vérité au sujet des nouvelles Forces, à savoir la Force Colosse et la Force Sagace. Et malgré quelques découvertes, les recherches se sont avérées assez infructueuses au final. Suite à cela, Flash apprit le décès de Wally West dont l’intrigue est détaillé dans le récit Heroes in Crisis. Et bien que ces 2 séries se déroulent en parallèle, elles partagent très peu de choses en réalité. Flash ne se sent pas plus impliqué que ça, préfère méditer sur sa vie privée ou amoureuse. Enfin, son neveu a quand même été assassiné…

Puis, vient le premier arc qui fait intervenir Gotham Girl. Cette dernière veut montrer aux yeux de tous qu’elle veut devenir la meilleure héroïne, à commencer par son frère. Ceci amènera les deux plus grands détectives Batman et Flash à coopérer ensemble sur cette affaire. Au cours de l’enquête, les deux protagonistes vont s’interroger sur la responsabilisation du mentor envers son disciple. Si Bats reste fidèle à lui-même, c’est le comportement de Flash qui étonne le plus, au point de péter une durite à un moment. Pour faire court, cet arc déçoit. Il n’apporte absolument rien à l’histoire si ce n’est une grosse sensation de déjà-vu. Très classique et sans conséquence pour la suite, il sert juste de marque-page au récit Heroes in Crisis.

TRICK OR TREAT

Quant au deuxième arc, Joshua Williamson revient avec quelque chose de plus terre-à-terre. Une fois encore, Flash va avoir à faire aux Lascars, en particulier avec un vieil ennemi. Après des vacances tout frais payés par Iron Heights, il est temps pour le Trickster original, James Jesse, de se manifester. Frustré d’avoir été ignoré et abandonné par ses pairs, il compte réserver aux habitants de Coast City un traitement à la hauteur de sa frustration. Le Trickster veut montrer qu’il est capable, lui aussi, de voir grand et fort, surtout avec le nouvel atout qu’il a dans sa manche. Si vous êtes familier avec le personnage du Trickster, vous devriez accrocher à l’esprit du personnage.

L’auteur profite de l’occasion pour développer quelques pages sur son enfance lorsqu’il était instrumentalisé par ses parents. En revanche, ce qu’on peut reprocher au caractère de l’antagoniste c’est une trop grande ressemblance avec le Joker. En effet, fin utilisateur de gadgets et adepte de la farce, James Jesse se révèle assez barré. Il rappelle la caractérisation des vilain durant l’âge d’argent dans sa façon de faire le show. D’ailleurs, l’histoire rappelle beaucoup celle de l’épisode « Morts de rire » de la série Batman The Animated Series. Enfin, comme dans les arcs précédents, la fin n’aboutira pas sur quelque chose de marquant. Elle tire même le héros vers l’arrière pour qu’il ne s’éloigne pas trop de son statu quo, l’homme le plus rapide à brasser de l’air.

INAMOVIBLE AU POSSIBLE

Ce qui étonne toujours dans cette série, c’est la simplicité des intrigues et leur résolution. Toujours la même formule, mais ce que Joshua Williamson n’a pas compris, c’est qu’on a dépassé le stade de la redondance. Ce ne sont pas des histoires mauvaises, mais elles sont très très ennuyantes. Et si on jette un œil à la publication VO, l’auteur va pondre encore 3 volumes.

Pour soutenir un tel rythme de publication, il y a 2 façons de procéder. Soit vous vous entourez de plusieurs artistes pour garder un certain niveau de haute qualité dans les dessins, soit vous avez un Scott Kolins dans votre équipe. Grand habitué et habituel de la série depuis 2016, la force de l’artiste a rarement été de nous émerveiller. Il assure cependant dans la représentation des péripéties par des couleurs vives, le peu de nuances et de détails. Il y a également Rafa Sandoval qui intervient brièvement dans le premier arc. Ayant fait des merveilles dans Green Lantern Rebirth, ici ce n’est pas pas la claque qu’on espérait. Seule sa scène dans la batcave vaut le coup d’œil. Dommage.

photo flash famille

Flash Rebirth est une série qui doit plaire au grand public pour garder cette même ligne éditoriale. Du même niveau de qualité que les précédents tomes, ce tome 8 ne change pas les codes. Si vous aimez le style épisodique, comme la série tv de la CW, alors vous apprécierez la lecture. Pour les autres qui attendent quelque chose de différent, optez peut-être pour Geoff Johns présente Flash.

PASSABLE / 10 Notre avis
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Les +
- Un niveau d'écriture constant
- Le retour du Trickster original
Les -
- Intrigues ultra répétitives
- Rafa Sandoval quasi-absent
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