Nous revenons aujourd’hui dans 10 ans de DC où aujourd’hui nous parcourons une année de news et de coulisses chez DC avec Claygan. Aujourd’hui, nous allons vers l’année 2013, alors que les New 52 battent leur plein avec leurs premiers événements, et quelques jolis succès multimédias.

WTF New 52 : le traitement des artistes

Bien entendu, les polémiques avec les New 52 ne s’arrêtent pas là. Et c’est du côté du traitement global des artistes que se situe le problème. On peut parler de Andy Diggle qui devait prendre la suite de Grant Morrison en tant que scénariste sur Action Comics, mais qui abandonna le titre avant même la sortie du premier numéro. On peut aussi parler de J. H. Williams III qui, au côté de W. Haden Blackman, quitta le titre Batwoman à causes de différents créatifs avec la ligne éditoriale de DC

Qui plus est on a Yanick Paquette qui remet en question la politique de DC Comics autour du traitement des coloristes. Celui-ci fait part du fait que si DC ne changeait pas sa politique de royalties, la maison d’édition ne pourrait garder les meilleurs coloristes  sur des projets DC.

– Claygan

10 ans de DC dossier

Sortie d’Injustice : Gods among us

Annoncé un an auparavant Injustice: Gods Among Us sort en Europe 19 avril sur PS3, WII U et Xbox 360. Avant d’arriver sur PS4 et PC quelques mois plus tard. Le jeu développé par le studio NetherRealm, avec à sa tête Ed Boon, co-créateur de Mortal Kombat, est donc un jeu de versus fighting dans l’univers DC. Le jeu en 2.5D reprend une partie des mécaniques de bases de Mortal Kombat. Trente personnages différents sont jouables, dans ce jeu qui se passe dans une terre parallèle, où Superman est devenu un tyran après la mort de Lois. Le monde se partagera donc en deux camps, ceux qui supportent l’homme d’acier et ceux qui sont contre lui, groupe dont Batman est la figure de proue. Le scénario est signé par l’équipe de NetherRealm, avec l’aide de consultants venus du monde des comics, Justin Gray et Jimmy Palmiotti. D’ailleurs, d’après le lead designer John Edwards ce scénario était fait pour rationaliser les combats des personnages qui ne se battraient pas ensemble d’ordinaire. Ainsi que comment Batman est capable de faire face à Superman.

Qui plus est une série de comics est lancée en parallèle par Tom Taylor et Bruno Redondo. Cette série raconte les événements se déroulant avant le jeu. 

– Claygan

10 ans de DC

Man of Steel

Le 19 juin Man of Steel sort sur nos écrans. Le film qui est un reboot complet du personnage de Superman, réalisé par Zack Snyder et scénarisé par David S. Goyer se veut comme la première pierre d’un futur univers cinématographique DC. Le film met donc en scène les origines de Superman. De la destruction de Krytpon jusqu’à la destruction totale de Metropolis. Le film met en scène Henry Cavill dans la peau de Clark Kent, tandis que Amy Adams joue Lois Lane et Michael Shannon incarne Zod. Man of Steel prend beaucoup de notes que ce soit dans sa structure ou dans son ton de la trilogie Batman de Nolan, ce qui lui est parfois reproché. Et bien que les critiques et le publics sont pour la plupart assez mitigées quant au résultat, le film a fait un score tout à fait honnête au box-office. Il aura acquis 291 millions de dollars aux Etats-Unis, tandis qu’à l’international il aura remporté 377 millions. Pour un budget de 225 millions ce n’est pas un résultat phénoménal, mais somme toute honorable. Assez pour lancer leur nouvel univers cinématographique. 

– Claygan

10 ans de DC

Décès de Carmine Infantino

2013, c’est aussi l’année où une légende de DC s’en est allée de ce monde : Carmine Infantino, ancien dessinateur phare et éditeur en chef de l’éditeur. Et c’est une grosse perte pour le monde des comics. Débutant sa carrière comme dessinateur chez Timely à l’âge de 16 ans, il arrive chez DC en 1947. Quelques jours après avoir posé ses valises chez l’éditeur, il crée Black Canary, personnage qui connaît rapidement un grand succès et se retrouve propulsé dans la JSA. Il devient un dessinateur phare de DC, avec un style reconnaissable et dynamique qui deviendra progressivement le style « maison ». C’est surtout à partir de 1956 qu’il deviendra un personnage important de l’éditeur, en réinventant Flash. Certains disent que c’est ainsi que le Silver Age prend son envol, notamment avec le numéro Flash of two worlds, qui voit la rencontre entre Barry Allen et Jay Garrick. C’est aussi lui qui créera Phantom Stranger, Barbara Gordon, Deadman ou Elongated Man

En 1967, après un jeu de pouvoir entre Stan Lee et Irwin Donnenfeld, vice-président de DC, Infantino accède au poste de directeur artistique, puis directeur éditorial, avec pour mission de moderniser l’image de DC. C’est lui qui recrute Dick Giordano, Neil Adams, Denny O’Neill, Joe Kubert, ou encore… le géant Jack Kirby. En 1976, il est remplacé à l’éditorial par Jenette Kahn, et redevient freelance. Il travaille alors notamment pour Marvel et d’autres éditeurs, revenant chez DC de façon sporadique. Il décède le 4 avril 2013, à l’âge de 87 ans. 

– myplasticbus

10 ans de DC

Batgirl : Premier personnage trans dans une série grand public

La représentation des personnes LGBT vient de loin. Bien que le Professeur Wertham voyait dans la relation entre Batman et Robin une relation homosexuelle, les minorités sexuelles ont mis du temps à faire leur chemin dans les publications américaines. C’est particulièrement le cas pour les personnes transgenres. 

En 2013, dans la série Batgirl de Gail Simone, une jeune femme trans fait son coming out dans la personne d’Alysia, colocatrice et amie intime de Barbara Gordon. Ce n’est pas le premier personnage trans de l’histoire des comics, ni même de DC. Dès le Bronze Age, on observe des personnages dont le pouvoir est de « changer de sexe » (wink wink). Mais même au-delà, on observe des personnages de femmes trans, par exemple dans Sandman, avec le personnage de Wanda, ou Kate Godwin de la Doom Patrol de Rachel Pollack (elle-même femme trans !). 

Mais Doom Patrol ou Sandman restent des séries de niche, réservées à un public dit « Mature ». Avec Batgirl #19, c’est un nouveau pas qui est franchi, reconnu par la communauté trans comme un formidable bond en avant dans leur représentation. Un personnage ouvertement trans est représenté dans une série grand public, qui plus est dans une série plutôt bien vendue de l’éditeur (alors 17è sur 52 des ventes de DC). Gail Simone pensait devoir batailler pour l’introduction de ce coming-out… et fut surprise de l’accord très positif de Dan DiDio. Malheureusement, l’équipe suivante avec Stewart et Fletcher mettra le personnage en retrait, malgré son mariage magnifique dans Batgirl #44. Aujourd’hui, Alysia est aux abonnés absents dans les comics Batgirl. Néanmoins, elle reste une grande avancée pour tout ceux qui sont soucieux de la représentation des personnes trans dans les comics. 

– myplasticbus

10 ans de DC

Trinity War, Forever Evil et Vilains Month

Pendant un long moment, Geoff Johns nous a teasé une toile de fond dans les New 52, à travers sa Justice League. Entre la présence du personnage de Pandora, les nombreux teasing sur l’avenir (comme dans Justice League #12), il y avait l’intuition que quelque chose se tramait et qu’il y avait une direction éditoriale générale. Le tout a abouti sur le premier event général entre les trois titres Justice League, Justice League Dark et Justice League of America : Trinity War. Alors que certains imaginaient une guerre entre les trois héros de la trinité DC, d’autres entre les trois Leagues ou encore un rapport avec la Trinity of Sin des New 52, il s’est avéré que Trinity War n’était qu’un prélude décevant vers l’introduction de la Terre-3 dans un nouvel event, Forever Evil, accompagné de l’initiative éditoriale du Vilain’s Month

Malheureusement, ces deux événements ne sont pas restés dans les mémoires comme des events marquants par leur qualité. Loin d’être foncièrement mauvais, Trinity War pêchait par son manque d’enjeux et sa conclusion en queue de poisson. D’autant plus que les sollicitations avaient complètement spoilé la fin de l’event, à travers la promotion pour Forever Evil. Quand à ce dernier, malgré un début solide, il fut également plombé par une intrigue poussive, qui a eu du mal à avancer. Plus généralement, il laisse cette impression inutile d’une époque plus intéressée à parler de ses vilains que de ses héros embarrassants. En ce sens, Forever Evil et son Vilain’s Month sont peut-être l’archétype des New 52 : jouer la corde du dark, sans trop savoir quoi faire des héros auxquels personne ne croit, ni trop savoir où l’on va. Bien dommage. 

– myplasticbus

10 ans de DC

A mercredi prochain pour un 10 ans de DC !