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Dossier – Retour sur Superman Flyby

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Introduction

1. Mort et renaissance d’une franchise

2. J.J. Abrams : personnification du projet

3. Anatomie d’un révisionnisme

4. Développement et premiers problèmes

5. La phase de casting

6. Crépuscule du premier vol

7. De Flyby à Returns

4. Développement et premiers problèmes

Avec un McG incapable de s’atteler à ce reboot dans l’immédiat, WB lui cherche un remplaçant. Après avoir été pour la première fois mentionné à la fin du mois de août, Brett Ratner signe début septembre pour reprendre le projet. Dans son article sur la question, Variety rapporte que la mission du réalisateur est d’accélérer le processus de développement pour que le film puisse sortir sur les écrans à l’été 2004. Cinq mois de pré-production lui sont alors accordés avant un tournage prévu au printemps suivant. En acceptant ce projet, il doit convaincre New Line Cinema de repousser le troisième opus de sa série Rush Hour, sur lequel il travaillait. Interrogé, Ratner commente l’annonce avec modestie : « j’étais né pour faire ce film. C’est le moment idéal pour le faire : tout le monde cherche d’un sauveur, et qui est mieux placer que Superman pour cela ? »

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(À gauche : story board du couple royal kryptonien et de leur enfant ; en bas, de gauche à droite : Superman blessé face à Ty-Zor dans les bras de Lois, Brett Ratner ; en haut : concept art du Rouser, robot de combat kryptonien)

Si les fans de comics se souviennent aujourd’hui de Ratner pour avoir mis en scène X-Men 3, et que de façon plus générale son nom est associé à la trilogie Rush Hour, le réalisateur, à l’automne 2002, sort du succès commercial de Red Dragon, troisième opus de la tétralogie Hannibal Lecter. Relativement bien accueilli par la critique, le film constitue un large retour sur investissement pour Universal (près de 210 millions de dollars de recettes à travers le monde pour un budget de moins de 80) et confirme que Ratner est l’homme sur qui compter pour les thrillers comme pour les productions d’action familiales. Plus encore, il est parvenu à réunir ici un large casting de stars d’Anthony Hopkins à Ralph Fiennes, d’Edward Norton à Philip Seymour Hoffman, en passant par Harvey Keitel. La Warner et Jon Peters sont très heureux de ce choix, loué pour son dynamisme.

En plus de répondre à un calendrier exigeant et serré, la mission du réalisateur est de réduire les coûts. C’est dans ce cadre que les premières réécritures sont demandées. Des équipes sont recrutées pour travailler dans les différents départements en prenant appui sur le premier script. À noter que le sous-titre Flyby n’est pas mentionné à l’époque. Le scénario originel est simplement titré « Superman », il faut attendre la deuxième version pour qu’il en soit autrement, et c’est cette appellation qui est retenue, y compris par les communiqués de presse du studio. Déjà présent à l’époque de Superman Lives, Steve Johnson réfléchit au costume de l’homme d’acier, tandis que Phil Saunders planche sur l’univers technologique du film (vaisseaux, intérieurs). Futur réalisateur de Spider-Man: Into the Spider-Verse, Peter Ramsey élabore lui, avec d’autres, les story-bords. Enfin, Dante Spinotti (Red Dragon) est recruté pour servir de directeur de la photographie.

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(A gauche : concept-art de Superman, à droite : buste du costume de Superman)

Le projet se heurte cependant à un premier problème dès la fin du mois de septembre 2002. L’alors influent site Ain’t It Cool d’Harry Knowles publie une critique assassine de la première version du scénario dont une copie a été obtenue (« You’ll believe a franchise can suck! » peut-on lire). Dénonçant les libertés prises à l’égard des comics, cet avis donne lieu à un violent backlash, autant contre WB que contre Abrams lui-même. Chose impensable aujourd’hui, celui-ci doit se justifier et appelle directement Knowles. Confus, il dit s’être pressé pour rendre sa copie au studio afin de contrer le Batman vs. Superman de Petersen auquel il était opposé et promet de changer les éléments les plus polémiques, assurant qu’il ne veut pas être lié à un autre Batman & Robin.

Cet incident va être traîné par le studio comme un boulet, cherchant à partir de là à reconquérir une communauté hostile. Dans un entretien au Hollywood Reporter, c’est au tour d’Alan Horn de se justifier, martelant à plusieurs reprises que des réécritures avaient été entreprises, qu’il entend et comprend la réaction des fans, et annonce que Luthor ne sera finalement pas un Kryptonien. Pour calmer la situation, la Warner annonce en février 2003 que Christopher Reeve servira de consultant sur le projet, assurant que celui-ci aura son mot à dire sur le casting. Sur ce point, la pré-production avance initialement assez rapidement puisque Ratner est en mesure de choisir ses acteurs pour les seconds rôles et que le tournage est planifié à Vancouver. Cependant, des tensions émergent dès le mois de janvier autour de la sélection de l’interprète de l’homme d’acier.

Rapidement reprises par la presse spécialisée, ces divergences entre Ratner et le studio sont d’abord démenties. La situation dure encore plusieurs mois : à chaque rumeur parlant de son départ, le réalisateur confirme qu’il continue de travailler sur le film. Pourtant, le 19 mars, Variety annonce officiellement que Brett Ratner ne réalisera pas Superman, expliquant cela par la tension omniprésente l’opposant à Jon Peters et les divergences autour de l’acteur principal. En juin, McG confirme lors d’une interview qu’il est à la table des négociations pour reprendre le projet.

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